Il y a 4 heures
3/10
2 0
Non, non, non et non !

L'idée de départ était formidable.
Remonter la généalogie d'une famille pour analyser "l'ethos" politique : pourquoi est-on de droite ou de gauche ?

Mais voilà, metteur en scène, dramaturge, scénographe, ce sont des métiers !
Il y a 18 heures
9/10
0 0
Gerry est une jeune femme d'une trentaine d'années qui a enchaîné les relations toxiques et souffre de célibat prolongé. Désespérée par sa solitude en plein "âge de l'horloge", sa mère décide de prendre les choses en main. Elle l'inscrit à une thérapie miracle de dernier recours... Aime-moi est le portrait drôle et grinçant d'une jeune femme de son époque dans toutes ses névroses et ses contradictions.

J'avais lu ce résumé avant de venir au théâtre et je ne m'attendais pas du tout à ce que j'ai vu (peut-être ai-je été influencée par Hedda, le spectacle vu précédemment dans la même salle). Alors je vais tenter d'insister sur les points forts de ce spectacle.

Je suis venue parce que je suis "fanissime" de la comédienne, Géraldine Martineau. Donc à la limite, peu m'importe le sujet. Ce n'est pas ce qui me décidera à la voir. Mais vous n'êtes pas comme moi et je reconnais que la lecture de quelques lignes influence la réception du spectacle. Je n'échappe d'ailleurs pas à la règle.

Aime-moi est très drôle, très touchant, totalement sincère, sans concessions et pourtant ultra positif. L'heure passe à une vitesse folle et on a envie de revenir parce que l'authenticité est si manifeste que l'on est certain d'avance qu'on vivra une soirée un peu différente, tout autant captivante.

D'abord je voudrais dire que mon admiration pour Géraldine Martineau ne date pas d'hier. Je pense que je l'ai découverte dans Terre océane, mise en scène par Véronique Bellegarde il y a presque dix ans, revue dans Dormir cent ans, de Pauline Bureau, au Théâtre Paris-Villette, puis en tant que metteuse en scène dans La mort de Tintagiles, à la Tempête, bouleversante à coté d'Isabel Otero dans Déglutis ça ira mieux, la dernière pièce d'Eric Métayer et Andréa Bescond, au festival d'Avignon, et enfin dans Pompiers dans la mise en scène de Catherine Schaub au Rond-Point (quel duo exceptionnel avec son partenaire Antoine Cholet) qui l'avait déjà mise en scène 4 ans plus tôt dans Le Poisson belge à la Pépinière et pour lequel elle recevra le Molière de la révélation féminine en 2016.

Géraldine Martineau a l'art de se glisser dans la peau d'un personnage fragile, soit qu'il soit un enfant, soit une femme maltraitée ou une fille placée face à un dilemme insensé. Tous ces rôles m'avaient conditionnée à la voir définitivement comme une tragédienne, de la carrure par exemple d'une Anne Alvaro.

Grand bien lui a pris de se saisir de la plume pour s'écrire un rôle : la voilà autorisée à faire preuve de légèreté. Sans pour autant concéder une once au sérieux du sujet qui démarre sur un mode mystérieux.

Elle joue finement sur de multiples registres, danse à la perfection sur une musique de Juliette Armanet et chante Brel avec justesse. Et surtout elle aborde de front des sujets que l'on dit actuels mais qui sont hélas universels, en particulier la rudesse de la rupture par un 4 L (largage long lent et lâche), l'urgence de l'horloge biologique même si la congélation d'ovocytes est une possibilité récente et surtout la difficulté qu'ont les femmes d'exister entre une partie d'elle-même qui ne parvient pas à dire non (parce qu'elles sont programmées pour rendre les autres heureux) et une volonté farouche de se réaliser.

Malheureusement Aime-moi ne fera l'objet (pour le moment) que d'une courte exploitation au Belleville. Courez-y ! Et ne craignez pas de voir la pièce dans l'interprétation de Diane Bonnot qui la joue en alternance. Je suis certaine qu'elle est excellente elle aussi.
Il y a 21 heures
8/10
0 0
Cette pièce m’a fait découvrir que Benacquista écrivait pour le théâtre. J’aime beaucoup ses romans et ils se font rares depuis quelques années. C’est donc avec plaisir que j’ai retrouvé son style et son écriture.La qualité du style est très bien servie par la mise en scène et l’interprétation des deux acteurs très justes.

Ils savent très bien nous faire sentir bien la montée de la tension et la manière dont le rapport de force entre les deux hommes ne cesse de s’inverser.
Il y a 13 heures
8/10
3 0
Lorsqu'un prêtre voit ses méthodes et positions remises en cause par un jeune et brillant séminariste cela donne un duel épique entre deux excellents comédiens. Monseigneur Burke envoi chez le père Farley, prêtre irlandais d’un certain âge et porté sur la bouteille, le jeune et bouillonnant Mark Dolson qui ne peut vivre sa foi que de façon absolue. Il remet en cause les méthodes et les avis du père Farley avec une fougue qui fait plaisir à voir.

Pendant une heure et demie, les deux hommes vont se livrer à un duel face à face chacun évolue au cours de la pièce et découvre l’autre, les positions de chacun évoluent. Les sujets abordés par les deux protagonistes sont toujours d’actualité : la position de l’Eglise face à l’homosexualité, la place des femmes, le célibat des prêtres,…

J'ai revu avec plaisir cette pièce qui à l’origine s’appelait ‘l’Affrontement’ de Bill C. Davis de 1996 avec Jean Piat qui interprétait le prêtre irlandais et Francis Lalanne qui était le jeune séminariste. J’ai aussi vu la version avec Davy Sardou dans le rôle de Dolson et Francis Huster jouant déjà le père Farley, en 2013 au théâtre Rive Gauche avec déjà Steve Suissa à la mise en scène.

2020 : la pièce est de nouveau traduite, cette fois ci par Davy Sardou, dans une version actualisée dont même le titre a changé : Transmission. Ce titre me semble en effet plus approprié car l’Eglise doit s’adapter et prendre des positions sur les sujets sociétaux qui sont nombreux.
C’est Valentin de Carbonnières qui tient fièrement tête à Francis Huster avec brio. Francis Huster excelle dans ses sermons surjoués ou quand il parle avec Monseigneur Burke au téléphone et qui provoque beaucoup de rire. Leur duo est bien équilibré et c’est avec plaisir que nous suivons leurs joutes verbales.
La mise en scène de Steve Suissa est efficace et simple, elle se suffit pour séparer les deux lieux où se déroule l’action.

Voilà tous les ingrédients sont présents pour passer une bonne soirée.
Il y a 14 heures
10/10
0 0
Voilà une exposition très intéressante sur la chaussure à travers les âges.
De nombreux modèles anciens à découvrir, on peut voir que la chaussure ne sert pas toujours à marcher.

J’ai été très impressionnée par les pieds des chinoises et leurs si petites chaussures et la souffrance que cela devait être.
Le musée des arts décoratifs proposent de bien belles expositions.