Critiques pour l'événement Une Histoire d'amour
17 févr. 2020
7,5/10
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C’était le spectacle attendu de ce début d’année. La salle est comble pour Une histoire d’amour, nouvelle création du prodigieux Michalik. Si le genre est différent de ses précédentes pièces, on y retrouve la touche du metteur en scène.

Un scénario qui s’enchaîne à la vitesse d’un film, des rôles multiples pour chaque comédien, un savoureux mélange de performances scéniques.
7,5/10
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Alors ?
Ce n'est "que" la 5ème pièce d'Alexis Michalik, et pourtant, même les non-théâtreux sont susceptibles de connaître son nom. Entre Edmond, Le porteur d'Histoire, Le cercle des illusionnistes ou encore Intra Muros, il est difficile d'échapper aux affiches ou au bouche-à-oreille qui recommandent l'un de ces spectacles.

Je les ai tous vus, les ai tous aimés, sauf un : Intra Muros. Dans une interview accordée au magazine Théâtral, le metteur en scène reconnaît qu'Une histoire d'amour "sera un peu dans la même veine qu'Intra Muros, qui joue aussi sur l'émotion". Mais l'idée de voir une pièce linéaire de Michalik qui ne se repose pas sur ses histoires à tiroirs m'a poussée à refouler mes a priori. Mes préjugés ont refait surface lorsqu’à la lecture du programme, je lis une des citations "- s'il est bête ? s'il vote à droite ?

- avec deux mamans ? Il votera pas à droite"

Et pourtant... Et pourtant ! Mes craintes se sont dissipées au cours du spectacle. Une histoire d'amour est avant tout l'histoire d'une vie, remplie de petits bonheurs et - surtout - de grands malheurs. En écrivant ça, il est évident... que c'est une évidence ! Mais Alexis Michalik parvient à montrer sur scène une réalité dans toutes ses fragilités, une vie qui bascule en raison d'un événement (une décision, un accident ou encore une maladie). Certes, les ficelles sont grosses et le triptyque dramatique est là (rupture, deuil, enfance malheureuse) mais chacune des situations a son lot de pouvoir comique et nous pouvons en rire que grâce au jeu impeccable des comédiens. La fluidité de la mise en scène et l'enchaînement - moins rapide mais toujours rythmé - des scènes rappelle qui est le maestro.