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Pourvu qu'il soit heureux

Pourvu qu'il soit heureux
De Laurent Ruquier
Mis en scène par Steve Suissa
Avec Francis Huster
  • Francis Huster
  • Fanny Cottençon
  • Théâtre Antoine
  • 14, boulevard de Strasbourg
  • 75010 Paris
  • Strasbourg Saint Denis (l.4, l.8, l.9)
Itinéraire
Billets de 22,00 à 60,00
À l'affiche du :
13 septembre 2018 au 16 décembre 2018
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 16:00
    • 21:00
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Claudine et Gilbert, le couple bobo par excellence, apprennent l’homosexualité de leur fils.

Comment vont-ils réagir ? Vont-ils l’accepter ?

Vont-ils s’en renvoyer la responsabilité ? Mais responsables de quoi ?

Est-ce si grave ?

Ce qui paraît simple, aujourd’hui ne l’est pas encore quand on est directement concerné.

 

Découvrez la nouvelle comédie de Laurent Ruquier, après Je préfère qu'on reste amis et A droite à gauche.

En présentant Pourvu qu'il soit Heureux, il a dit s'être inspiré de sa propre vie, lui qui a fait son coming out sur scène dans le one man show Enfin Gentil, il y a près de 20 ans.

Francis Huster jouait dans A droite à gauche de Laurent Ruquier. Tout comme Fanny Cottençon, il est très présent sur la scène théâtrale française.

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La critique de la rédaction : 5/10. Pourvu qu’il soit Heureux  hésite entre le drame et la comédie.

Hélas, elle ne parvient à convaincre dans aucun des deux registres. Dans cette pièce où les personnages de Fanny Cottençon et Francis Huster apprennent l’homosexualité de leur fils, le ton est trop grave pour que les gags fonctionnent. Les traits d’humour ne sont de toute façon pas très drôles. 

Les passages plus sérieux ne procurent eux pas d’émotion. Ils ressemblent plus à un état des lieux, un exposé de la condition homosexuelle en France et dans le monde.

Ce texte peu naturel fait que les protagonistes manquent cruellement de sincérité dans leur jeu. On n’y croit pas.

Dommage. 

Note rapide
4,6/10
pour 9 notes et 7 critiques
3 critiques
Note de 1 à 3
33%
4 critiques
Note de 4 à 7
67%
0 critique
Note de 8 à 10
0%
Toutes les critiques
5 oct. 2018
6/10
6 0
Trop de clichés pour cette pièce au texte suranné.

Des longueurs dans les dialogues font perdre à la pièce le dynamique qu'elle pourrait avoir.
En revanche, j'ai trouvé que les acteurs s'en sortaient bien.
1 oct. 2018
6/10
2 0
Une comédie de moeurs qui s'attache à dénoncer l'homophobie et les clichés qui en découlent.
Francis Huster, en père de famille choqué, donne la réplique à Fanny Cottençon, épouse coquette et sensible.
Tous deux s'interrogent sur leur implication dans l'orientation de leur grand garçon, ce qu'ils ont fait ou négligé durant son enfance, et comment réagir face à cette découverte.

Dans un décor soigné et détaillé, la pièce se déroule en 3 actes.
Les deux premiers tendant à développer la réaction du père puis de la mère, avec enfin la confrontation avec l'intéressé, qui exposera avec une belle assurance sa vision des choses et son combat contre les idées reçues et l'intolérance.

On rit, de cette grivoiserie qui parvient à ne pas tomber dans la vulgarité.
Les répliques amusent, tout comme la situation, avec cependant un manque de fond et d'épilogue sur un sujet qui mériterait peut-être un peu plus de profondeur et moins de clichés.

On gardera de ce moment de la bonne humeur, et une excellente impression sur Louis Le Barazer, le comédien incarnant le fils, au jeu et au physique séduisants.
22 sept. 2018
5/10
11 0
Le thème de l’homosexualité est assez récurrent dans les pièces écrites par Laurent Ruquier. Il n’est donc pas étonnant de le retrouver sous sa plume pour ce texte. Pourtant, avec « Pourvu qu’il soit heureux », le résultat laisse une impression d’étrangeté.

Pour être franc, si la volonté était de faire une comédie, c’est raté, mais si elle était de créer un drame, c’est réussi.

Entrons plus directement dans le vif du sujet … Le premier acte fait rire. Il y a, sans conteste, des répliques finement trouvées qui font mouche. En revanche, les deux actes suivants ne prêtent guère à la rigolade. En écoutant bien les propos des comédiens, ils adoptent même un ton grave, invitant à la réflexion. Excellente initiative. Malheureusement, le résultat final peine à convaincre.

Où le bât blesse-t-il ? Pas sur le texte, plutôt bien écrit. Pas sur les comédiens, dont les interprétations sont parfaites. Je ne compte pas parmi les fans de Francis Huster et pourtant je reconnais qu’il a un talent de comédien absolument indéniable. Fanny Cottençon joue sur une palette d’émotions variée et maîtrise très bien son rôle. Louis Le Barazer, quant à lui, a une belle présence sur scène et à n’en pas douter une carrière assurée devant lui.

Mais alors où ? Dans la manière de transmettre le message.

La construction de la pièce, d’abord. Incompréhensible. Le premier acte développe une histoire, avec une thèse. Jusque là rien d’anormal. Rideau. Au démarrage du deuxième acte, une nouvelle histoire s’engage, avec un point de vue différent. Personnellement, je me suis retrouvé perdu pendant plusieurs minutes avant de comprendre la mécanique. Mais tout juste ai-je saisi que l’acte trois revient sur la première histoire afin de la poursuivre et d’apporter un point final à la pièce. En sortant, une question m’a trotté dans la tête : à quoi servait l’acte deux, si c’est pour ne pas le traiter ensuite ?

Les clichés, ensuite. L’auteur les utilise et s’en amuse pour les contrer. Riche idée. Malheureusement, la démarche n’aboutit pas. Au lieu de les détruire, ils sont noyés sous un déluge de faits historiques, de points de vue psychologiques ou médicaux … J’ai eu l’impression d’assister au compte-rendu d’une étude.

L’aspect moralisateur enfin. Très dérangeant.

Dommage, la pièce aurait pu être belle et utile, surtout au regard de l’actualité. Il faut reconnaître à Laurent Ruquier le courage de s’attaquer frontalement aux problèmes de société. Il y a du travail derrière cette pièce, cela se sent. Mais, pour moi, la cible est manquée. Dommage. Néanmoins, l’auteur a du talent et j’aurai plaisir à aller voir une de ses prochaines productions.
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22 sept. 2018
3,5/10
2 0
Le texte est évidemment pauvre puisque c'est une collection de poncifs sur la question, certes il n'y a pas de ressorts comiques vraiment géniaux mais malgré tout, on se laisse porter par le jeu des trois acteurs et un décor astucieux et si on ne sort pas avec le bonheur intellectuel qui devrait accompagner toute pièce de théâtre, on peut quand même y aller avec ses parents qui n'ont encore pas compris…
19 sept. 2018
5/10
12 0
C'est pas du meilleur Ruquier ni du meilleur Huster.
L'écriture semble totalement vieillotte, même si elle reste travaillée.
On a droit au catalogue des poncifs sur l'homosexualité, ce qu’il est bien, ce qui n'est pas bien de penser.
C'est dommage car c'est tout de même bien écrit, quelques moments sont même drôles (quelques).

La seule bonne idée est cette même situation reprise deux fois sous un angle différent.
Mais l'enchainement des tableaux suivants est complètement absurde.
La mise au point des parents chez l'enfant est inintéressante et le 4e volet qui se veut le moment émouvant tombe plutôt dans le mauvais vaudeville avec un discours final d'Huster qui est à la limite du ridicule tellement il est sirupeux.

Il y a clairement un petit problème de direction d'acteurs.
Cottencon bégaye et trébuche sur les mots à longueur de temps, le jeune acteur en fait des caisses et Huster semble être en plein Shakespeare tellement il semble inspiré en regardant au loin à l'horizon si son bâteau arrive.... Un peu de naturel dans tout ça ne nuirait pas.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor