Anaïs Nin, Une de ses vies

Anaïs Nin, Une de ses vies
  • Théâtre de L'Athénée - Louis Jouvet
  • Square de l'Opéra Louis-Jouvet - 7 rue Boudreau
  • 75009 Paris
  • L 3-7-8 Opéra
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"Anaïs Nin - Une de ses vie" se déroule dans le Paris des années 1930.

À cette époque, de nombreux artistes étrangers convergent vers la capitale française pour échapper au carcan de la morale trop restrictive de leur propre pays.

Comme les témoins de son histoire, nous assistons à l'évolution de l'auteure Anaïs Nin. Nous suivons le cheminement complexe de son développement, les difficultés inhérentes à sa volonté d'aller au bout de ses ambitions littéraires.

Son écriture extrêmement personnelle captive tout autant ses lecteurs qu'elle intimide ses éditeurs. Dans cette pièce (basée sur l'histoire vraie), Anaïs Nin et Henry Miller se rencontrent et tombent passionnément amoureux. Cependant, la frontière entre l'amour et l'art se révèle être difficile à définir. Bientôt, une relation parallèle se noue entre Anaïs et June, la femme d'Henry Miller.

Alors qu'Anaïs travaille avec son thérapeute pour tenter de comprendre les rouages de ce trio amoureux qui mêle le sexe et l'amour à l'art, son père, jusque-là absent de sa vie, apparaît soudain, troublant davantage encore des frontières mal définies. Il est alors impossible pour quiconque de savoir qui est amoureux de qui...

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Toutes les critiques
4 avr. 2019
7,5/10
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Wendy Beckett présente ici une des facettes de l’écrivaine américaine.
Anaïs Nim, est en effet un personnage complexe et trouble. Partagée entre ses amours, ses désirs, et son ambition littéraire, tourmentée par sa relation avec son père, elle vivra plusieurs vies entre la France et les Etats Unis.
Une femme à la fois intellectuelle, réfléchie et hypersensible qui donne du sens à ses passions.
La pièce s’attarde ici sur la période de sa vie où, libre et émancipée, elle vit en parallèle une aventure avec Henry Miller et avec June, la femme de celui-ci.
Le seul obstacle à sa pulsion érotique et à ses élans amoureux étant sa fidélité à son art.
L’érotisme de leur relation est mis en avant mais reste encore un peu sur la réserve. Ces scènes gagneront probablement en souplesse au fur et à mesure des représentations.
Celia Catalifo incarne une Anaïs Nin tout en retenue, presque femme enfant par moment, à la fois un peu dépassée et pourtant toujours dans le contrôle et le raisonnement intellectuel.
Une pièce intéressante portée par des interprètes investis et un texte très poétique.
22 mars 2019
9/10
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« Vous m'avez l'air bien ravagé ! »
Paris, années 1930.
C'est par ces sept mots que commence la relation tumultueuse qui va lier Anaïs Nin et Henry Miller.
Tout débute par une conférence, avec une adresse au public et une oratrice interrompue par Miller, lui demandant de parler plus fort.
L'oratrice qui prendra néanmoins le temps de rappeler que « le rôle de la femme est de reconstruire le monde » !

Ces deux-là tombent amoureux l'un de l'autre.
Mais ce que Melle Nin ne va pas tarder à remarquer avant tout chez le futur auteur de Sexus, c'est sa femme, June Miller.

La passion amoureuse et charnelle va s'emparer de ces trois-là. Anaïs Nin sera l'élément commun aux deux relations qui vont se former.

Nous ferons également la connaissance du père de l'auteure, ainsi que du Dr Otto Rank, son psychanalyste.

Ecrite et créée à Ne-York en 2006 par Wendy Beckett, produite dans le monde entier, (dont notamment à Tokyo en 2015), cette pièce exige de solides comédiens.
Ici, c'est pleinement le cas.
Quatre remarquables acteurs vont nous raconter cette histoire-là.

Dans une première partie, il s'agira de montrer les relations qui s'installent entre Anaïs Nin et le couple Miller.
Nous allons assister à la pontée de la passion, du désir entre les trois sommets du triangle amoureux.
Célia Catalifo, Mathilde Libbrecht et Laurent Maurel vont être respectivement les impressionnants Anaïs, June et Henry.

L'enjeu ici est de jouer dans un premier temps les différences, les oppositions, les contrastes existant entre chaque personnage, chaque membre des deux couples qui se constituent.

Avec beaucoup d'engagement, de charisme, les trois incarnent ces très fortes personnalités.
Ils m'ont subjugué par cette présence de jeu qui les caractérise tous les trois, chacun à leur manière.

Wendy Beckett nous montrera subtilement les progressions sensuelles et amoureuses pour arriver à deux scènes d'amour et de sexe très intenses, très réussies.

Un autre comédien incarnera à la fois le père d'Anaïs Nin et son psychanalyste.
Bien entendu, ce parti-pris n'est pas innocent.
Laurent d'Olce est lui aussi épatant, notamment dans la dernière scène où les rôles s'inversent entre le thérapeute et sa patiente. Un magnifique transfert. Et non, je n'en dis pas plus.

Nous comprendrons alors le poids écrasant du père de l'auteure.

Et puis, il y aura un sixième personnage. Et non des moindres.
La littérature. Le besoin d'écrire.
La nécessité vitale de coucher les phrases sur le papier. Plus forte que tout. Et qui aura le dernier mot.

Je n'aurai garde d'oublier de mentionner après le fond de cette pièce, sa forme.
Voici un bon bout de temps que je n'avais vu un aussi beau décor et d'aussi réussis et somptueux costumes. Visuellement aussi, c'est un régal.

Cette évocation dramaturgique de « l'une des vies » d'Anaïs Nin est donc une vraie et incontestable réussite.
Quatre comédiens remarquablement investis nous content cette histoire d'amours. Au pluriel, amours.

Je vous recommande vivement cette pièce qui en plus, cerise sur le gâteau, donne très rapidement envie de relire ces deux importants écrivains.
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19 mars 2019
7/10
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L'auteur et metteure en scène Wendy Beckett s'intéresse beaucoup aux femmes qui ont des destinées mouvementées. Après la vie de Camille Claudel, elle présente une nouvelle artiste dans les murs de l'Athénée avec Anaïs Nin. Deux femmes libres, deux femmes amoureuses que la passion anime. L'ingénieuse mise en scène permet encore une fois de nous plonger dans un contexte historique grâce au mobilier et aux costumes très sexy. Et également à l'aménagement de l'espace permettant ainsi de changer de lieu avec facilité sans jamais perdre le spectateur. Une façon élégante de montrer une relation pleine de fougue et de questionnements. Tout se fait avec une grande retenue, avec des mots pleins de délicatesse, des gestes harmonieux...

On se demande alors pourquoi avoir choisi de réaliser des scènes de sexe tout habillées, avec même l'utilisation d'une couverture pour cacher ? La pudeur amenée avec tant de prévenance devient absurde dans ces moments. Les scènes auraient pu être suggérées comme le reste. C'est dommage car l'ensemble est d'une grande cohérence. Comme par exemple, le fait de faire jouer le père d'Anaïs Nin et son psychologue par le même comédien, Laurent d'Olce, qui joue du trouble de l'écrivaine. Les comédiens s'investissent avec conviction et enthousiasme et c'est un régal de les regarder. Laurent Maurel interprète avec ivresse Henry Miller tout comme Mathilde Libbrecht, qui joue son épouse, June Miller.

Mention spéciale à Célia Catalifo, déjà aperçue dans "Claudel" à l'Athénée, qui incarne avec sensibilité et douceur Anaïs Nin.
16 mars 2019
8/10
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Anaïs Nin écrite et mise en scène par Wendy Beckett.

En mars 2018 Wendy Beckett nous enchantait avec son magnifique « Claudel »… Camille Claudel / Rodin
Aujourd’hui Wendy Beckett revient au Théâtre de l’athénée avec « Anaïs Nin »… Anaïs Nin et Henry Miller.
Deux femmes exceptionnelles, artistes au plus profond de leur âme, deux femmes libres, deux couples mythiques, deux passions amoureuses hors du commun.

Nous sommes à Paris dans les années 30. Anaïs rencontre Henry Miller et son épouse June fantasque. Une relation triangulaire va s’instaurer entre eux.
Anaïs écrit et imprime ses carnets secrets dans lesquels elle relate depuis sa tendre enfance ses expériences et ses émotions. Carnets qui lui donnèrent sa notoriété.

Wendy Beckett nous conte
*L’emprise de la passion d’Anaïs pour Henry,
*Son aventure charnelle avec June.
*La relation un peu incestueuse avec son père durant son enfance.
*Ses entretiens avec son psychanalyste Dr Rank.
*Sa passion littéraire.
Wendy Beckett nous dresse un portrait d’une femme émancipée et libre de ses choix.
« Ma folie c’est la jalousie. Il faut que j’y prenne garde. Que je vive, que j’élargisse mon univers, que je multiplie les amours, afin d’échapper à cette obsession ».

Laurent Maurel nous réjouit par son talent et sa gestuelle. C’est un Henry Miller dynamique, à l’accent légèrement américain.
Laurent D’Olce magnifique et authentique dans le rôle du Docteur Rank ainsi que de celui du père.
Mathilde Libbrecht, June et Célia Catalifo, Anais sont toutes deux performantes mais parfois trop en retenue. Un peu plus de sensualité aurait été bienvenue dans certaines scènes.

Wendy Beckett nous fait découvrir ou redécouvrir Anaïs Nin artiste contestataire féministe qui n’eut pas peur d’écrire et de proclamer ses idées et ses convictions.
Agréable moment de théâtre.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor