- Classique
- Le Funambule Montmartre
- Paris 18ème
Quadrille

7,8/10
100%
- Le Funambule Montmartre
- 53, rue des Saules
- 75018 Paris
- Lamarck Caulaincourt (l.12)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 40,00 €
Evénement plus programmé pour le moment
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Carl Herickson, célèbre acteur américain arrive à Paris et se livre à des interviews et des séances d'autographes dans un grand hôtel.
Se retrouvent là Philippe de Morannes, célèbre directeur d'un journal en vogue, et Claudine André, journaliste « qui monte », femme d'esprit et d'humour.
Au cours de l'interview, ils découvrent que la femme de Philippe, Paulette Nanteuil, comédienne de son état, a confié un petit billet à la vedette américaine, qu'elle a signée du nom de son amie... Claudine André !
Ajoutons à cela une femme de chambre payée pour être indiscrète et commence alors un ballet charmant de mensonges et de promesses, de quiproquos et d'audace au terme duquel chacun de ces quatre protagonistes tiendra une nouvelle place.
Toutes les critiques
Quadrille, Sacha Guitry, jusqu’au 4/02/2018 au Funambule.
Sacha Guitry connu pour sa réputation de misogyne, nous surprend en donnant cette fois-ci un rôle prédominant aux femmes.
Paulette installée dans sa relation tranquille avec son amant Philipe, va tout à coup se révéler en femme amoureuse et perdant la tête pour ce bel américain Karl.
Claudine, amie de Paulette, libre et indépendante mènera à bien ses intérêts et finira par se faire épouser par l’homme qu’elle aime en secret, Philippe.
Ce vaudeville plein de rebondissement et d’esprit, pose quelques questions sur la fidélité, le couple, les coups de cœur….
Sacha Guitry raconte-t-il un peu son histoire ? Sa deuxième femme Yvonne Printemps l’a quitté pour Pierre Fresnay. Sa troisième femme Jacqueline Dulac jouait Claudine et lui-même jouait Philippe dans la première représentation de cette pièce…
Dès le premier tableau nous sommes transportés dans ce milieu bourgeois du siècle dernier.
Un décor assez épuré, en toile de fond siège un Mondrian. Dans cette ambiance aisée et harmonieuse, va se dérouler un tourbillon de situations parfois joyeuses et burlesques, parfois plus intimistes et confidentielles. Nous sommes charmés par cette comédie plaisante et divertissante.
Les comédiens sont en harmonie avec leur personnage, on y croit.
Sacha Guitry connu pour sa réputation de misogyne, nous surprend en donnant cette fois-ci un rôle prédominant aux femmes.
Paulette installée dans sa relation tranquille avec son amant Philipe, va tout à coup se révéler en femme amoureuse et perdant la tête pour ce bel américain Karl.
Claudine, amie de Paulette, libre et indépendante mènera à bien ses intérêts et finira par se faire épouser par l’homme qu’elle aime en secret, Philippe.
Ce vaudeville plein de rebondissement et d’esprit, pose quelques questions sur la fidélité, le couple, les coups de cœur….
Sacha Guitry raconte-t-il un peu son histoire ? Sa deuxième femme Yvonne Printemps l’a quitté pour Pierre Fresnay. Sa troisième femme Jacqueline Dulac jouait Claudine et lui-même jouait Philippe dans la première représentation de cette pièce…
Dès le premier tableau nous sommes transportés dans ce milieu bourgeois du siècle dernier.
Un décor assez épuré, en toile de fond siège un Mondrian. Dans cette ambiance aisée et harmonieuse, va se dérouler un tourbillon de situations parfois joyeuses et burlesques, parfois plus intimistes et confidentielles. Nous sommes charmés par cette comédie plaisante et divertissante.
Les comédiens sont en harmonie avec leur personnage, on y croit.
Un spectacle frais et charmant comme une friandise gourmande, rusée et savoureuse, au service d’une pièce de Sacha Guitry acerbe et subtile.
Ah comme la vie amoureuse est douce-amère quand on la regarde avec les yeux de l’illustre auteur, bourgeois mondain et artiste fabuleux. Ses désillusions amusées sur la parole donnée, ses situations toujours scabreuses où l’élégance brille de ses mille atouts.
Quand l’amour et la gloire s’emmêlent, qu’advient-il de la promesse ? Quand l’illusion de la probité croise le mensonge, que reste-t-il du désir ?
Cette pièce écrite en 1937 se trouve au rang des grands classiques du boulevard et nous ne pouvons que l’admettre tant la verve de son écriture ravage tout sur son passage, les sursauts permanents des bons mots qui fusent et les situations qui ricochent.
Nous sommes au pays des rêves de liberté où toutes les libertés sont possibles et où la joie règne de son incroyable nihilisme sur toute sincérité, qu’elle fut feinte ou non.
Ici les couples se font et se défont comme dans une danse de quadrille, à la gloire des cocus contents de devenir des amants et des femmes qui obtiennent tout de leurs désirs.
Misogyne Guitry ? pas l’auteur en tous cas !
À bien observer les personnages féminins qui marchent avec la force redoutable de leur séduction vers l’accomplissement de leurs projets, elles nous donnent une belle leçon de réussite ces bourgeoises insoumises !
La mise en scène de Florence Le Corre met en valeur le texte avec finesse, dans une théâtralité épurée et centrée sur la fluidité des jeux, ses répliques et ses situations aux rebondissements parsemés de pointes de burlesque. C’est gai, léger et efficace.
Les comédien·e·s Nicolas Bouillis, Gloria Hérault, Florence Le Corre et Philippe Person ce jour-là, et Aurélie Treilhou s’amusent autant qu’ils nous amusent et nous emportent dans leur tourbillon rieur avec espièglerie et élégance.
Un quadrille joyeux et agréable, drôle et bien joué.
Ah comme la vie amoureuse est douce-amère quand on la regarde avec les yeux de l’illustre auteur, bourgeois mondain et artiste fabuleux. Ses désillusions amusées sur la parole donnée, ses situations toujours scabreuses où l’élégance brille de ses mille atouts.
Quand l’amour et la gloire s’emmêlent, qu’advient-il de la promesse ? Quand l’illusion de la probité croise le mensonge, que reste-t-il du désir ?
Cette pièce écrite en 1937 se trouve au rang des grands classiques du boulevard et nous ne pouvons que l’admettre tant la verve de son écriture ravage tout sur son passage, les sursauts permanents des bons mots qui fusent et les situations qui ricochent.
Nous sommes au pays des rêves de liberté où toutes les libertés sont possibles et où la joie règne de son incroyable nihilisme sur toute sincérité, qu’elle fut feinte ou non.
Ici les couples se font et se défont comme dans une danse de quadrille, à la gloire des cocus contents de devenir des amants et des femmes qui obtiennent tout de leurs désirs.
Misogyne Guitry ? pas l’auteur en tous cas !
À bien observer les personnages féminins qui marchent avec la force redoutable de leur séduction vers l’accomplissement de leurs projets, elles nous donnent une belle leçon de réussite ces bourgeoises insoumises !
La mise en scène de Florence Le Corre met en valeur le texte avec finesse, dans une théâtralité épurée et centrée sur la fluidité des jeux, ses répliques et ses situations aux rebondissements parsemés de pointes de burlesque. C’est gai, léger et efficace.
Les comédien·e·s Nicolas Bouillis, Gloria Hérault, Florence Le Corre et Philippe Person ce jour-là, et Aurélie Treilhou s’amusent autant qu’ils nous amusent et nous emportent dans leur tourbillon rieur avec espièglerie et élégance.
Un quadrille joyeux et agréable, drôle et bien joué.
Voici un quadrille joliment troussé !
Florence le Corre, metteure en scène, et la toute jeune compagnie Bonsaï nous proposent de retrouver Sacha Guitry et sa misogynie légendaire.
Ah ! Guitry et les femmes !
Comme il le disait lui-même : « On n'est jamais trompé par celle qu'on voudrait. »
Voici en quelque sorte le propos de la pièce. Ici, ce sont les femmes qui trompent. Ou qui voudraient tromper.
Quadrille est la démonstration dramaturgique de ce postulat.
Paulette Nanteuil, maîtresse du Rédacteur-en-chef de Paris-Soir Philippe de Moranes, Paulette, donc, ne restera pas insensible aux charmes du Carl Erikson, le jeune acteur play-boy américain, de passage à Paris.
Claudine, l'amie de Paulette, ne restera pas non plus indifférente aux charmes de la star venue du Pays de l'Oncle Sam.
Les relations entre ces quatre personnages vont être étudiées à la loupe.
C'est Philippe Person qui interprète le rôle de Philippe, le rédac-chef.
L'ancien patron du Lucernaire parvient haut à la main à nous faire croire à son personnage.
La difficulté, lorsqu'un comédien joue un rôle interprété par Guitry, c'est de ne pas tomber dans une pâle et ridicule imitation, ce qui n'aurait absolument aucun intérêt.
En même temps, il faut que le comédien sache où positionner le curseur, de ne pas pousser le potentiomètre ni trop près ni trop loin !
Il faut être soi-même tout en défendant les répliques du « Maître ».
Person l'a bien compris, il est parfait dans ce rôle.
Nicolas Bouris sera la star hollywodienne. Lui aussi joue sa partition avec conviction, son accent à couper au couteau est digne d'un cow-boy en visite à Paris.
Les filles ne sont pas en reste !
Florence Le Corre elle-même et Aurélie Treilhou, respectivement Claudine et Paulette sont elles aussi très inspirées.
On croit totalement à leur personnage. Elles nous font rire, chacune dans son registre.
Il faut mentionner également Gloria Hérault, en soubrette rouée. La comédienne est drôle, spirituelle, à jouer un peu décalé. On attend ses interventions avec impatience.
La mise en scène est précise, enlevée, tout en finesse.
Melle Le Corre a su mettre en place une sacrée dynamique entre ces quatre éléments formant le carré amoureux.
Tout ceci est savamment orchestré, avec des pianii et des fortissimi habilement négociés.
C'est donc un nouveau très beau moment que j'aurai passé au Funambule théâtre. La pièce, écrite en 1937 et montée en 1938, garde tout son charme un peu kitsch.
On s'amuse, on rit sans prétention, on est heureux de retrouver une partie de l'oeuvre de M. Guitry.
Florence le Corre, metteure en scène, et la toute jeune compagnie Bonsaï nous proposent de retrouver Sacha Guitry et sa misogynie légendaire.
Ah ! Guitry et les femmes !
Comme il le disait lui-même : « On n'est jamais trompé par celle qu'on voudrait. »
Voici en quelque sorte le propos de la pièce. Ici, ce sont les femmes qui trompent. Ou qui voudraient tromper.
Quadrille est la démonstration dramaturgique de ce postulat.
Paulette Nanteuil, maîtresse du Rédacteur-en-chef de Paris-Soir Philippe de Moranes, Paulette, donc, ne restera pas insensible aux charmes du Carl Erikson, le jeune acteur play-boy américain, de passage à Paris.
Claudine, l'amie de Paulette, ne restera pas non plus indifférente aux charmes de la star venue du Pays de l'Oncle Sam.
Les relations entre ces quatre personnages vont être étudiées à la loupe.
C'est Philippe Person qui interprète le rôle de Philippe, le rédac-chef.
L'ancien patron du Lucernaire parvient haut à la main à nous faire croire à son personnage.
La difficulté, lorsqu'un comédien joue un rôle interprété par Guitry, c'est de ne pas tomber dans une pâle et ridicule imitation, ce qui n'aurait absolument aucun intérêt.
En même temps, il faut que le comédien sache où positionner le curseur, de ne pas pousser le potentiomètre ni trop près ni trop loin !
Il faut être soi-même tout en défendant les répliques du « Maître ».
Person l'a bien compris, il est parfait dans ce rôle.
Nicolas Bouris sera la star hollywodienne. Lui aussi joue sa partition avec conviction, son accent à couper au couteau est digne d'un cow-boy en visite à Paris.
Les filles ne sont pas en reste !
Florence Le Corre elle-même et Aurélie Treilhou, respectivement Claudine et Paulette sont elles aussi très inspirées.
On croit totalement à leur personnage. Elles nous font rire, chacune dans son registre.
Il faut mentionner également Gloria Hérault, en soubrette rouée. La comédienne est drôle, spirituelle, à jouer un peu décalé. On attend ses interventions avec impatience.
La mise en scène est précise, enlevée, tout en finesse.
Melle Le Corre a su mettre en place une sacrée dynamique entre ces quatre éléments formant le carré amoureux.
Tout ceci est savamment orchestré, avec des pianii et des fortissimi habilement négociés.
C'est donc un nouveau très beau moment que j'aurai passé au Funambule théâtre. La pièce, écrite en 1937 et montée en 1938, garde tout son charme un peu kitsch.
On s'amuse, on rit sans prétention, on est heureux de retrouver une partie de l'oeuvre de M. Guitry.
Un classique de Sacha Guitry joué par la jeune troupe du Bonsaï qui a joué cet été le Dindon de Feydeau au Lucernaire ne pouvait qu'être réussi, d'autant que Philippe Person s'est joint à la joyeuse troupe.
C'est l'histoire d'une "star" américaine de passage à Paris qui doit être interviewé par deux journalistes (un homme et une femme), cette star attire de nombreuses femmes dont la compagne du journaliste masculin... et comme dans tout Guitry, il va y avoir des tromperies et des quiproquos qui sont toujours savoureux.
Florence le Corre signe une mise en scène sobre qui laisse la part belle aux comédiens, qui sont excellents. Philippe Person est un séducteur né, c'est bien agréable de le regarder jouer.
On passe une bonne soirée avec ce joli Quadrille.
C'est l'histoire d'une "star" américaine de passage à Paris qui doit être interviewé par deux journalistes (un homme et une femme), cette star attire de nombreuses femmes dont la compagne du journaliste masculin... et comme dans tout Guitry, il va y avoir des tromperies et des quiproquos qui sont toujours savoureux.
Florence le Corre signe une mise en scène sobre qui laisse la part belle aux comédiens, qui sont excellents. Philippe Person est un séducteur né, c'est bien agréable de le regarder jouer.
On passe une bonne soirée avec ce joli Quadrille.
La mise en scène et le décor sont très sobres, c'est vrai. Mais quand on va voir du Sacha Guitry, c'est avant tout pour le texte, et il est bon, drôle, mais aussi bien sûr misogyne.
Quant aux comédiens, malgré quelques butées sur le texte, surtout en début de pièce, Sandra Veloccia et Thomas Dewynter dans les rôles de Claudine et Philippe étaient excellents, et tous deux ont des voix fantastiques. Si Jean-Baptiste Sagory etait tout à fait dans son rôle, c'était un peu moins le cas du personnage de Paulette Nanteuil qui, alors que ses camarades et la mise en scène plaçaient la pièce à l'époque où elle a été écrite, jouait de façon plus moderne, tant dans son jeu que dans ses costumes.
En somme quelques petits défauts mais petite pièce bien sympathique.
Quant aux comédiens, malgré quelques butées sur le texte, surtout en début de pièce, Sandra Veloccia et Thomas Dewynter dans les rôles de Claudine et Philippe étaient excellents, et tous deux ont des voix fantastiques. Si Jean-Baptiste Sagory etait tout à fait dans son rôle, c'était un peu moins le cas du personnage de Paulette Nanteuil qui, alors que ses camarades et la mise en scène plaçaient la pièce à l'époque où elle a été écrite, jouait de façon plus moderne, tant dans son jeu que dans ses costumes.
En somme quelques petits défauts mais petite pièce bien sympathique.
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