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Fausse Note

Fausse Note
De Didier Caron
Mis en scène par Didier Caron
  • Théâtre de la Contrescarpe
  • 5, rue Blainville
  • 75005 Paris
  • Place Monge (l.7)
Itinéraire
Billets de 13,50 à 35,50
Evénement plus programmé pour le moment
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Au prestigieux Philarmonique de Genève, H. P. Miller, chef d’orchestre de renommée internationale, se détend dans sa loge.

A peine son concert terminé, ce dernier est importuné à de nombreuses reprises par un spectateur envahissant, Léon Dinkel, qui se présente comme un grand admirateur venu de Belgique pour l’applaudir.

Cependant plus l’entrevue se prolonge, plus le comportement de ce visiteur devient bizarre et insistant. Jusqu’à ce qu’il dévoile un objet du passé…

Qui est donc cet inquiétant M. Dinkel ? Que veut-il réellement ?

 

Didier Caron, auteur de Fausse Note, a également écrit les sympathiques comédies Le Jardin d'Alphonse et Les Nombrils.

 

Attention, certains spectateurs et la critique de la rédaction avaient vu Fausse Note avec l'ancienne distribution.

 

887

La critique de la rédaction : 6/10. Fausse Note est une histoire bien ficelée mais nous nous sommes légèrement ennuyés.

Un chef d'orchestre se fait poursuivre par un admirateur très collant. Dès les premières minutes nous sentons que ces deux hommes ne vont pas s'entendre. Leurs caractères sont opposés, entre le mystérieux et le colérique. L'homme au chapeau vient régler quelque chose mais quoi ?

Il ne veut pas cracher le morceau. Dans ce décor dépouillé d'une loge d'artiste, une tension règne, les non-dits captivent, agacent, ennuient puis captivent à nouveau. C'est un peu lent, les dialogues tournent trop en rond à notre goût.

Les deux acteurs, Christophe Malavoy et Tom Novembre jouent bien.

Le dénouement surprend, sonne juste, et fait sortir du théâtre avec le sentiment que la soirée aurait pu être meilleure si le rythme avait été plus soutenu.

Note rapide
7,5/10
24 pour 24 notes et 19 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
7 critiques
Note de 4 à 7
38%
12 critiques
Note de 8 à 10
63%
Toutes les critiques
24 déc. 2019
7,5/10
3
Deux hommes se retrouvent face à leur destin et face à leur passé. Didier Caron trouve les mots juste et le ton adéquate pour faire monter en crescendo l'intensité.

Rien d'extravagant, rien de voyeur juste une réalité historique abordée avec beaucoup de justesse et d'ingéniosité. On comprend au fur et à mesure la requête de ce fameux M. Dinkel et son intention dans ce geste désespéré. Pas besoin de beaucoup d'espace pour donner vie à ce huis-clos. La mise en scène de Didier Caron et Christophe Luthringer brille par sa finesse. Une petite loge avec le nécessaire, chaises, porte-manteau, téléphone... Avec au centre de la scène, un meuble qui grâce à quelques manipulations se transforme en un coup de main. Il est à la fois le lieu où l'on se maquille/démaquille, où l'on pose les choses importantes, l'endroit où se trouve l'alcool... Il est l'objet de contrainte car pour s'enfuir ou poursuivre l'autre, on est obligé de tourner autour.

Pierre Azéma et Pierre Deny insufflent leur force, leur fougue et leur désespoir dans leurs personnages sans aucune fausse note. Ils les portent à bout de bras pour qu'à aucun moment le spectateur ne puissent se lasser ou se désintéresser. Le regard brillant de curiosité, les yeux restent dirigés vers la scène intrigués. Les artistes deviennent ces autres aux coeurs brisés. Les émotions s'amplifient sur les compositions musicales de Vladimir Petrov. Elles raisonnent dans les moments les plus dramatiques, douloureux afin de nous tenir en haleine. Impossible de rester insensible à cet ensemble si convaincant et entrainant.

Le public ne peut que se lever pour les remercier d'une telle prestation qui bouleverse autant qu'elle interroge.
8 déc. 2019
10/10
2
Version avec Pierre Denys et Pierre Azéma.
Un illustre Chef d'orchestre, promu à une belle carrière, entre dans sa loge, excédé, après un concert, quand un admirateur fait irruption.
Très vite cet homme, tout d'abord sympathique, va devenir très envahissant voire indésirable.
Que cherche-t-il et pour quelle raison connait-il toute sa vie ?
MAGISTRAL !
Pas de fausse note pour Pierre Azéma et Pierre Deny dans cette pièce, dont le ton et l'émotion montent crescendo. Dans un jeu de ping-pong, où la peur, la tristesse, la honte, la haine, et la résilience se côtoient à tour de rôle,
les deux protagonistes nous tiennent en haleine jusqu'à la fin.
C'est avec une grande dextérité et un important charisme qu'ils revêtent la peau de ces deux personnages sur ce texte puissant de Didier Caron.
Ils sont fabuleux !
Standing ovation pour ces deux comédiens qui, tellement investis par leur personnage, ont eu du mal à reprendre leurs esprits.
Un grand moment de théâtre.
Didier Caron a voulu faire une version différente de la première jouée par Christophe Malavoy et Tom Novembre.
Il a misé sur un décor très sobre, pour tout axer sur le jeu des comédiens et l'émotion.
Vue tout d'abord au festival d'Avignon dans une grande salle, j'ai tellement apprécié que je suis retournée la voir dans la petite salle du théâtre de la Contrescarpe qui donne plus de proximité avec les comédiens.
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8 oct. 2019
9/10
5
Une entrée en scène qui ne manquera pas de vous surprendre, de vous saisir …

Le ton est ainsi donné : ce duo vous amènera là où vous ne vous attendez pas, là où l’ombre et la lumière s’épousent parfois, dans la perméabilité trouble des frontières où le manichéisme se délite, où les certitudes ne sont que volutes qui s’échappent sans que vous en maîtrisiez la direction …

Ce huis clos dense, intense, vous enserre doucement mais surement dans l’étau tissé par ces deux personnages intriguants, insaisissables, complexes et pourtant tellement humains…

Un décor minimaliste qui laisse ainsi toute sa place aux acteurs qui mènent l’intrigue avec brio, vous laissant toujours dans le questionnement et l’attente des minutes à suivre et maintiennent un suspens jusqu’au bout !

Quelques respirations dans cette plongée en apnée au bout de l’archet du Maître, une belle ivresse des profondeurs et des abysses dans lesquelles vous plongent ce binôme.

Le rire est aussi présent, reste à définir sa couleur… tout comme la palette d’émotions qui vous sera offerte…

Pour conclure : Que vous dire si ce n’est qu’il n’y a pas de fausse note dans cette partition et que chaque minute, chaque note qui s’aligne compte !
27 avr. 2018
7/10
64
L’épineuse question de savoir ce que nous aurions été pendant la guerre !

L’histoire tient dans un mouchoir de poche : H. P. Miller est un chef d’orchestre renommé, fraîchement nommé à la tête de l’orchestre de Berlin. De retour dans sa loge après un mauvais concert et ne voulant pas être dérangé, H.P Miller voit pourtant arriver un étrange admirateur qui se fait petit à petit menaçant. Il finit par l’accuser d’avoir tué son père pendant la 2ème guerre mondiale à Auschwitz et vient réclamer sa vengeance.

Je découvre dans ce huis-clos difficile l’acteur Christophe Malavoy : son jeu sombre et sous tension m’a impressionnée. Quelle haine, quelle dignité et quelle détresse dans un même personnage ! Peut-on se faire justice soi-même, être victime et bourreau à la fois ? Faut-il pardonner ? Dans le rôle de l’homme meurtris se dévoile une part d’ombre des plus inquiétante.

Tom Novembre dans le rôle du chef d’orchestre campe en revanche le rôle d’un homme fortement antipathique : grognon, malpoli, orgueilleux, poltron, opportuniste, pitoyable… il n’y a chez cet individu aucun panache et pourtant l’on se pose tout de même des questions, on se prend de compassion pour son tourment et ses cicatrices du passé. Car le soldat est-il responsable des ordres qu’on lui donne ? Un homme qui aime Mozart peut-il être un monstre ?

Toutes ces problématiques m’ont fortement rappelé une autre pièce, « à tort et à raison » de Ronald Harwood dans laquelle jouait en 2015 le grand Michel Bouquet…. Un grand artiste peut-il être un monstre inhumain… Cette question-là, ce grand frisson nous le retrouvons dans ces deux pièces qui posent des questions à notre conscience !

Une intrigue forte et un moment sous tension très bien interprété !
22 févr. 2018
7,5/10
62
Pièce d'un intérêt particulier même au 21ème siècle elle semble fort malheureusement coller à notre société et notre époque.

Bien évidemment ceci n'est pas un vaudeville mais une pièce que l'on peut qualifier d'historique. Haine, lâcheté, remords, regrets, vanité.
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor