- Comédie Contemporaine
- Théâtre des Bouffes-Parisiens
- Paris 2ème
Acting

- Kad Merad
- Niels Arestrup
- Patrick Bosso
- Théâtre des Bouffes-Parisiens
- 4, rue Monsigny
- 75002 Paris
- Quatre-Septembre (l.3)
Dans une étroite cellule de prison, Robert, un metteur en scène condamné pour meurtre, rejoint Gepetto, un petit expert comptable minable et Horace, un tueur muet.
Gepetto a toujours rêvé de devenir acteur.
Mais voilà, il n'a aucune des qualités requises pour l'être. Robert tenté par un pari fou, et voulant tuer le temps, décide de faire de lui le plus grand acteur de tous les temps. Ce ne sera pas une mince affaire.
Kad Merad est un acteur et humoriste de 52 ans qui avait déjà joué au théâtre dans le spectacle musical Rendez-vous (2010). Au cinéma, il a joué dans Je vais Bien, ne t'en fais pas (2006), Bienvenue chez les ch'tis (2008) puis une flopée de comédies pas toujours très réussies.
Niels Arestrup est un acteur de 67 ans, qui a notamment joué dans De battre mon cœur s’est arrêté, Quai d’Orsay et Diplomatie. Au théâtre, on l'a vu un peu ralenti en 2015 dans la pièce Le Souper.
Xavier Durringer est un auteur de théâtre et de cinéma. Il a notamment réalisé le film La Conquête en 2011.
La critique de la rédaction : 5/10. Pas terrible. Pas terrible du tout.
Une pièce qui essaye d’être à la fois drôle et intelligente mais qui ne parvient aucun des deux.
Dans cette prison glauque avec un grand lit superposé, le personnage de Niels Arestrup donne un cours de théâtre d’une heure quarante à Kad Merad, élève dissipé.
Les dialogues déçoivent. Niels Arestrup disserte sur l’art du métier de comédien, Kad Merad fait des blagues caca-prout paf. Le résultat n’est pas très drôle ni convaincant, souvent ennuyant, ne nous fait rien ressentir.
La mise en scène n’aide pas avec les nombreuses coupures qu’elle crée. Elle accentue le fait qu’il ne se passe pas grand-chose derrière les barreaux de cette prison.
Dommage, des réflexions sur les acteurs, la culture, la critique de la télévision auraient pu être intéressantes dans une pièce mieux ficelée.
Et ce huit clos entre trois hommes différents enfermés dans une même cellule avec un temps infini qui se déroule devant eux et finira par...
Humour un peu trop gras et gags à la limite du mauvais goût (le plat de pâtes sur la tête)... Rien de bien transcendant et voire ennuyeux !!!
Belle soirée et le public l'a bien manifesté.
Merci les artistes !
Le jeu est assez inégal selon les acteurs. Niels Arestrup envoie franchement du lourd face à un Kad Merad très en dessous et qui surtout ne porte pas beaucoup la voix. Mention spéciale pour Patrick Bosso avec son Horace finalement très attachant et indispensable.
Le gros problème pour moi est qu'on tombe dans le rire facile, surtout pour Kad Merad obligé de faire des mimiques pour avoir un public hilare.
Au delà de la qualité du texte de Durringer, je trouve la fin un peu bâclée et pas très subtile.
Ça fait du bien de voir dans le privé, une forme de théâtre plus contemporaine.
On retiendra un Niels Arestrup qui ne cesse de surjouer le râleur face à un Kad Merad qui fait le benêt au-delà de ce qui est crédible...
Bref, une soirée bien décevante qui aurait pu être à moitié sauvée en s'échappant pendant l'entracte... sauf qu'il n'y en avait pas ! :-(