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Madame Pylinska et le secret de Chopin

Madame Pylinska et le secret de Chopin
De Eric-Emmanuel Schmitt
Avec Eric-Emmanuel Schmitt
  • Eric-Emmanuel Schmitt
  • Nicolas Stavy
  • Théâtre Rive Gauche
  • 6, rue de la Gaité
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
Billets de 27,00 à 45,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Eric, 20 ans, veut apprendre à jouer du piano. Sa professeur est Madame Pylinska, une polonaise aux techniques d'apprentissages peu conventionnelles. 

Aussi accueillante qu’un buisson de ronces, elle impose des méthodes excentriques pour l'initiation au piano : se coucher sous l’instrument, faire des ronds dans l’eau, écouter le silence, faire lentement l’amour…

Au fil de ses leçons, de surprise en surprise, l'innocent Éric apprend plus que la musique, il apprend la vie. Une fable tendre et comique, garnie de chats snobs, d’araignées mélomanes, d’une tante adorée, et surtout de magnifiques mélodies de Chopin.

Après l'immense tournée de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran qu’Eric-Emmanuel Schmitt interprète lui-même sur scène depuis 4 ans - plus de 200 dates qui l’ont mené de France jusqu’au Canada ou aux États-Unis en passant par le Liban et l’Italie -, l'écrivain remonte sur les planches.

 

Eric-Emmanuel Schmitt, auteur de 59 ans, est très présent sur la scène française. Dans son théâtre, le Théâtre Rive Gauche, il a notamment adapté Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, L'Élixir d'Amour24h de la vie d'une femme et Le Joueur d’Echecs.

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La critique de la rédaction : 6/10. Rapidement entré dans l’histoire d’Éric-Emmanuel et ses leçons de piano, j’ai trouvé que la pièce tirait en longueurs.

Éric-Emmanuel Schmitt interprète son propre rôle et celui de sa très exigeante professeure de piano, Madame Pylinska. Cette dernière est un drôle de personnage qui idolâtre Chopin. Elle a une façon poétique d’appréhender le piano en comparant sa musique aux feuilles dans le vent, aux ronds formés dans l’eau quand un caillou y tombe, à la rosée du matin sur les fleurs... Ce sont de belles métaphores.

Hélas, j’ai trouvé les leçons de piano, les dialogues répétitifs. L’humour ne m’a pas spécialement plu.

Les passages musicaux au piano, interprétés par Nicolas Stavy sont magnifiques. Le son est bon au Théâtre Rive Gauche, c’est agréable de se laisser bercer.

Je n’ai pas été séduit par le décor et la mise en lumières, un peu désuets.

Avec 30 minutes de moins et davantage de rythme, j’aurais sûrement mieux apprécié le texte.

Note rapide
7,4/10
13 pour 13 notes et 9 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
2 critiques
Note de 4 à 7
31%
7 critiques
Note de 8 à 10
69%
Toutes les critiques
12 sept. 2019
9/10
8 0
Un décor simple, mais inspirant.
Une lumière douce et chaleureuse qui invite au calme et à la sérénité.
Une musique simplement belle.
Et des mots d’une poésie rare.

Voilà, en quelques mots, ce qui me vient à l’esprit en évoquant le nouveau spectacle d’Eric-Emmanuel Schmitt : Madame Pylinska et le secret de Chopin. Plus qu’une pièce, l’auteur convie le spectateur à un rendez-vous privilégié avec lui. Avec la plume que nous lui connaissons, il nous offre une plongée au cœur de son passé. Une immersion pleine d’émotions et de vie, où la joie côtoie la peine. Une immersion remplie des couleurs et des odeurs des lieux dans lesquels l’auteur nous emmène. Comme à l’accoutumée chez Eric-Emmanuel Schmitt, le texte, en apparence aussi léger qu’un nuage, cache plus qu’une simple histoire d’enfance. Il révèle un conte philosophique, résonnant en chacun de nous d’une façon bien particulière.

Mais, Madame Pylinska et le secret de Chopin c’est aussi une immersion musicale. Derrière le clavier, un artiste : Nicolas Stavy. Quel plaisir d’entendre la musique de Chopin prendre possession de la salle sous la précision des mains de ce talentueux pianiste. A plusieurs reprises, mon regard s’est égaré, comme hypnotisé par les doigts du musicien courant le long des touches d’ivoire. Quelle dextérité !

Un duo complémentaire sur scène. A Nicolas Stavy, la musique des notes, à Eric-Emmanuel Schmitt, celle des mots.

Alors, Madame Pylinska et le secret de Chopin, théâtre musical ou concert théâtral ? Un mélange des deux tant théâtre et musique sont, ici, mis sur un pied d’égalité. Les pièces musicales interprétées ne sont pas là pour habiller les propos du comédien. Absolument pas ! Elles ont leur place au même titre que l’histoire et se mêlent à elle. Aussi, le spectateur aura la surprise de ne pas assister à quelques notes de Chopin, mais à des œuvres entières. En amoureux de la musique, Eric-Emmanuel Schmitt n’aurait certainement pas accepté de tronquer ces moments.

Eric-Emmanuel Schmitt, justement, vrai comédien ? Oui, on peut l’affirmer. Avec un artifice ou deux, son jeu et sa voix, il donne vie à ses personnages. Madame Pylinska est plus vraie que nature.

Un spectacle réussi donc, que l’on doit aux talents de ces artistes, mais également au beau travail réalisé par le metteur en scène, Pascal Faber. Il a su tirer profit de l’originalité de la scène du théâtre Rive Gauche en investissant chaque recoin.

Madame Pylinska et le secret de Chopin est une ode à l’enfance, à la vie, mais au-delà une invitation à vivre ses passions pleinement.

Avec Chopin, Eric-Emmanuel Schmitt a appris la musique … et un peu plus.
Avec Eric-Emmanuel Schmitt, nous apprenons la vie … et un peu plus.
9 sept. 2019
7,5/10
5 0
Eric-Emmanuel Schmitt possède un incroyable talent. Un crayon en main, il est capable de vous emmener au coeur de l'émotion avec une douceur et une simplicité surprenante.

Aujourd'hui, à nouveau il couche les mots sur le papier et se dévoile dans la pièce "Madame Pylinska et le secret de Chopin" dans son théâtre, celui de la Rive Gauche. Quand il était enfant dans le salon familial trônait un grand piano noir, un Schiedmayer. Quand sa soeur jouait, un bruit insupportable se faisait entendre. Comment apprécier la musique avec cela comme référence? Mais c'était avant que sa tante préférée, Aimée, pose avec délicatesse ces doigts sur l'ensemble des touches. Et là, comme par magie une mélodie étonnante raisonne.

Un air de Chopin qui l'enveloppe, le caresse et lui procure un sentiment de plénitude qu'il n'a jamais connu. Voilà le déclic qui change toute sa vie. Il veut connaître ce qui procure cette sensation. Aussitôt, il prend le taureau par les cornes et s'attelle à l'apprentissage. Jamais il n'arrive à retrouver cette sonorité si spéciale.

Quand il arrive à Paris pour ces études à Normal Sup, il veut connaître le secret qui se cache la musique de Chopin. Une pointure lui est recommandé : Madame Pylinska. Le premier échange téléphonique le surprend. Toutefois, il refuse de se laisser désarçonner et arrive à la convaincre de lui laisser une chance. « Il est des secrets qu'il ne faut pas chercher à percer, mais qu'il faut en permanence côtoyer... » Quand il arrive, cette Madame Pylinska lui fait forte impression. Et les exercices qu'elle lui donne à faire le surprennent d'autant plus. Un lien assez atypique et fort se met en place. L'auteur joue les deux personnages, une peau de bête rose autour du coup et il devient cette femme incroyable qui changea sa vie. A travers des échanges piquants et pleins d'humour, on s'attache à elle. Et pour donner vie au son, qui est le prétexte à l'histoire, Nicolas Stavy montre son talent pour faire vivre la musique. Les notes virevoltent, s'envolent, touchent... Petit à petit, le secret de Chopin se révèle et révèle la vocation d'Eric-Emmanuel Schmitt.

Son destin n'était pas de devenir musicien mais celui de procurer la même émotion qu'il a ressenti avec des mots. Plus de 30 ans plus tard, l'artiste émerveille encore les spectateurs et les lecteurs de son incroyable talent. Qu'elle est son secret?
3 sept. 2019
9/10
4 0
Voilà donc l’histoire peu commune du petit Eric-Emmanuel, qui, après avoir eu les tympans massacrés par les leçons de piano de sa soeur Florence, sur le vieux Schiedmayer de la famille, eut la révélation de la musique grâce à sa tante préférée au joli nom, qui lui allait à ravir, Aimée. Tante Aimée joue sur le vieux piano et en tire des sons mélodieux, apprivoise le clavier, c’était “Chopin évidemment” !
C’est décidé, il reprendra des leçons, avec une professeure de Lyon, mais il ne retrouve pas la magie qu’il avait éprouvée avec Aimée. A vingt ans, il se rend à Paris pour continuer ses études littéraires. La capitale est tentatrice, il sort, mène une vie de patachon, mais Chopin lui manque ! Sa vie sera transformée par une extravagante professeure de piano, polonaise comme Chopin, c’est de bonne augure ! Madame Pylinska est haute en couleurs, possède trois chats aux noms évocateurs, Horovitz, Alfred Cortot (le plus musicien des trois), et Rubinstein.
Elle ne ménage pas son élève, lui fait faire de curieux exercices, alors qu’il ne rêve que de jouer au piano, de mieux jouer Chopin ! Elle lui en fera voir de toutes les couleurs, mais petit à petit, le jeune homme comprendra le sens de la vie, de la beauté, percera-t-il le secret de Chopin ?
Eric-Emmanuel Schmitt déploie tout son talent de comédien, il est Madame Pylinska jusqu’au bout du fume-cigarette, sa parodie de la tirade du nez est hilarante, il a su rendre attachante cette amoureuse de Chopin.
Nicolas Stavy est plus un partenaire qu’un accompagnateur, il a de faux airs de Rubinstein jeune homme ! C’est un virtuose et les pages musicales sont un délice à entendre, on pourrait penser que, comme le chat de Madame Pylinska, réincarné en araignée mélomane, Arthur Rubinstein s’est glissé dans le corps de Nicolas !
3 sept. 2019
6,5/10
3 1
Cette nouvelle pièce d'Eric-Emmanuel Schmitt a beaucoup de qualités et quelques défauts.

Elle est agréable à écouter, le message de la pièce est sublime et le texte tout en rondeurs. Les dialogues sont percutants et l'alternance texte-musique nous emporte.
Le bémol est dans la durée de la pièce : 2h. C'est trop long pour venir en semaine, c'est trop long lorsqu'on doit autant se concentrer pour écouter la musique de Chopin.
On en ressort du coup fatigué et c'est dommage.

La mise en scène était un peu trop classique à mon goût mais fonctionnait tout de même.

En somme, une jolie pièce un petit peu trop longue.
2 sept. 2019
9/10
7 0
Qui a ouvert un livre d’Eric Emmanuel Schmitt n’aura pas manqué de savourer la musicalité des mots qu’il pose, dépose et couche sur les pages comme autant de notes sur une partition.

Aussi, voir évoluer Eric Emmanuel Schmitt entre un piano à queue et un pupitre, résonne comme une évidence.

L’auteur et comédien nous invite à découvrir son histoire, son parcours initiatique, son épiphanie aux côtes de la truculente et pittoresque Madame Pylinska et de l’évanescente Tante Aimée.

Le seul en scène devient très vite duo avec les notes de Nicolas Stavy ; la plume et les mots jouent tantôt en solo, tantôt en duo, le conte, la fable, esquissent des tableaux qui s’imposent, s’exposent par touches sonnantes, vibrantes, rayonnantes et irradiantes...

Les notes s’égrènent, s’envolent, virevoltent, s’accrochent aux mots ou s’en décrochent tandis que se glissent les images d’un vibrato qui fait des ronds dans l’eau, de la rosée qui se laisse cueillir ou encore du vent qui fait bruisser les feuilles d’un arbre bien enraciné.

Sous le souffle des préludes, les ondes des berceuses, les échos des balades, tout comme Nicolas Stavy, nous abandonnons volontiers la partition pour nous laisser traverser, irriguer par la mélodie des notes, l’éloquence des silences … la magie opère !

Le temps se suspend tandis que nous nous surprenons à porter attention à nos inspirations, nos respirations, à prendre la mesure de cet air, de ces airs qui emplissent la salle tout autant que nos poumons. Nous entrons avec délice en résonance… accueillons les ricochets, percevons les effets papillon.

L’Alchimie est là : les notes subliment les mots, les mots sonnent justes, les notes ne s’imposent pas, l’équilibre est parfait.

La pièce de théâtre garde toute sa légitimité : le spectacle est bien vivant, Nicolas Stavy nous enchante avec les notes de son piano et Eric Emmanuel Schmitt fait vivre anecdotes, personnages, les histoires s’entre-mêlent, les esquisses s’agrémentent de détails qui donnent relief et réalisme aux tableaux. Sous le vernis, les apparences, les failles, les blessures se drapent de légèreté, se teintent d’humour, se voilent de tendresse et de pudeur.

Place aux différents niveaux de lecture, d’écoute, de perception : chacun pourra y puiser les doses d’humour, de rire, de sourire, d’énergie, de poésie et de musicalité.

Un moment théâtre qui vous invite au voyage intérieur, à porter un autre regard, prêter une autre oreille, investir d’autres univers… Une invite à prendre soin de soi, à être soi à l’instar de cette araignée qui glisse le long de son fil quand les notes et les harmonies sonnent justes ou de ces deux mésanges … mi anges … volatiles.

Au delà des notes et des mots , chacun saura apprécier le sens profond, l’essentiel … l’essence …ciel

Éric Emmanuel Schmitt nous ouvre les portes de son univers, de notre univers, libre à chacun d’en franchir le seuil et d’explorer le couloir qu’il aura choisi d’emprunter uni vers celle … ou celui ou bien seul.

Un grand Bravo aux talents Conjugués d’Eric Emmanuel Schmitt, Nicolas Stavy et Pascal Faber !

Merci pour avoir permis la rencontre après le spectacle !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor