• Classique
  • Le Funambule Montmartre
  • Paris 18ème

Cyrano (Funambule)

Cyrano (Funambule)
De Edmond Rostand
  • Le Funambule Montmartre
  • 53, rue des Saules
  • 75018 Paris
  • Lamarck Caulaincourt (l.12)
Itinéraire
Billets de 12,00 à 35,00
À l'affiche du :
17 octobre 2018 au 27 octobre 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 19:00
    • 21:00
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Cyrano !
Et tout est dit. Est-il besoin de dresser le portrait de celui que tout le monde connaît même sans l'avoir lu ?
 
Cyrano, c'est le triomphe du héros solitaire, celui qui "ne monte pas bien haut peut-être mais tout seul !"
Cette seule phrase est l'étendard d'une mentalité nouvelle. Incarné par tous, rêve de chaque comédien, épopée romantique et truculente, Cyrano est éternel. Cyrano, Roxane, Christian et tous les autres.
 
La question reste de savoir ce que l'on peut y apporter de nouveau, tant tout a été dit, montré, monté.

 

Note rapide
7,5/10
pour 7 notes et 6 critiques
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2 critiques
Note de 4 à 7
29%
4 critiques
Note de 8 à 10
71%
Toutes les critiques
16 août 2019
8/10
3 0
Pour créer un esprit intimiste, le spectacle se joue à la lumière des bougies comme à l'époque de Molière.

A l'exception que, lorsque la bougie s'éteint ce n'est pas la fin de l'acte. Une ambiance chaleureuse se dégage car même la salle se trouve parsemée de ces luminaires. On se sent en bonne condition pour un voyage plein de rebondissements et d'amour déçu. C'est important car sur scène il n'y a aucun décor. Tout se fait par l'interprétation bluffante des comédiennes qui nous tiennent en haleine pendant 1h40. Elles portent des costumes baroques, visages maquillés de blanc, lèvres rougies, avec quelques masques et des changements de costumes. Tout cela suffit. Vous vous demandez comment faire la scène du balcon alors? Il suffit de descendre de scène et d'aller derrière un rideau. Des scènes mythiques sont même détournées comme la fameuse scène du nez ou la gourmande recette de la tarte amandine qui va aller jusqu'à une dégustation de gâteau par le public.

On comprend tout et on se laisse happer par le récit si bien écrit par Edmond Rostand et très bien adapté par Bastien Ossart. Il trouve toujours la bonne musique au bon moment pour encore mieux développer en nous ces sentiments de fougue, de passion et de tristesse. Là aussi, il joue avec les genres musicaux n'hésitant pas à mélanger musique classique et musique du monde. Une harmonie parfaite se dégage dès le début de la représentation faisant fuir le temps qui passe.

Impossible de ne pas être émerveillé par tout ce qui se déroule devant nos yeux comme si c'était la première fois que nous découvrions cette pièce de théâtre.
9,5/10
2 0
... Un spectacle brillant et savoureux aux parfums enveloppants. Une formidable interprétation. Un moment mémorable pour sa justesse et son audace. À voir sans hésiter, je le recommande vivement.
6 août 2019
7/10
1 0
Cyrano d’après Edmond Rostand au Théâtre Funambule Montmartre avec le Théâtre Les Pieds Nus, jusqu'au 27 octobre du mercredi au samedi à 19h ou 21h et le dimanche à 18h ou 17h30 selon les semaines. Avec @théâtre les pied

-26 ans : 11€ sur le site du théâtre et 10€ par téléphone au 01 42 23 88 83

Primo spectateurs ou amateurs de Cyrano de Bergerac, allez-y sans crainte. Voir trois actrices interpréter successivement tous les personnages de la pièce cela fait son effet. Tout comme les masques, l'éclairage à la bougie, et l'éternelle énergie du personnage qui vous emporteront et sauront sans aucun doute vous émouvoir. Le rythme et la magie des vers de Rostand sont toujours aussi efficaces.

Connaisseurs, habitués ou passionnés de Cyrano, vous pourriez être frustrés. Un texte de 3h réduit à 1h40 de spectacle, cela créer nécessairement quelques frustrations. Chez les puristes le « sang se coagule en pensant qu'on y peut changer une virgule ». Les masques éclairés à la bougie sont du plus bel effet mais ils contraignent parfois les actrices à hausser la voix à outrance, si bien qu’avec ou sans le masque elles « [gueulent] […] le vers qu’il faut laisser s’envoler ! ». Ici Cyrano a beau en imposer, il lui manque cette tristesse tendre et mélancolique qui donne à ce héros tout son pouvoir et toute sa force.
10 juil. 2019
9,5/10
12 0
« Où sont les femmes ? », se demandait en son temps le célèbre philosophe suisse blond Patrick Juvet.
Les femmes, elles se trouvent actuellement sur le plateau du Funambule Théâtre, où à trois, elles nous donnent une très remarquable version du chef-d'œuvre d'Edmond Rostand.

Oui, oui, vous avez bien lu : sur scène, seules trois comédiennes, Iana-Séréna de Freitas, Lucie Delpierre et Nataly Florez (en alternance avec Marjorie de Larquier), réussissent de main de maîtresse une formidable gageure : servir à elles seules au mieux ce texte immortel, et en faire ressortir au delà de toute espérance la substantifique moelle et la bouleversante humanité qui se dégage de ce personnage.

Bastien Ossart, leur metteur en scène, a mis en œuvre plusieurs parti-pris plus judicieux les uns que les autres.

Un Cyrano joué uniquement par des comédiennes ?
Oui, nous sommes confrontés à l'universalité de cette pièce. Ici, le fait de confier tous les rôles à la gent féminine (on oublie d'ailleurs très vite ce fait-là...), nous permet d'être au plus près du texte, et d'en savourer à chaque instant la merveilleuse richesse.

Puis, tous les codes du théâtre baroque vont être utilisés, avec notamment un éclairage aux chandelles. C'est d'ailleurs le metteur en scène qui se charge d'allumer toutes les bougies dès l'entrée des spectateurs dans la salle.
Ceci confère à la pièce une atmosphère très particulière, très rare actuellement. Nous avons vraiment l'impression d'être à l'époque à laquelle Rostand a situé l'action de la pièce.

Le metteur en scène a également eut l'idée de demander à ses comédiennes beaucoup d'engagement physique.
Accentués par le fait de jouer par moments avec des masques, ce sont les corps qui vont pleinement s'exprimer.

(Je serais curieux de connaître le nombre de calories dépensées par soirée... Ce nombre-là doit être gigantesque ! )

Nous sommes parfois proche du théâtre de tréteaux, de la Comedia dell'arte et par bien des aspects du théâtre de Nô japonais. Les corps sont mis en valeur, et véhiculent autant d'émotions, de sentiments que le texte lui-même.
Parfois, les trois filles semblent véritablement danser. Des scènes relèvent d'une chorégraphie très étudiée. De vrais moments de grâce émaillent la pièce.

Ce mélange des genres théâtraux est une très riche idée.

Les comédiennes, bien entendu, doivent jouer plusieurs rôles. (la pièce en comporte en effet une cinquantaine...)
Le texte est restitué dans son intégralité.


Non seulement elles jouent donc plusieurs personnages, mais en plus, elles se partagent souvent les rôles principaux et donc les alexandrins associés.

C'est ainsi que Cyrano, Roxane, Christian, notamment, seront joués tour à tour par mesdemoiselles de Freitas, Delpierre et Florez.


Si ça fonctionne ? Oh que oui !
Nous ne sommes jamais perdus. Sur le plateau nu, qui se remplira au fur et à mesure de petits lampions, nous savons à tout moment où nous en sommes.
A tel point que même sans son masque au grand nez, Cyrano est bel et bien devant nous.

Aucun problème non plus à se repérer dans l'espace. Nous comprenons en permanence où nous sommes, à l'hôtel de Bourgogne, chez Raguenaud, à l'hôtel des Cadets, à Arras, au couvent parisien...

Des instants très drôles parsèment le spectacle. Une parodie de la célèbre tirade au début de la pièce, quelques improvisations (la scène jubilatoire avec la marmite de Ragueneau), un petit cri drôlissime et récurent de De Guiche, une petite chanson fredonnée, etc, etc... Eh oh ! Ne comptez-pas sur moi pour tout dévoiler, non plus !

Ce Cyrano, de par son côté épuré, de par sa façon d'exacerber la bouleversante humanité du personnage, m'a fait penser à la version de Dominique Pitoiset dans laquelle Philippe Torreton dans le rôle-titre ne quittait pas le réfectoire de son asile psychiatrique.
De la même manière, ici, les fortes contraintes liées aux parti-pris dramaturgiques permettent de nous faire « exploser à la figure » ce grand texte.

Surtout, surtout, ne manquez pas ce merveilleux Cyrano, c'est d'ores et déjà un spectacle incontournable de cet été parisien.
Vous n'avez aucune excuse, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.
30 juin 2019
8,5/10
2 0
Cyrano au physique ingrat mais au bel esprit aime Roxane. Mais la belle Roxane aime Christian bel homme sans esprit…

La compagnie du Théâtre les pieds nus nous présente un « Cyrano » jamais vu. Un spectacle inventif et débordant d’énergie, un vrai bonheur.
Les chandelles sont installées sur le devant de scène, quelques lapions sont parsemés sur le plateau.
Ingénieuse idée, nous sommes transportés au 17 siècle, siècle où vivait ce fameux Savinien de Cyrano de Bergerac dont la vie et l’œuvre ont inspiré Edmond Rostand.

Le théâtre éclairé par la seule lueur des bougies… C’est intimiste et enchanteur.

Tous les personnages sont joués avec brio par trois comédiennes.
Comme par magie, en quelques tours de passe-passe, s'ornant de masques originaux et de costumes pittoresques, elles deviennent successivement Cyrano, Roxane, Christian, d’Artagnan…
La mise en scène de Bastien Ossart est créative, astucieuse, audacieuse, pétulante et réjouissante.

Les comédiennes par leurs gestuelles, leurs mimiques et leurs talents nous émeuvent, nous amusent et nous ravissent.
C’est un grand plaisir de redécouvrir Cyrano dépoussiéré. L’essentiel, la beauté et la profondeur du texte sont bien présents et nous transpercent d’émotion.
Bravo.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor