Il y a 15 heures
8/10
3
Nous avons été emballés par cette exposition !

Les œuvres de Christo sont très originales mais ce qui est surtout intéressant est le débat qu’elles créent. A quoi sert l'Art ? Quel sens a l'Art éphémère ? Dans les années 80, nous apprenons que les discussions étaient animées parmi les visiteurs. Cela m'a rappelé les polémiques soulevées par l'oeuvre en forme de plug de l'artiste américain Paul McCarthy installée place Vendôme à Paris en 2014 (appelée "Tree").

En milieu de visite, nous hésitions à aller voir le film de 40 minutes sur le couple Jeanne-Claude et Christo car la petite salle de projection était bondée. Et nous avons bien fait d’y aller, car ce documentaire est central pour connaître le couple, son travail, les difficultés qu’il rencontre. À ne pas manquer.

C’est vraiment passionnant !
8 août 2020
8/10
2
Une exposition consacrée à Louis de Funès à la Cinémathèque, non ?
Si.
Oh !

Alors moi, la Cinémathèque, elle m’épate, elle m’épate, elle m’épate … elle m’épate !
Grand fan de l’acteur, je ne pouvais décemment pas manquer ce rendez-vous. Aussi, par une belle journée estivale, direction le douzième arrondissement de Paris. Souvent boudé par la critique, Louis de Funès fut adoré du public … Fut et continue d’être. Il suffit de voir la file se former devant le bâtiment bordant le Parc de Bercy pour constater que presque quarante ans après sa disparition, l’acteur n’a quitté ni le cœur, ni l’esprit des grands comme des petits.

Après une attente (raisonnable … COVID oblige), le visiteur peut enfin franchir l’entrée de l’exposition. Et là, c’est tout un univers, joliment mis en scène, qui s’ouvre à lui. Comptez deux bonnes heures si vous souhaitez profiter pleinement de toutes les vidéos, textes et pièces présentées.

Alors que vaut cette exposition ? Particulièrement riche en photographies, vidéos et documents en tout genre, elle n’est pas une simple rétrospective de la filmographie de l’acteur. Non, non. Elle raconte une histoire au visiteur. Celle de Louis de Funès et comment cet homme, que rien ne prédestinait à être premier rôle, est devenu cette icône française du cinéma. De Barnier à Blaireau, De Pivert à Don Salluste, de Brisebard au Commissaire Juve, tout y est. Un petit regret ? Si les vitrines foisonnent de scénarii, courriers, croquis originaux, une partie des objets ou costumes présentés sont des reproductions. Malgré cela, on prend un réel plaisir à revoir des extraits cultes, on s’attarde devant la correspondance et quelle chance d’avoir sorti des collections les croquis qui préfiguraient un film resté à l’état de projet : Le Crocodile.

Qui pense De Funès, pense immédiatement à sa biche … La Cinémathèque n’a pas oublié de faire une place à celles qui furent Madame De Funès à l’écran, et parmi elles bien évidemment l’inoubliable Claude Gensac. Pour ma part, ma pièce préférée de l’exposition n’est étonnamment pas un objet en rapport avec l’acteur, mais une très belle photo de Claude Gensac prise sur un tournage d’un Gendarme.

Qui dit De Funès dit Oury, Poiré ou encore Girault … réalisateurs des plus grands succès de l’acteur. Et la musique ? Reconnaissable entre toutes. Elles sont indissociables du film, participant à son identité. Qui ne s’est pas écrié en entendant les premières notes : La grande vadrouille, La folie des grandeurs, Fantômas, Le Gendarme ou Jo. Louis de Funès demeure attaché aux Lefèvre, Magne ou Cosma.

En quittant l’exposition, le visiteur à l’impression d’avoir passé un bon moment avec un ami. Cet ami qui sait parler à toutes les générations : enfants, parents et grands-parents, tous réunis dans un même éclat de rire. Louis de Funès l’assurait : « je voudrais jouer des films où les gens rient comme à Guignol ». C’est réussi.

A souligner enfin le très beau catalogue d’exposition à vendre à la librairie … Près de 300 pages d’interviews, de photos et d’anecdotes.

Vous recherchez une activité estivale familiale, entre amis ou en solo ? Rendez-vous non pas au 45 rue Poliveau, mais à la Cinémathèque.
5 août 2020
3/10
1
Merci pour votre site car apparemment celui du Grand Palais ne permet de donner aucun avis donc aucune critique à transmettre aux organisateurs de l'exposition.

Bien que ma compagne et moi n'ayons eu aucune attente pour entrer en ce mercredi d'août, une fois à l'intérieur il y a trop de monde pour l'espace et les différents murs et écrans à regarder. Le caractère immersif de la démonstration est très discutable. Certes de belles images, mais par exemple l'éruption n'est pas aussi spectaculaire qu'on pourrait s'y attendre. En plus la partie vulcanologie est réduite à une vidéo de petit format.

Les vestiges exposés sont intéressants mais peu nombreux. Beaucoup de vidéos et d'audio, trop à notre avis, on ne vient pas a priori pour voir un documentaire comme à la télé. Dommage car le sujet est fascinant. La rentabilité ne devrait pas l'emporter sur la qualité, surtout en matière de culture!

On rumine en attendant d'autres bonnes expos... si si ça existe, même au Grand Palais!
26 juil. 2020
6/10
2
J’allais visiter cette exposition en sachant que les estampes japonaises ne me touchent pas spécialement.
Je n’ai donc pas été étonné de ne pas ressentir grand chose pendant la visite.

Malgré tout, quelques œuvres représentant le Mont Fuji enneigé sont assez jolies et une vidéo à la fin du parcours est très instructive. Elle montre l’énorme travail nécessaire pour réaliser des estampes.
Dommage que le Musée soit avare en explications sur les différents tableaux.

Si le thème vous inspire vous y trouverez sûrement ce que vous y attendez !
20 juil. 2020
7,5/10
5
Covid oblige, il faudra prendre rendez-vous lors de l’achat de votre billet sur le site de la Cinémathèque pour se rendre à l’exposition Louis de Funès. Munis de nos billets pour 11h30, nous sommes arrivées vers 11h20 et sommes entrés dans la Cinémathèque à 11h40.

Direction le cinquième étage !

Et nous voilà plongés en enfance car Louis de Funès est sans doute un des premiers comédiens dont je me souvienne. J’ai vu et revu au cours de mon enfance les films avec un plaisir non dissimulé. Il a clairement contribué à me faire aimer le cinéma dès mon plus jeune âge. Certes je me suis éloignée de ses films pendant de longues périodes mais j’y suis toujours revenue avec plaisir. Loin de moi l’idée de renier celui qui m’a donné mes premiers souvenirs de rigolades devant la télé. Dernier exemple en date : La Grande Vadrouille diffusé un des premiers jours du confinement (heureusement que c’était sur une antenne où la coupure pub n’existe pas pour les films) que je n’avais pas vu depuis 10 ans mais qui me fait toujours rire et dont les dialogues sont toujours gravés dans ma mémoire.

L’exposition retrace la vie du comédien de ses débuts de pianiste de jazz à son dernier film, le fil est chronologique dans un premier temps puis nous arrivons dans les salles dont le thème est un des grands succès de Louis de Funès : plaisir de retrouver des éléments connus comme la 2CV du Corniaud (sa première collaboration avec Bourvil), Le costume de Rabbi Jacob, les plumes de paon de l’Avare, une réplique grandeur nature du gendarme de st Tropez, …

Les différentes facettes de l’artiste sont détaillées : l’acteur et ses expressions (ah non, on ne dit pas grimaces s’il vous plait !), le mélomane, le danseur, … Les rencontres qui ont marqué sa vie dont celle fructueuse avec Gérard Oury, ce duo a sévi à plusieurs reprises et nous a donné de beaux souvenirs (le Corniaud, la Grande Vadrouille, la folie des grandeurs, les aventures de Rabbi Jacob). Il faut prendre le temps de lire les cartels. J’ai découvert quelques anecdotes que je ne connaissais pas : il adorait jardiner et il militait déjà contre les pesticides….

Autre plaisir partagé pendant cette exposition : regarder sur de grands écrans des scènes mythiques et de me faire cette réflexion : revoir de ces films au cinéma serait sans doute un chouette moment. Allo la Cinémathèque ?!

Un petit regret : l’espace du cinquième étage est un peu petit, l’exposition aurait gagné à être plus aérée dans un espace plus grand.

Je me souviens que des esprits chagrins ont dénigré la Cinémathèque quand elle a annoncé son projet d’exposition sur ce grand monsieur du cinéma, j’espère que cette exposition va être un beau succès populaire.