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Comme en 14

Comme en 14
De Dany Laurent
Mis en scène par Yves Pignot
Avec Axel Huet
  • Axel Huet
  • Katia Miran
  • Ariane Brousse
  • Virginie Lemoine
  • Marie Vincent
  • Théâtre La Bruyère
  • 5, rue La Bruyère
  • 75009 Paris
  • St-Georges (l.12)
Itinéraire
Billets de 21,00 à 50,00
À l'affiche du :
22 janvier 2019 au 29 juin 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:30
    • 21:00
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C'est la première guerre mondiale, en plein hiver et Noël arrive à grands pas.

Les fêtes de Noël, où qu’on soit, quoi qu’il se passe dans le monde, quand on le souhaite vraiment, ça reste une occasion d’être heureux.

Oublier les difficultés du quotidien, retrouver l'espoir... Ces femmes, ces infirmières, ces bénévoles, installées juste derrière les lignes de front, veulent le bonheur de toutes leurs forces, de toute leur foi.

 

Au Théâtre la Bruyère, Virginie Lemoine avait déjà joué dans la bonne pièce Piège Mortel.

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La critique de la rédaction : 6.5/10. Une pièce de théâtre un peu pesante sur la première guerre mondiale.

Je n’ai pas vraiment été pris par cette histoire d’infirmières qui soignent les mutilés de guerre dans un hôpital. J’aurais aimé être happé par une intrigue.

Les dialogues sont souvent émouvants, parfois drôles.

L’infirmière en chef avec son caractère très affirmé, sa façon de régenter l’établissement, est excellente. Suzie a son moment de gloire avec sa chanson de Noël. Peut-être que les autres personnages manquent d’un petit rien pour que je m’y attache, que j’ai de l’empathie pour leurs malheurs.

Hélas, je me suis ennuyé.

Note rapide
7,1/10
13 pour 13 notes et 11 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
4 critiques
Note de 4 à 7
46%
7 critiques
Note de 8 à 10
54%
Toutes les critiques
4 avr. 2019
6,5/10
2 0
Lors la 1ère guerre mondiale, dans un hôpital, trois infirmières s’occupent de nombreux soldats blessés au front. Dévouement, investissement de ces infirmières qui continuent à soigner malgré le conflit et malgré le manque de moyens.

L’infirmière chef est pleine d’attention pour les deux autres infirmières en dépit d’une attitude sévère et parfois rigide. Elle les surveille, les aide, prend soin d’elles. Une infirmière est pacifiste, impensable à cette époque revancharde. L’autre est amoureuse d’un bourgeois parti au front. Elle doit se marier.

Dans l’hôpital, un soldat doit être amputé. Sa mère est présente avec son deuxième fils autiste. L’absence d’une infirmière fera que la mère assiste le médecin lors de l’amputation avec l’infirmière chef. Courage de cette femme versée dans le malheur. Le groupe apprend la mort du fiancé de l’infirmière lors de son absence. Celle-ci revient et annonce qu’elle attend un enfant mais ne sait pas que son fiancé est mort. Aucune n’aura le courage de le lui dire.

Toute l’histoire raconte une tranche de vie dans un monde de femmes courageuses pendant la guerre. Le texte n’est pas hors du commun. L’intérêt descriptif et historique est fort.
Marie Vincent porte la pièce. Elle donne tout le rythme et son interprétation est excellente. La pièce est bien jouée. Personnellement, je n’ai pas accroché au jeu de Virginie Lemoine, au point de trouver que c’était surjoué. Mais ce n’est qu’un avis personnel.

Mise en scène classique sans grande surprise.

Un poil trop long car le texte manque d’intensité.
24 mars 2019
7/10
3 0
Le titre de la pièce fait référence à l’expression « C’est reparti comme en 14 », expression liée à la 1ére guerre mondiale et qui évoque une situation d’enthousiasme, d’entrain alors que les circonstances ne s’y prêtent pas.

Nous sommes transportés à Noël 1917, en pleine guerre, dans un hôpital, tenu par des femmes. Alors évidemment, les circonstances ne se prêtent pas à la joie et la gaité. Pourtant, ces femmes vont continuer à vivre, à chanter, à rire, à aimer et à faire partager tout cela aux hommes blessés de guerre.

Le sujet est difficile et lourd mais nous sommes emportés dans ces jours de Noël où le quotidien est fait de petits riens (une tasse de café chaud, un fou rire…), d’espoirs, d’actes médicaux, de drames, de « rebellions », auquel l’urgence de vivre donne une tonalité particulière.

C’est une pièce qui fait honneur aux femmes et ça fait du bien ! Ces femmes qui, bien au-delà d’être un soutien pour les hommes partis à la guerre, ont assumé un rôle de premier plan, elles se sont organisées et ont été un rouage indispensable de l’époque.

Nous sommes emportés par leur énergie communicative, par la force du collectif, par leur soutien envers et contre tout. La guerre a presque « gommé » leur position sociale dans leurs rapports humains. Ce qui compte c’est d’être rassemblé, de faire face ensemble pour avancer.

On ne voit pas la guerre sur scène ; tout se passe dans la pièce « de repos » des infirmières et pourtant on se sent plongés en 1917 grâce à la mise en scène, aux décors, aux costumes, à l’habillage sonore… Tout est au service de l’immersion dans la pièce.

C’est remarquablement bien joué et les dialogues sont savoureux. Mention particulière pour le duo Virginie Lemoine, très juste en comtesse toute en tension et retenue, et Marie Vincent, infirmière en chef, débordante de vitalité et d’énergie communicative.

Un tout petit bémol, la pièce gagnerait à être un peu plus courte.

Pour les restaurants, vous trouverez forcément votre bonheur dans le coin. J’ai essayé L’Illusion à 150 m du théâtre, carte courte et bonne. A recommander aussi !
10 mars 2019
7/10
5 0
Quand le théâtre parle de guerre, il s’agit bien souvent du second conflit mondial.
Quand le théâtre parle de guerre, il évoque en général la vie des soldats.

Comme en 14, en s’arrêtant sur le quotidien vécu par des infirmières d’un hôpital derrière la ligne de front à l’hiver 1917, fait preuve d’une originalité bienvenue. Signé Dany Laurent, le texte se penche sur le difficile rôle des femmes pendant la guerre. Une histoire pleine d’émotion, mais sans pathos. Une ambiance parfaitement retranscrite par la mise en scène d’Yves Pignot.

Dans un décor qui emplit totalement la scène, quatre comédiennes et un comédien évoluent pendant près de deux heures de spectacle.

Élément central faisant le lien avec ses partenaires, Marie Vincent, incarnant l’infirmière Marguerite, porte véritablement le rythme de la pièce et offre au spectateur une interprétation oscillant entre force et humanité.
Ariane Brousse et Katia Miran, les infirmières bénévoles, sous des airs de jeunes filles insouciantes vont se révéler être des actrices politiques investies. Elles donnent corps à leurs personnages avec une belle énergie et une certaine luminosité.
Virginie Lemoine, quant à elle, est surprenante dans le rôle d’Adrienne. Femme de la haute société, déjà dévastée par la mort de son époux au front, elle va devoir à nouveau faire face à l’adversité lors du retour de son fils aîné. Une situation qui va ébranler ses certitudes. Le masque de tristesse affiché par la comédienne est saisissant. Elle paraît absente et pourtant tellement présente sur scène. Chaque pas, chaque attitude traduit les souffrances endurées par cette femme.
Enfin, Axel Huet écope du rôle de Pierre, fils simplet de la comtesse. Exigeant justesse et finesse pour ne pas verser dans la caricature, le comédien s’en sort avec brio en donnant une belle consistance à ce personnage.

Malgré une petite longueur sur la fin, Comme en 14 n’en demeure pas moins une pièce qui vaut d’être vue.
5 févr. 2019
8/10
3 0
Comme en 14 est une pièce intime et forte. Une pièce qui prend le temps, le temps de s’installer, le temps de découvrir chaque personnage en profondeur, le temps des silences aussi, des vrais silences chargés d’émotions.
On peut comprendre que certaines personnes puissent s’ennuyer en venant assister à cette pièce. Nous sommes tellement habitués à des films et pièces où le rythme et la vitesse sont devenus la norme que nous oublions parfois de prendre le temps de voir et de ressentir. C'est un tort !
Nous nous sommes donc posés calmement et nous avons vécu ces quelques jours de guerre au sein de cet hôpital au rythme des personnages de cette histoire. Quel joli moment de théâtre !
Il y a l’infirmière chef qui cache un grand cœur sous un caractère autoritaire et faussement sévère. Il y a Suzy, jeune infirmière, qui milite à grand risque pour la paix et pour que la position de la femme évolue. Et puis il y a une très jeune fille, fiancée à un garçon qui est au front et que sa mère a forcée a être bénévole pour forger son expérience. Et enfin une bourgeoise, un peu perdue qui vient, accompagnée de son fils autiste, voir son autre fils qui est à l’hôpital pour une amputation de la jambe.
Tous ces personnages hauts en couleurs représentent une part de l’Histoire avec un grand H.
Ces infirmières sont constamment confrontées au malheur, à la douleur et à la mort. Pour lutter contre la tristesse qui envahi tout, les petites victoires sont célébrées, on fête l’amputation réussie d’un malade : c’est toujours mieux que le fils du voisin qui est mort dans les tranchées et qui ne reviendra pas du tout.
On assiste aussi à quelques instants d’espoir et de joie au cœur de la noirceur de la guerre et la chanson chantée par Ariane Brousse (par ailleurs excellente tout au long de la pièce) est un vrai moment de grâce.
La pièce raconte la guerre de 14-18 vécue par les femmes et rappelle que cette période est un tournant, le début de l’émancipation pour ces courageuses qui ont tant fait en l’absence des hommes. Une épreuve laborieuse qui leur a fait prendre conscience qu'il était importance de revendiquer une place à part entière dans la société.

Cette comédie dramatique riche et forte balaye toutes les grandes problématiques que les femmes ont rencontrées dans cette période difficile. L’absence de l’être aimé, le respect des niveaux sociaux culturels qui empêche les mariages d’amour, le rejet des filles-mères… Une époque de lutte que l’on a tendance à oublier et que l’auteure aborde avec finesse et justesse.
Beaucoup de tendresse dans cette pièce à la fois grave et drôle. Les comédiens sont tous excellents et semblent être en communion, ce qui donne des échanges de qualité. Une pièce tout en délicatesse et en émotions.

On notera également le très beau travail autour des décors et des costumes.
4 févr. 2019
8,5/10
2 0
« Comme en 14 » de Dany Laurent dans une mise en scène de Yves Pignot restitue dans ce théâtre de la Bruyère la chronique ordinaire d’un hôpital de campagne.

Cette pièce aux cinq nominations et aux trois Molières reprend du service dans une nouvelle distribution et une nouvelle mise en scène mais toujours avec à sa tête dans le rôle de l’infirmière chef Marie Vincent.

Hiver 1917, dans la salle des infirmières d’un hôpital juste derrière les lignes du front, à la veille de Noël, nous assistons aux bavardages de ces femmes, au courage exemplaire, qui ont dû pallier le départ précipité de tous les hommes pour le front et d’un jeune homme atteint d’une forme d’autisme.
Ils vont bien malgré eux « fêter » ce noël sous les bruits des canons, l’espoir en eux qu’il soit le dernier de cette guerre qui n’en finie pas.
Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, alors pourquoi ne pas vivre l’occasion d’être heureux et de fêter simplement et dignement ce noël, en chantant, en buvant, en mangeant et en s’échangeant des cadeaux.

Dany Laurent, profondément comédienne et cela se ressent dans les situations, les dialogues qu’elle fait vivre à ses comédiennes, dépeint avec bienveillance et humour, en quelques moments choisis, la vie de ces femmes, ici de ces infirmières « les anges blancs » qui ont retroussé face à l’horreur de cette guerre leurs manches, qui ont répondu présent pour soigner tous les blessés accidentés par cette meurtrière première guerre mondiale.
Elle s’est nourri de témoignages et de documents pour mettre en avant le quotidien de ces femmes bien différentes dans leurs approches de la guerre, tantôt avec légèreté, tantôt avec gravité.
Le choix du lieu n’est pas anodin, dans ce lieu rempli d’espoir, d’amour, on y vit…on y meurt, la chaîne complète de la vie.

Tant bien que mal, qu’elles soient professionnelles ou bénévoles, elles accueillent en toute humilité, en toute dignité, avec le sourire, les blessés, les réconfortent et leur portent les premiers secours en attendant qu’ils soient pris en charge par les quelques médecins encore présents : une belle leçon d’humanité.
Elles vont, pendant ces 48 heures, partager leurs peines, leurs confidences, leurs joies, leurs petits travers. Tous ces petits riens qui formalisent la vie.

Et dans cette salle d’infirmières, nous rencontrons Mlle Marguerite, jouée avec une main de fer dans un gant de velours par Marie Vincent, qui bien longtemps après sa première composition, qui lui a valu un Molière, réinvite son personnage en s’adaptant à ses nouveaux partenaires…la maturité est passée par là.
Dans le même esprit, Yves Pignot qui signe la mise en scène a dû revoir sa copie. Il dirige ses comédiens avec une fluidité heureuse et prend soin de leur faire passer un bon noël.
Marie Vincent retrouve sa camarade de jeu Virginie Lemoine de « Piège Mortel » et leur complicité fait plaisir à voir. Virginie Lemoine campe avec dignité une aristocrate, une comtesse veuve de guerre ancrée dans ses traditions, qui n’a pas beaucoup de problème pour lever son coude et ses mimiques à cette occasion sont réjouissantes.
Elle est la mère de deux garçons, le premier que l’on ne voit pas mais qui est le sujet de toutes les attentions des infirmières, puisque l’on doit l’amputer et le second, toujours prêt à rendre service, amoureux de la vie, de son frère, mais un peu attardé mental, est joué tout en délicatesse par Alex Huet. Son jeu tout en justesse m’a fait penser à Stéphane Hillel dans « Les temps difficiles » d’Edouard Bourdet ; un jeu d’équilibriste où tout peu basculer au moindre cabotinage.
Mlle Marguerite est secondée par deux autres infirmières aux tempéraments et aux jeux bien différents.
La première Suzy, jouée par Ariane Brousse, est bénévole et engagée dans les mouvements pacifistes. C’est la rêveuse, l’idéaliste, avec beaucoup de vie elle campe cette infirmière qui ne rêve que d’un monde meilleur. Sa belle voix, lorsqu’elle pousse la chansonnette, agrémente la vie des blessés et fait plaisir à entendre.
Louise, une jeune femme issue de la grande bourgeoisie qui aide son prochain en attendant le retour de son fiancé parti sur le front, jouée par Katia Miran vient compléter cette distribution ; elle apporte la fraîcheur, l’innocence dans ce monde de terreur.

N’hésitez pas à réserver, une bien belle distribution qui nous fait passer un bon moment malgré les horreurs de la guerre racontées dans cette histoire.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor