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Alice Couzinou
Alice Couzinou
Critique
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Ses critiques

24 critiques
La Mort de Danton (Delétang)

La Mort de Danton (Delétang)

7/10
1
Delétang 1 - Büchner 0

S'il est bien une période historique que l'on a jamais étudié à l'école, ou alors de très loin, c'est la Révolution Française.

Et malheureusement pour le dramaturge allemand, sa pièce ne fait que ressortir nos lacunes...

Plongés au cœur des intrigues les plus tortueuses de cette période, il nous faut bien des efforts pour arriver à suivre ce récit dès lors que l'on n'est pas doctorant en histoire ou passionné de la Terreur.
Assez vite l'on décroche des infinies tirades sur la vertu et le pouvoir, et l'on ne cherche même plus à comprendre ce que les personnages déclarent, mais le miracle Comédie-Française frappe à nouveau et nous empêche de sombrer dans le sommeil.
Car même si l'histoire est des plus compliquées et que notre cerveau préfère déconnecter totalement, on passe au final une plutôt bonne soirée, en profitant du magnifique décor, du jeu toujours parfait des comédiens du Français, et des très belles trouvailles de mise en scène, et l'on ressort de ces 2h30 sans avoir ressenti le moindre ennui.

Chapeau au metteur en scène Simon Delétang, qui fait un tour de force d'autant plus impressionnant en réussissant à ne pas nous perdre dans cet imposant morceau de théâtre, alors que la simple lecture du texte de Büchner doit être bien plus ardue.

En bref, un joli moment d'art dramatique, mais préparez vos antisèches si vous voulez allez au-delà.
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Le silence de Molière

Le silence de Molière

9,5/10
7
Sortir du silence

Des conférences comme celle-ci, on en voudrait tous les jours.
Pendant une heure, nous partons à la rencontre d'Esprit-Madeleine Poquelin, unique fille (ou plutôt unique survivante) de ce cher Molière et de son épouse Armande. Elle se livre sur sa vie, sur son père, sur le théâtre, le tout au gré des questions posées par le public lui-même (l'ingéniosité d'Anne Kessler à la mise en scène a encore frappé !) et qui guide sa pensée dans le dédale de ses souvenirs d'enfant. Danièle Lebrun - petite dame de 84 ans une fois sortie de scène mais immense interprète au plateau - livre une fantastique partition, donnant tout son relief et toute son envergure à ce texte déjà si bien écrit.

Quelle est la part de fiction ? Quelle est la part de réalité dans le récit d'Esprit-Madeleine ? On ne le sait pas vraiment, mais la sensibilité du discours nous le fait entièrement passer pour vrai. On s'émeut de cette dame, ancienne petite fille, qui perd son papa a huit ans seulement, mais dont la destinée sera entièrement tracée par cet héritage des Poquelin-Béjart.

Celle qui aurait dû être la Louison du malade Argan n'a jamais accepté le rôle ; être la vraie fille de Molière est déjà bien assez, et ce papa là est loin d'être imaginaire...
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Le malade imaginaire, Stratz

Le malade imaginaire, Stratz

6/10
9
Un malade en fin de vie ?

On rit, on s'amuse bien, on passe une plutôt bonne soirée, certes. Mais essoufflée et quelque peu sur le retour, cette version de la dernière pièce de Molière vit peut-être ici sa reprise de trop.
Créée en 2001 et continuant de vivre 15 ans (!) après la mort de son metteur en scène, Claude Stratz, cette mise en scène est malheureusement marquée au fer rouge par son ancienneté, et malgré le renouvellement des acteurs et actrices, elle a visiblement assez mal vieillie. Je ne reproche jamais à une pièce classique d'être montée de manière classique (décors et costumes d'époque), j'en serais même parfois plutôt partisante, mais le trompe-l'œil peint au lointain et les représentations vues et revues des personnages - pour leur défense, il faut avouer qu'innover avec un tel morceau du théâtre français reste compliqué pour tout le monde - ancrent le spectacle dans une temporalité qui n'est plus la nôtre, et dénote totalement du reste de la saison de la Comédie-Française. Entre un Tartuffe à l'esthétique survoltée (Ivo Van Hove) et un Misanthrope d'une parfaite modernité (Clément Hervieu-Léger, là aussi une reprise de longue date, mais qui elle ne souffre pas du passage du temps), ce pauvre Argan fait bien pâle figure... Aussi, pour ce qui est censé être une comédie-ballet, on se désole de la seule présence d'un unique clavecin, même pas exploité à chaque fois, et de la pauvreté des intermèdes musicaux.
Malgré tout, la distribution reste celle du Français, et le très bon jeu des acteurs est à lui seul un spectacle captivant, mais il ne suffit pas à cacher le terrible manque de rythme dont souffre cette pièce. Il est toujours plaisant de savoir qu'une œuvre peut dépasser son créateur, même après sa mort, mais 15 ans après la disparition de Claude Stratz, l'on sent qu'il n'y a plus vraiment de chef d'orchestre derrière tout cela, et ce Malade Imaginaire est un bon sujet de réflexion sur la question de la pérennité du plateau : l'auteur reste par ses écrits, mais le travail d'un metteur en scène peut-il perdurer dans le temps ? Malheureusement ici, la réponse est plutôt négative...
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Fantasio

Fantasio

9/10
5
Fantastique Fantasio

Comme un goût de monde d'avant… Fête, rires, musique, boisson ; ce spectacle est une ode à la vie et un antidote miracle à l'humeur maussade et au temps pluvieux.
Porté par cinq comédien.ne.s de talent, le texte poétique et moderne - franchement féministe même - de Musset résonne dans les oreilles d'une salle joyeuse et emportée par le mouvement endiablé du bouffon Fantasio et de ses comparses. Entre deux morceaux de rock, l'on profite des déambulations énergiques et rythmées des artistes, sur un plateau coloré, sur plusieurs niveaux et exploité au maximum, une esthétique proche de la commedia dell'arte qui donne un relief physique et textuel à toute la pièce. Les costumes sont somptueux et modestes à la fois, toujours dans cet esprit de théâtre de tréteaux, fait de bric et de broc mais en même temps si exigeant.
Benoit Gruel livre un Fantasio remarquable, d'une sincérité pure. Le comédien fait preuve d'une capacité d'écoute parfaite, et chacune de ses expressions lorsqu'il ne fait qu'observer ses camarades sont des pépites à ne pas sous-estimer, et qui livrent sur le personnage toutes les informations nécessaires pour comprendre sa psychologie. Entre désillusion, espoir, pessimisme et révolte, les plus grandes préoccupations des auteurs romantiques passent par ce personnage de bouffon de cour, et cela est nettement visible dans le travail du texte et du corps.

En somme, voilà un spectacle dont on ressort le sourire aux lèvres, quelques notes de musique en tête, et des étoiles plein les yeux...
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