Il y a 4 heures
9/10
1 0
Cette pièce écrite pour les jeunes nous conte l’histoire d’un jeune homme.
Un jeune homme de notre temps en partance pour vivre sa vie, de sa mère aimante mais processive et d’un vieil homme déchu, perdu et hargneux.
Demain c’est le grand départ pour l’aventure, Ron rentre tranquillement chez lui après avoir salué ses amis. Sur son chemin, il croise un vieil ivrogne affalé sur la chaussée, Ron tente de l’aider mais en vain.
En arrivant chez lui, sa mère l’attend pour un dernier repas. La relation entre eux est difficile, le manque de compréhension est bien présent malgré leur amour mutuel. La tension monte et Rom s’emporte.
« C’est ma vie, j’en fais ce que je veux »
« Il faut que je perce des tunnels pour sortir de cette maison »
Quelques instants plus tard, quelle ne sera leur surprise lorsque le vieil ivrogne surgira et accusera Ron sans fondement.
Cette pièce est une tragédie inter générationnelle. C’est une pièce très actuelle. C’est profond, émouvant et tellement vrai.
Le décor sobre donne une grande intensité au texte et au jeu des comédiens.
Hermés Landu est attachant et remarquable, il interprète Rom avec grand talent. Il nous ébranle et nous chavire.
Yves Gourvil en ivrogne acrimonieux nous consterne et nous bouleverse.
Francoise Gazio nous interpelle et nous questionne, nous sommes ébranlés et désarmés devant le désarroi de cette mère.
Un théâtre qui ne peut laisser indifférent.
16 juin 2018
8,5/10
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Dynamique, rythmé, drolatique.
Aujourd’hui mardi, madame la marquise reçoit, c’est son jour… Monsieur le conte son voisin va en profiter pour lui déclarer sa flamme. Madame connaît bien les hommes et ne se laisse pas séduire comme une « cocotte ».
Une joute verbale va s’interposer entre eux, compliments, reproches, flatteries, remontrances, éloges, accusations… La porte s’ouvre et se referme.

Les scènes de séduction et d’aversion s’enchainent. La marquise et le comte dévoilent peu à peu leurs sentiments à travers une coquette jalousie. C’est fougueux, amusant, remplie de subtilité et de vérité.
Voici un petit extrait de cette marquise bien féministe pour son époque.
« Ma foi, si. Il faut supposer à une femme une tête bien vide et un grand fonds de sottise, pour se figurer qu’on la charme avec de pareils ingrédients. »
« Croyez-vous que ce soit bien divertissant de passer sa vie au milieu d’un déluge de fadaises, et d’avoir du matin au soir les oreilles pleines de balivernes »
C’est une comédie romantique pleine de finesse jouée par des comédiens enthousiastes et bouillonnants de vitalité.
C’est un moment de plaisir joyeux.
Il y a 20 heures
9/10
2 0
Quel magnifique lieu que l'Opera Comique, tout a fait à la hauteur de cet opéra bouffe de Charles Gounod, qui vous transporte dans une aventure fantastique et gothique. Des chanteurs de hauts niveaux bien sur, mais aussi un orchestre dirigé par une chef talentueuse, dans une mise en scène et un décors de qualité.
J'ai particulièrement apprécié les lumières, les costumes et le rendu visuel, très esthétiques ainsi que l'accoustique de cette salle.
tout ces artistes ont largement mérités l'ovation finale, un vrai succès.
16 juin 2018
9/10
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Samson et Dalila : un triomphe pour l’oratorio- opéra de Camille Saint-Saens.

Ambiance électrique hier soir au TCE, pour la 2ème (et dernière) soirée -en version concert- du fameux oratorio-opéra de Saint-Saens. Une salle bourrée à craquer…

J’ai même dû défendre ma place, achetée au dernier moment sur la -très pratique- « Bourse aux billets » du site du Théâtre. Place qu’apparemment le vendeur -pas très honnête ?- avait revendue -ailleurs- une seconde fois ou, qu’il voulait utiliser pour son compte propre ?(le Théâtre a éconduit l’importun !). Ceci démontre qu’on ne doit pas acheter des billets électroniques en seconde main, sans garantie de leur validité....
J’étais à deux pas de la scène, où l’Orchestre National de France -au complet- et le Choeur de Radio France -en nombre- se disputaient un espace devenu du coup un peu juste. Tandis que les 8 solistes devaient partager le tout-devant de la scène (encombrée de pupitres et de micros) avec le pupitre de l’excellent jeune chef russe Mikhail Tatarnikov.

Le Public attendait les débuts à Paris, dans les rôles titres, du ténor Roberto Alagna et de la contralto, Marie-Nicole Lemieux, artistes aussi brillants que sympathiques (à mes yeux en tout cas car l’on sent bien l'humain derrière la star de renommée mondiale !!)
Certains spectateurs même -rares j’espère-, les « attendaient au tournant », si j’en crois la lecture de quelques commentaires de plus avertis que moi, qui estiment que ces rôles ne sont pas faits pour eux… Eh bien, raté ! La salle proche du délire (dont mes voisins de gauche) a réservé un accueil enthousiaste par des applaudissements fournis en fin de 1ere partie et, une ovation debout au final.

Quant à l’œuvre, je la connaissais mal et j’ai été particulièrement séduite par la variété de sa composition.
Tantôt œuvre religieuse émouvante, ou tantôt guerrière (choeur excellent et dans toutes les nuances), tantôt partition marquée de sonorités orientales colorées ou bien, part plus connue du grand public, des airs lascifs, voluptueux, sensuels, pour des scènes de séduction, ou de bacchanale, ou enfin, des parties noires, quand le grand-prêtre (baryton basse, incarné par un magnifique Laurent Naouri) et Dalila complotent et conspirent, ou plus tard quand ils se moquent d’un Samson rendu aveugle et esclave.
J’ai apprécié l’interprétation homogène parfaite (rôles solistes comme seconds rôles) -plateau vocal comme musique seule- Des airs superbes.
A noter une diction parfaite des 8 solistes, même de la part d’une des basses pourtant russe, ce qui m’a évité la lecture des surtitrages (sauf pour les chœurs lors des moments de grande puissance). J’ai pu me consacrer entièrement à la musique et c’était merveilleux.

Si vous voulez découvrir Alagna en Samson et Naouri en grand -prêtre, retransmission en direct dans les cinémas gaumont (depuis Metropolitain de New York le 20 octobre prochain, dans une nouvelle production). Mais ce sera Elina Garança qui interprétera Dalila et ce sera mis en scène.
Petit détail, Alagna a laissé ses cheveux repousser pour sa prise de rôle de Samson, ce qui a permis à Marie-Nicole Lemieux, de les empoigner d’une main ferme après la révélation du fameux secret de Samson !
16 juin 2018
9/10
4 0
Mon opéra préféré en version concert.
Roberto Alagna donne une prestation superbe de Samson, la voix est toujours là resplendissante,
Marie-Nicole Lemieux, que j'aime tant dans les mélodies françaises et le baroque, est une Dalila trop "policée", belle voix, mais pour ma part, manque d'interprétation, je pense que les rôles de Dalila ou Carmen, même dans sa tessiture, ne sont pas pour elle.
L'orchestre National de France brillait sous la baguette de Mikhail Tatarnikov, les choeurs étaient un peu en deça de ce qu'on pouvait attendre.

Une belle soirée ovationnée avec les fans de Roberto !
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