Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
De Eric-Emmanuel Schmitt
Mis en scène par Anne Bourgeois
Avec Eric-Emmanuel Schmitt
  • Eric-Emmanuel Schmitt
  • En tournée dans toute la France
Itinéraire
Billets de 15,00 à 50,00
À l'affiche du :
5 septembre 2018 au 9 décembre 2018
Jours et horaires
Ajoutez la pièce à votre agenda en sélectionnant une date. Attention, vos espions pourraient l'apprendre !
l m m j v s d
    • HORAIRE
    • 21:00
Réservation de tickets

A seize ans, Momo, petit garçon juif, devient l’ami de Monsieur Ibrahim, vieil épicier arabe de la rue Bleue dans l'espoir d'échapper à sa famille sans amour.

Mais dans ce Paris des années 60, les apparences sont trompeuses. Monsieur Ibrahim n’est pas arabe, la rue Bleue n’est pas bleue et la vie ordinaire peut-être pas si ordinaire...

L’histoire tendre et drôle d’un gamin au franc-parler et de l’épicier arabe de sa rue. Comment échapper à la solitude, à la malédiction du malheur ? Comment apprendre à sourire ?

 

Un texte d'Eric Emmanuel Schmitt qui a fait le tour du monde. Publié dans 50 pays, joué maintes fois dans toutes les langues, étudié dans les collèges et lycées.

Adapté en film, il a offert au grand Omar Sharif un César en France, et un Lion d’Or à Venise, une nomination au Golden Globe américain. L’histoire revit ici, exceptionnellement interprétée par son auteur.

Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran est mis en scène par Anne Bourgeois. Récemment, elle a signé les mises en scène de Tant qu'il y a de l'amour puis de Voyage en ascenseur dans ce même théâtre.

23

La critique de la rédaction : 5/10. Je n’ai pas trouvé l’histoire de Momo et Ibrahim extraordinaire.

Je m’attendais à un récit avec davantage de profondeur. Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran est en fait une histoire plutôt légère avec beaucoup de blagues un peu faciles. Le regard naïf de cet enfant, son amour des prostituées, sa kleptomanie sont prétextes à tout un tas de traits d’humour peut-être drôles dans le bouquin que je n’ai pas eu l’occasion de lire, mais pas sur scène.

Je n’ai pas aimé la façon de jouer d’Éric-Emmanuel Schmitt, son interprétation manque de naturel. La mise en scène, le décor kitsch n’arrangent rien.

Je suis curieux de découvrir d’autres avis sur ce seul en scène qui m’a paru long.

Note rapide
7,2/10
pour 7 notes et 5 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
0 critique
Note de 4 à 7
29%
5 critiques
Note de 8 à 10
71%
Toutes les critiques
12 nov. 2018
8/10
0 0
J'avais lu il y a plusieurs années Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran et je dois dire que ce livre m'avait laissé un souvenir très vif.

Je n'étais pourtant pas inquiète d'être éventuellement déçue puisque c'est l'auteur lui-même qui est à l'affiche, et qui plus est, dirigé par Anne Bourgeois qui est une metteuse en scène que j'apprécie beaucoup.

Eric-Emmanuel Schmitt est parfait dans ce rôle ... je devrais écrire "ces" rôles car il les interprète tous avec autant de justesse, de sensibilité et de tendresse. Le Théâtre Rive Gauche a eu une excellente idée de programmer 30 représentations exceptionnelles de cette pièce, même si ce nombre ne suffira pas pour satisfaire totalement le public potentiel.

Car le roman, qui est un récit initiatique, drôle, tendre et philosophique, est devenu un "classique" de la littérature. Il a été adapté pour le cinéma par François Dupeyron et il a valu un César, et un Lion d’Or à Venise, à Omar Sharif pour le rôle-titre.

Écrit à l’origine pour le comédien et metteur en scène Bruno Abraham-Kremer, ce monologue théâtral a peu à peu gagné d’autres interprètes dans une cinquantaine de pays dans le monde et c'est un bonheur de voir l'interprétation qu'en fait Eric-Emmanuel Schmitt.

Nous sommes à Paris, dans les années 60. Momo est un garçon juif de treize ans abandonné par sa mère, et délaissé par un père dépressif, qui finira par mettre fin à ses jours. Le garçon qui n'a pas sa langue dans sa poche devient l’ami du vieil épicier arabe de la rue Bleue et découvrira le monde avec lui, et le secret du bonheur. Il comprendra auparavant que les apparences sont trompeuses : Monsieur Ibrahim n’est pas arabe, la rue Bleue n’est pas ce cette couleur-là et la vie ordinaire ne l'est peut-être pas tant que cela... Ce que tu donnes, c'est à toi pour toujours. Ce que tu gardes, c'est perdu pour toujours.

Les dialogues entre les deux protagonistes (joués par le même acteur) sont savoureux. Nous avons tous à apprendre de la sagesse du vieil épicier. Et pour cause : les dictionnaires n'expliquent bien que les mots qu'on connait déjà.

Je voudrais vraiment que vous ne passiez pas à coté de ce chef d'oeuvre. Les images seront peut-être plus fortes que mes mots :



Et si vous découvrez cette chronique trop tardivement revenez au texte, magnifique, comme en témoigne cet extrait : Monsieur Ibrahim, de l’avis général, passait pour un sage. Sans doute parce qu’il était depuis au moins quarante ans l’Arabe d’une rue juive. Sans doute parce qu’il souriait beaucoup et parlait peu. Sans doute parce qu’il semblait échapper à l’agitation ordinaire des mortels, surtout des mortels parisiens, ne bougeant jamais, telle une branche greffée sur son tabouret, ne rangeant jamais son étal devant qui que ce soit, et disparaissant on ne sait où entre minuit et huit heures du matin.

Il faut voir ou lire, ou voir et lire Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, qui est de mon point de vue un des meilleurs ouvrages d'Eric-Emmanuel Schmitt dont j'ai relaté plusieurs de ses romans et de ses pièces sur le blog. De tels propos sont nécessaires en ces périodes troublées par une montée inquiétante de l'intolérance.
24 sept. 2018
9/10
20 0
Dans ce métro qui fend la nuit pour me conduire vers ma destination, j’ai l’esprit ailleurs. Toujours installé dans ce fauteuil E13 du théâtre Rive Gauche. La pièce à l’affiche ? « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran ». Sur scène ? L’auteur lui-même, rien de moins. Pour dévorer avec enthousiasme et passion ses romans et nouvelles, je savais déjà qu’Eric-Emmanuel Schmitt possède une très belle plume. Je ne le connaissais pas comédien. Pas encore. Quoique dans le cas présent, comédien ne soit pas le terme le mieux approprié. Non, je dirais plutôt conteur. Mais, un merveilleux conteur. Celui qui d’un mot sait vous prendre par l’épaule pour vous faire vivre mille aventures. Heureux le spectateur qui fait un beau voyage … Avec cette pièce, il l’est assurément.

Dans ce métro qui fend la nuit pour me conduire vers ma destination, j’ai le regard perdu au loin, quelque part au milieu de ces rues illuminées que nous traversons à bonne vitesse. Dans ce Paris nocturne, combien de Monsieur Ibrahim attendent leur Momo ? Le destin ne tient finalement parfois qu’à une petite chose : une rencontre. Comme souvent avec Eric-Emmanuel Schmitt, l’actualité n’est jamais loin. Mêlant les religions, les univers, il montre que chacun peut vivre avec l’autre s’il s’en donne la peine. Tolérance. C’est parce que l’autre est différent qu’il est enrichissant. Après tout, pourquoi voudrions-nous qu’une société cosmopolite engendre l’uniformité ?

Dans ce métro qui fend la nuit pour me conduire vers ma destination, j’ai le sourire. Vlan ! Ces deux êtres qui se sont croisés sont un beau symbole d’espoir. Rien ne prédestinait Momo à être heureux et pourtant … Avec Monsieur Ibrahim, il aimé la vie. Sur une terre de malheur, un bonheur, aussi petit soit-il, parvient toujours à pousser. Derrière l’humour de certaines répliques, ce spectacle est un concentré de bonheur, qu’il faut consommer sans modération.

Dans ce métro qui fend la nuit pour me conduire vers ma destination, je sais que je n’écrirai pas de critique. Trop complexe. Ce spectacle, à multiples lectures, résonnera différemment en chacun de nous. L’expérience est unique, ce texte est la mienne, et elle mérite d’être vécue.

Dans ce métro qui a fendu la nuit et m’a conduit à ma destination, je sais que je n’ai qu’une certitude. Celle d’être admiratif d’Eric-Emmanuel Schmitt, de son talent et de sa capacité, avec des mots, à provoquer la réflexion, la joie, l’étonnement, la colère mais surtout, l’espérance.

Et vous, dans le métro qui vous emmènera vers le théâtre, qu’espèrerez-vous ?
16 sept. 2018
9/10
11 0
J’ai découvert le livre d’Eric-Emmanuel Schmitt après avoir vu le splendide film éponyme de François Dupeyron avec Omar Sharif, césarisé pour ce rôle ! Et je préfère toujours découvrir un livre après avoir vu la pièce ou le film. Le roman, à l’instar de nombreux autres romans d’EE Schmitt, a fait un tabac et a été traduit dans de nombreuses langues à travers le monde.

L’histoire : nous sommes les témoins de la relation qui se tisse entre Monsieur Ibrahim, l’épicier arabe ouvert 7 jours sur 7 et le jeune Moïse qui est juif. C’est une histoire où l’amitié balaye les différences entre ces deux personnes que tout séparait.

La tolérance sauvera notre monde… Et EE Schmitt fait bien de nous le rappeller en personne en montant à nouveau sur scène pour incarner les deux protagonistes. Je dis à nouveau car il y a quelques années, cette même pièce était jouée au Rive Gauche avec en alternance EE Schmitt et Francis Lalane, j’avais assisté à la version avec le chanteur aux cuissardes car je ne m’étais pas renseignée sur l’alternance entre les deux mais déjà, j’avais ressenti des émotions fortes avec cette pièce. Mais là, c’est encore mieux c’est l’auteur lui même qui délivre son message !

EE Schmitt est juste exceptionnel sur scène que ce soit en Moïse ou en Ibrahim, on le sent incarné par ses personnages, jouant toutes les émotions avec un même délice ! Je suis impressionnée et admirative. La mise en scène de l’excellente Anne Bourgeois est impeccable, celà contribue au plaisir de profiter de cet instant.
16 sept. 2018
9/10
52 0
En 2001, Eric-Emmanuel Schmitt publiait aux éditions Albin-Michel cette histoire qui tissait un lien on ne peut plus fort entre Moïse, un adolescent juif, et Monsieur Ibrahim, cet épicier arabe doté d'une immense sagesse soufie, ouvert de 8h00 à Minuit, dimanche compris.

Le récit est alors écrit pour le comédien et metteur en scène Bruno Abraham-Kremer, dont l'enfance a inspiré l'auteur.

Le texte, qui depuis a fait le tour du monde, qui a été publié dans plus de cinquante pays et qui est étudié dans les collèges et lycée, le texte raconte une amitié que bien des différences auraient pu empêcher.

Eric-Emmanuel Schmitt a écrit une ode à la tolérance, au respect de l'autre, une histoire qui rapproche les hommes, de celles qui redonnent confiance dans le genre humain.
Une fable qui montre que dépasser l'ignorance de l'autre, surmonter les peurs irrationnelles de l'inconnu, ne peut qu'engendrer la compréhension mutuelle.

Bien entendu, on se souvient également du film de François Dupeyron, pour lequel le merveilleux Omar Sharif obtint un César.

Il ne faut pas se leurrer : l'islamophobie et l'antisémitisme connaissent ces temps-ci une réelle recrudescence.
C'est pour cette raison que l'auteur a ressenti le besoin de redonner ces trente représentations exceptionnelles.

C'est lui-même qui se trouve en personne, pendant une heure et quarante cinq minutes, sur le plateau du Rive-Gauche. Le comédien, c'est lui !

Ce que j'ai vu hier m'a enthousiasmé.
J'ai assisté à un spectacle tout en subtilité, tout en finesse, tout en délicatesse.

M. Schmitt est excellent.
Il parvient parfaitement a nous faire croire aux personnages, que ce soit Momo ou M. Ibrahim.
Il prend un léger accent pour interpréter ce dernier, sans tomber dans la caricature et l'outrance.

L'auteur-comédien réalise une vraie performance, il faut appeler un chat un chat.
Tour à tour émouvant, drôle, (il place ses effets avec une jubilation apparente), ingénu, grave, sa palette est large !
Une prestance, un charisme se dégagent de son jeu ! Il en impose !

Il faut dire qu'il a choisi une metteure en scène qu'il connaît bien, et qui à chaque fois sait tirer le meilleur de ses comédiens.

Anne Bourgeois a elle aussi travaillé tout en délicatesse et en subtilité.
Une nouvelle fois, elle nous démontre son art consistant à « remplir » un plateau, ici qui plus est, avec un seul personnage.

La direction d'acteur précise, exigeante, les déplacements millimétrés, le timing parfait, le sens et la perception de l'espace scénique, tout ceci est admirable.
Un sentiment se dégage : tout est exactement à sa place, le curseur est à son exacte position.

Avec une évidence : comme à son accoutumée, Melle Bourgeois sait se jouer de tous les pièges qui auraient pu transformer cette pièce en un mélodrame pleurnichard au pathos de mauvais aloi.
De la très belle ouvrage, vous dis-je !

Il faut mentionner également la belle scénographie de Nicolas Sire, avec cette dune de sable sur lequel Eric-Emmanuel Schmitt s'assoit de temps en temps, et les lumières si délicates qu'elles se font oublier de Laurent Beal.

On l'aura compris, il faut vous dépêcher d'aller retrouver Moïse et M. Ibrahim.
Un bien beau moment de grâce au théâtre Rive Gauche.
3 sept. 2018
9,5/10
17 0
Séquence émotions !

J'ai eu la chance de voir ce petit bijou au théâtre du Chêne Noir à Avignon en 2016.

La grande sensibilité du jeu d'Eric Emmanuel Schmitt, plein de pudeur et de retenue, est une merveille !
Dès les premiers mots, le virtuose nous embarque dans cette belle histoire, le temps passe trop vite ... On se prend à rêver d'amitié et de tolérance. On se demande pourquoi on n'arrive pas à vivre tous ensemble !

Ne ratez surtout pas ce moment de grâce !
Afficher les 2 commentaires
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor