Ses critiques
61 critiques
10/10
UN TRAMWAY NOMME DESIR au théâtre La scène Parisienne.
Dés le début, nous sommes projetés dans les bas fond de la nouvelle Orléans pendant les années 50 avec un air de saxo, accompagné à la guitare et au banjo, joué par deux comédiens.
Stella accueille sa soeur désemparée, Blanche Dubois, qui est venue lui demander refuge car elle a perdu le domaine familiale.
Seulement, Stanley, le mari de Stella, un ouvrier polonais violent, joueur, qui a l'alcool facile, ne le voit pas du même oeil.
Très vite et involontairement, Blanche vient semer la zizanie dans le couple alors que son séjour se prolonge.
Stanley, cherchant à retrouver l'intimité avec sa femme enquête donc sur le passé de cette belle-soeur, très fragile émotionnellement, et tente de la détruire pour qu'elle parte, afin de retrouver la paix.
Les personnages sont très bien choisis et l'on retrouve l'atmosphère du magnifique film d'Elia Kasan sur ce très beau texte de Tenessee Williams, ce qui n'était pas évident.
Une très belle mise en scène de Manuel Olinger, bien interprétée par 5 comédiens, avec notamment une Blanche, Julie DeLaurenti, bouleversante de sincérité, qui vit totalement la descente aux enfers de son personnage.
Ainsi qu'un Stanley, Manuel Olinger, que l'on en arrive à détester pour sa violence, son égoïsme, son côté mufle et son intransigeance. Et, même si, on y pense au départ, son interprétation est si juste qu'on en oublie le personnage du film marqué par la prestance de Marlon Brando.
Les 3 autres comédiens sont excellents également, les airs de jazz en live apporte un plus à cette pièce, les costumes, décors et jeux de lumières sont également magnifiques.
Bref, un sans faute pour cette pièce. 2 heures que l'on ne voit pas passer.
N'hésitez pas à prendre ce Tramway nommé Désir.
Dés le début, nous sommes projetés dans les bas fond de la nouvelle Orléans pendant les années 50 avec un air de saxo, accompagné à la guitare et au banjo, joué par deux comédiens.
Stella accueille sa soeur désemparée, Blanche Dubois, qui est venue lui demander refuge car elle a perdu le domaine familiale.
Seulement, Stanley, le mari de Stella, un ouvrier polonais violent, joueur, qui a l'alcool facile, ne le voit pas du même oeil.
Très vite et involontairement, Blanche vient semer la zizanie dans le couple alors que son séjour se prolonge.
Stanley, cherchant à retrouver l'intimité avec sa femme enquête donc sur le passé de cette belle-soeur, très fragile émotionnellement, et tente de la détruire pour qu'elle parte, afin de retrouver la paix.
Les personnages sont très bien choisis et l'on retrouve l'atmosphère du magnifique film d'Elia Kasan sur ce très beau texte de Tenessee Williams, ce qui n'était pas évident.
Une très belle mise en scène de Manuel Olinger, bien interprétée par 5 comédiens, avec notamment une Blanche, Julie DeLaurenti, bouleversante de sincérité, qui vit totalement la descente aux enfers de son personnage.
Ainsi qu'un Stanley, Manuel Olinger, que l'on en arrive à détester pour sa violence, son égoïsme, son côté mufle et son intransigeance. Et, même si, on y pense au départ, son interprétation est si juste qu'on en oublie le personnage du film marqué par la prestance de Marlon Brando.
Les 3 autres comédiens sont excellents également, les airs de jazz en live apporte un plus à cette pièce, les costumes, décors et jeux de lumières sont également magnifiques.
Bref, un sans faute pour cette pièce. 2 heures que l'on ne voit pas passer.
N'hésitez pas à prendre ce Tramway nommé Désir.
9/10
A New-York, un jeune peintre, Ken, postule pour un poste d'assistant auprès du célèbre Rothko, artiste connu de toute la haute société, qui a reçu une commande de plusieurs tableaux rouges pour l'un des plus grands restaurants New-yorkais à la mode, le Four-seasons.
Celui-ci, accepte de le prendre à ses côtés mais à l'unique condition qu'il garde un rôle d'assistant "à tout faire", ne le prenne pas pour son professeur car il ne lui donnera aucun cours, et lui intime l'ordre de ne rien attendre de lui.
Mal dans sa peau, désagréable, égocentrique et acariâtre, l'artiste humilie constamment le jeune homme qui lui obéit patiemment.
Mais petit à petit, le jeune Ken prend confiance en lui. Jusqu'au jour où...
Une grande interprétation des deux comédiens, Niels Arestrup et Alexis de Moncorgé, digne petit fils de Jean Gabin, qui monte en puissance, sur un très beau texte de John Logan.
Tout d'abord personnage gauche, insignifiant et timide, on voit l'évolution d'Alexis de Moncorgé, Ken, qui petit à petit, prend de l'assurance et s'affirme dans un tête à tête final.
Niels Arestrup interpréte avec puissance et perfection l'artiste capricieux et égocentrique.
Nous connaissons tous l'immense Niels Arestrup mais je vous invite à découvrir le jeune Alexis de Moncorgé, bourré de talent, que j'ai découvert dans Amok de Zweig.
Celui-ci, accepte de le prendre à ses côtés mais à l'unique condition qu'il garde un rôle d'assistant "à tout faire", ne le prenne pas pour son professeur car il ne lui donnera aucun cours, et lui intime l'ordre de ne rien attendre de lui.
Mal dans sa peau, désagréable, égocentrique et acariâtre, l'artiste humilie constamment le jeune homme qui lui obéit patiemment.
Mais petit à petit, le jeune Ken prend confiance en lui. Jusqu'au jour où...
Une grande interprétation des deux comédiens, Niels Arestrup et Alexis de Moncorgé, digne petit fils de Jean Gabin, qui monte en puissance, sur un très beau texte de John Logan.
Tout d'abord personnage gauche, insignifiant et timide, on voit l'évolution d'Alexis de Moncorgé, Ken, qui petit à petit, prend de l'assurance et s'affirme dans un tête à tête final.
Niels Arestrup interpréte avec puissance et perfection l'artiste capricieux et égocentrique.
Nous connaissons tous l'immense Niels Arestrup mais je vous invite à découvrir le jeune Alexis de Moncorgé, bourré de talent, que j'ai découvert dans Amok de Zweig.
9/10
Très beau seul en scène sur une note de tango argentin.
Joué par un homme, on oublie complètement l'identité de ce comédien tellement il est habité par le personnage.
C'est, suspendus à ses lèvres, d'où sort le son mélodieux ou de révolte de l'accent argentin, que nous découvrons la vie et l'ambition d'Eva Peron, ange ou démon plus connue sous le nom d'Evita, et d'une partie de l'histoire de l'Argentine.
Grâce à différents jeux de lumières et effets spéciaux, la magnifique robe blanche d'Evita, sert d'unique décor pour cette pièce.
La très belle prestation scénique du comédien m'a donné envie d'acheter un livre sur la vie de cette femme à la personnalité ambigüe, qui était autant capable de faire le bien en donnant aux pauvres, et faisant voter le droit de vote pour les femmes, que le mal en s'alliant aux SS, et en dilapidant l'argent public.
Très beau spectacle qui nous permet, avec justesse, de mieux connaître l'identité de cette femme mystérieuse.
Nous sommes sortis ravis.
Joué par un homme, on oublie complètement l'identité de ce comédien tellement il est habité par le personnage.
C'est, suspendus à ses lèvres, d'où sort le son mélodieux ou de révolte de l'accent argentin, que nous découvrons la vie et l'ambition d'Eva Peron, ange ou démon plus connue sous le nom d'Evita, et d'une partie de l'histoire de l'Argentine.
Grâce à différents jeux de lumières et effets spéciaux, la magnifique robe blanche d'Evita, sert d'unique décor pour cette pièce.
La très belle prestation scénique du comédien m'a donné envie d'acheter un livre sur la vie de cette femme à la personnalité ambigüe, qui était autant capable de faire le bien en donnant aux pauvres, et faisant voter le droit de vote pour les femmes, que le mal en s'alliant aux SS, et en dilapidant l'argent public.
Très beau spectacle qui nous permet, avec justesse, de mieux connaître l'identité de cette femme mystérieuse.
Nous sommes sortis ravis.
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10/10
Une jeune documentaliste se réveille d'une tentative de suicide. Face à son psy, elle tente de comprendre ce mal-être qui l'envahit.
Petit à petit, en se documentant et en retraçant l'histoire de sa grand-mère, le mystère se dénoue.
Très belle pièce d'Alexandra Badea, qui a trouvé des comédiens qui l'interprètent avec justesse et sensibilité.
La mise en scène met en parallèle, sans parti pris, notre époque avec cette jeune femme en thérapie et son psy, ainsi que, en arrière plan derrière un rideau, un couple dont la femme est Pied noir et le mari Algérien qui ont trouvé refuge à Paris lors de la guerre d'Algérie.
Cette histoire parallèle qui prend place, au fur et à mesure que le jour se fait dans la mémoire de la jeune fille, a pour but d'évoquer les drames de la guerre d'Algérie, le rejet dont étaient victimes les Pieds-noirs et les Algériens, ainsi que les répercussions que cela a pu avoir dans la vie des descendants. Notamment sur un sentiment de non appartenance.
Pour cela, elle nous remémorise la manifestation du 17 octobre 1961 organisée par le FLN, où plusieurs Algériens ont trouvé la mort en se jetant du Pont Saint Michel afin d'échapper aux violences policières.
En contrepartie, elle évoque le malaise des Pieds-noirs qui se sont sentis rejetés de leur pays (l'Algérie) mais également de la France qui était sensée les accueillir.
Une magnifique pièce qui prête à réfléchir sur cette guerre, les secrets de famille (non-dits) et qui m'a profondément bouleversée.
Petit à petit, en se documentant et en retraçant l'histoire de sa grand-mère, le mystère se dénoue.
Très belle pièce d'Alexandra Badea, qui a trouvé des comédiens qui l'interprètent avec justesse et sensibilité.
La mise en scène met en parallèle, sans parti pris, notre époque avec cette jeune femme en thérapie et son psy, ainsi que, en arrière plan derrière un rideau, un couple dont la femme est Pied noir et le mari Algérien qui ont trouvé refuge à Paris lors de la guerre d'Algérie.
Cette histoire parallèle qui prend place, au fur et à mesure que le jour se fait dans la mémoire de la jeune fille, a pour but d'évoquer les drames de la guerre d'Algérie, le rejet dont étaient victimes les Pieds-noirs et les Algériens, ainsi que les répercussions que cela a pu avoir dans la vie des descendants. Notamment sur un sentiment de non appartenance.
Pour cela, elle nous remémorise la manifestation du 17 octobre 1961 organisée par le FLN, où plusieurs Algériens ont trouvé la mort en se jetant du Pont Saint Michel afin d'échapper aux violences policières.
En contrepartie, elle évoque le malaise des Pieds-noirs qui se sont sentis rejetés de leur pays (l'Algérie) mais également de la France qui était sensée les accueillir.
Une magnifique pièce qui prête à réfléchir sur cette guerre, les secrets de famille (non-dits) et qui m'a profondément bouleversée.
8,5/10
Un chanteur populaire et reconnu, âgé d'une cinquantaine d'années, se lasse de sa musique et de son style de vie qui le font royalement "chier".
Aigri, il rate la dernière interview d'un journaliste sur le départ en retraite qui aimerait le voir s'engager plus intensément dans la vie politique et sociale.
Des retrouvailles avec son premier manager le font se remettre en question et réveillent en lui les instincts punk de ses débuts.
Ensemble, ils mettent en place un plan afin de faire un pied de nez au système.
Née de la collaboration de Wajdi Mouawad et Arthur Higelin, cette pièce traite des affres du système, se fondre dans le moule, sans prise de risque, afin d'être reconnu. Mais est-ce que trahir sa personnalité et ses convictions, en quête du succès, peut rendre heureux ?
L'authenticité et l'intégrité ne seraient-ils pas un meilleur moyen ?
J'ai adoré la première partie que j'ai trouvé jubilatoire, ai moins aimé le milieu de la seconde pas assez crédible à mon goût car elle s'éloignait trop du style de la précédente, et ai trouvé le final très doux et poétique.
La mise en scène, les effets spéciaux, les lumières et tout le côté technique sont fabuleux.
Arthur H, qui n'est pas comédien, est bon et crédible. J'ai également beaucoup aimé le jeu de la fan et du journaliste.
Un spectacle d’Arthur H et Wajdi Mouawad.
Aigri, il rate la dernière interview d'un journaliste sur le départ en retraite qui aimerait le voir s'engager plus intensément dans la vie politique et sociale.
Des retrouvailles avec son premier manager le font se remettre en question et réveillent en lui les instincts punk de ses débuts.
Ensemble, ils mettent en place un plan afin de faire un pied de nez au système.
Née de la collaboration de Wajdi Mouawad et Arthur Higelin, cette pièce traite des affres du système, se fondre dans le moule, sans prise de risque, afin d'être reconnu. Mais est-ce que trahir sa personnalité et ses convictions, en quête du succès, peut rendre heureux ?
L'authenticité et l'intégrité ne seraient-ils pas un meilleur moyen ?
J'ai adoré la première partie que j'ai trouvé jubilatoire, ai moins aimé le milieu de la seconde pas assez crédible à mon goût car elle s'éloignait trop du style de la précédente, et ai trouvé le final très doux et poétique.
La mise en scène, les effets spéciaux, les lumières et tout le côté technique sont fabuleux.
Arthur H, qui n'est pas comédien, est bon et crédible. J'ai également beaucoup aimé le jeu de la fan et du journaliste.
Un spectacle d’Arthur H et Wajdi Mouawad.