1 août 2022
10/10
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Voici un reportage photographique pour ceux qui n’ont pas eu la chance de visiter cette exposition. Elle nous transporte dans le joyau du berceau de la civilisation de l'hémisphère sud, la fabuleuse citadelle Inca de Machu Picchu édifié au XVe siècle.

Vous pouvez découvrir une impressionnante collection de trésors en or massif. Uniquement concurrencées par l'Égypte ancienne en termes de longévité et par l'Empire romain en termes d'ingénierie, les sociétés andines ont dominé une partie importante de l'Amérique du Sud pendant plus de trois siècles. Niché dans une forêt de nuages, le symbole des prouesses architecturales de ce grand empire est protégé par des montagnes sacrées et est invisible depuis la vallée. Des guerres et des épidémies obligent l'Empire à abandonner la ville sacrée avant la fin de sa construction. Ainsi oubliée durant des siècles cela a permis de conserver des pièces intactes à l’abris des pilleurs. Je vous propose de vous promener en image parmi une superbe sélection de pièces originales provenant de tombes royales, dont des objets spectaculaires ayant appartenu à de nobles seigneurs andins.

Vous serez éblouis par la beauté de ce sublime artisanat. Vous percevrez les mystères de la cosmologie andine en vous émerveillant devant la sophistication du travail des artistes andins. Un avant-gout des merveilles Péruviennes.
28 juil. 2022
6,5/10
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Les californiens sont de retour sur scène pour leur nouvel album ‘Unlimited Love’ et nous le présentent au travers de quatre morceaux dont le premier single ‘Black Summer’ lors de ce week end au Stade de France.

Les fans attendaient avec impatience une nouvelle tournée afin de retrouver John Frusciante à la guitare : présent dans le groupe entre 1988 à 1992 puis de 1998 à 2009, il fait de nouveau parti du groupe depuis 2020 mais le Covid a empêché le groupe de reprendre la route.

A 19h30, la première partie ‘Anderson Paak & the free Nationals’ ouvre le bal et met l’ambiance au stade avec un son funk bien rythmé qui donne envie de danser qui n’est pas sans rappeler Jamiroquai. C’est un beau succès !!!

20h40, la scène s’illumine et c’est peu de le dire : le dispositif lumineux est totalement impressionnant ! On sent que spectacle est bien maitrisé. Le light show aux couleurs psychédéliques est fantastique : il coule de l’écran du fond de la scène pour glisser vers le public grâce à une avancée de scène comme si la lumière voulait se répandre dans la fosse. C’est le seul effet qu’utilise le groupe pour mettre le feu au public et c’est réussi. Les tubes s’enchainent en distillant au milieu des hits déjà connus quatre nouvelles chansons du dernier album, néanmoins les transitions entre les morceaux sont parfois un peu lentes et l’ambiance retombe entre deux morceaux. Chad Smith à la batterie donne pourtant de sa personne avec force et brio, son énergie est communicative. Flea est un toujours excellent bassiste qui aime le live, ça se sent aussi quand il interpelle le public entre deux chansons. Anthony Kiedis au chant se balade sur la scène comme s’il était chez lui. Reste donc le retour de John Frusciante à regarder de plus près. Il est vrai que John Frusciante est un talentueux guitariste et excellent technicien : ses improvisations à la Stratocaster et ses duos avec Flea le bassiste furent excellents, mais sa guitare nous a semblé largement sous mixée par rapport à la basse justement. D’autre part, le guitariste n’a pas l’air d’être si bien réintégré que ça avec son sage look polo + jean alors que les autres portent des tenues de scène assez voyantes.

Au bout d’une heure quarante de set, le bilan est légèrement décevant même si tous les tubes ont été joués, on reste un peu sur sa faim, d’autant qu’il n y a qu’un seul rappel avec deux chansons. Le public gronde de déception quand les lumières se rallument. C’est un peu court !

Red Hot Chili Peppers, nouvel album ‘Unlimited love’
25 juil. 2022
5/10
3
Londres, 1881 : Sherlock n’est pas encore le grand Holmes et le docteur Watson, médecin légiste, rentre tout juste d’Afghanistan. Alors que ce dernier cherche un toit, l’inspecteur Lestrade de Scotland Yard fait appel à lui pour une enquête délicate.

La découverte d’un cadavre sur les bords de la Tamise va lier les destins de Sherlock Holmes et du docteur Watson et les faire entrer dans la légende. Mise en scène haletante, costumes magnifiques et décors très bien faits. C'est drôle (pas forcément très fin), quelques références littéraires (Rostand, Molière) adaptées à la pièce et plus ou moins bien amenées. En revanche, si vous êtes Sherlockien, surtout n'y allez pas !!! On peut avoir de l'humour et prendre du recul sur le personnage comme certaines adaptations ont pu le faire (la série Sherlock par exemple) mais là vraiment c'est trop...

Certes, le scénariste a repris des noms et des épisodes plus ou moins authentiques des aventures du héros de Conan Doyle, mais l'humour, certaines situations et le dénouement (tout à fait téléphoné - un enfant dans la salle avait anticipé la pièce dès son premier tiers) sont très difficiles à appréhender.

A voir pour ceux qui n'ont pas d'atomes crochus avec le détective, qui cherchent un humour facile (et pas anglais !) mais qui marche et pas prise de tête.
12 juil. 2022
10/10
2
Donc, il était une machine quelque peu déficiente (elle bégayait) qui pensait que les machines pouvaient penser. Mais, des chevaliers noirs machinèrent d'asservir le monde en codant leurs noires pensées. Après beaucoup de rotations à vide, la machine bègue s'avisa que le code noir bégayait aussi, sinistrement, et que la clé se cachait sous la répétition. La machine bègue ne put sauver ni Coventry ni toutes les belles machines HMS protégeant l'Angleterre, mais elle gagna la guerre.
Que croyez-vous qu'il arriva ? Récompenses et honneurs ? Non, pour une autre soi-disant déficience, on lui offrit une pomme.

Troublant Benoît Solès, rayonnant de gaieté désespérée et de charme déglingué.
10 juil. 2022
8/10
3
Le fait divers maritime le plus célèbre de l'Histoire fascine toujours autant, plus d'un siècle après la colision du paquebot de la White Star Line et d'un iceberg.
C'est donc une adaptation théâtrale et musicale que nous propose la troupe des Moutons Noirs cet été.


Dès l'arrivée au Théâtre de la Renaissance, le voyage immersif commence. La musique, le décor, envahissent le hall d'entrée de ce lieu sublime, tandis que la troupe se charge de l'accueil festif du public. On retrouve cette invitation au voyage dans la salle, où les comédiens déambulent entre les rangées et où chaque recoin (le balcon, les loges) est inclut pour faire vivre au spectateur un plongeon dans le temps et l'espace. Lorsque se lève le brouillard du départ, nous embarquons bel et bien sur le Titanic.


Il est temps de découvrir les personnages et l'intrigue, libre panaché de faits réels, de fiction, et du film de James Cameron. L'adaptation, entre hommage et réécriture, fonctionne parfaitement.
On a d'une part, la touche classique d'un texte en vers, qui emprunte au répertoire du Théâtre quelques citations, et d'autre part, une modernité assumée par la tournure comique, parfois parodique de certaines scènes, et les parties chantées du spectacle.
Si le spectacle démarre doucement, on monte rapidement en intensité, jusqu'à l'épilogue intelligemment amené : l'enjeu étant de conter une fin que tout le monde connaît, avec sens, originalité et émotion. Pari réussi !

La troupe est un délice, adressant un jeu juste et nuancé tout autant qu'une énergie communicative au public.
Mentions spéciales à Eric Mariotto, qui incarne un Capitaine Smith décalé et hilarant, ainsi qu'à Loryn Lounay, dont la voix douce et la prestance nous avaient charmées dans Les souliers rouges.


Un spectacle qui ne vous laissera pas de glace, idéal pour l'été.