Tu te souviendras de moi

Tu te souviendras de moi
De François Archambault
Avec Patrick Chesnais
  • Patrick Chesnais
  • Nathalie Roussel
  • Théâtre de Paris, Salle Réjane
  • 15, rue Blanche
  • 75009 Paris
  • Trinité (l.12), Blanche (l.2)
Itinéraire
Billets de 38,00 à 48,00
À l'affiche du :
4 septembre 2018 au 31 octobre 2018
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 21:00
    • 17:00
    • 15:00

A son âge, Edouard commence à perdre la boule. 

Les souvenirs de ce professeur émérite d’histoire à l’université s'envolent peu à peu.

Ils s'entremêlent, le passé refait surface pour se confondre avec le présent. Pourtant, Edouard, en professeur qui se respecte, même s’il oublie parfois où il est, n’oublie jamais une date !

Sa famille, ses étudiantes, son passé et l’avenir, tout est un peu brumeux pour lui et cela donne lieu à des rencontres poétiques.

Entre rires et larmes, tu te souviendras de moi, nous raconte que même lorsque la mémoire s’efface, le principal reste. Patrick Chesnais nous livre une interprétation toute en tendresse de cet homme qui oublie qui il est mais pas ce qu’il est.

 

A chaque saison, nous retrouvons Patrick Chesnais sur les planches. Récemment, il a joué dans Honneur à Notre élue au Théâtre du Rond Point et dans Tant qu'il y a de l'amour au Théâtre de la Michodière.

François Archambault est un auteur québécois. Dans ce même théâtre, avait été représentée sa pièce La société des loisirs.

 

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La critique de la rédaction : 6/10. Avis nuancé sur cette pièce à mi-chemin entre le drame et la comédie.

J’ai apprécié le traitement du sujet d’Alzheimer. Le malade, joué par Patrick Chesnais, montre qu’on peut continuer à avoir de grandes réflexions sur l'évolution du monde même si la mémoire ne suit plus. Les différents personnages apportent tous quelque chose d’intéressant à l’histoire.

J’ai bien apprécié la première partie de la pièce avec des passages à la fois touchants et amusants. Néanmoins, j’ai trouvé que la seconde moitié était de moins bonne qualité. L’histoire stagne, les dialogues ont tendance à devenir répétitifs et les rebondissements un peu moins convaincants.

Le jeu des acteurs est bon. Les transitions entre les scènes avec musique et vidéo permettent de ne pas trop casser le rythme.

Je n’ai pas passé un mauvais moment mais je ne ne pense pas m’en souvenir longtemps.

Note rapide
6,8/10
pour 8 notes et 6 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
4 critiques
Note de 4 à 7
75%
2 critiques
Note de 8 à 10
25%
Toutes les critiques
19 sept. 2018
6,5/10
1 0
La maladie d’Alzheimer est traitée ici sous forme de comédie. Les spectateurs viennent pour voir Patrick Chesnais et ils ont bien raison. Son élégance et son jeu si naturel en font un personnage attachant et très agréable. C’est d’ailleurs essentiellement lui qui fait rire l’auditoire.

L’histoire est originale et l’on ne s’ennuie pas, même si cela finit par tourner un peu en rond. Fanny Valette est excellente également et le duo fonctionne parfaitement. C’est d’ailleurs leur relation assez étrange qui est au centre de l’histoire. On regrettera peut-être la présence de certains personnages peu ou pas assez développés, en particulier la fille de Patrick Chesnais (à la ville comme à la scène) dont le rôle reste assez flou.

Dans l’ensemble on passe un bon moment mais sans en garder un souvenir (sans mauvais jeu de mots) impérissable.
18 sept. 2018
7,5/10
1 0
J'étais enthousiaste à l'idée de voir cette pièce et je n'ai pas été déçue.

La maladie d'Alzheimer traitée sous forme de comédie : j'ai trouvé P. Chesnais très convaincant dans son rôle ; les autres acteurs jouent également très bien, avec une mention pour la jeune F. Valette.
Un spectacle qui rend un bel hommage à la vie.
18 sept. 2018
7,5/10
5 0
On ne dit jamais son nom et pourtant on la reconnait rapidement... Cette maladie qui altère la personnalité des gens, qui détruit les souvenirs en commençant par les plus récents... Elle a une place centrale dans cette histoire de Patrick Archambault et adaptée pour le théâtre par Philippe Caroit.

Nous partageons un moment de le vie d'Edouard et de sa famille. Edouard est un celèbre professeur et historien à la retraite qui démontre volontiers et avec une certaine lucidité que le monde moderne n'est pas bon pour l'humain car trop d'info tue l'info. Il a une mémoire exceptionnelle des dates, les dates de guerre surtout, les changements de régime... Mais Edouard ne se souvient pas de ce qu'on vient juste de lui dire...

La pièce est construite sur Edouard et sa maladie et il fallait un comédien de talent pour incarner ce grand homme qui perd ses capacités à vivre dans le même monde que sa famille : Patrick Chesnais est l'homme qu'il faut pour ce rôle à la fois fragile et bouleversant mais aussi drôle et colérique. Nous voyons comment la maladie mine un homme et son entourage, leurs souffrances et leurs déchirements. Cependant le ton n'est pas larmoyant, on n'est pas dans le pathos. On est plutôt dans des situations qui peuvent faire rire ou émouvoir. Néanmoins, la pièce nous interroge directement sur comment réagirerions nous si nous perdions petit à petit notre relation au monde réel ou si ça touchait un de nos proches.

Patrick Chesnais est parfaitement entouré par une jolie brochette de comédiens : Nathalie Roussel qui joue sa femme, Fanny Valette (?), Frédéric De Goldfiem (le compagnon de sa fille) et Emilie Chesnais (sa fille). Il faut noter que le personnage joué par Fanny Valette est particulier, vous le découvrirez en voyant le pièce. J'ai beaucoup aimé son jeu.

La mise en scène de Daniel Denoin avec ses projections floutées nous donne l'impression d'être dans la confusion de l'univers mental d'Edouard, c'est réussi ! Un léger bémol cependant : on aurait gagné à resserrer un peu la fin de la pièce qui tarde un peu à arriver.

Le public fait une ovation aux comédiens et plusieurs spectateurs ont les yeux humides tout comme les comédiens.
Un beau moment de théâtre.
17 sept. 2018
7/10
5 0
La maladie recouvre bien des formes différentes. Mais lorsque celle-ci s’attaque aux souvenirs, c’est véritablement à l’identité de la personne qu’elle s’en prend. Adaptée de la pièce du Québécois François Archambault, « Tu te souviendras de moi » met en lumière, dès son titre, cette maladie de l’oubli.. Une maladie omniprésente sur scène et pourtant à aucun moment nommée. Au demeurant, est-ce vraiment la peine ?

Édouard, éminent professeur d’université à la retraite, voit ses souvenirs lui échapper. Lucide sur son état, il semble vouloir se raccrocher au passé, seules flammes encore apparemment vives dans son esprit, pour oublier qu’il ne vit déjà plus dans le présent. Si le sujet est grave, le texte se garde d’adopter un ton moralisateur. La fuite de la mémoire est abordée sans périphrase, mais avec un certain doigté. Elle se perçoit même jusque dans le décor, s’incarnant tant dans ces vidéos floues ne laissant apparaître que quelques bribes d’images que dans ces rangées de roseaux réduisant l’espace scénique, à l’instar de cet oubli grignotant inexorablement la mémoire.

Si la souffrance, tant celle du malade que celle de l’entourage, est au cœur de cette pièce, cette dernière préfère l’émotion à la gravité. Bien sûr l’issue est tragique, mais l’histoire ne s’interdit pas l’humour. Un humour convenu, reposant essentiellement la nécessité pour le personnage d’Édouard de poser inlassablement les mêmes questions, mais un humour présent. Un humour triste, au final, car après le rire, vient la réflexion. Celle qui nous ramène à notre réaction face à la maladie des autres ou à notre peur face à notre propre dégénérescence. On ne parvient jamais totalement à la dédramatiser.

Le texte, bien que sérieux, est intéressant, car au-delà d’un mal humain, il n’hésite pas à pointer du doigt les maux de l’humanité. L’individualisme, l’image de soi, la généralisation du numérique, la folie de l’Homme. En substance, un passage de la pièce résume bien ce dernier point. Édouard se rappelle combien il aimait voyager en avion. Ce qu’il préférait c’était s’installer près d’un hublot, la nuit, et contempler les villes, émerveillé devant le génie qu’il faut pour réaliser les autoroutes, les ponts, les immeubles … Après sa longue contemplation, son regard revenait alors dans la carlingue et là, observant ses congénères, le génie humain s’évaporait …

Une pièce à thématiques multiples servie par une belle distribution. Fanny Valette, Nathalie Roussel, Emilie Chesnais et Frédéric de Goldfiem sont d’une belle justesse. Quant à Patrick Chesnais, il est impérial dans son rôle. Quel comédien !

Au final, suis-je totalement entré dans l’histoire ? Non, j’ai trouvé la dernière demi-heure, moins passionnante que le reste de la pièce. Toutefois, « Tu te souviendras de moi » n’en demeure pas moins une pièce bouleversante.
8,5/10
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... Une pièce au sujet traité avec élégance et discrétion. Un spectacle agréable où le rire se fait sourire et où l’émotion jaillit par moments, admirablement interprété.
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor