J'ai des doutes

J'ai des doutes
De Raymond Devos
Avec François Morel
  • François Morel
  • En tournée dans toute la France
Itinéraire
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J'ai horreur qu'on me prenne mes affaires.

François Morel s’empare du phrasé de Raymond Devos. Il rend hommage au clown, jongleur des mots, phénomène rare et maître à penser, à repenser le monde ; à son œuvre consacrée à la vie, à la mort et à l’absurdité qu’on trouve entre les deux.

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19 avr. 2019
9/10
1 0
Venir voir François Morel c’est un peu comme un dimanche après-midi au coin du feu.
C’est doux et familier, c’est plein de tendresse et de bienveillance. On est charmé par ses petites mimiques modestes et tendres.

On rit aussi, bien sûr, car il est drôle et que les textes de Devos sont savoureux. On les redécouvre d’ailleurs avec joie. François Morel s’en délecte et nous les offre avec plaisir. On en redemande : qu’il chante, parle ou même qu’il se taise, François Morel ne cesse de nous séduire. Et cette fois là comme les autres on est content de le retrouver.
13 déc. 2018
9/10
41 0
Rien ne va plus au Paradis, Mesdames et Messieurs !
Dieu s'emmerde...

Et comme Dieu s'ennuie, Il demande à Saint-Pierre de lui convoquer Raymond Devos toutes affaires cessantes.

Tel est le point de départ du spectacle.

François Morel a écrit un texte brillant (quel pléonasme...) qui nous plante le décor et le propos de ce véritable récital consacré à cet artiste exceptionnel qu'est Raymond Devos. (J'emploie à dessein le présent de l'indicatif « est ». Pour moi, il est toujours là !

Une fois cette introduction passée, le comédien entre dans le vif du sujet, avec tout le talent qu'on lui connaît.
Il va nous dire les mots, les textes de l'homme au costume bleu clair.

Mais bien entendu, il ne va pas faire que les dire, il va les ré-interpréter, à sa façon.
Cette "Morel-Touch", que l'on aime tant.

J'ai souvent retrouvé durant cette heure et trente minutes le Monsieur Morel des Deschiens, avec par moment son œil chassieux, ses brusques éclats de voix, ses envolées dans les aigus.
Un régal, un bonheur !

Tous ces sketches, le public les connaît, les attend.
Nous redécouvrons avec un immense plaisir « L'ouïe de l'oie », « L'homme existe, je l'ai rencontré », « La course », « La truite de Schubert », et tant d'autres.

Le comédien en chantera quelques-uns, grâce à l'adaptation musicale d'Antoine Sahler. Ce sera un spectacle musical, également.
François Morel sera parfois armé d'un melodica, quitte à dire son texte le tube dans la bouche.
Mais qu'est-ce que l'on rit !

Il n'est pas seul sur scène.
Tout comme son modèle, il a à ses côtés un pianiste.
Hier c'était Romain Lemire qui s'y collait.

C'est d'ailleurs plus un complice, un camarade de jeu qu'un seul accompagnateur. Lui aussi chantera et jouera la comédie. Une vraie complicité règne entre ces deux-là. Le duo est hilarant.

Et puis soudain retentit dans les enceintes du Rond-Point « La grande valse », de Georges Delerue.
C'est l'indicatif cultissime du non-moins cultissime Radioscopie consacré à Devos.
Les deux artistes écoutent sa voix, répondant aux questions de Chancel, en compagnie de...
Et non, je ne vous dirai pas quel est ce troisième personnage qui les a rejoints.
Et le temps de passer trop vite...

Lors du rappel, après des applaudissements on ne peut plus nourris, les spectateurs sont mis à contribution et comprennent rapidement... qu'artiste, c'est un métier.

François Morel parvient sans peine grâce à son talent, sa truculence, son humour et sa faconde à faire revivre ces petits bijoux d'absurdité du quotidien, de surréalisme des mots.

C'est un grand moment d'humour et de poésie qui est proposé au Rond-Point.
Un vrai moment de plaisir.
Un peu lorsque l'on retrouve le plaisir procuré par une confiserie de son enfance. Du nanan !

Nous replongeons avec délice dans l'univers du grand Raymond, grâce au grand François.
Un sacré hommage, une belle appropriation.

Nous sortons rassurés du théâtre : Devos Existe.
Pour toujours !
Merci à vous, M. Morel !
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9,5/10
5 0
... Un régal de spectacle, drôle et élégant. Du rire intelligent, tendre et redoutablement efficace comme on l’aime. Incontournable spectacle-bonheur !
6 déc. 2018
9,5/10
7 0
Attention, spectacle intelligent, drôle, fin, joué par deux fameux interprétes François Morel et Antoine Sahler, qui ont redonné vie aux textes de Raymond Devos.

Et oui, le clown est mort, celui-ci nous a quitté en 2006, enfin disons que le Créateur s’ennuyant ferme a « convoqué » le sieur Devos.

C’est d’ailleurs comme ça que le spectacle commence, des éclairs, le tonnerre et Morel, violon en main, Antoine Sahler au piano. Discussion entre St Pierre et Dieu. Accrochez-vous bien !

Parler pour ne rien dire, le clou, A Caen les vacances, Mon chien c’est quelqu’un, où courent-ils, la dernière heure, j’ai des doutes, etc. Devos était un magicien des mots, un jongleur de l’esprit.

On rit encore de ses bons mots, de ses sketchs, de sa poésie, son aspect lunaire. François Morel redonne vie à Devos, quelle énergie il déploie, même les textes les plus connus font encore rire aux larmes ! Devos avait un comparse, son pianiste. Antoine Sahler joue de multiples instruments et donne la réplique à François Morel avec beaucoup d’humour.

« Radioscopie » de Jacques Chancel pour entendre le vrai Devos, et tout ceci finit par un grand karaoké géant, vous avez intérêt à vous exercer pour « Je hais les haies qui font la haie le long des murs ».

Un spectacle à ne pas manquer, vous en ressortirez heureux !
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Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
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