Critiques pour l'événement Madame Pylinska et le secret de Chopin
12 sept. 2019
9/10
7 0
Un décor simple, mais inspirant.
Une lumière douce et chaleureuse qui invite au calme et à la sérénité.
Une musique simplement belle.
Et des mots d’une poésie rare.

Voilà, en quelques mots, ce qui me vient à l’esprit en évoquant le nouveau spectacle d’Eric-Emmanuel Schmitt : Madame Pylinska et le secret de Chopin. Plus qu’une pièce, l’auteur convie le spectateur à un rendez-vous privilégié avec lui. Avec la plume que nous lui connaissons, il nous offre une plongée au cœur de son passé. Une immersion pleine d’émotions et de vie, où la joie côtoie la peine. Une immersion remplie des couleurs et des odeurs des lieux dans lesquels l’auteur nous emmène. Comme à l’accoutumée chez Eric-Emmanuel Schmitt, le texte, en apparence aussi léger qu’un nuage, cache plus qu’une simple histoire d’enfance. Il révèle un conte philosophique, résonnant en chacun de nous d’une façon bien particulière.

Mais, Madame Pylinska et le secret de Chopin c’est aussi une immersion musicale. Derrière le clavier, un artiste : Nicolas Stavy. Quel plaisir d’entendre la musique de Chopin prendre possession de la salle sous la précision des mains de ce talentueux pianiste. A plusieurs reprises, mon regard s’est égaré, comme hypnotisé par les doigts du musicien courant le long des touches d’ivoire. Quelle dextérité !

Un duo complémentaire sur scène. A Nicolas Stavy, la musique des notes, à Eric-Emmanuel Schmitt, celle des mots.

Alors, Madame Pylinska et le secret de Chopin, théâtre musical ou concert théâtral ? Un mélange des deux tant théâtre et musique sont, ici, mis sur un pied d’égalité. Les pièces musicales interprétées ne sont pas là pour habiller les propos du comédien. Absolument pas ! Elles ont leur place au même titre que l’histoire et se mêlent à elle. Aussi, le spectateur aura la surprise de ne pas assister à quelques notes de Chopin, mais à des œuvres entières. En amoureux de la musique, Eric-Emmanuel Schmitt n’aurait certainement pas accepté de tronquer ces moments.

Eric-Emmanuel Schmitt, justement, vrai comédien ? Oui, on peut l’affirmer. Avec un artifice ou deux, son jeu et sa voix, il donne vie à ses personnages. Madame Pylinska est plus vraie que nature.

Un spectacle réussi donc, que l’on doit aux talents de ces artistes, mais également au beau travail réalisé par le metteur en scène, Pascal Faber. Il a su tirer profit de l’originalité de la scène du théâtre Rive Gauche en investissant chaque recoin.

Madame Pylinska et le secret de Chopin est une ode à l’enfance, à la vie, mais au-delà une invitation à vivre ses passions pleinement.

Avec Chopin, Eric-Emmanuel Schmitt a appris la musique … et un peu plus.
Avec Eric-Emmanuel Schmitt, nous apprenons la vie … et un peu plus.
3 sept. 2019
9/10
4 0
Voilà donc l’histoire peu commune du petit Eric-Emmanuel, qui, après avoir eu les tympans massacrés par les leçons de piano de sa soeur Florence, sur le vieux Schiedmayer de la famille, eut la révélation de la musique grâce à sa tante préférée au joli nom, qui lui allait à ravir, Aimée. Tante Aimée joue sur le vieux piano et en tire des sons mélodieux, apprivoise le clavier, c’était “Chopin évidemment” !
C’est décidé, il reprendra des leçons, avec une professeure de Lyon, mais il ne retrouve pas la magie qu’il avait éprouvée avec Aimée. A vingt ans, il se rend à Paris pour continuer ses études littéraires. La capitale est tentatrice, il sort, mène une vie de patachon, mais Chopin lui manque ! Sa vie sera transformée par une extravagante professeure de piano, polonaise comme Chopin, c’est de bonne augure ! Madame Pylinska est haute en couleurs, possède trois chats aux noms évocateurs, Horovitz, Alfred Cortot (le plus musicien des trois), et Rubinstein.
Elle ne ménage pas son élève, lui fait faire de curieux exercices, alors qu’il ne rêve que de jouer au piano, de mieux jouer Chopin ! Elle lui en fera voir de toutes les couleurs, mais petit à petit, le jeune homme comprendra le sens de la vie, de la beauté, percera-t-il le secret de Chopin ?
Eric-Emmanuel Schmitt déploie tout son talent de comédien, il est Madame Pylinska jusqu’au bout du fume-cigarette, sa parodie de la tirade du nez est hilarante, il a su rendre attachante cette amoureuse de Chopin.
Nicolas Stavy est plus un partenaire qu’un accompagnateur, il a de faux airs de Rubinstein jeune homme ! C’est un virtuose et les pages musicales sont un délice à entendre, on pourrait penser que, comme le chat de Madame Pylinska, réincarné en araignée mélomane, Arthur Rubinstein s’est glissé dans le corps de Nicolas !
2 sept. 2019
9/10
6 0
Qui a ouvert un livre d’Eric Emmanuel Schmitt n’aura pas manqué de savourer la musicalité des mots qu’il pose, dépose et couche sur les pages comme autant de notes sur une partition.

Aussi, voir évoluer Eric Emmanuel Schmitt entre un piano à queue et un pupitre, résonne comme une évidence.

L’auteur et comédien nous invite à découvrir son histoire, son parcours initiatique, son épiphanie aux côtes de la truculente et pittoresque Madame Pylinska et de l’évanescente Tante Aimée.

Le seul en scène devient très vite duo avec les notes de Nicolas Stavy ; la plume et les mots jouent tantôt en solo, tantôt en duo, le conte, la fable, esquissent des tableaux qui s’imposent, s’exposent par touches sonnantes, vibrantes, rayonnantes et irradiantes...

Les notes s’égrènent, s’envolent, virevoltent, s’accrochent aux mots ou s’en décrochent tandis que se glissent les images d’un vibrato qui fait des ronds dans l’eau, de la rosée qui se laisse cueillir ou encore du vent qui fait bruisser les feuilles d’un arbre bien enraciné.

Sous le souffle des préludes, les ondes des berceuses, les échos des balades, tout comme Nicolas Stavy, nous abandonnons volontiers la partition pour nous laisser traverser, irriguer par la mélodie des notes, l’éloquence des silences … la magie opère !

Le temps se suspend tandis que nous nous surprenons à porter attention à nos inspirations, nos respirations, à prendre la mesure de cet air, de ces airs qui emplissent la salle tout autant que nos poumons. Nous entrons avec délice en résonance… accueillons les ricochets, percevons les effets papillon.

L’Alchimie est là : les notes subliment les mots, les mots sonnent justes, les notes ne s’imposent pas, l’équilibre est parfait.

La pièce de théâtre garde toute sa légitimité : le spectacle est bien vivant, Nicolas Stavy nous enchante avec les notes de son piano et Eric Emmanuel Schmitt fait vivre anecdotes, personnages, les histoires s’entre-mêlent, les esquisses s’agrémentent de détails qui donnent relief et réalisme aux tableaux. Sous le vernis, les apparences, les failles, les blessures se drapent de légèreté, se teintent d’humour, se voilent de tendresse et de pudeur.

Place aux différents niveaux de lecture, d’écoute, de perception : chacun pourra y puiser les doses d’humour, de rire, de sourire, d’énergie, de poésie et de musicalité.

Un moment théâtre qui vous invite au voyage intérieur, à porter un autre regard, prêter une autre oreille, investir d’autres univers… Une invite à prendre soin de soi, à être soi à l’instar de cette araignée qui glisse le long de son fil quand les notes et les harmonies sonnent justes ou de ces deux mésanges … mi anges … volatiles.

Au delà des notes et des mots , chacun saura apprécier le sens profond, l’essentiel … l’essence …ciel

Éric Emmanuel Schmitt nous ouvre les portes de son univers, de notre univers, libre à chacun d’en franchir le seuil et d’explorer le couloir qu’il aura choisi d’emprunter uni vers celle … ou celui ou bien seul.

Un grand Bravo aux talents Conjugués d’Eric Emmanuel Schmitt, Nicolas Stavy et Pascal Faber !

Merci pour avoir permis la rencontre après le spectacle !
2 sept. 2019
9/10
25 0
« Il est des secrets qu'il ne faut pas chercher à percer, mais qu'il faut en permanence côtoyer... »
Voici ce qu'elle nous apprend, Mme Pylinska, à propos de Chopin.
Quant au secret de Eric-Emmanuel Schmitt, ne pourrait-on finalement pas appliquer la même injonction ?

Et pourtant, et si ce spectacle nous révélait une (petite) partie de ce secret-là ?

Une nouvelle fois, M. Schmitt va nous présenter un personnage inoubliable, de ceux qui vous touchent l'âme, le cœur. L'un de ces personnages dont on sait qu'il resteront avec vous très longtemps.

Grâce à son écriture à la fois ciselée et luxuriante, de son style étincelant, inimitable et immédiatement reconnaissable, de sa voix elle aussi reconnaissable entre toutes, il va nous dépeindre cette prof de piano très particulière, cette polonaise parisienne du 13ème arrondissement, cette maîtresse-femme au franc parler.

Celle qui fut sa professeure, certes, mais également et peut-être surtout sa formatrice, son guide, sa psychologue comportementaliste, celle qui lui fera découvrir comment grandir, comment vivre, comment aimer, comment exister et trouver sa voie, personnelle et littéraire.
Une enseignante qui demandait à ses étudiants de cueillir des fleurs sans faire tomber des pétales les perles de rosée, de contempler les ramures et les feuilles des arbres agitées par le vent, ou encore de ressentir les ronds dans l'eau générés par le lancer d'un petit caillou.

Eric-Emmanuel Schmitt va interpréter tous les rôles.
Le sien, en premier lieu. C'est son histoire, après tout. La pièce est autobiographique.

Une nouvelle fois, tout remonte à l'enfance, cette enfance qui forge l'avenir, qui fabrique l'adulte que vous serez, l'enfance d'où tout découle.

L'auteur est vraiment devenu comédien. Nous serons réellement devant un petit garçon découvrant Chopin, puis un jeune normalien désireux de se confronter sérieusement au compositeur polonais.
Un jeune homme assez pétrifié par l'imposante femme.

Et puis surtout, il est également cette Mme Pylinska.

Il passe d'un personnage à l'autre avec une facilité déconcertante, avec pour tout accessoire une étole en fourrure. Il prend alors un accent franco-polonais jubilatoire.
Une seule fois, il se coiffera d'un très joli turban, dans une scène très réussie, brillamment inspirée de la tirade du nez de Cyrano.

Il interprétera également un autre personnage très émouvant, très réussi. Je vous laisse découvrir.

Pour autant, il n'est pas seul sur scène, puisque côté jardin, au clavier d'un magnifique Steinway & Sons, est assis le pianiste virtuose Nicolas Stavy.
(Mme Pylinska n'aime pas le terme « virtuose », mais M. Stavy, notamment Prix spécial du Concours Chopin à Varsovie en 2000, est un très remarquable et très talentueux concertiste ! )

Le duo fonctionne à merveille.
Quand Nicolas Stavy joue, je vous conseille de temps en temps de jeter un coup d'oeil à Eric-Emmanuel Schmitt : sa façon qu'il a de regarder ce grand pianiste en dit vraiment long.

Une séquence hilarante : Nicolas Stavy joue une œuvre de Chopin à la manière du jeune Eric-Emmanuel Schmitt. Une manière, comment dire...

Une manière qui nous fait bien comprendre que devenir pianiste, c'est un boulot à temps plus que plein...

A ce propos, Eric-Emmanuel Schmitt s'est écrit un runing-gag épatant : à de nombreuses occasions, Mme Pylinska se courbe en avant et....... (Non, vous n'en saurez pas plus ! )

Pascal Faber, le metteur en scène, a fait en sorte qu'on finisse par mélanger la musique des mots et celle des notes. Il y a ici une vraie osmose entre les deux hommes.
Ces deux-là procèdent avec tour à tour la même douceur, la même énergie vitale, la même force !

Celui qui avait très habilement mis en scène la pièce Marie Tudor, ici-même au Rive Gauche, a parfaitement su contrebalancer le côté statique à jardin, (un piano à queue ne bouge que très peu...) par la pleine occupation du côté cour par le comédien, qui sait remplir tout naturellement l'espace

Les presque deux heures passent beaucoup trop vite, tellement le récit est prenant, à la fois intime et universel. Une histoire drôle et émouvante, passionnante et bouleversante.

Au final, après de nombreux saluts, la salle entière se lève pour une standing ovation unanime.
Quoi de plus normal et de plus mérité !

Je vous conseille vraiment d'aller assister à ce merveilleux récit initiatique.
Un spectacle incontournable de ce début de saison !
9/10
3 0
... Une écriture brillante. Un texte captivant. Le piano et la parole se conjuguent au temps présent d’un plaisir enveloppant. Incontournable moment théâtral et musical. Un spectacle rare.
31 août 2019
8/10
6 0
Une jolie histoire, pleine de douceur, nous est proposée au Rive Gauche pour cette rentrée théâtrale : Madame Pylinska et le secret de Chopin d’Eric Emmanuel Schmitt et mis en scène par Pascal Faber.

Basé sur la rencontre avec le piano familial alors qu’Eric Emmanuel Schmitt avait 9 ans, objet qui l’impressionnait vu les grondements féroces que sa sœur en tirait. Sa tante va lui faire découvrir Chopin et c’est un nouveau monde merveilleux qui s’ouvre à lui… Il demande à apprendre à en jouer et s’efforcera de retrouver la douce sensation qu’il a connu lors de sa première écoute de Chopin. Il lui faudra persévérer et croiser la route d’une enseignante polonaise aux méthodes bien peu orthodoxes : Madame Pylinska ! Et ce n’est pas seulement Chopin qu’il va apprendre à jouer, c’est une vraie leçon de vie qui va construire la vie de l’auteur tel que nous le connaissons maintenant.

En plus de cette formidable histoire qu’Eric Emmanuel Schmitt nous raconte, ce qui m’a le plus marqué c’est l’utilisation de l’espace de l’ensemble de la scène avec des lumières très réussies de Sébastien Lanoue qui met en valeur la belle mise en scène de Pascal Faber. Et il y a ce magnifique Steinway sur scène… Dès que le talentueux Nicolas Stavy effleure ses touches, nous nous envolons dans l’univers si particulier de Chopin. C’est vrai que pour moi aussi, Chopin a une place particulière en musique, l’écouter, fermer les yeux et voyager dans des endroits inattendus… Est-ce là le secret de Chopin ? Je ne vais pas vous le raconter, il faut voir la pièce pour savoir.

Ils sont donc deux sur scène (enfin trois en comptant le Steinway, ou quatre en comptant… non je ne vous dis pas !) : Eric Emmanuel Schmitt, fidèle à lui-même avec un charisme qui lui est propre et Nicolas Stavy, pianiste émérite, qui va nous livrer de nombreux extraits (mais aussi quelques pièces intégrales) avec un sacré talent. Les deux hommes se répondent parfaitement avec une belle complicité et par moment la voix et la musique ne font plus qu’une et c’est superbe !

Une belle proposition en ce début de saison.
30 août 2019
8/10
5 0
« Madame Pylinska et le secret de Chopin » d’Eric-Emmanuel Schmitt au théâtre Rive Gauche dans une mise en scène de Pascal Faber est une belle leçon de vie en musique, une méthode pédagogique pour comprendre l’essence de Chopin.

Assistons-nous à une pièce de théâtre avec des intermèdes musicaux ou à un concert avec des interludes théâtraux ?
Toujours est-il que le pianiste est admiratif des facéties du comédien tout comme le comédien est admiratif du pianiste, une écoute réciproque au diapason qui donne un la parfait.
Un moment qui peut paraître long, de près de deux heures, mais qui s’explique par la présence fabuleuse du pianiste.
La vague des notes, la magie des mots se mêlent allegro, pianissimo, andante : l’écriture d’Eric-Emmanuel Schmitt est toujours comparable à une partition qui vous ensorcelle.

Depuis son premier roman « L’évangile selon Pilate », que je vous recommande chaleureusement, Eric-Emmanuel Schmitt m’a toujours fasciné par l’élégance de son écriture, la justesse de ses mots. Il n’y a pas de superflu dans son écriture, chaque mot a sa place et sa valeur.
Un auteur qui prend confiance sur scène, qui a de plus en plus d’assurance depuis son interprétation, sur cette même scène, de « Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran ».

Madame Pylinska et le secret de Chopin fait partie, tout comme Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran et récemment Oscar et la dame rose à la Comédie Bastille dans une interprétation magistrale de Pierre Matras, du « cercle de l’invisible » : cette « série » qui met en exergue la spiritualité.

Eric-Emmanuel Schmitt est habité par la musique, une histoire personnelle remontant à son enfance, mise en lumière par son récit et son adaptation sur scène dans un respect total du livre.

Afin de mettre en place l’intrigue de notre héros, une courte introduction depuis la maison de son enfance où vivait un intrus au nom barbare de « Schielmayer » qui l’intimidait beaucoup et ce sont les poils qui se réveillent tout en donnant un léger frisson par les premières notes du « Steinway and sons » où les doigts du maître se sont posés : Chopin et son âme sont présents et ne nous quitteront plus.
Un dialogue sans fin, réjouissant, tendre, amoureux, passionné, entre mots et notes, mais perturbé délicieusement par la professeure, « auréolée d’une excellente réputation » : Madame Pylinska. Une femme follement amoureuse de la musique de Chopin tout en étant éperdument subjective. Une femme à la pédagogie musclée, appelant un chat, un chat.
Au fil de ses cours, notre héros apprendra à écouter le silence, le bruit des feuilles dans le vent, à cueillir une pâquerette parée de perles d’eau sans les faire tomber, à observer les ronds dans l’eau formés par les cailloux jetés à la volée.
Elle est affirmative, une pratique intensive du piano ne vous rend pas plus efficace pour interpréter Chopin, Le compositeur par excellence, même George Sand ne trouve pas grâce à ses yeux, c’est tout dire. Quant à revendiquer Bach, Liszt, Schubert ou Beethoven, ce n’est même pas la peine de s’y frotter.

Laissez-vous gagner par cette histoire à l’émotion palpable dans laquelle Eric-Emmanuel Schmitt en sort grandi et découvrez le secret de Chopin.
La douceur de sa voix, son sourire et son œil accrocheur captent votre attention pour sublimer l’interprétation magistrale de Nicolas Stavy qui l’accompagne sur scène : à noter la très bonne acoustique du théâtre.
Je ne sais pas s’il a suivi les cours de Madame Pylinska mais ce qui est certain, il a tout compris de l’œuvre de Chopin.
Nicolas Stavy joue intensément avec une intelligence rare les préludes, berceuses et ballades du romantique Chopin. Ses doigts effleurent, caressent les touches du Steinway à la puissance domptée et c’est la magie qui opère, cachant le travail monstrueux nécessaire à la maîtrise de son clavier, de son art.
Un duo mis en scène, mis en musique par Pascal Faber. Une partition où résonnent les souffles, les silences dans l’énergie des mots. Une rencontre entre deux artistes où le génie de Chopin, au cœur de l’action, prend toute sa grandeur.

Un cours de vie, un cours de musique, donné par Madame Pylinska via la voix du musicien des mots en la personne du philosophe Eric-Emmanuel Schmitt, qui ravira vos oreilles en profitant de l’instant présent.