Il y a 8 heures
10/10
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Loin de l'accumulation d'informations sur les drames multiples et variés au sein d'une famille de Fauves, La Mort prématurée... est un spectacle distrayant, emmené avec brio par Arthur H, dont la voix rauque et la gestuelle expriment à merveille le désarroi du personnage, à travers deux rebondissements majeurs et par l'intervention d'une québéquoise/chaman, allégorie de la bonté qui adore et qui pardonne tout.

Le scénario est construit sur une ligne simple qui laisse cependant toute sa place à l'imagination. Un grand Wouawad/Arthur H.
Il y a 10 heures
6/10
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Pièce dynamique, rythmée et plaisante. Quelques répliques sont pétillantes.

Nous restons malgré tout sur notre faim. Cela reste un peu brouillon et un peu fade.
Une sortie à faire en famille avec les enfants pour une soirée sans prétention.
Il y a 14 heures
7/10
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Molly est presque totalement aveugle depuis l'age de 10 mois. Grâce à son père, elle a appris à vivre avec son handicap, en développant d'autres moyens de perception, l'ouie, l'odorat, le toucher, où plus impalpables comme le ressenti.

A quarante et un an, mariée depuis peu, heureuse, poussée par son mari, elle accepte de rencontrer un ophtalmologue qui après de nombreux examens lui propose de l'opérer et de lui faire récupérer une partie de sa vision.
L'opération est un succès, mais ce qu'elle aurait aimé vivre comme une expérience de quelques heures, va lui faire perdre tous ses repères.
L'environnement qu'elle s'est construit, l'environnement dans lequel elle s'est construite s'effondre lui révélant un monde où comme elle l'entendait dans son enfance il n'y a pas grand chose de beau à voir.
Crée en France à la fin des année 90, la pièce de Brian Friel a été réadaptée avec l'ajout de musiques et de chants qui s'intègrent parfaitement au spectacle, d'autant que les deux chanteurs lyriques Olivier Dumait et Ronan Nédélec se révèlent d'excellents comédiens. Adaptatrice metteuse en scène et interprète de Molly, Julie Brochen lumineuse au début puis totalement perdue est très émouvante.
Baignés d'éclairages sombres, les comédiens évoluent dans une scénographie composée de bouteilles vides, et de chaises qui sont régulièrement déplacées. Symbole des difficultés du parcours de Molly et des obstacles qu'elle doit franchir ?

Une réflexion sensible sur la différence, sur les choix de vie la perception du monde et des êtres.
Un spectacle qui n'est repris que pour quelques représentations ne le manquez pas.
Il y a 16 heures
5,5/10
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Une scène emplie de fleurs, des espaces qui se croisent et au milieu L. (Raphaële Lannadère) et Babx au piano. L’univers de mise en scène développé par Thomas Jolly, reconnaissable dans la lumière (créée par Antoine Traver) et l’esthétique pop et un peu acidulée des costumes (de Sylvain Wavrant)... Tout dans l'univers scénique fonctionne, symbolisant les espaces de rencontre entre l’artiste et le monde extérieur, tout prêt à servir le chant d'L.

C’est d’ailleurs par là que j’aurais commencé, en zappant la remise de prix gênante qui ouvre le spectacle. Puis en zappant ensuite toutes ces séquences de questions saugrenues d’un journaliste intrusif à Barbara. Les entretiens rejoués (qui ont, j'imagine, réellement eu lieu) cassent l’énergie du spectacle.

Quelque chose dans le choix d’écriture vient comme un contresens face la beauté de l’hommage rendu par la musique. Car lorsque la voix de L. si pure, si jolie fend l’air, tout se met en suspens. Les courts intermèdes pendant lesquels L. et Babx font parler Barbara et Gainsbourg sont aériens, teintés de mélancolie poétique. C’est cela qui fonctionne, la voix d’artistes sur les paroles d’une autre artiste. La trame des interviews est selon moi de trop.

Le tout est un spectacle hommage qui manque de sens : poétique et beau, mais brouillon, inégal. J'en attendais plus...!
Il y a 17 heures
6,5/10
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Thomas Willaime mouille sa chemise pour donner vie à ses mille et un rebondissements.

Il court, il bondit, il virevolte… Il est partout à la fois sur scène étant aussi bien l’Ingénu que les autres personnages. Parfois, il redevient lui-même en lisant des passages du livre qui trône fièrement en fond de plateau. Le comédien trouve le juste ton, l’intrépidité, la fougue, la passion pour nous emporter pendant tout le spectacle sans jamais nous perdre. Un enthousiasme communication auprès du public qui écoute avec attention et rit de bon coeur. D'ailleurs, il est applaudit de façon chaleureuse pour la précision et l'engouement de son jeu.

Un spectacle qui saura vous redonner envie de vous plonger dans les textes de Voltaire.