- Comédie Contemporaine
- Théâtre de l'Atelier
- Paris 18ème
Bigre, Mélo Burlesque

- Pierre Guillois
- Théâtre de l'Atelier
- 1, place Charles-Dullin
- 75018 Paris
- Anvers (l.2)
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- HORAIRES
- 20:30
- 15:00
Tu ne crois pas qu’il serait temps de briser la glace ?
Ils ne partagent qu’un palier. En voisins.
Trois chambres de bonne, avec chiottes communes et sons afférents. Deux hommes et une femme cohabitent sous les toits, mais isolés, chacun dans son monde. Et ça va dégénérer, jusqu’au cataclysme.
Il y a le geek, le bordélique et l’apprentie en médecines plus ou moins douces. Ils font l’épreuve d’une promiscuité ponctuée de dingueries. Ils connaissent la gêne et les rapprochements, les jalousies de voisinage qui confinent aux conflits internationaux. Les mauvais coups et les coups de foudre, les joies des nuisances en tout genre. Pas une parole dans cet immeuble où tout part en vrille et s’envole, poubelles et sous-vêtements.
Auteur affilié au Rond-Point depuis Les caissières sont moches jusqu’à Le Gros, la Vache et le Mainate, Pierre Guillois écrit, joue et met en scène une déflagration comique pour un trio d’acteurs muets.
Bigre a été récompensée du Molière de la comédie (2017).
La critique de la rédaction : 7.5/10. Une pièce hors norme à l’humour très trash sur les trépidantes aventures de 3 colocataires non consentants.
Le maigrelet, le gros et la femme restent muets tout du long : leurs faits, gestes et grimaces suffisent à nous faire comprendre leur quotidien burlesque au dernier étage de l'immeuble. Ces personnages caricaturaux enchainent les gags clownesques.
Excellent rôle du maniaque à la chambre de bonne aménagée avec les dernières technologies. Son appartement ultra moderne en devient austère. C’est cet imposant homme poilu que nous avons pris le plus plaisir à suivre. Mais d’autres scènes regroupant ces trois personnalités opposées sont aussi à mourir de rire !
Plus l’histoire avance plus l’humour va loin, devenant très osé. Nous ne sommes pas toujours convaincus par les blagues dégueulasses, pipi-caca-prout, « je me balade tout le temps en slip » pour faire marrer. Dommage car elles couvrent par moment les blagues plus subtiles, qui se cachent dans les détails des intérieurs.
La mise en scène superbe multiplie les surprises, en rendant possible l’improbable avec des effets bluffants simulant des travaux dans l’immeuble, des fuites d’eau, des tornades... Bravo aussi à la belle mise en musique, où le son d’une radio est capable d’envahir peu à peu la salle (très bien fait !).
Une pièce très marrante que nous conseillons à ceux qui n’ont pas froid aux yeux !
Au vu de la qualité des spectacles parisiens actuellement, la pièce ne paraît pas devoir figurer dans un top 5.
Trois personnages fantasques et ubuesques habitent dans un immeuble – le décor est particulièrement réussi – ; on les découvre chez eux, dans leur quotidien avec leur solitude, leurs petites manies secrètes et leurs habitudes de célibataires. Ils vont se croiser sur leur palier commun et leurs rencontres seront toujours extravagantes et drolatiques.
C’est du burlesque, c’est du clown, c’est absurde, grotesque, loufoque. C’est du Charlie Chaplin, du Buster Keaton, c’est les Marx Brothers, c’est Jacques Tati réincarné !
Un spectacle jouissif !
Et puis c’est la soirée disco qui nous réserve des rafales de rires, on enchaîne avec les jeux de séduction, ponctués par des bruits pas vraiment glamours…
La vie continue, l’infirmière propose ses services - un conseil évitez-là ! -, fâcheries, bouderies, catastrophes domestiques en tout genre, inimaginables à refaire même si vous êtes absolument nuls ! l’autre élève son lapin mais pas pour les bonnes raisons, quand au cadre dynamique il reprend son karaoké chéri.
Théâtre du Rond-Point jusqu'au 28 juin
Une histoire sans parole.
Du « Théâtre Muet » mais pas silencieux où les effets spéciaux font partie intégrante de cette comédie burlesque.
Un décor explosif que des comédiens faillés s’emploient à destroyer.
Une clownerie grotesque entre Buster Keaton et Benny Hill pour les petits comme pour les grands.
C’est surprenant, c’est étonnant, c’est marrant, c’est émouvant, c’est charmant, mais c’est déconcertant et pourtant c’est attachant dans un univers totalement loufoque détonnant, drôle, touchant, c’est un délire juste pour rire !
Alors que m'en reste t'il le lendemain.... le goût de quelque chose de pas tout à fait abouti malgré de superbes idées de mise en scène à affiner sans doutes.
J’ai retrouvé les gags explosifs que j’avais adorés en juin dernier, vu des détails qui m’avaient échappés. Certaines pièces passent en roue libre quand elles durent, l’équipe de Bigre tient le choc, ils jouent , ils jouent bien, ils jouent chaque détail à fond. Au contraire, est-ce le jeu de l’attention qui attend le gag, j’ai eu le sentiment que chaque détail avait été revu, poussé, travaillé.
Je les ai revus comme on revoit des amis, les mines de Pierre Guillois en particulier, toujours magique, toujours fascinant, en particulier. Ils sont toujours aussi maladroits, rien de ce qu’ils tentent ne réussit, c’est leur vie.
Un geek maniaque de la propreté, un écolo barbu, une parisienne maladroite, l’un a un peu grossi, le second a amélioré ses grimaces, les cheveux de la troisième ont poussé. Les gags s’enchainent, les cataclysmes aussi, ils tentent de maitriser leurs vies, rien ne fonctionne, et les sentiments non plus. On rit de leur maladresse pour ne pas s’interroger sur notre chance ? Sans doute, et ça fait du bien !
Plus ça va, moins ça va, plus les défaillances de la mécanique et des cœurs pourraient les toucher, plus elles les touchent, jusqu’au paroxysme final, quand leur joie fait exploser le happy end.
La salle, comme la première fois, était pliée, et a longuement applaudi à la fin.