top5 (1)

Voyages avec ma Tante

Voyages avec ma Tante
De Graham Greene
Mis en scène par Nicolas Briançon
Avec Jean-Paul Bordes
  • Jean-Paul Bordes
  • Claude Aufaure
  • Pierre-Alain Leleu
  • Dominique Daguier
  • Théâtre Hébertot
  • 78, boulevard des Batignolles
  • 75017 Paris
  • Rome (l.2)
Itinéraire
Billets de 15,00 à 30,00
À l'affiche du :
10 février 2019 au 31 mars 2019
Jours et horaires
Ajoutez la pièce à votre agenda en sélectionnant une date. Attention, vos espions pourraient l'apprendre !
l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 17:00
    • 19:30
Achat de Tickets

Henry Pulling, vieux garçon, employé de banque à la retraite, amateur de poésie lyrique et de dahlias, mène une vie tranquille.

Quand tante Augusta, 70 ans, excentrique, charmante et volage surgit à l'enterrement de sa mère... elle entraîne Henry dans un tourbillon d'aventures internationales exotiques et romanesques !

Quatre acteurs jouent plus de vingt rôles, jeune fille en fleur, agent-secret américain, voleur argentin, Générale allemande, trafiquant d'art italien, vieille anglaise, etc... et même un chien !

 

Adapté du roman de Graham Greene, Voyages avec ma Tante est l'aventure d'une vie. Une escapade théâtrale tout à fait irrévérencieuse !

 

 Pour la pièce Voyages avec ma Tante, Nicolas Briançon a été récompensé du Molière du Metteur en Scène 2015.

 

714

La critique de Pierre (rédac’ AuBalcon) : 6.5/10. Quatre personnages singuliers en costume noir et chapeau melon jouent l’histoire d’Henry Pulling, un casanier contraint de partir à l’aventure avec sa tante. Grâce à quelques accessoires et une mise en scène astucieuse, très réussie, ces originaux incarnent chacun leur tour Henry, sa tante et les 18 autres personnages qu’ils rencontrent.

Les acteurs surprennent par leur talent. J’ai particulièrement été séduit par le jeu, les mimiques et les superbes bruitages de Pierre-Alain Leleu. Irrésistiblement drôle.

Malheureusement, j’ai eu beaucoup de difficultés à suivre les multiples petites histoires qui s’entrechoquent. Je n’arrivais pas à accorder une quelconque importance à l’une d’entre elles, ni à bien comprendre leurs intrigues. Une telle concentration est nécessaire pour discerner quels personnages interviennent, où ils en sont et pourquoi, que je n’ai pas pu m’émouvoir, passer un moment agréable.

De par sa mise en scène et ses histoires à tiroirs, Voyages avec ma Tante utilise la même recette que les pièces de théâtre à succès de la saison précédente 'Le Cercle des Illusionnistes' et 'Le Porteur d’Histoire', avec un récit beaucoup moins onirique et délicieux.

Note rapide
6,9/10
26 pour 26 notes et 21 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
4%
8 critiques
Note de 4 à 7
42%
13 critiques
Note de 8 à 10
54%
Toutes les critiques
Alors ?
Suite au décès de sa mère, Henri Pulling rencontre aux obsèques sa fameuse tante Augusta, sa seule parente. Du moins, la seule qu'il connaisse.

La mère d'Henri quitte notre monde et le fils en découvre un nouveau, celui de son aïeule. Il est un peu coincé avec son chapeau melon de rigueur et sa passion pour les dahlias. Il ne fait certainement pas honneur à Augusta, qui n'a pas sa langue dans la poche, ni ses mains d'ailleurs. Bras dessus, bras dessous, le neveu et la tante repartent ensemble avec l'urne de la défunte. Cette dernière contient peut-être de la marijuana. Début d'un grand périple ! Loufoque et déjanté, le spectacle se poursuit au grès des voyages mouvementés, avec en fond de scène le wagon de la compagnie internationale.

D'un pays à un autre, tout comme d'un personnage à un autre (une vingtaine !), la pièce adaptée du roman éponyme de Graham Greene virevolte avec fluidité. Les scènes s'enchaînent rapidement grâce à une mise en scène rondement maîtrisée. On comprend vite pourquoi la pièce a reçu le Molière 2015 de la mise en scène. Les comédiens sont excellents et complémentaires. Claude Aufaure est gracieux en tante Augusta. Les yeux de Jean-Paul Bordes pétillent. Dominique Daguier en impose par sa carrure : nous n'avons pas envie de nous y frotter. Et enfin, le grand Pierre-Alain Leleu fait des bruitages et imitations plus vrais que nature : il est la cerise sur le gâteau.

Nul n'est tenu à un seul personnage et chacun donne le tournis. Il n'est pas toujours facile de suivre l'intrigue mais l'ode à la liberté aux couleurs British est bien là : délivrons-nous de la prison des autres. Très séduisant.
11 mars 2019
8,5/10
2 0
Quatre vieux garçons dans le vent !

Dans une mise en scène follement originale et inventive, quatre énergumènes jouent à la fois tous le même personnage et des personnages différents ...
Avec une fluidité et une maîtrise qui forçent l'admiration car l'exercice est hautement périlleux.

Ça commence avec l'histoire d'un mec sans histoires, puis tout s'emballe ...
Toute la fantaisie, so british, de Graham Greene, jointe à celle de Nicolas Briançon, explose grâce à l'interprétation de ces quatre grands comédiens.
Le résultat est délectable !

Au passage, beaucoup de profondeur et de philosophie.

On ne le dit pas assez : Les voyages sauvent la vieillesse !!!!
7 mars 2019
7/10
6 0
Claude Aufaure, Jean-Paul Bordes, Dominique Daguier et Pierre-Alain Leleu.
Voilà un quatuor bien peu conventionnel, pour une pièce qui ne l’est pas moins.

Adapté du roman éponyme de Graham Greene, « Voyages avec ma tante » s’apprécie comme un conte. Le conte d’Henry Pulling, banquier dont la vie tellement rangée va se trouver bouleversée au contact d’une exubérante tante croisée au cours d'une cérémonie d'obsèques. Dès lors, il va se retrouver embarqué dans les aventures les plus invraisemblables …

Voilà une pièce qui ne laisse pas insensible, tant l’humour « so british » planant tout au long de l’histoire fait mouche à chaque réplique. Saluons la mise en scène particulièrement efficace, évitant les artifices, qui fait des comédiens le cœur et le moteur de la pièce. Les comédiens, ceux-là même cités en début de mon propos, font preuve d’un talent incroyable. Il n’est pas donné à tout le monde la capacité de faire vivre (et le terme n’est pas trop fort) une vingtaine de personnages.

Claude Aufaure, magnifique et incarnant avec malice cette fameuse tante Augusta.
Jean-Paul Bordes, dont la voix et le flegme donnent une touche d’élégance très à propos.
Dominique Daguier, au jeu tellement expressif
Pierre-Alain Leleu, dont les mimiques et imitations en tous genres (allant du chien à la pendule) sont à mourir de rire.

La belle idée est cependant de confier le rôle d’Henry non pas à un comédien, mais à tous à tour de rôle. Challenge délicat, chacun ayant sa sensibilité et sa vision de cet homme. Et pourtant, cela fonctionne parfaitement.

Quatre chaises, quelques chapeaux et l’imagination du spectateur sont les seuls ingrédients utilisés pour créer l’ambiance des lieux dans lesquels l’action se déroule.

Malgré une longueur vers la fin et une histoire parfois un peu confuse, « Voyages avec ma tante » fait toutefois passer un agréable moment.
27 févr. 2019
9/10
1 0
Pauvre Henry, il va avoir bien des aventures et du fil à retordre avec Tante Agatha, ses amis peu recommandables, la police, une junkie rencontrée dans le train. Le voilà en route pour la Turquie avec l'Orient-Express. Agatha le balade un peu partout en Uruguay, au Paraguay, en voiture, en bateau, dans des bouges, des hôtels de luxe, etc.

Henri délaissera un temps, ses chers dahlias et sa belle Angleterre, mais pour combien de temps encore ?

Les quatre comédiens sont à tour de rôle Henry. Mais Tante Augusta, est divinement interprétée par Claude Aufaure, minaudant, joyeusement farfelue,
Jean-Paul Bordes joue également avec bonheur, la douce fiancée lointaine d'Henry, Miss Keene, mais aussi Frau General Smith, Richard Pulling,
Dominique Daguier est le truculent Woodsworth, Visconti, Hakim, Miss Paterson, Hatty
Pierre-Alain Leleu, bruiteur, mais il défend à sa manière la cause animale en interprétant le perroquet de Hatty, ou le gros toutou passablement affectueux... Qu'est-ce que j'ai ri !

Une bonne dose de bonne humeur avec ces quatre galopins en chapeau melon ou en panama, c'est selon ! On rit beaucoup de leurs aventures, de leurs équipées en voiture, ils s'amusent de tout, dansent, les chaises se transformeront en taxi, mais la scène de Tante Augusta et Hatty c'est quelque chose qui ne s'oublie pas !

D'autant plus que Dominique Daguier s'est assis si lourdement qu'il est passé à travers la chaise, enfin pas de bobo, mais fou-rire des copains !
27 févr. 2019
9/10
3 0
« Voyages avec ma tante » de Graham Greene adaptée et mise en scène par Nicolas Briançon au théâtre Hébertot est une pure merveille de drôlerie (un humour british comme il l’affectionne avec sa nouvelle création « Le canard à l’orange » où il excelle avec François Vincentelli).

Henry Pulling vieux garçon qui cultive une passion pour les dahlias et employé de banque à la retraite, ce qui n’arrange rien, va redécouvrir sa tante Augusta lors de la cérémonie de crémation de sa défunte mère, par la même occasion sœur de la défunte.
Ce vieux garçon, un brin casanier va voir sa vie bouleversée lorsque sa tante septuagénaire, croqueuse d’hommes à l’œil vif et la démarche assurée, va l’embarquer dans un voyage cocasse à travers le monde afin de faire libérer le grand amour de sa vie : Ercole Visconti.
Londres, Paris, Milan, l’Orient-Express, Istanbul, que d’étapes pour ces aventures extraordinaires racontées par nos quatre mousquetaires.
La ligne de vie de sa tante est simple : la vie est une aventure et doit le rester.

Dès les premières répliques, nous sommes captivés par cette histoire et nous savons que nous allons beaucoup rire. Comme quand vous lisez une pièce de théâtre et que dès la première page vous savez que cela sera un succès.

Nos quatre gaillards se rencontrent lors de la cérémonie et se disent : « Comment allez-vous ? »
Et c’est parti pour plus d’une heure, qui passe trop vite, d’un humour anglais qui pétille à chaque réplique, à chaque situation.

Je n’ai jamais rien projeté d’illégal, dit-elle, comment le pourrais-je ? Je ne connais pas la loi !

Pendant ce périple, Claude Aufaure, Jean-Paul Bordes, Dominique Daguier et Pierre-Alain Leleu vont interpréter une trentaine de rôles et chacun leur tour celui de la tante Augusta.
Autant vous prévenir, soyez à l’heure (cela changera, une manie en France d’arriver en retard….) et ne ratez le départ de l’Orient-Express ou vous aurez du mal à suivre…

C’est 1969 que Henry Graham Greene publie son livre. Un voyageur dans l’âme, lui qui avait la bougeotte, puise dans ses aventures toutes les rencontres qui nous entraînent dans des lieux insolites : il a l’art du récit qui captive son auditoire.
En filigrane, avec son humour pince sans rire et beaucoup d’amusement, il prend de la distance avec sa personne, lui qui a eu une enfance assez perturbée, et pose la question sur le sens que l’on donne à sa vie.

Nos quatre héros sont fabuleux, ils savent tout jouer dans toutes les situations et ne rechignent devant aucun sacrifice pour nous faire rire.
Le fait de permuter en continuité leurs rôles donne encore plus de saveur à ce rocambolesque périple. Chacun apporte sa personnalité et donne le meilleur de lui-même.
Claude Aufaure que je venais d’admirer quelques jours auparavant dans « 7 morts sur ordonnance » joue un british plus vrai que nature. Il est d’une vivacité joyeusement drôle dans le rôle de la tante quand il minaude. Il distribue les cartes avec délicatesse. Une belle performance lui qui enchaîne le même jour les deux pièces.
Pierre-Alain Leleu mérite un accessit pour ses compositions, comment ne pas être écroulé de rire quand il est un perroquet ou un chien et d’une dignité dans le rôle de la tante.
Jean-Paul Bordes engendre une touche de douceur avec sa voix chaude et rassurante.
Quand à Dominique Daguier il est irrésistible dans son rôle de Woodsworth, il apporte un détachement à surmonter les obstacles des plus comiques.

Un quatuor qui ne se prend pas au sérieux mais qui est présent sur scène pour nous faire partager sa passion du théâtre.

La mise en scène de Nicolas Briançon, remplie de trouvailles, est d’une fluidité et d’une précision nécessaires à la construction de cette aventure. Les accessoires se résument à des chapeaux et des chaises.
Il a su les imbriquer les uns dans les autres pour nous faire voyager avec cette irrésistible tante : il a avec beaucoup de fantaisie rendu touchant ce personnage.
Chapeau bas Monsieur Briançon : un remarquable travail qui justifie amplement le Molière que vous avez reçu en 2015.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor