Suite Française

Suite Française
De Irène Némirovsky
Mis en scène par Virginie Lemoine
Avec Cédric Revollon
  • Cédric Revollon
  • Samuel Glaumé
  • Guilaine Londez
  • Béatrice Agenin
  • Florence Pernel
  • Gaëtan Borg
  • Théâtre La Bruyère
  • 5, rue La Bruyère
  • 75009 Paris
  • St-Georges (l.12)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 48,00
À l'affiche du :
10 septembre 2019 au 4 janvier 2020
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 16:45
    • 21:00
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1941, à Bussy, petite cité de Bourgogne. Suite à l'invasion de la France par les Allemands, madame Angellier, dont l'enfant est détenu par l'ennemi, est obligée d'accueillir sous son toit un officier de la Wehrmacht. 

Ce militaire, Bruno von Falk, a un charme fou. 

Dans cette sombre maison, le jeune soldat fait connaissance de Lucile, la belle-fille de Madame Angellier. Il tombe aussitôt amoureux. La jeune femme semble lui résister. Mais comment rester fidèle à un mari absent et ne pas succomber à l'homme séduisant qu’elle devrait pourtant détester ?

Un fait de résistance dans le village va révéler de façon surprenante la nature profonde de tous les personnages. 

 

D’après le roman best-seller d’Irène Némirosky, écrit en 1942, publié à titre posthume par sa fille et Prix Renaudot en 2004.

Florence Pernel est une actrice très souvent sur la scène parisienne, elle a été nommée deux fois pour le Molière de la comédienne.

Béatrice Agenin est elle aussi beaucoup sur les planches. Elle a été nommée une fois pour le Molière de la comédienne et trois fois pour le Molière de la comédienne dans un second rôle.

 

Tempête en Juin, tirée de la même série de romans, est jouée dans le même théâtre à 19h.

Note rapide
7,8/10
11 pour 11 notes et 11 critiques
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3 critiques
Note de 4 à 7
27%
8 critiques
Note de 8 à 10
73%
Toutes les critiques
17 oct. 2019
8/10
5 0
Les femmes et la guerre.
Voilà un thème qui semble tenir à cœur à Virginie Lemoine. En effet, après s’être penchée sur le quotidien des infirmières d’un hôpital lors de la Première Guerre mondiale avec Comme en 14, elle plonge le spectateur en plein second conflit mondial et braque le projecteur sur le sort d’une famille contrainte d’héberger un officier nazi.

S’appuyant sur le roman d’Irène Némirovsky, cette adaptation théâtrale, signée par Virginie Lemoine et Stéphane Laporte, fait la part belle à l’émotion. Attention, j’ai bien écrit émotion et non mièvrerie. Avec un tel sujet, il serait simple de se laisser lentement dériver vers une œuvre caricaturale, mettant en scène d’un côté les gentils et de l’autre les méchants. Non, ici, rien de tout cela. Bien au contraire, car les supposés gentils dévoilent rapidement une part sombre, tandis que le méchant attendu se révèle étonnant de politesse. De quoi brouiller les cartes. Les gentils seraient-ils méchants et le méchant gentil ? Ou bien les gentils laisseraient-ils entrapercevoir une part de méchanceté tout en étant gentils et le méchant, bien que gentil, conserverait-il son âme de méchant ? N’y a-t-il finalement ni gentil, ni méchant ? Toutes ces questions ont-elles vraiment un sens ?

Mystère …

Bon, il n’en demeure pas moins que le texte est particulièrement soigné et intelligent, servi par une belle distribution. L’ambiance est souvent lourde, pesante, mais régulièrement allégées par les répliques, pleines d’humour, de Guilaine Londez et Emmanuelle Bougerol. Oui, car Suite française a beau être une pièce au sujet grave, le spectateur rit.

C’est par conséquent encore une réussite pour Virginie Lemoine. Elle démontre, s’il en était encore besoin, que derrière la comédienne, il y a aussi une metteure en scène de talent.

Du beau (et bon) théâtre à ne pas manquer.
9 oct. 2019
8/10
5 0
Au théâtre de la Bruyère sont proposées deux pièces à la suite l’une de l’autre « Tempête en juin » puis « Suite française », tirées des deux tomes existants du roman ‘Suite française’, d’Irène Némirovsky, adaptées et mises en scène par Virginie Lemoine et Stéphane Laporte. Les deux pièces peuvent se voir de façon indépendante mais pour les avoir vues à suite l’une de l’autre, c’est un moment intense que je recommande. Nous parlons donc de la seconde pièce « Suite française ».

1941 : après la débâcle, c’est l’heure de l’occupation allemande. Quelque part en Bourgogne, Bruno Von Falk, officier de la Wehrmacht emménage chez Madame Angellier, propriétaire terrienne, dont le fils, militaire, a été fait prisonnier. Elle vit avec sa belle-fille Lucile et une servante. Déjà que Madame Angellier n’était pas à prendre avec des pincettes, comment va-t-elle réagir à l’intrusion d’un jeune et bel officier représentant l’ennemi qui la prive de son fils chéri ? Et Lucile, déjà malmenée par sa belle-mère, qui était trompée par son mari dès le lendemain de son mariage, comment va-t-elle réagir ? La situation est déjà bien tendue dans la maison de Madame Angellier, quand un acte de résistance se produit dans le village… Les masques vont-ils tomber ?

Tout comme dans « Tempête en juin », l’écriture est précise, voir incisive, il faut dire qu’Irène Némirovsky écrit sur le vif entre 1940 et 1942. L’adaptation de Virginie Lemoine et Stéphane Laporte reflète parfaitement la nature profonde des hommes dans la tourmente, le meilleur comme le pire, le plus valeureux comme le plus vil. Une mise en scène qui sert l’histoire tout comme la musique de Stéphane Corbin, les lumières de Denis Koransky (la même équipe que « Tempête en Juin » évidemment !).

Les comédiens sont tous parfaits, chacun dans son rôle : Béatrice Angevin, cette femme en noir, en deuil de son fils qui vit fort mal l’installation de l’ennemi sous son toit.

L’ennemi est joué par Samuel Glaumé, il joue à merveille l’officier à qui il devient difficile de résister tant son charme opère avec efficacité.

Car oui elle a du mal à résister la belle-fille de Madame Angellier, c’est Florence Pernel qui est tiraillée entre son cœur et la raison impérieuse qu’est la guerre et son jeu est tout en nuance.

Guilaine Londez est excellente, ses interventions sont pleines de truculence. Emmanuelle Bougerolle est Marthe la servante qui anime cette bien triste maisonnée. Gaétan Borg (qui joue en alternance avec Cédric Revollon) est le cousin de Marthe, celui par qui les masques tomberont.
9 oct. 2019
8/10
3 0
En 1941, une famille d’un petit village français, dont le fils est prisonnier de guerre, voit un officier allemand s’installer dans sa maison. Comment cohabiter dans des conditions pareilles ? Peut-on passer outre la guerre pour laisser libre cours à ses sentiments ? Comment ne pas trahir son pays et sa famille?

Suite française est une pièce tirée du roman d’Iréne Némirovsky, adaptée par Virginie Lemoine et Stéphane Laporte.

C’est un savant mélange d’humour, d’émotion, d’interrogation, de tension dramatique et familiale. La mise en scène de Virginie Lemoine fait mouche ; le décor est très réussi tout en étant simple car il rend bien l’espace confiné d’un salon tout en suggérant habilement les autres pièces de la maison. Tous les comédiens jouent très bien et sonnent juste.

C’est une vraie réussite et un très beau moment de théâtre.
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29 sept. 2019
5/10
1 0
La mise en scène est plutôt réussie bien que très classique, les acteurs jouent plutôt bien à part la comtesse qui est inutilement caricaturale et essaie de tirer la pièce vers la comédie cassant le peu d’émotions que l’on aurait pu ressentir.

Tout cela reste bien sage et bien lisse et le texte de la pièce participe à cette fadeur générale.

Il n’y a pas beaucoup d’émotions ni de conviction dans le jeu des acteurs et le spectateur reste sur le bord de cette histoire, sans jamais entrer dedans ni se sentir concerné.
25 sept. 2019
8,5/10
1 0
La plume de l’auteur est fine, précise, délicate mais aussi acérée, vive, brillante intelligente.

Verbatim historique, cette Suite Française, interpelle…

En pleine débâcle, en pleine occupation, directement menacée, Irène Némorovsky dépeint ces moments de notre histoire sous un angle d’une humanité tantôt touchante, émouvante, bienveillante tantôt crue et cruelle parfois même pestilentielle.
“Francoscopie de l’univers Des gens” simples aux grands bourgeois en passant par quelques paysans ou notables… le tableau plutôt sombre, voire noir cède subtilement place à la résilience d’un nature humaine qui s’amende, plus digne, plus généreuse et bienveillante.

Le jeu des acteurs est juste, en place, les personnages sont crédibles, les scènes s'enchaînent avec fluidité.

Une très belle mise en scène de Virginie Lemoine, une adaptation fine de cette fresque de la France sous l’occupation. Une distribution pertinente et une interprétation intelligente des acteurs pour une pièce intimiste. Une réussite.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor