Signé Dumas

Signé Dumas
Mis en scène par Tristan Petitgirard
Avec Davy Sardou
  • Davy Sardou
  • Xavier Lemaire
  • Thomas Sagols
  • Théâtre La Bruyère
  • 5, rue La Bruyère
  • 75009 Paris
  • St-Georges (l.12)
Itinéraire
Billets de 22,00 à 42,00
À l'affiche du :
12 septembre 2018 au 29 décembre 2018
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:30
    • 21:00
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Deux ans après avoir signé ses oeuvres Les Trois Mousquetaires puis Le Comte de Monte-Cristo, en 1848, Alexandre Dumas est au sommet de sa gloire.

Il ne travaille jamais sans son fidèle collaborateur, Auguste Maquet. Si bien qu'ensemble ils forment le recto et le verso des pages qui passionnent les lecteurs du monde entier...

Hélas, éclate une grave querelle entre les deux complices. Une question cruciale se pose alors : quelle est la part exacte de l'un et de l'autre dans ce succès ?

Lequel des deux est le père de d'Artagnan et de Monte-Cristo ? Et si c'est Dumas qui signe, jusqu'où Maquet peut-il, lui aussi, prétendre être l'auteur de ses œuvres ?

 

Davy Sardou a été récompensé du Triomphe AuBalcon 2016 du meilleur acteur pour son rôle dans Les Voeux du Coeur. La saison passée, il a joué dans la pièce La Collection.

 

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La critique de la rédaction : 6/10. Intéressante mais pas passionnante cette pièce sur une histoire de notre Histoire.

Alexandre Dumas est représenté comme un auteur exubérant, se souciant plus de son château que de ses prochaines œuvres. À l’inverse, son co-auteur Auguste Maquet est très discret et un vrai bourreau de travail.
Ce n’est pas surprenant que ce couple mal assorti en vienne au règlement de compte.

Quelques passages sont bien écrits, d’autres un peu longs.
Xavier Lemaire et Davy Sardou sont convaincants dans leur registre. Les excès de l’un compensent l’effacement de l’autre.

Nous avons apprécié le décor. La mise en scène aurait pu, elle, apporter davantage de rythme.

Ce n’était pas un moment désagréable.

Note rapide
7,3/10
14 pour 14 notes et 12 critiques
0 critique
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6 critiques
Note de 4 à 7
57%
6 critiques
Note de 8 à 10
43%
Toutes les critiques
21 nov. 2018
7,5/10
9 0
Alexandre Dumas père a accompagné toute mon enfance.
Une époque où les enfants lisaient encore beaucoup … car les tentations -autres- existaient peu.

Grâce à l’obligeance d’un ami de mes parents qui possédait la collection complète des romans historiques (et populaires) d’Alexandre Dumas, j’ai passé, des moments merveilleux, plongée dans la lecture de ces livres que j’avais tant de peine à lâcher. Tant ils étaient captivants, bien écrits, et leurs personnages, qu’on suivait de tome en tome, bien trempés.

Je n’ai pas oublié Dumas et j’avais vaguement entendu parler de son nègre.
Mais je ne connaissais pas Auguste Maquet…
J’ai voulu en savoir plus, je ne le regrette pas !

Je ne sais pas si la pièce « signé Dumas » est tout à fait fidèle à la réalité.
Et si les rapports entretenus entre ces deux hommes reflètent bien leur quotidien et leur mode de collaboration.
Mais la pièce est plutôt bien faite, le texte de bonne facture, le prétexte d’une journée historique assez habile, le questionnement sur la part respective apportée par chacun des deux protagonistes, soulevée avec raison avec la problématique: qui est le véritable auteur ? celui qui a les idées, un nom et la renommée ou, celui qui écrit, rend cohérentes les histoires et met en forme. Comment et pourquoi accepter d’être dans l’ombre ?

J’ai été particulièrement convaincue par le jeu de Davy Sardou, un comédien que je n’avais jamais vu sur scène et qui incarne avec sobriété et pertinence, un Auguste Maquet écartelé entre la dépendance dans lequel l’enferme et l’entretient Dumas et son envie de de reconnaissance des apports, apparemment certains et consistants, qu’il donne aux ouvrages de Dumas.

Dumas, Xavier Lemaire, lui est un peu caricatural et en fait un peu trop, dans son personnage arrivé, adulé par ses lecteurs et qui au faîte de sa gloire, se ment à lui-même et se révèle assez odieux vis-à-vis de son collaborateur fidèle, avec tout le mépris qu'il exprime pour ce petit professeur qui n'appartient pas au monde de bourgeois aisé et qui a réussi dont il se prévaut.

Soirée agréable, et qui donne envie de reprendre ses lectures d’enfance...
18 nov. 2018
5/10
1 0
Au sortir de la pièce, je trouvais d'abord que Dumas est vraiment maltraité et secundo que l'argument est un peu faible pour la durée de la pièce.

Cherchant à en savoir plus (sur internet), j'apprends qu'un certain Charles Jacquot (1812-1880) a écrit, en 1845, un pamphlet qualifié d'ordurier "où il dénonce le fait que l’œuvre de Dumas était écrite par d’autres et contribue ainsi à faire connaître l’acception figurée du mot « nègre »." et que Dumas porta plainte : résultat Jacquot fut condamné à 6 mois de prison et à une amende. Soit.
Or, en 2002, pour contrer la panthéonisation d’Alexandre Dumas, le pamphlet raciste de Jacquot a été réédité." et.... justement..... en 2003 :
" Il a inspiré une pièce de théâtre de Cyril Gély et Eric Rouquette créée en 2003 au théâtre Marigny."
Je comprends mieux ma gêne.
Sinon, bien jouée et bonne mise en scène, qui me donne envie d'aller visiter le château d'If !
17 oct. 2018
8,5/10
3 0
Je connaissais mal cette histoire entre Maquet et Dumas et je n’avais pas vu le film.
J’ai adoré le jeu des acteurs et la mise en scène.
Un très bon moment.
14 oct. 2018
7,5/10
10 0
Une pièce qui présente un sujet original et qui pose la question de la propriété intellectuelle dans le cas certainement le plus célèbre de la littérature.

Tout d'abord, il faut souligner la prestation impeccable des comédiens : Xavier Lemaire est un Alexandre Dumas plus vrai que nature qui en impose par son immense stature ; Davy Sardou parait bien frêle en comparaison mais se révèle un "adversaire" redoutable.

Pas une minute d'ennui dans ce dialogue, j'ai été intéressé du début à la fin. Le seul bémol pour moi d'un parti pris trop en faveur d'Auguste Maquet qui est quasiment présenté comme le seul véritable auteur, ce que la plupart des historiens de la littérature réfutent. Un Dumas avec des arguments un peu plus percutants aurait encore augmenté l'intérêt de cette pièce somme toute réussie.
7 oct. 2018
7/10
14 0
En février 1848, le jour de l’abdication de Louis-Philippe, prenant pour prétexte un différend politique, Alexandre Dumas et Auguste Maquet, son « nègre » littéraire, s’affrontent pour la première fois à propos de la part de leurs mérites respectifs dans le succès des romans...

Une pièce très agréable à regarder : un Alexandre Dumas plus vrai que nature, ébouriffant et ébouriffé, et un Maquet très juste, pâle et grave. La mise en scène est sobre et réaliste, un bureau, une bibliothèque remplie de livres de... Dumas, une fenêtre entrouverte de laquelle les personnages disent apercevoir le château que Dumas avait fait construire à Port-Marly, le « château de Monte-Cristo », construit à sa « démesure. »

La pièce, dans sa volonté de rentre hommage à Maquet, est néanmoins trop à charge contre Dumas : ce dernier n’avait pas que de brèves fulgurances concernant l’intrigue de ses romans, c’était aussi un travailleur acharné, Maquet n’était ni son esclave, ni la plume de toutes ses œuvres, leur collaboration était plus équilibrée que ce qu’affirme cette pièce.

Le texte aurait pu insister davantage sur les enjeux de la paternité auctoriale, il y avait vraiment la possibilité d'approfondir la réflexion littéraire plutôt que de proposer une vague réflexion politique ponctuée de quelques longueurs.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor