top5 (1)

Une Histoire d'amour

Une Histoire d'amour
De Alexis Michalik
Mis en scène par Alexis Michalik
  • La Scala
  • 13, boulevard de Strasbourg
  • 75010 Paris
  • Strasbourg Saint-Denis (l.4, l.8, l.9)
Itinéraire
Billets de 17,00 à 48,00
À l'affiche du :
9 janvier 2020 au 29 février 2020
Jours et horaires
Ajoutez la pièce à votre agenda en sélectionnant une date. Attention, vos espions pourraient l'apprendre !
l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 21:00
Achat de Tickets

Justine et Katia s’aiment. Elles vivent une véritable histoire d’amour, un conte de fées.

Ce couple a un désir : avoir un enfant. Elles essayent par insémination artificielle… Et c’est Katia qui tombe enceinte la première. Pourtant, sa compagne Justine ne donne plus signe de vie à peine une semaine avant que leur bébé, Jeanne, vienne au monde.

Douze ans se sont écoulés et Katia sait que sa mort est proche. Elle se voit contrainte de nommer son frère William comme tuteur pour sa fille après son décès.

Cet écrivain cynique qu’elle n’a pas vu depuis des années inquiète Katia…

 

Alexis Michalik est un spécialiste des histoires à tiroirs et des mises en scène où un changement de voix, un costume ou un élément de décor transportent le spectateur dans une nouvelle époque, avec de nouveaux personnages. Il a écrit de grands succès qui se jouent encore sur les planches parisiennes et partout en France, comme Le Porteur d’Histoire, Le Cercle des Illusionnistes et Intra Muros.

Son dernier succès en date, Edmond, a été adapté au cinéma.

47

La critique de la rédaction : 8/10. N’ayant pas eu le temps d’aller beaucoup au théâtre ces derniers temps, j’avais besoin d’une pièce réussie comme celle-ci pour me redonner l’envie d'arpenter les salles !

Alexis Michalik a encore écrit une très belle histoire, avec des dialogues fins, drôles, émouvants. La mise en scène est plus simple, moins rythmée qu’à son habitude mais je me suis laissé porter par les jours heureux et les déboires de Katia.

Les personnages sont très attachants, notamment la petite fille, première de classe.

Je n’ai pas vu le temps passer et suis sorti de La Scala le sourire aux lèvres !

Note rapide
8,3/10
pour 8 notes et 5 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
0 critique
Note de 4 à 7
0%
5 critiques
Note de 8 à 10
100%
Toutes les critiques
17 janv. 2020
9/10
1 0
Le Michalik nouveau est arrivé.
Et vous ne serez pas déçu. C'est plein d'amour mais pas à l'eau de rose. L'amour qui fait du bien et parfois moins. Mais je n'en dirai pas plus sur le contenu, pour ne rien spoiler.
Pour l’interprétation : Ils sont tous biens, et j'ai beaucoup aimé Michalik. Ma femme aussi d'ailleurs et j'espère que c'est uniquement pour le jeu. J'ai un petit doute quand même ;)
Pour la mise en scène : c'est fluide, changement à vue, meuble sur roulette.
Bref, allez-y vous passerez une excellente soirée avec des nombreux rires et des moments où la gorge se serre un peu, et même certains instants où les larmes viennent.
16 janv. 2020
10/10
2 0
« Une histoire d’amour » de et mise en scène par Alexis Michalik à La Scala, est une version michalikienne des rapports amoureux sous ses diverses formes.

Alexis Michalik, l’homme aux sept Molières, c’est tout d’abord un style et une écriture qui lui permettent d’être dans les records de présence dans les théâtres parisiens.
Ses quatre précédentes pièces sont toujours à l’affiche, notamment avec sa première, « Le porteur d’histoire », qui vit le jour en intégralité, en juillet 2011, au festival off d’Avignon.

Mais aujourd’hui, c’est avec un nouveau style, une nouvelle écriture, un nouveau vocabulaire, comme celui de son premier roman « Loin » qu’Alexis Michalik nous présente sa dernière histoire.
Une belle histoire d’amour jouée dans un plan séquence comme au cinéma, loin de la construction de ses histoires avec les flash-back à répétition.
Un vocabulaire cru, qui se veut contemporain, et qui je dois l’avouer n’emporte pas mes suffrages et qui me fait perdre de l’émotion.

Une histoire d’amour : mais qu’est-ce que l’amour ?
Singulier ou pluriel ? Le sexe a-t-il son importance ?
Comment savoir quand on est amoureux ? Et à quel âge ?
Doit-on associer à l’amour son chagrin ? En fait-il partie pour exister, se construire ?
Doit-on être malheureux, doit-on passer par la souffrance pour savoir aimer, pour reconnaître l’amour ?
Et quand la maladie ou le destin viennent se greffer dans l’histoire, pouvons-nous encore espérer, aimer ?

Autant d’interrogations qu’Alexis Michalik développe dans son histoire, certes à tiroirs mais jouée dans une inspiration linéaire.
Ce qui la rend beaucoup plus facile à suivre, et qui permet de se concentrer sur le jeu et la personnalité des comédiens.

« Et pourtant » la chanson de Charles Aznavour ouvre les débats, ouvre l’Histoire…

La couleur est annoncée, « Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi » oui mais qui ?
Soyez attentifs, écoutez bien les couplets de la chanson, ils résument ce que vous allez suivre, vivre, dans cette belle histoire d’amour.

Alexis Michalik a le secret pour emmener les spectateurs dans son univers : la salle répond présente et les rires fusent même dans les situations dramatiques, à tel point qu’il est difficile par moment d’entendre les répliques.
Il a le sens de la répartie, du bon mot, de la formule, que la jeune adolescente utilise à bon escient.

« Une histoire d’amour » conjuguée au pluriel nous fait rencontrer Katia qui tombe amoureuse de Justine. L’une est lesbienne, l’autre est hétéro mais cupidon n’a pas dit son dernier mot.
De cette histoire va naître, via une insémination artificielle pour Katia, un joli bébé au doux nom de Jeanne.
Depuis ces instants de bonheur, douze années se sont écoulées, et Katia prédisposée pour le cancer, voit ce dernier récidiver et la conduire vers l’inexorable.
Elle doit absolument prévoir l’avenir et confier sa fille à une personne de confiance.
Elle a beau chercher dans son entourage, elle ne voit que son frère William (Shakespeare serait-il passé par là…), un écrivain cynique à la renommée établie, mais cruellement au stade de la page blanche, qui lui aussi n’a pas été épargné par la vie, une ritournelle familiale aux multiples blessures.
Un frère qui vit dans un monde parallèle avec ses démons et ses anges, et dont l’abus d’alcool et de la cigarette le transportent dans les nuages de l’insouciance : un ciel bien sombre à la lumière de sa traversée du désert.
Un frère qui a du mal à cicatriser de ses blessures antérieures, à faire confiance, à aimer tout simplement mais qui renaîtra en présence de sa filleule.
Les plus belles scènes de cette histoire à mon sens, sont celles de leur « découverte » dans ce salon qui a vu passer tant d’épreuves.
Cinq années séparent, depuis leur dernière rencontre, Katia et William, et les retrouvailles ne vont pas de soi : il faut se rendre à l’évidence, il faut qu’il devienne le tuteur légal afin que Jeanne ne se voit pas confiée à l’assistance publique.

Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, tel pourrait-être leur credo mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille et elle dessine ses creux et ses vagues comme bon lui semble : ce que l’on pourrait appeler le destin pour ceux qui y croient.

Alexis Michalik, assisté d’Ysmahane Yaqini, a mis en scène son histoire avec une fluidité déconcertante, intelligente, les changements de lieux, de décors, de costumes, d’accessoires, de personnages se font à une vitesse qui ne laisse pas de place à l’improvisation.
Tout est calculé, tout est millimétré pour donner une vie intense au développement de l’intrigue.
Une action située, définie dans un rectangle blanc comme pour celle d’Intra Muros.
Il s’est entouré de l’incontournable Juliette Azzopardi pour les décors, d’Arnaud Jung pour les lumières et Marion Rebmann pour les costumes sans oublier Mathias Delfau qui a réalisé de superbes vidéos symbolisant les différents lieux de l’action ainsi que le temps qui passe.

Une belle fraternité, une belle cohésion pour cette troupe qui se lance à cœur perdu afin de vivre intensément leurs histoires d’amour.
Juliette Delacroix est Katia et Marie-Camille Soyer est Justine. Elles forment avec un beau naturel le couple qui va déclencher toute cette histoire d’amour.
Alexis Michalik joue le frère William, l’ours mal léché qui va se laisser attendrir, qui va redécouvrir qu’il a un cœur qui bat dans sa poitrine. Un plaisir non dissimulé de le retrouver sur scène et avec ce soir Violette Guillon dans le rôle de Jeanne, ils forment un duo très touchant de sincérité. Elle a l’innocence de la jeunesse tout en ayant la maîtrise de son jeu : impressionnant.
L’électron libre, aux multiples rôles, dont celui de Claire, est joué par Pauline Bresson. Une présence tourbillonnante, tout en grâce, qui donne de la légèreté à cette histoire d’amour.

Une histoire d’amour, certes belle, poétique, mais qui en fin de compte ne m’aura pas enthousiasmé comme ce fut le cas avec ses autres pièces : mon classement ne changera pas : « Le porteur d’histoire » restant ma préférée.
Afficher les 2 commentaires
13 janv. 2020
8/10
4 0
J’avais de grosses attentes pour cette cinquième pièce d’Alexis Michalik, non seulement je n’ai pas été déçue mais en prime j’ai aussi été surprise car l’auteur sait se renouveler : finies les histoires à tiroirs qui ont été tissées avec beaucoup de talent, nous voilà dans une histoire linéaire (ah je vois déjà quelques fâcheux qui vont dire que ce n’est plus le style Michalik et qu’il cède à la facilité ! Mais franchement ce changement nous montre justement que son talent s’exprime aussi avec des histoires linéaires riches en émotions).

La pièce s’appelle ‘Une histoire d’amour’ mais en fait nous allons assister à plusieurs histoires d’amour (au sens large du terme) : deux femmes, une mère et sa fille, un frère et une sœur, un oncle et sa nièce.
L’histoire : Justine et Katia s’aiment. Ce couple souhaite avoir un enfant. Elles essayent par insémination artificielle… Et seule Katia tombe enceinte. Mais Justine disparait de sa vie peu de temps avant la naissance de Jeanne… Nous retrouvons les protagonistes 12 ans plus tard, Jeanne est devenue une adolescente à la maturité intense. Sa mère Katia est mourante et il y a son oncle William qui n’est pas vraiment recommandable.

Suivre le destin de ces personnages est un plaisir, nous sommes emportés par le tourbillon de leur vie.
Là où on retrouve ‘la patte’ Michalik, c’est dans la mise en scène toujours d’une grande fluidité avec des éléments de décors (de la talentueuse Juliette Azzopardi) sur roulettes qui sont bougés la plupart du temps par les comédiens eux-mêmes et les judicieuses lumières d’Arnaud Jung. Cette fluidité qui donne un coté cinématographique à l’ensemble comme si nous assistions un long plan séquence. Les dialogues sont ciselés, la chanson du début est très sympathique et mériterait une reprise à la fin du spectacle.
L’émotion est présente tout au long de la pièce. Personnellement, j’ai ri et souri beaucoup alors que d’autres ont plutôt pleuré. La fin m’a laissée la gorge serrée d’émotion car l’adolescente qui joue Jeanne possède une présence impressionnante et sa relation avec William prend un virage intense.
Le casting (Pauline Bression, Juliette Delacroix, Marie-Camille Soyer et en alternance pour le rôle de Jeanne : Lior Chabbat, Violette Guillon et Amélia Lacquemart) est sans faute et il y a en prime le plaisir de voir Alexis Michalik sur scène.

Je vous recommande cette soirée qui fait du bien.
11 janv. 2020
10/10
1 0
Alexis Michalik se renouvelle par cette pièce. Exit les histoires à tiroirs, voici une pièce linéaire, mais qui joue à merveille sur les émotions. Celles-ci sont justement dosées, les dialogues sont parfaits, les intentions réussies.

On rit (beaucoup), on pleure aussi. Les jeux d’acteurs sont parfaits, ne gâchent pas l’histoire et au service de cette dernière. Aucun ennui, aucun temps mort, le rythme est la, le spectateur ne lache rien.

Y a-t-il quelque chose qui ne réussit pas à ce grand homme qu’est Michalik?
11 janv. 2020
8,5/10
1 0
Comment écrit-on, que proposer, quand on a une liberté totale mais la pression d'une oeuvre qui a remporté tous les succès ?

La cinquième pièce d'Alexis Michalik (qu'on ne présente plus !), est un parfait équilibre entre drame social et fable. On quitte définitivement la sphère des fictions historiques, pour un univers qui parvient à garder un style, des codes, malgré le virage opéré... et réussi.

Une histoire d'amour qui en rassemble plusieurs, des liens de couples, de parentés, tissés par des personnages saisissants par leur profond réalisme, écrits, ciselés, à l'instar des dialogues.

Une histoire d'amour aux airs de conte moderne, avec un enchaînement de situations qui poussent les protagonistes dans leur retranchement.

Une histoire d'amour d'une fluidité sans pareille, cinématographique, passant d'une séquence à l'autre en un battement de cil. Les émotions tourbillonnent : l'envie de connaître la destinée de Katia et Justine, puis de William, le passage du rire aux larmes face à ces êtres qui nous touchent, qui vivent véritablement sous nos yeux dans un décor changeant et très fourni (travail de la désormais incontournable Juliette Azzopardi), et qui renforce réalisme et empathie.

Une histoire d'amour d'une apparente simplicité, mais dont les détours nous surprennent et nous tiennent en haleine de bout en bout. C'est pour ma part, la jeune Jeanne qui m'a le plus bouleversée, mélange de maturité douloureuse et d'intensité adolescente, aussi bien écrite qu'interprétée (Violette Guillon pour la représentation vue ce vendredi).

La distribution est d'ailleurs un sans faute.

On entre dans la romance comme on en sort, de façon abrupte, inattendue, et l'épilogue arrive presque trop vite car on ne veut plus quitter ces héros écorchés et combatifs. On emporte forcément un peu d'eux en quittant le théâtre, l'oeil encore un peu rouge mais le sourire aux lèvres.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor