Il y a 1 heure
8/10
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La condition féminine à travers les siècles, des années cinquante à nos jours. Une jeune femme moderne et libérée se retrouve téléportée à l’après-guerre où la femme vivait à l’ombre de son mari.

Que de chemin parcouru mais l’égalité de l’homme et de la femme a un prix que l’on va découvrir. Les deux comédiennes campent parfaitement bien leurs personnages, elles sont drôles et pétulantes. On ne s’ennuie pas un seul instant dans cette comédie qui aborde un sujet d’actualité avec fraicheur et légèreté.

Bon moment de théâtre pour rire et réfléchir à l’évolution de la société.
Il y a 1 heure
10/10
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C’est un spectacle étonnant, à la fois plein de poésie et à la fois très drôle.

Tout se déroule dans un décor dépouillé, un cube blanc dans lequel se trouve un autre cube blanc et deux portes. Pendant une heure, un homme va chercher à s’échapper de ce dispositif inspiré de Kafka ou d’Escher. Et tout repose sur l’immense talent de l’acteur qui maitrise parfaitement l’art du mime et du jeu de scène.

On rit beaucoup, on se laisse happer par la poésie absurde, on se demande si l’on est dans un film de Tati ou un tableau de Magritte et on est émerveillé par l’adresse, la dextérité et la magie de cet acteur vraiment doué.

Les adultes retrouvent leur âme d’enfant et le les enfants adorent ...
20 août 2019
7/10
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Attention spectacle à part dans la programmation parisienne !
A part par le ton employé. A part par la forme utilisée. A part en raison du sujet abordé.

Ici, nous nous situons à mi-chemin entre la pièce de théâtre (car « En mode projet » propose un début, une histoire et une fin) et le one-man-show avec un comédien unique endossant tous les rôles.

Et quel comédien. Philippe Fertray ne se ménage pas sur scène, vivant véritablement son texte. Texte dont il faut souligner la qualité. Les répliques y sont écrites au vitriol. Et s’il s’agit bien d’une comédie, « En mode projet » se situe dans la catégorie « humour trash ». Exit donc la gentille bluette, place à un humour qui provoque la réaction, un humour qui a des choses à dire. Car derrière le texte, le comédien délivre un message. Non, plus qu’un message, une critique de la société (plutôt bien vue d’ailleurs), dépeignant les travers de ce monde du travail vouant un culte au sacrosaint résultat et où « être le meilleur » est un dogme. Il met le doigt sur une déshumanisation constante des Hommes.

Le spectateur pourra être d’accord ou non avec ce qui se dit sur scène, mais il ne restera pas insensible face au texte. Certes, la salle se « contente » d’assister au spectacle, mais nul doute qu’à la sortie, chacun aura quelques questions lui venant en tête. In fine, le but de Philippe Fertray est de faire réfléchir. En cela, le pari est gagné.

Je suis certainement passé à côté de nombreuses choses, mais ce que j’ai pu en attraper m’a fait réagir.

Vous ne craignez pas les spectacles qui donnent des émotions et matière à penser, alors filez au théâtre de la Contrescarpe.
16 août 2019
4,5/10
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Les comédiens vont et viennent en jouant et chantant des extraits des pièces connues du fameux Offenbach, sans oublié de changer de costumes. Mais la sauce ne prend pas et l'ennui me guette de plus en plus.

Le coup de bambou arrive quand on annonce un entracte. Voilà qu'en plus il se prend pour un grand spectacle. L'envie de fuir me taraude. Sauf que je ne suis pas seule. Mon binôme de spectacle qui rit de mon abattement me dit : "La seconde partie sera peut-être mieux ?". C'est difficile à croire que cela soit possible. Patiemment, j'attends la reprise. Pas de nouveauté sur scène, on continu comme avant. Par contre, on trouve plus de blagounettes avec des références modernes aussi bien à Shakespeare que Polytechnique. Qui d'ailleurs ne font pas rire tous le monde car il fallait connaître les références évoquées. Il y a des détails cachés comme le nom Pathé écrit sur un panneau. Ce n'est pas en lien avec Pathé cinéma que vous connaissez mais Pathé musique qui a enregistré des morceaux du compositeur.

Ils ont cherché à dynamiser l'ensemble avec cinq danseuses. Elles sont très jolies et portent très bien les costumes qu'on leur a donné. Souvent, elles dansent en décalé surtout sur la partie classique et c'est ennuyant aussi. Au final, mon moment préféré est quand j'ai pu enfin partir.
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16 août 2019
8/10
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Pour créer un esprit intimiste, le spectacle se joue à la lumière des bougies comme à l'époque de Molière.

A l'exception que, lorsque la bougie s'éteint ce n'est pas la fin de l'acte. Une ambiance chaleureuse se dégage car même la salle se trouve parsemée de ces luminaires. On se sent en bonne condition pour un voyage plein de rebondissements et d'amour déçu. C'est important car sur scène il n'y a aucun décor. Tout se fait par l'interprétation bluffante des comédiennes qui nous tiennent en haleine pendant 1h40. Elles portent des costumes baroques, visages maquillés de blanc, lèvres rougies, avec quelques masques et des changements de costumes. Tout cela suffit. Vous vous demandez comment faire la scène du balcon alors? Il suffit de descendre de scène et d'aller derrière un rideau. Des scènes mythiques sont même détournées comme la fameuse scène du nez ou la gourmande recette de la tarte amandine qui va aller jusqu'à une dégustation de gâteau par le public.

On comprend tout et on se laisse happer par le récit si bien écrit par Edmond Rostand et très bien adapté par Bastien Ossart. Il trouve toujours la bonne musique au bon moment pour encore mieux développer en nous ces sentiments de fougue, de passion et de tristesse. Là aussi, il joue avec les genres musicaux n'hésitant pas à mélanger musique classique et musique du monde. Une harmonie parfaite se dégage dès le début de la représentation faisant fuir le temps qui passe.

Impossible de ne pas être émerveillé par tout ce qui se déroule devant nos yeux comme si c'était la première fois que nous découvrions cette pièce de théâtre.