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Rouge, Niels Arestrup

Rouge, Niels Arestrup
De John Logan
Mis en scène par Jérémie Lippmann
Avec Niels Arestrup
  • Niels Arestrup
  • Alexis Moncorgé
  • Théâtre Montparnasse
  • 31, rue de la Gaîté
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
Billets de 18,00 à 52,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Années 50, à New York. Le célèbre peintre expressionniste Mark Rothko vient de recevoir une importante commande : réaliser les monumentales fresques de l'illustre restaurant du Four Seasons.

Dans son atelier d'artiste, Rothko donne des instructions à son assistant, Ken, pour réaliser les mélanges de peintures, assembler les châssis, préparer les toiles...

Le culotté jeune homme n'hésite alors pas à remettre en question les théories assurées du maître sur l'art. En allant jusqu'à l'accuser d'hypocrisie et de compromission mercantile.

Une joute verbale passionnée puis volcanique s’engage alors entre les deux personnages...

 

Cette pièce a été récompensée de 6 Tony Awards aux États-Unis.

Au théâtre, Niels Arestrup a récemment joué Acting et Skorpios au Loin.

Alexis Moncorgé a été récompensé du Molière de la révélation théâtrale pour Amok en 2016.

Le metteur en scène Jérémie Lippmann a récemment mis en scène La Vénus à la Fourrure et Les Discours dans une vie.

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La critique de la rédaction : 6.5/10. Une discussion animée sur l’art, l’histoire de l’art et le choc des générations.

Ne vous attendez pas à ce qu’il y ait une véritable histoire. C’est plutôt une pièce pour faire réfléchir, flatter son intellect et sa culture générale. Même si les propos ne sont pas tous de haute volée entre l’illustre peintre convaincu d’être un demi Dieu et le naïf apprenti qui peine à s’affirmer. Mark Rothko dit "c’était mieux avant", "tu n’y connais rien car tu es jeune", "si tu n’as pas lu Nietzsche tu ne peux parler de rien", "les gens sont idiots", "le rouge sur mes toiles ce n’est pas du rouge"... Un snobisme assez basique, celui d'un artiste qui a beaucoup d'ego.

L’évolution de la relation entre les deux personnages est intéressante et sympa (petit clin d’oeil à ceux qui ont déjà vu la pièce).

Rouge est très bien jouée, son décor est majestueux.

Si vous y allez, soyez en forme pour ne pas perdre le fil de la conversation. Vous risqueriez de vous assoupir comme notre voisin de fauteuil !

Note rapide
6,9/10
20 pour 20 notes et 18 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
10 critiques
Note de 4 à 7
60%
8 critiques
Note de 8 à 10
40%
Toutes les critiques
21 janv. 2020
6,5/10
0
On ne peut rien dire sur la qualité du jeu de Niels Arestrup et je me faisais une joie de découvrir cet immense acteur sur scène.
Mais malheureusement j’ai trouvé que la pièce n’avait pas de grand intérêt, qu’elle tourne en rond avec les dialogues quelque peu convenus. Dommage, peu d’émotion et Alexis de Moncorgé est écrasé par Niels Arestrup.
Je me suis ennuyée à bien des moments.
2 janv. 2020
9/10
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A New-York, un jeune peintre, Ken, postule pour un poste d'assistant auprès du célèbre Rothko, artiste connu de toute la haute société, qui a reçu une commande de plusieurs tableaux rouges pour l'un des plus grands restaurants New-yorkais à la mode, le Four-seasons.
Celui-ci, accepte de le prendre à ses côtés mais à l'unique condition qu'il garde un rôle d'assistant "à tout faire", ne le prenne pas pour son professeur car il ne lui donnera aucun cours, et lui intime l'ordre de ne rien attendre de lui.
Mal dans sa peau, désagréable, égocentrique et acariâtre, l'artiste humilie constamment le jeune homme qui lui obéit patiemment.
Mais petit à petit, le jeune Ken prend confiance en lui. Jusqu'au jour où...

Une grande interprétation des deux comédiens, Niels Arestrup et Alexis de Moncorgé, digne petit fils de Jean Gabin, qui monte en puissance, sur un très beau texte de John Logan.
Tout d'abord personnage gauche, insignifiant et timide, on voit l'évolution d'Alexis de Moncorgé, Ken, qui petit à petit, prend de l'assurance et s'affirme dans un tête à tête final.
Niels Arestrup interpréte avec puissance et perfection l'artiste capricieux et égocentrique.
Nous connaissons tous l'immense Niels Arestrup mais je vous invite à découvrir le jeune Alexis de Moncorgé, bourré de talent, que j'ai découvert dans Amok de Zweig.
7 nov. 2019
8,5/10
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Nous allons aller à la rencontre de Mark Rothka, peintre américain classé parmi les représentants de l'expressionnisme abstrait américain, mais Rothko refusait cette catégorisation jugée « aliénante ». Il est peu exposé en France (la dernière rétrospective ayant eu lieu en 1999).

Nous sommes à New York dans les années 50. Rothko vient d’avoir la commande d’un grand restaurant New-Yorkais « Les Quatre Saisons » pour une grande fresque murale abstraite.

Nous pénétrons dans l’atelier de Mark Rothko, homme solitaire, misanthrope, au caractère difficile, en désaccord avec ses contemporains et en admiration pour Van Gogh, Rembrandt et Caravage.
Rothko allume une cigarette, jette un œil sur quelques esquisses, fait jaillir la musique. Nous sommes dans son univers : des châssis, un établi, des pots de peinture, des poulies permettant de relever ou d’abaisser les toiles, quelques pinceaux…
Il accueille son jeune et nouvel assistant Ken en le questionnant sévèrement et en le sermonnant pour son manque de culture philosophique, littéraire, musicale et poétique.

Dans un combat et une discussion endiablée fusent leurs questionnements sur la peinture et sur l’art en général.
Le commerce de l’art offusque Rothko, il souhaite que l’on contemple ses œuvres avec dévotion mais...
« Je veux une forme plane car elle détruise l’illusion et révèle la vérité »
Ken déclare sans ménagement à son maitre que le Pop art est le nouveau mouvement innovant…
Malgré leurs divergences, on sent naître un attachement sincère entre eux.


Nous découvrons des brides de leur vie, leurs angoisses, leurs désirs, leurs déceptions.

Niels Arestrup incarne avec force, sensibilité et passion Mark Rothka dont Louise Bourgeois disait « On ne l’a jamais vu sourire »
Alexis Moncorgé interprète avec grande justesse et brio Ken. Ce jeune assistant qui prendra de l’assurance jusqu’à contredire son maitre qu’il admire.

Très beau moment de théâtre qui donne envie de découvrir plus intensément Mark Rothko.
11 oct. 2019
7/10
5
Belle confrontation entre le maître du Rouge et son jeune employé sur l'essentiel de l'art de la peinture, version Rothko.
Puissance des échanges et du jeu théâtral. Mais un peu trop intello à mon goût !
8 oct. 2019
7/10
3
Une performance sur la thématique de l'Art! Un bon jeu d'acteurs même si Niels Arestrup semblait parfois avoir du mal à suivre le rythme.

Quelques petites longueurs mais très sympathique dans l'ensemble!
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor