Il y a 2 heures
8/10
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PPDA occupe la moitié de l'affiche, le reste étant partagé entre 4 compositeurs, un chef, quelques notes et du texte.
Sur scène en revanche, il est loin d'être le chef d'orchestre : comme aux Mathurins dans Garde Alternée, ses déplacements et son jeu d'acteur sont très rigides, trop manièrés et empruntés.

Cependant son manque de naturel, ne cache pas ses connaissances et son envie de nous faire partager ses goûts pour la musique classique (plaisir qu'il montre régulièrement par ses mises en scène).
En cela, c'est réussi car les acteurs québecois -de qualité-, le chef et l'ensemble de son orchestre -également de talent- qui l'accompagnent, sont au rendez-vous pour 2 heures de spectacles.

J'ai trouvé l'idée du scénario très originale : 4 grands compositeurs se retrouvent au XXIè siècle pour écouter, comparer et discuter sur leurs oeuvres ou celles d'autres compositeurs de leur époque.

Donc au final, beaucoup de plaisir dans ce spectacle, j'aurais juste aimé une affiche à la dimension de ce que j'allais trouvé sur scène et un peu moins de texte dans la seconde partie.
Il y a 23 heures
6/10
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Je voulais voir la pièce nommée aux molières cette année et voir les performances de Vincent Dedienne et Laure Calamy nommés eux aussi.

Je n’ai pas été transportée par cette pièce, certes la mise en scène et les décors sont originaux et le violoncelle apporte un plus mais beaucoup de moments m’ont ennuyés surtout les dialogues entre les maîtres.
Il y a moins d'une heure
6/10
3 0
C'est l'histoire d'un instituteur juif et d'un homosexuel qui s'évadent d'une Kommandantur ensemble car ils sont menottés l'un à l'autre.

Clairement l'ambiance fait penser à ces films que sont la Grande Vadrouille ou la Septième Compagnie, cependant pour arriver au niveau des films il faudrait plus de rythme et un humour adapté à l'époque (je n'ai pas compris ce que la vanne sur le FBI faisait là).

Il y a des moments où l'on rit bien comme lors de la sortie de la Kommandantur qui est très réussi mais aussi des moments où mon attention a papillonné sur mes voisins.

Les deux comédiens ont l'air de s'amuser (et nous pouvons aussi apprécier le contraste physique entre les deux) et c'est important.
Il y a 2 heures
8/10
2 0
Décidément, ma programmation théâtrale a pris, dernièrement, d’étranges accents shakespeariens. Ainsi après Hamlet, voici venu le temps non pas des rires et des chants, mais de Richard III. Le présent texte ne sera donc pas consacré au célèbre monstre gentil (désolé Casimir), mais à un autre « monstre » dépeint par Shakespeare. Richard III est le dernier volet de la première fresque historique écrite par le dramaturge anglais, dont les autres parties sont consacrées à Henri VI, laquelle retrace les luttes fratricides ayant opposé les Lancaster et les York au cours de la Guerre des Deux Roses et dont le but n’était autre que l’exercice du pouvoir.

Resituons le contexte en quelques mots. Richard III, c’est une question d’héritage.
Un héritage ? Mon dieu, j’en jaunis à l’idée …

En effet, le Roi, Edouard IV, se meurt. Alors que chacun attend avec plus ou moins de fébrilité l’annonce de son trépas, en coulisse, les ambitions s’aiguisent déjà autour de sa future succession. Et plus particulièrement celle de Richard, Duc de Gloucester et frère d’Edouard IV. L’homme se rêve roi. Problème, il n’a aucune chance de monter sur le trône. Qu’à cela ne tienne, il décide donc de créer sa propre chance pour y accéder. A force de machinations, de complots et d’assassinats, Richard ceint la couronne. Pour le meilleur et surtout pour le pire, car son règne ne cessera de s’enfoncer toujours plus profondément dans la violence et dans la peur de voir l’héritier légitime venir lui réclamer son royaume.

Mais, Richard III, au-delà de la radioscopie d’un monstre, c’est aussi la radioscopie d’un homme. En se concentrant sur le personnage de Richard, cette adaptation ramassée d’1h45 est une fable sur l’humain et sa capacité à surmonter l’impossible pour parvenir à ses fins. Il voulut être tout parce qu’on le considérait comme rien.

C’est donc ce drame historique que la compagnie Le Théâtre des 400 coups donne à voir sur la scène du Guichet Montparnasse. Une version modernisée. Exit les costumes d’époque, les comédiens arborent des vêtements résolument actuels. Gênant ? Non pas vraiment. Au contraire, cela apporte une touche de contemporanéité qui sera appréciée d’un public goûtant peu le théâtre classique.

Le décor, minimaliste, se résume à une vision moderne de salle du trône à l’arrière-plan de laquelle plane l’ombre de bientôt feu le Roi Edouard IV. Il faut souligner l’ingénieuse idée trouvée pour rendre le souverain présent sans qu’il ne soit incarné en chair et en os.

De ce fait, la pièce ne repose que sur les épaules (et surtout le talent) des onze comédiennes et comédiens. Sans faute de ce côté-là. Je ne peux citer tout le monde, mais comment ne pas saluer les prestations de Michelle Sevault en Duchesse d’York et de Natacha Simic impériale dans le rôle d’Elisabeth. Romain Châteaugiron, brillant Lord Rivers (et pas seulement en raison de sa veste !) ou encore Ronan Carretti irréprochable en Richmond. Mention spéciale à Alexandre Cattez qui incarne un Richard fourbe et machiavélique de toute beauté. De manière générale, j’ai trouvé les interprétations plutôt convaincantes. Chaque comédien, ou comédienne, a su adopter un ton grave, sans jamais être ennuyeux.

L’ennui, justement, n’est pas au programme de ce spectacle grâce à une mise en scène de Jean-Marie Ledo judicieusement pensée.

Un beau moment de théâtre classique revisité.
A voir seul, entre amis ou en famille, sans hésitation.
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Il y a 13 heures
9,5/10
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Vertiges de l'amour !!

Il y a Rakitine qui aime Natalia, Natalia qui aime Alexeï, Véra qui aime aussi Alexeï, qui lui n'aime personne, à moins que ....

Il y a Michel Vinaver et Alain Françon qui s'emparent du texte, l'un le retraduit et l'éclaire, l'autre le met en scène et l'illumine !

Dans un décor tout en raffinement et en simplicité, où le sentiment amoureux est au centre de tout et de tous, les coeurs s'affrontent. Souffrances, joie et cruauté, rires et larmes, complicité et rivalités, jalousie et amitiés.

L'ennui et la langueur règnent sur cette propriété campagnarde, aussi bien que sur ses occupants. Quand un jeune homme débarque, plein de vie et de passion, il bouscule tous ces coeurs engourdis, réveille en eux des sentiments enfouis, révèle entre eux des liens secrets ou inavoués.

Anouk Grinberg, géniale Natalia qui passe d'un sentiment à l'autre en quelques secondes !
Micha Lescot, impressionnant de dignité, de pudeur, et de retenue !
Les comédiens qui les entourent sont tous formidables, mention spéciale au docteur qui nous a bien fait rire.

Si le bonheur n'est pas dans le pré, je vous promet qu'il était dans la salle hier soir !