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Rouge, Niels Arestrup

Rouge, Niels Arestrup
De John Logan
Mis en scène par Jérémie Lippmann
Avec Niels Arestrup
  • Niels Arestrup
  • Alexis Moncorgé
  • Théâtre Montparnasse
  • 31, rue de la Gaîté
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
Billets de 18,00 à 52,00
À l'affiche du :
12 septembre 2019 au 22 décembre 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 21:00
    • 15:30
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Années 50, à New York. Le célèbre peintre expressionniste Mark Rothko vient de recevoir une importante commande : réaliser les monumentales fresques de l'illustre restaurant du Four Seasons.

Dans son atelier d'artiste, Rothko donne des instructions à son assistant, Ken, pour réaliser les mélanges de peintures, assembler les châssis, préparer les toiles...

Le culotté jeune homme n'hésite alors pas à remettre en question les théories assurées du maître sur l'art. En allant jusqu'à l'accuser d'hypocrisie et de compromission mercantile.

Une joute verbale passionnée puis volcanique s’engage alors entre les deux personnages...

 

Cette pièce a été récompensée de 6 Tony Awards aux États-Unis.

Au théâtre, Niels Arestrup a récemment joué Acting et Skorpios au Loin.

Alexis Moncorgé a été récompensé du Molière de la révélation théâtrale pour Amok en 2016.

Le metteur en scène Jérémie Lippmann a récemment mis en scène La Vénus à la Fourrure et Les Discours dans une vie.

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La critique de la rédaction : 6.5/10. Une discussion animée sur l’art, l’histoire de l’art et le choc des générations.

Ne vous attendez pas à ce qu’il y ait une véritable histoire. C’est plutôt une pièce pour faire réfléchir, flatter son intellect et sa culture générale. Même si les propos ne sont pas tous de haute volée entre l’illustre peintre convaincu d’être un demi Dieu et le naïf apprenti qui peine à s’affirmer. Mark Rothko dit "c’était mieux avant", "tu n’y connais rien car tu es jeune", "si tu n’as pas lu Nietzsche tu ne peux parler de rien", "les gens sont idiots", "le rouge sur mes toiles ce n’est pas du rouge"... Un snobisme assez basique, celui d'un artiste qui a beaucoup d'ego.

L’évolution de la relation entre les deux personnages est intéressante et sympa (petit clin d’oeil à ceux qui ont déjà vu la pièce).

Rouge est très bien jouée, son décor est majestueux.

Si vous y allez, soyez en forme pour ne pas perdre le fil de la conversation. Vous risqueriez de vous assoupir comme notre voisin de fauteuil !

Note rapide
6,8/10
18 pour 18 notes et 16 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
9 critiques
Note de 4 à 7
61%
7 critiques
Note de 8 à 10
39%
Toutes les critiques
7 nov. 2019
8,5/10
1 0
Nous allons aller à la rencontre de Mark Rothka, peintre américain classé parmi les représentants de l'expressionnisme abstrait américain, mais Rothko refusait cette catégorisation jugée « aliénante ». Il est peu exposé en France (la dernière rétrospective ayant eu lieu en 1999).

Nous sommes à New York dans les années 50. Rothko vient d’avoir la commande d’un grand restaurant New-Yorkais « Les Quatre Saisons » pour une grande fresque murale abstraite.

Nous pénétrons dans l’atelier de Mark Rothko, homme solitaire, misanthrope, au caractère difficile, en désaccord avec ses contemporains et en admiration pour Van Gogh, Rembrandt et Caravage.
Rothko allume une cigarette, jette un œil sur quelques esquisses, fait jaillir la musique. Nous sommes dans son univers : des châssis, un établi, des pots de peinture, des poulies permettant de relever ou d’abaisser les toiles, quelques pinceaux…
Il accueille son jeune et nouvel assistant Ken en le questionnant sévèrement et en le sermonnant pour son manque de culture philosophique, littéraire, musicale et poétique.

Dans un combat et une discussion endiablée fusent leurs questionnements sur la peinture et sur l’art en général.
Le commerce de l’art offusque Rothko, il souhaite que l’on contemple ses œuvres avec dévotion mais...
« Je veux une forme plane car elle détruise l’illusion et révèle la vérité »
Ken déclare sans ménagement à son maitre que le Pop art est le nouveau mouvement innovant…
Malgré leurs divergences, on sent naître un attachement sincère entre eux.


Nous découvrons des brides de leur vie, leurs angoisses, leurs désirs, leurs déceptions.

Niels Arestrup incarne avec force, sensibilité et passion Mark Rothka dont Louise Bourgeois disait « On ne l’a jamais vu sourire »
Alexis Moncorgé interprète avec grande justesse et brio Ken. Ce jeune assistant qui prendra de l’assurance jusqu’à contredire son maitre qu’il admire.

Très beau moment de théâtre qui donne envie de découvrir plus intensément Mark Rothko.
11 oct. 2019
7/10
4 0
Belle confrontation entre le maître du Rouge et son jeune employé sur l'essentiel de l'art de la peinture, version Rothko.
Puissance des échanges et du jeu théâtral. Mais un peu trop intello à mon goût !
8 oct. 2019
7/10
3 0
Une performance sur la thématique de l'Art! Un bon jeu d'acteurs même si Niels Arestrup semblait parfois avoir du mal à suivre le rythme.

Quelques petites longueurs mais très sympathique dans l'ensemble!
8,5/10
2 0
Alors ?
Si on ne discute pas des goûts et des couleurs, soyez ici servis ! Carmin, cramoisi, écarlate, ... Prenez le temps de choisir le terme adéquat avant de répondre à la question du maître Mark Rothko (Niels Arestrup) : "Qu'est-ce que vous voyez ?".

Un deuxième conseil, ayez du discernement et suffisamment de recul pour ne pas tout aimer. Enfin, bannissez le mot "sympa". Impossible de lister tous les points de vigilance pour avertir Ken (Alexis Moncorgé), le nouvel assistant de l'artiste, mais ces trois conseils lui seront précieux. Dans son atelier, en 1958, Mark Rothko travaille sur la livraison de ses œuvres au très prestigieux restaurant Four Seasons à New York. Le patron annonce la couleur : l'assistant s'occupera du boss sans rechigner. Deal conclu. Impressionné et engoncé dans son costume, Ken deviendra son sparring partner. Sans surprise, le texte est imprégné d'une musicalité américaine où le petit nouveau coincé parviendra à prendre de l'assurance, n'hésitant pas à défier les plus grands. Fort heureusement, la carrure et la gouaille du comédien Niels Arestrup renverse d'un revers de coup de pinceau ce minot qui monte sur ses grands chevaux. Le texte offre de belles réflexions sur notre rapport à l'art avec le prisme de l'écart générationnel des protagonistes. Si le fils doit tuer le père, que devient le fils ? Que doit-il créer pour honorer le sang répandu ? Loin de l'ambiance muséale, le spectateur a la chance de s'imprégner des toiles présentes sur scène et d'écouter les joutes. La mise en scène intègre des morceaux de musique qui rendent hommage au culte de l'art. Le plus profane est le bienvenu puisqu'il n'est nullement nécessaire d'avoir des références en histoire de l'art, en particulier celles couvrant la fin du 20ème siècle, pour apprécier la pièce.

La leçon philosophique évidente peut se résumer à : l'art fait partie de notre vie afin de "ne pas mourir de la vérité" - pour reprendre les mots de Nietzsche. Mais l'art vit avec son époque - en l'espèce, celle du pop art, du consumérisme et du has-been. C'est une conclusion bien tragique pour celui qui refusait d'être "superflu de son vivant".
27 sept. 2019
6,5/10
2 0
Je me suis un peu lassée à la longue de ce duo qui parle beaucoup.

Ceci n'enlève rien à la grande qualité des acteurs (présence et rythme).
La scène large et profonde, est parfaite pour cet atelier d'artiste.

La mise en scène est réussie, tout comme les décors.
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor