• Classique
  • Comédie Française - Salle Richelieu
  • Paris 1er

La Double Inconstance

La Double Inconstance
De Marivaux
Mis en scène par Anne Kessler
  • Comédie Française - Salle Richelieu
  • 2, rue de Richelieu
  • 75001 Paris
  • Palais Royal (l.1, l.7)
Itinéraire
Billets de 13,00 à 41,00
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Silvia et Arlequin se portent un amour pur et réciproque, mais le Prince a jeté son dévolu sur la jeune villageoise. Il la fait enlever, la garde en son palais, et livre les amants à Flaminia pour qu’elle mette en oeuvre la machination de la double inconstance.

Pas à pas, les amoureux sont pris au piège d’une mise en scène habilement menée sans jamais s’apercevoir qu’ils en sont les acteurs, ou les marionnettes. Silvia se laisse séduire par un officier qui se révélera être le Prince tandis qu’Arlequin tombe sous le charme des paroles de Flaminia. Un couple défait en donne deux.

L’amour qu’on pensait éternel cède le pas au temps du plaisir éphémère. Le monde rural, rustique, pauvre et impuissant ne résiste pas à la corruption de la cour, de la coquetterie, de la richesse et des honneurs. L’inconstance du monde, son instabilité, contamine qui croit être fidèle à ses émotions et pense n’être que le spectateur de ce déséquilibre sans y participer.

 

Pierre Carlet de Marivaux est un dramaturge français du XVIIIème siècle. Cet homme solitaire et réservé a été l’un des premiers auteurs à avoir donné aux dialogues du théâtre un ton plus naturel, proche de la conversation. Ses pièces les plus connues sont les comédies L’Ile des Esclaves et Le Jeu de l’Amour et du Hasard.

Il a écrit la comédie en trois actes La Double Inconstance en 1723.

 

Note rapide
6,8/10
12 pour 12 notes et 9 critiques
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Note de 1 à 3
0%
5 critiques
Note de 4 à 7
67%
4 critiques
Note de 8 à 10
33%
Toutes les critiques
20 juil. 2017
5/10
18 0
De vraies longueurs au Français devant la Double Inconstance.

En quelques mots, la pièce traite d'un complot amoureux : l'amour pur et naïf que se portent Silvia et Arlequin est mis à mal par le stratagème de Flaminia, qui cherche à séparer le couple, car un couple brisé en vaut deux. Ainsi, Silvia repart avec le Prince, et Arlequin avec Flaminia. Silvia et Arlequin sont des marionnettes, entre les mains de l'experte Flaminia, du facétieux Prince, des servants, du luxe et du matériel.

La mise en scène tantôt contemporaine, tantôt classique de Anne Kessler perd le spectateur. Si Arlequin et Lisette apparaissent comme de vrais parvenus, ils contrastent avec Flaminia et Silvia, l'ensorceleuse et l'amoureuse ingénue, personnages tirés du théâtre classique. D'ailleurs cette dichotomie se retrouve dans la diction des personnages : Arlequin et Lisette récitent le texte de Marivaux de manière totalement contemporaine, avec des intonations actuelles, là ou les deux femmes se rapprochent des intonations théâtrales de l'époque. Ce double jeu est très dommage. L'inconstance peut être double, sans que la qualité de jeu des comédiens aille de paire.

Le texte de Marivaux sur l'amour, et même le double amour est également assez long. La machination de Flaminia n'est pas assez centrale. La jalousie féminine non plus, or c'est bien celle-ci qui pousse Silvia à s’enquérir du Prince, pour narguer les femmes de la Cour.

Sont cependant de bonnes surprises dans la mise en scène : le passage de comédie musicale entre Silvia et le Prince, dans un esprit kitsh totalement LALALAND, les références au cinéma avec lorsque Flaminia fume une cigarette au balcon, le faux bain du Prince, les costumes finaux, les miroirs dans lesquels les personnages se regardent constamment (époque contemporaine oblige), l'écran sur scène.

Bonne route.
28 juin 2017
8/10
38 0
Silvia aime Arlequin qui le lui rend bien, hélas, elle est enlevée par le prince, qui demande l’aide de Flaminia, dame de sa cour, belle et connaissant les manières, pour se faire aimer de la jeune paysanne.

Au fond, celle-ci est-elle aussi sincère qu’elle le dit au début ? On apprendra par la suite, qu’Arlequin est le seul « homme honnête » qu’il y avait au village, en fait, elle l’a aimé « par défaut » !

Arlequin, lui aussi se laissera séduire par les belles dames et l’intrigante Flaminia.

Trivelin, courtisan du prince, est trop vaniteux pour se rendre compte que l’on se sert de lui aussi.

La fin de l’histoire n’est pas celle que l’on pourrait espérer pour nos amoureux, elle est lucide, cruelle aussi. Tout est bien qui finit bien...

Je n’ai pas vraiment adhéré à la mise en scène, sophistiquée, recherchée, créative, tout ce que vous voudrez, mais en dehors des excellents comédiens, il me manquait l’émotion, la chair, le naturel.
13 sept. 2016
7,5/10
50 0
Un spectacle plutôt pessimiste, comme le sont tous ceux de Marivaux.

Le pitch, pour ceux qui ne connaitraient pas la pièce : Arlequin aime Sylvia qui aime Arlequin. Mais le Prince aime également Sylvia et fait enlever les deux amants. Son objectif : se faire aimer de Sylvia et faire tomber Arlequin sous les charmes de sa complice Flaminia.
A force de ténacité, le Prince parviendra à ses fins, d’où la dimension plutôt “noire” et pessimiste que j’évoque. Marivaux ne se faisait guère d’illusions sur la nature humaine ; difficile de l’en blâmer aujourd'hui...

Je suis fan de Marivaux, et cette pièce est l’une de mes préférées. Elle est servie par des comédiens toujours aussi excellents – mention spéciale à Stéphane Varupenne qui donne un petit côté viril à son Arlequin et à Florence Viala, toujours parfaite.
Je suis plus réservée sur le parti pris d’Anne Kessler : à quoi bon ce “jeu dans le jeu”? Pourquoi avoir proposé ce principe d’une répétition de la pièce de Marivaux ? Résultat : quelques longueurs, un manque de fluidité, des sources d’incompréhension.
Je suis sortie en me disant : c’est bien mais ça aurait été super si on avait assisté à la première, plutôt qu’aux préparatifs.

3 raisons d’aller découvrir « La double inconstance » à la Comédie Française :
1. Pour découvrir ou redécouvrir la langue de Marivaux, au travers de l’une des ses plus belles pièces.
2. Pour assister à une version « remix » des liaisons dangereuses.
3. Pour constater à quel point l’actuelle troupe du Français est talentueuse (je ne m’en lasse pas, ils sont tellement doués !)
22 févr. 2016
5/10
130 0
Je suis passé à côté. Comme toujours avec Marivaux.

Pourtant tout est là. La comédie française, une distribution exceptionnelle, une mise en scène impeccable. Mais non, je n'y arrive pas. Marivaux m'ennuie. Toujours. Je ne sais pas pourquoi je décroche comme ça.

Déjà sur "les fausses confidences" à l'Odéon, et ici encore. J'essaierai encore.
13 nov. 2015
9/10
254 0
Une repise de l'an passé, dans la mise en scène lumineuse d'Anne Kessler.

Il s'agit d'une sorte de mise en abîme théâtrale : on assiste à une répétition au Français de la pièce, qui petit à petit va prendre de l'ampleur (arrivée d'accessoires, de costumes, etc, etc.....)
Les balcons sont recréés, des toiles peintes représentent le carrefour voisin, c'est un décor magnifique.

Mais bien entendu, ce sont les acteurs qui donnent toute leur saveur à cette pièce qui sert au mieux les enjeux sociétaux de Marivaux.

Tous sont vraiment épatants, notamment (comme toujours) Stéphane Varupenne, qui donne une vraie dimension un peu rustaude à cet Arlequin, Loïc Corbery en Prince formidable.
Un petit regret : Georgia Scalliet, qui me ravirait même à lire l'annuaire inversé des entrepreneurs de pompes funèbres, a été remplacée cette saison par Jennifer Decker. (Désolé, Jennifer, je préfère Georgia...)

Et puis surtout, surtout, c'est l'occasion de revoir sur les planches de la grande maison cette immense et magnifique sociétaire honoraire qu'est Catherine Salviat, celle qui me fit aimer le théâtre dans "La Trilogie de la villégiature" mise en scène naguère par Giorgio Strehler.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor