Il y a 15 heures
5/10
5 0
Intéressant et amusant de personnifier les diverses et nombreuses émotions qui traversent une personne en proie à un chagrin d'amour.

Quelques scènes déjantées séduisantes, cependant le jeu de l'actrice principale manquait, pour moi, de délicatesse et de profondeur pour me toucher et rendre cette comédie attachante.
Il y a moins d'une heure
9/10
5 0
Votre attaché de presse préféré vous appelle et vous dit :

« Viens voir ce spectacle de claquettes, tu vas te régaler, c'est vraiment bien ! »
Bon... Les claquettes... Soit....

Les claquettes, vous voyez bien à quoi ça ressemble, quelques souvenirs de vieux films, les chaussures bicolores, et vous y allez, sans plus d'enthousiasme que ça...

Or, le spectacle commence, et immédiatement c'est.... l'émerveillement !
Oui, l'émerveillement pur et simple...

Les yeux et les oreilles grands ouverts pendant une heure et quart !

C'est l'exacte aventure qui m'est arrivée hier soir, au Studio-Hébertot, avec le prodigieux artiste claquettiste qu'est Fabien Ruiz !

Ce que cet homme arrive à faire est tout simplement hallucinant !

Est-il régi par la même loi de la pesanteur que vous et moi ?

Aurait-il des ailettes invisibles ? C'est à se demander !

Très tôt dans le spectacle, je me suis rendu compte qu'en plus de la dimension « danse », il y avait également dans cet art une dimension « musicienne ».
En effet, grâce à ses chaussures ferrées et un sol adapté, il est à lui tout seul un instrument rythmique. Un véritable percussionniste !

Et si c'était lui qui accompagnait le talentueux pianiste qui se tient à ses côtés, j'ai nommé Michel Van der Esch ?
Certes, j'exagère un peu...

Les deux complices (comme c'est visible, sur scène ! ) se complètent à la perfection.
Quel plaisir de retrouver ces standards de jazz, tels que « Cheek to cheek » ou « Autums leaves » !

Mais le spectacle est beaucoup plus qu'un seul récital de chorégraphies.
Fabien Ruiz est un véritable passionné. Par ses claquettes, évidemment, mais également par le cinéma.
Ainsi, va-t-il nous parler de son idole absolue, je veux bien entendu parler de Fred Astaire.
Informations bien choisies, anecdotes, il sait se rendre passionnant pour tous et compréhensible par chacun.

M. Ruiz, qui enseigna pendant trois mois les rudiments des claquettes à Jean Dujardin et à Bérénice Béjo pour les besoins du film «The Artist », M. Ruiz est également un sacré pédagogue !
Entre deux moments dansés, il nous explique les principes de base de son art, à savoir les pas codifiés qu'il faut maîtriser.
Avec démonstration à l'appui.

Et là, on comprend très vite qu'en quinze ans de cours assidus, on n'arriverait pas à réaliser le quart de ce que lui accomplit !

Mais ce n'est pas tout. Il est également un fin musicologue.

Lors de l'une de ses interventions au micro, il analyse de façon on ne peut plus pertinente l'origine et les racines des claquettes. (Je vous laisse découvrir...)
Son parallèle entre l'apparition des claquettes dans les années 30' et celle du hip-hop dans les années 80' est on ne peut plus judicieuse !
Idem pour son approche de la danse africaine et la danse occidentale.
C'est un excellent moment du show, qui donne beaucoup à réfléchir.

Mais bien entendu, c'est un spectacle dans lequel on rit énormément.
Le duo Ruiz/Van der Esch est par moment vraiment comique, les deux s'en donnent à cœur joie.
Le pianiste ne restera pas toujours devant ses quatre-vingt huit notes.
Impossible de rester de marbre.

On le voit, j'ai passé une excellent soirée, et ce d'autant que ce fut une réelle surprise pour moi, une heure et quart de pur et inattendu ravissement.

Oui, décidément, c'est un spectacle exécuté de pied de Maître !
Il y a 9 heures
7/10
3 0
Une pièce originale, complètement déjantée.
Une femme se fait lâchement quitter par son mari. Elle se noie dans le désespoir.

Ses émotions sont personnifiées, deux acteurs jouent le chagrin, la peur, l'espoir… Le rythme est soutenu ; l'humour appuyé, absurde, avec quelques blagues vraiment très bien trouvées.
Des passages chantés sont à la fois tristes et amusants.

Malgré cela, j'aurais aimé un peu plus de profondeur dans les dialogues et que le personnage du mari, ou l'histoire du couple, soit plus développés afin d' avoir davantage d'empathie pour notre héroïne.

Dommage également que ce décor très fonctionnel et créatif ne soit pas plus joli.

Un moment détendant et qui sort de l'ordinaire tout de même.
22 nov. 2017
8/10
2 0
Voici le 2e spectacle (sur 3) découvert à la Manufacture pendant le festival off d’Avignon ces dernières années, que propose le théâtre du Rond Point cette saison. (« Laïka » de Murgia/Celestini la saison prochaine ?) 9 épisodes composent cette « Conférence de choses », chaque épisode reprenant là où s’est arrêté le précédent. La conférence est certes écrite (et apprise), mais notre conférencier se permet de partir dans certaines digressions, au gré des réactions du public, qui se sent libre d’intervenir ou même de devancer les affirmations de l’orateur.

C’est la deuxième conférence de la série à laquelle j’ai assisté : en préambule, Pierre Mifsud a fait un rapide topo sur le théâtre du Rond Point, sa localisation dans Paris puis est revenu comme par magie à la fin de la première conférence au cours de laquelle il avait abordé la fable du Loup et du chien, ensuite nous a emmenés vers Pierre et le Loup de Prokofiev et c’est sans temps mort et en adoptant les tics de langages d’un conférencier plus vrai que nature que notre guide est passé de Vivaldi à la Comète de Halley, sans oublier Christine roi de Suède, Annie Hall, Descartes et le Styx, le tout sans nous ennuyer un seul instant, en 53 minutes et trente-trois secondes cocotte chrono, comme dans un énorme « Trois petits chats, chapeau d’paille » (spoiler alert : à la fin de la comptine, ça revient à son point de départ).

C’est avec facétie et finesse que Pierre Mifsud fait le tour de force de nous intéresser, nous amuser, nous intriguer : l’imprévisibilité du propos est séduisante et réussit à nous prendre en défaut quand on pense savoir où il veut en venir. (j’ai appris plein de trucs ce soir-là, faut juste que j’arrive à les ressortir en soirée, je m’en suis d’ailleurs voulu de ne pas avoir pris de notes).

On oublie la cocotte, puis on se dit « mince c’est bientôt terminé ». Frustration. On a envie de revenir. J’attends avec impatience le contrôle des acquis.
Il y a 14 heures
6,5/10
2 0
Un décor composé de 3 fois rien, qui va se transformer fréquemment de façon rapide et créative, nous entraine au coeur de l'Algérie - ambiance (un peu clichée) assurée !
Les acteurs sont plein de verve et vivacité, ils assument plusieurs rôles avec brio.
Sur fonds de grande Histoire, la petite histoire d'amour est gentillette, souvent amusante mais parfois un peu longuette.