Critiques pour l'événement Venise n'est pas en Italie
4 oct. 2019
8,5/10
21
Montargis n'est pas dans le Loiret !
Venise n'étant pas en Italie, après tout, il n'y a pas de raison !

Quelle bonne idée a eue la direction du Théâtre Lepic de reprendre ce grand succès des saisons passées !

(On se rappelle que cette pièce fut nommée aux Molières 2017 du meilleur Seul en Scène.)
Ivan Calbérac a adapté son propre roman « L'étudiante et Monsieur Henry » pour en faire un bien beau moment de théâtre. (Et au passage d'en réaliser également une adaptation cinématographique l'an passé, avec notamment Benoît Pœlvoorde, Valérie Bonneton et Nicolas Briançon.)

Montargis, donc.
Emile, qui vit avec sa famille dans une caravane, dans l'une des deux préfectures du Loiret, donc, Emile est en classe de première. Voilà qu'il tombe raide dingue amoureux de la jolie Pauline, en seconde, elle.

Pourtant, au départ, rien n'était gagné...

Dame, je voudrais vous y voir, vous, avec une mère qui vous oblige à vous teindre les cheveux en blond...
Premiers rendez-vous chastes, ciné club, après-midi chez les parents, etc, etc...

Un beau jour, Pauline, par ailleurs violoniste, invite Emile à un concert à Venise.

Tout irait pour le mieux, si la famille de celui, à mi-chemin entre branquignols attachants et pieds-nickelés sympathiques, décidait de l'accompagner.

En caravane, forcément...

Va en effet s'ensuivre toute une série de péripéties souvent hilarantes, parfois émouvantes.
Dans cette quête de l'Amour, notre héros va en quelque sorte subir un rite de passage, une initiation.

De vraies formules très drôles émaillent le texte. Celle qui traite notamment de la compassion des Italiens est épatante. Je vous laisse découvrir...

Cette saison, c'est Garlan Le Martelot qui reprend le rôle, mis en scène cette fois-ci encore par l'auteur.

A lui seul, il va interpréter une kyrielle de personnages, dont Emile, bien entendu, mais aussi sa famille, la mère, le père et le frère, Pauline, les parents de celle-ci, sans oublier un serveur de pizza, un copain de lycée, la voisine Christine, une jolie blonde en auto-scooter, des déménageurs, un réceptionniste, j'en passe et non des moindres.

Le comédien ne va pas ménager sa peine. Pour mouiller sa chemise, il va mouiller sa chemise !
Quelle énergie, quelle puissance comique !
Sans aucun décor, avec juste un petit bureau et un banc, il va nous complètement nous plonger dans l'univers d'Emile.

(Je ne vous décrirai pas les judicieux accessoires qu'il va utiliser au fur et à mesure que l'intrigue se déroule. C'est en tout cas de vraies trouvailles...)

Prenant des intonations différentes, des registres de voix très variés, des mimiques et des gestuelles inénarrables, avec des changements parfois au quart de seconde, il n'arrête pas.
C'est un véritable feu follet qui arpente le plateau.

Il va nous faire beaucoup rire.
Certaines de ses répliques sont drôlissimes.
J'ai eu un petit faible pour le père d'Emile, avec parfois des petits clins d'œil Gérard Depardieu.

La Pauline de Garlan le Martelot est également épatante, avec le petit geste récurrent qui consiste à s'entortiller les cheveux...
Nous ne sommes jamais perdus, le comédien sait parfaitement faire en sorte que ses personnages soient immédiatement identifiables.

Certes, il nous fait rire, mais il va également nous émouvoir. Et pas qu'un peu.
Parce que cette quête entre deux ados de condition sociale différente est décrite avec précision, pudeur et un certain romantisme, n'ayons pas peur des mots.

La dernière scène est à cet égard formidable. C'est très réussi.

C'est donc un très joli moment de théâtre qui nous est proposé, l'un de ceux qui vous font rencontrer de vrais personnages, une belle écriture et une histoire épatante.
Sans oublier un excellent comédien !

Quant aux amateurs de Sheila, Ringo et Eros Ramazzotti, ceux-là exultent !

c'est bien "Venise n'est pas en Italie" dont tu parles, pas de Monsieur Henri.
J'ai vu la pièce avec Thomas Soliveres à l'époque.

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Vendredi 4 octobre 2019
1 déc. 2017
8,5/10
63
Un jeune comédien bourré de talent nous fait revivre, quel que soit notre âge, les tourments de l'adolescence.

Alors, une vraie, une grande émotion nous saisit, car le texte d'Yvan Calbérac va droit au coeur ! Ah ces premiers émois amoureux, qui balaient tout sur leur passage … Est ce que les nôtres étaient aussi poétiques ??
8,5/10
48
20 juillet, 12h35, Avignon

Seul en scène, Thomas Solivérès, joue donc tous les rôles. Il crée un tic par personnage, ce qui nous permet de savoir tout de suite lequel parle. De la même façon, le metteur en scène arrive à nous faire voyager d’endroit en endroit avec seulement un objet qui symbolise l’endroit où le personnage se trouve.
Ivan Calbérac raconte l’histoire d’Emile, 15 ans, qui est amoureux de Pauline. Cette dernière l’invite à Venise pour l’écouter jouer du violon. Emile décide donc de partir à Venise. Les parents de Pauline n’approuvent pas que leur fille fréquente le garçon en raison de leur différence de milieu social. Ils décident donc de partir à Londres. Emile ne perd pas espoir et va tout faire pour la retrouver … On aurait aimé sur la fin du spectacle entendre la chanson de Serge Reggiani Venise n’est pas en Italie, qui aurait très bien fonctionné ici !
Mais ce n’aurait été qu’un petit plus.
21 juil. 2017
8/10
52
Très bon.
Très bon comédien par le texte, le visage, le corps. Il donne de lui.

Très bonne histoire, tendre, drôle et pourtant dure et cynique.
On s'attache à ce jeune et on lui souhaite meilleur.
Ses peurs, expériences, stigmatisations sociales, hontes, nous touchent.

Super performance, mise en scène astucieuse, texte intéressant.
On sort très content. On a ri, voyagé, partagé.
27 janv. 2017
9/10
72
Je l’ai revu une deuxième fois au théâtre Lepic et même si je préfère la version avec Thomas Soliveres ce fut quand même un beau moment. Toujours aussi drôle et émouvant à la fois.
18 janv. 2017
9/10
80
Poétique, touchant et remarquablement interprété.

Une "feel good play".
8 janv. 2017
8,5/10
77
Un très joli moment de théâtre, Thomas Solivérès nous transporte dans son voyage en Italie, joue avec une dextérité incroyable en interprétant une multitude de personnages.

Un texte simple en apparence, mais teinté de poésie. Une mise en scène signée également Ivan Calbérac et qui nous offre un véritable voyage.

A voir !
Après le succès dans le Off 2016 Thomas SOLIVERES triomphe au Théâtre des Béliers Parisiens dans un seul en scène plein d'humour et d'émotion. Une interprétation magistrale d'une galerie de personnages attachants autour des premiers émois amoureux d'un adolescent.

SUR LA ROUTE DE LA MATURITÉ

Emile a quinze ans. A Montargis, dans la caravane qui sert de logis familial sur le terrain d'une maison en construction, il essaie d'exister entre un père VRP, une mère qui lui teint les cheveux en blond depuis toujours, un frère aîné devenu militaire, un copain un peu lourdingue et surtout Pauline, la belle Pauline qu'il n'ose pas aborder. Et voilà qu'elle l'invite au concert qu'elle va donner... à Venise. Quand la famille d'Emile décide de l'accompagner dans la cité des Doges commence alors une aventure familiale qui va enchaîner les contretemps et les surprises, et révéler la vraie nature de chacun et le sens du mot "famille". Un voyage qui permettra à Emile de grandir.

INTERPRÉTATION MAGISTRALE

Seul en scène le jeune Thomas SOLIVERES mène tambour battant l'adaptation du roman de Ivan CALBERAC. Mis en scène par l'auteur, le jeune comédien endosse avec délicatesse tous les rôles de ce road-théâtre. Il est Emile, personnage central, adolescent gauche qui vit ses premiers émois amoureux et a du mal à assumer sa famille qui ne roule pas sur l'or mais qui déborde d'amour pour lui. Il se transforme d'un geste, d'une intonation, en tous les acteurs de son histoire. Il y a son père, un peu rude parfois mais surtout farfelu, prêt à tout pour faire plaisir à son fils, et défenseur par-dessus tout de la famille unie. Sa mère semble tout aussi étrange avec cette obsession de teindre son fils, parce qu'il est quand même plus beau comme ça. Le frère, brute au cœur tendre, n'hésite pas non plus une seconde pour venir en aide à son jeune frère et lui ouvrir les chemins de l'amour. Défilent aussi Barbara, l'auto-stoppeuse, les parents de la jeune fille aimée, le bon copain et surtout Pauline, que Thomas Soliveres interprète avec une profonde délicatesse.

Il y a énormément de tendresse dans chacun des personnages. Le jeune comédien n'est jamais caricatural. Il donne à chacun délicatesse, justesse et une bonne dose d'humour. La mise en scène est précise, chaque geste est millimétré et joué avec naturel. Les accessoires apparaissent comme par magie. Aucun temps mort. On est suspendu au récit, surpris à chaque rebondissement, haletant dans cette course contre la montre, chaviré d'émotion et secoués de rires.

UN FUTUR GRAND

S'il s'agit du premier seul en scène de Thomas SOLIVERES le jeune comédien qui n'a que 26 ans n'en est pas à son coup d'essai. Avec une carrière déjà bien remplie depuis 2009 tout laisse présager un grand avenir au talentueux jeune homme. Au théâtre certains avaient eu la chance de le découvrir en 2011 dans Harold & Maud aux côtés de Line Renaud. Côté cinéma il n'est pas en reste avec 10 films à son actif depuis 2010, dont le rôle de Mathieu dans l'adaptation de l'Etudiante et Monsieur Henri ...dont l'auteur n'est nul autre que Ivan CALBERAC. Ce dernier signe avec VENISE N'EST PAS EN ITALIE un premier roman très réussi.

En bref : VENISE N'EST PAS EN ITALIE est une pépite de fraîcheur. Du feel-good théâtre que l'on a envie de partager avec le plus de monde possible. Thomas SOLIVERES se glisse avec bonheur, gourmandise, humour et émotion dans chacun des personnages de la touchante galerie créée par Ivan CALBERAC. Ce dernier met en scène avec délicatesse et précision l'adaptation de son premier roman. Un petit bijou à ne manquer sous aucun prétexte.
3 déc. 2016
8/10
38
Super pièce, jouée avec brio par Thomas Solivéres.
27 nov. 2016
8/10
43
Quelle émotion à voir cet acteur, à écouter ces dialogues.
Certains passages m'ont fait jaillir les larmes aux yeux. Cet acteur qui tient seul la scène est formidable.

Une rencontre à laquelle je ne m'attendais pas qui m'a fait passer un très bon moment.
27 nov. 2016
9,5/10
53
Ivan Calbérac n’en est pas à sa première esquisse sur la « Famille, sa Vie, son Œuvre ». Que cela soit du point de vue des parents, des grands-parents ou des enfants. Bien sûr, son écriture habile lui permet de nous faire rire et sourire souvent, de nous émouvoir aussi. Il n’en reste pas moins un observateur perspicace et malicieux des relations affectives au sein des familles ordinaires ou pas. Du film « Une semaine sur deux -et la moitié des vacances scolaires- » en passant par les pièces « L’étudiante et monsieur Henri » ou « une famille modèle » jusqu’à ce VENISE N’EST PAS EN ITALIE, il nous convainc dans son attachement à nous montrer les multiples visions du bonheur dans les relations familiales qui ne sont pas toujours remplies de tendresse ni chargées de violence non plus. Il y a comme un malin plaisir chez cet auteur à nous faire rire ou grincer de dents, des petits riens qu’il sait extraire de la quotidienneté qui pourrait être la nôtre (enfin, la vôtre surtout…).

Le pitch est déjà savoureux : « Émile a quinze ans. Il vit à Montargis, entre un père doux-dingue et une mère qui lui teint les cheveux en blond depuis toujours, parce que, paraît-il, il est plus beau comme ça. Quand la fille qui lui plaît plus que tout l’invite à Venise pour les vacances, il est fou de joie. Seul problème, ses parents décident de l’accompagner en caravane... ». Vu comme ça, nous pourrions penser que c’est juste improbable, trop tiré par les cheveux, risqué à monter sur une scène? Une erreur, un oubli, une évaporation soudaine de conscience ?... Oh que non, Tonton ! Pas du tout, Doudou !... C’est un délice de haute gourmandise que nous avons là !

Ce road movie à la Calbérac est une réussite de poésie amusée, de clins d’œil aux maladresses de la jeunesse et aux émois attendrissants des premiers amours, de coups de gueule aux parents envahissants même si c’est pour ton bien mon fils !...

VENISE N’EST PAS EN ITALIE est d'abord un roman publié en 2015, dont l’auteur lui-même met en scène son adaptation théâtrale avec un soin précis et un rythme soutenu. Si l’on ajoute une scénographie ingénieuse et des lumières superbes, nous avons là un très beau spectacle !

Mais il fallait un bon comédien pour réussir le tableau, jeune, sympa et tout. Ne cherchez pas, on l'a !... Thomas Solivérès est époustouflant. Il joue seul en scène tous les personnages de la pièce avec une pêche d’enfer, y compris bien sûr cet ado d’Émile, drôle et attachant, pas trop chiant pour un ado mais amoureux grave comme un garçon de 15 ans sait l’être. Nous ne pouvons que saluer sa prestation impeccable. Il est crédible comme pas un ! Même sans boutons d’acné sur le visage, il est cet ado. Il le joue juste, naïf et émouvant, drôle et piquant. Il nous montre avec finesse et brio combien Émile est rempli d’amour pour Pauline et de haine pour son frère (c’est sûr qu’on aimerait l’écraser contre le mur avec un bulldozer, celui-là) qui pourtant lui montre une bienveillance juste à point (c’est pour cela que les clés du bulldozer sont restées dans le tiroir) et pour ses parents ? No comment ! Entre une mère étouffante et un père un rien frappé, ça va !…

Nous nous amusons tout le long. Une histoire bien ficelée, truffée de situations franchement hallucinantes par moments et de messages à double-fond pas innocents du tout. Nous passons un très agréable moment de théâtre. Sans doute un des spectacles incontournables de cette saison.
22 nov. 2016
9,5/10
34
Récemment, je suis allée à la découverte de la pièce "Venise n'est pas en Italie", l'adaptation du roman d'Yvan Calbérac - l'auteur de "L'Etudiante et Monsieur Henri", au Théâtre des Béliers Parisiens. Mon verdict en sortant de la salle : une comédie aussi drôle que touchante et une histoire captivante. Un bijou de spectacle à ne pas manquer.

"Venise n'est pas en Italie", c'est l'histoire d'un jeune garçon, Emile Chamodot, habitant Montargis, qui se met à écrire un journal intime, sur sa vie, sa famille, ses réflexions, ses expériences, ses rencontres, et particulièrement sa rencontre avec Pauline dont il tombe amoureux et le périple qu'il va faire pour elle...On se reconnaît facilement dans le personnage adolescent d'Emile, ce qui rend l'histoire d'autant plus attrayante, et le personnage ainsi que son entourage attachants.

La pièce se présente sous la forme d'un monologue interprété par Thomas Solivérès - qui jouera l'ensemble des personnages de l'histoire - et mis en scène par Yvan Calbérac. Le spectacle se déroule dans un décor assez minimaliste composé d'un bureau et d'un journal intime, avec quelques accessoires ingénieusement trouvés et amenés au fil de la pièce. Avec un texte fin et soigneusement adapté du livre, une brillante interprétation et mise en scène rythmée où aucun détail n'est laissé au hasard, on assiste alors à une histoire captivante aux multiples rebondissements puisque rien ne se déroulera comme prévu et l'on ira de surprise en surprise tout au long de la représentation.

Voici un moment de théâtre d'exception avec la comédie "Venise n'est pas en Italie", délicieux périple oscillant entre le comique, l'émotion et la poésie. Un petit bijou théâtral qui fait du bien et que je vous encourage à découvrir également.

Aussitôt la représentation terminée, j'ai pu me procurer le livre original dans le hall du théâtre et tout ce que je peux dire est qu'il se lit d'une manière aussi captivante que la pièce. Si vous avez aimé la spectacle, je ne peux que vous recommander de lire également l'ouvrage, plus complet et tout aussi passionnant.
19 nov. 2016
8,5/10
38
Quand la qualité du scenario, le rire et l'émotion se conjuguent, la certitude de passer un bon moment est là.

Quand on y ajoute, une mise en scène créative, le moment devient excellent.

Et quand on y ajoute une interprétation magnifique d'un jeune acteur merveilleux, on assiste à un spectacle remarquable.
8 nov. 2016
8/10
42
Au premier abord on pense assister à un spectacle destiné aux familles accompagnées d'adolescents... puis finalement il n'est pas indispensable d'amener nos jeunes.

La personnalité d'Emile et de sa famille est traduite à merveille par le jeu de Thomas Solivéres.
Des séquences d'écriture, aux scènes jouées, il nous conduit dans sa caravane sur la route sinueuse de l'adolescence et de ses émois.
Le final est tout à fait ravissant.
Je dois avouer que je suis fan de ce comédien depuis Harold et Maud, et surtout depuis la Discrète amoureuse.

Quel talent !
5 nov. 2016
9/10
37
Emile écrit son journal intime, comme tous les ados. Emile et Pauline sont deux ados amoureux, ils sont dans le même lycée, ils n’ont pas du tout le même statut social, son père à lui est VRP, elle son père est chef d’orchestre, deux mondes, qui finiront hélas par se rencontrer.

Un jour, Pauline propose à Emile de la rejoindre à Venise, elle y donne un concert dirigé par son père.
Montargis – Venise départ immédiat !
Et voilà que la magie commence, l’amour donne des ailes, renverse les montagnes, il pensait qu’il partirait seul mais voilà que ses parents lui annonce la « bonne » nouvelle, ils partiront tous en caravane ! La honte ! En plus s’ajoute au voyage le grand frère baffeur-dragueur …
Début balbutiant des amours d’un jeune homme romantique, gaffeur il préfère faire passer ses parents pour ses cousins, il a honte de leurs manières brusques à côté des trop raffinés parents de Pauline. Emile découvrira aussi son frère sous un autre jour, la Fenice lui ouvrira ses portes après une mémorable bataille linguistique avec la préposée aux billets qui comme tout italien parle plus souvent anglais que français.

Une mise en scène qui démontre le talent multiple de Thomas Solivérès, il est tendre, drôle, émouvant, il endosse les personnages les uns après les autres avec une maestria incroyable.
On rit beaucoup de cette famille dont « la vie n’est pas un long fleuve tranquille » et la fin de l’histoire est à imaginer selon son état d’âme !
J'ai découvert aussi que c'était le titre d'une chanson de Reggiani !
30 oct. 2016
8,5/10
46
Besoin de rien, envie d'amour.

Une très très belle surprise que ce spectacle. Une mise en scène inventive qui rappelle celle de Catherine Verlaguet et Olivier Letellier pour "Oh, boy !".
Ici aussi, l'histoire est à la base, celle d'un livre, lui même une histoire vraie. Une quête initiatique, proche de celle de "Little Miss Sunshine". Ce voyage mènera de Montargis à Venise, mais ne passera pas par Londres.

Le texte est remarquable. La mise en scène est efficace. A la manière du théâtre d'objet, rien n'est laissé au hasard. Bien qu'assez sobre, le jeu très expressif de Thomas Solivérès, nous permet d'entrer dans l'imaginaire de l'adolescence très vite et facilement.
J'ai particulièrement apprécié la façon dont est traitée la romance. Mais d'après les rires dans la salle, je pense que le côté comédie est très apprécié aussi.
On sent un véritable travail derrière.

Qu'est ce que c'est agréable à regarder !