Oscar et la Dame Rose

Oscar et la Dame Rose
De Eric-Emmanuel Schmitt
Mis en scène par Steve Suissa
Avec Judith Magre
  • Judith Magre
  • Théâtre Rive Gauche
  • 6, rue de la Gaité
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
Billets de 11,00 à 50,00
Evénement plus programmé pour le moment

Il y a des rencontres qui changent la vie. Celle d'Oscar, dix ans, et de Mamie-Rose, hors d'âge, appartient à ces moments de grâce.

À l'enfant qui séjourne à l'hôpital, elle apporte son humour, sa fantaisie. Voici les douze jours qu'ils passent ensemble, peuplés de personnages drôles et émouvants. Grâce à Mamie-Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d'amour, ces douze jours deviendront légende.

 

Le roman Oscar et la Dame Rose, traduit en 50 langues, a déjà eu des millions de lecteurs dans le monde depuis sa parution en 2002. L'année suivante, son adaptation au théâtre de la comédie des Champs-Elysées était le début d'une tournée mondiale.

Le livre a également été adapté au cinéma en 2009, avec Michelle Laroque dans le rôle de Mamie Rose.

Eric-Emmanuel Schmitt, auteur de 55 ans, est très présent sur la scène théâtrale française. Il a notamment adapté Hibernatus, L'Élixir d'Amour24h de la vie d'une femme et Le Joueur d’Echecs.

Judith Magre est une actrice française de 88 ans que vous avez peut-être vue l'an dernier sur les planches dans Les Grandes Filles, une comédie sur la vieillesse. 

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La critique de la rédaction : 5.8/10. Un joli texte, assez émouvant, souvent drôle.

Nous avons lu le livre l’an dernier donc nous étions enthousiastes de le voir sur scène. Malheureusement, nous avons découverts à notre insu que c’est beaucoup moins rigolo quand on sait à l’avance ce qui va se passer… L’histoire est si simple et nous l’avions lu si récemment que nous n’avions pas la surprise de découvrir les mots, les péripéties de cet enfant malade et de Mamie Rose.

La mise en scène un peu vieillotte, sage et très figurative, laisse peu de place à l’imagination. Elle manquait peut être d’audace pour offrir un nouveau point de vue sur le livre à ceux qui l’ont déjà lu.

Difficile de juger l’interprétation de Judith Magre car nous avons assisté à la couturière (la dernière répétition) et le texte était récité sans être réellement joué.

Elle séduira sa génération mais pas forcément la nôtre, à qui elle inspirera plus du respect que d’être encore sur les planches à son âge que de l’admiration de son jeu d’actrice.

Une pièce à voir si vous n’avez pas lu le livre. Sinon, vous risquez d’être déçus.

Note rapide
6,2/10
pour 7 notes et 4 critiques
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71%
2 critiques
Note de 8 à 10
29%
Toutes les critiques
10/10
83 0
Eric-Emmanuel Schmitt, l’auteur du roman a su donner une adroite théâtralité à ce beau texte, sans sombrer dans l'émotion facile ni excessive.

La mise en scène de Steve Suissa comme les décors, les lumières et les accessoires, justes et simples, permettent au spectacle de nous faire vivre progressivement cette fin de vie avec humour, humeurs et humanité.

Judith Magre est simplement magistrale, elle arrive à nous émouvoir, à nous faire sourire, à nous faire rire. Le tout sans pathos et avec la fluidité qu'on lui connait dans son texte et ses déplacements.

Une grande dame pour un grand moment de théâtre.
16 oct. 2015
7/10
149 0
"La vérité sort de la bouche des enfants" dit notre proverbe populaire ! Les enfants, porteurs d'une pensée libre car encore pleins d'innocence. Mais qu'en est-il d'un enfant malade?

Oscar, le héros absent de cette jolie pièce, parle lui aussi sans langue de bois... La gravité des adultes en plus !! Et c'est cette gravité dans la candeur qui permet au format du monologue (interprété par Judith Magre) de marcher sur la scène du Théâtre Rive Gauche.

En modulant sa voix, l'interprète nous transporte d'un personnage à l'autre et aborde en une heure une foultitude de thème : la tolérance, l'amour, le rapport à Dieu, la peur de la mort, l'adolescence, la vieillesse, la peur de la maladie et le regard sur le malade, le courage, le lien entre générations, le choix du bonheur.

Le subterfuge de mamie Rose qui décrète qu'un jour vaut désormais dix ans fait vivre à Oscar l'équivalent d'une vie en l'espace des douze jours qui lui restent. Ce n'est pas les douze travaux d'Hercule qu'Oscar entreprend, c'est beaucoup plus. Parfois grave, parfois drôle, parfois digne d'un conte, le monologue égraine la vie de l'enfant comme on cueille les pétales d'une marguerite, jusqu'au dernier, "pas du tout".

En résumé ? Un monologue plein de grâce et de bienveillance pour un joli conte initiatique. Un sujet grave traité avec tendresse et intelligence. On en ressort le cœur au bout des doigts !
6 oct. 2015
8,5/10
116 0
Comment traiter l’agonie d’un enfant sans tomber dans le pathos ou le vulgaire ? Peut-on transposer cet événement tabou sur scène ?

Avec Oscar et la Dame Rose, Éric-Emmanuel Schmitt opte pour un conte sensible, loin de tout misérabilisme et sort la carte du loufoque merveilleux. Judith Magre illumine le Théâtre Rive-Gauche en bonne fée grossière. Une parenthèse enchantée aussi touchante que délicate. Après Danielle Darrieux et Anny Duperey, Schmitt a confié le rôle de Mamie-Rose à une autre légende du théâtre, Judith Magre. Presque quatre-vingt dix printemps au compteur et un appétit de jouer communicatif. Dans ce monologue difficile à aborder car bipartite, cette mamie en or vaut le détour.

Quand elle incarne Oscar, son air maussade et émerveillé à la fois la rajeunit prodigieusement. Quand elle endosse le costume de l’ex-catcheuse Rose, elle se montre d’une dévotion et d’une tendresse folle. Au fond, Judith Magre incarne la mamie qu’on aurait tous souhaité avoir : sa bienveillance et sa friponnerie en font une confidente idéale et le public ne s’y trompe pas en lui réservant un triomphe lors des saluts. Bouleversante et espiègle, elle porte la pièce sur ses frêles épaules vigoureuses.

Steve Suissa l’accompagne avec tact et réactive la fantaisie originale du texte en créant une atmosphère réconfortante et ludique. Le joli décor débordant de joujoux de Nils Zachariasen irisé de lumières bleutés évoque une chambre-cocon aussi bien qu’une chambre froide. Quelle bonne idée aussi d’avoir utilisé des peluches pour incarner les amis aux noms bizarres d’Oscar (Einstein, Pop-Corn…) ou un ballon bleu symbolisant Peggy Blue, la petite copine de notre garnement. Enfance et mort cohabitent alors dans un entre-deux onirique ravissant et troublant.

Oscar et la Dame Rose a conquis des millions de lecteurs car Schmitt a su inventer un conte atemporel et émouvant sur un sujet très touchy sans se vautrer dans une démonstration larmoyante. Judith Magre met du baume au cœur dans cette aventure si brève et si intense.
2 oct. 2015
4/10
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Quel beau texte d'Eric-Emmanuel Schmitt ! En l'ayant lu j'ai eu les larmes aux yeux plusieurs fois mais aussi quelques rires. Peu de romans me font cet effet !

Le texte est donc vraiment beau et se prête à mon avis bien au théâtre. Mais malheureusement ça ne marche pas ici.
Judith Magre a des difficultés et n'incarne pas bien son rôle. C'est bien dommage car c'est une grande actrice avec une belle carrière.
La mise en scène est un peu kitch et manque de subtilité, notamment les jeux de lumières qui sont assez criards.

Je déconseille cette pièce mais par contre il faut courir acheter le livre.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor