Critiques pour l'événement Pourvu qu'il soit heureux
17 janv. 2019
6/10
4 0
Sympathique mais rien qui ne restera dans ma mémoire.
Contente de voir Francis Huster sur scène mais le texte bourré de cliché le dessert.
Dommage.
23 nov. 2018
7,5/10
6 0
Malgré ses faiblesses (le changement de point de vue entre le père et la mère est un peu manichéen) j'ai beaucoup aimé Pourvu qu'il soit heureux.

Les dialogues écrits par Laurent Ruquier sont un peu clichés. C'aurait été difficile de les éviter même s'il force le trait en donnant à ses personnages des prénoms très conventionnels. Claudine est ultra conformiste (on pense à Claudine à l'école de Colette) et s'appeler Maxime conditionne une forte exigence. Quant à Camille, prénom épicène, plus féminin parait-il que masculin d'ailleurs.

Mais le jeu de Francis Huster (le père) et de Fanny Cottençon (la mère) est néanmoins fort naturel. Parce que les idées reçues sont malheureusement plutôt banales. Nous les avons tous entendues autour de nous.

Ils sont maladroits dans leur tentative à "bien faire" et laissent échapper des remarques qui font rire. La mère ne peut se retenir de clamer sa fierté de voir son fils dans les journaux ... et pourtant c'est une feuille de chou d'une presse à sensation.

On rit beaucoup tant ils sont stupides ... mais néanmoins touchants dans leur volonté de bien faire. Les arguments invoqués pour convaincre son conjoint sont maladroits, forcément. Les quinze ans qui séparent le mari est la femme ne sont pas un gage de sagesse quand ils considèrent la différence d'âge entre leur fils et son ami.

Chacun se sent fautif de l'orientation sexuelle du garçon alors qu'il n'y a pas de coupable puisqu'il n'y a pas de faute.

Et lorsqu'ils tentent de "faire pour le mieux" c'est la maladresse qui prend le dessus. La mère demande à son mari (elle le fait répéter à haute voix) : on t'aime tel que tu es, quels que soient tes goûts tu restes notre fils, on a hâte de te voir et tu pourras venir à la maison avec ton ami si tu le souhaites, allez appelle-le. Il répète les mots mécaniquement et se décide enfin à composer le numéro de son fils sur son portable ... avant de craquer.

Après avoir suivi le parti de la mère, on adopte ensuite celui du père, dans un retournement de situation inattendu. On se retrouve ensuite chez le fils (Louis Le Barazer qui joue très juste) pour vivre des instants plus graves qui font oublier qu'on est dans une comédie voulant montrer trois points de vue différents d’une même situation, la situation comique s'essouffle forcément, même si ce n'est pas véritablement dérangeant.
Pourvu qu'il soit heureux ... c'est bien ce que les parents devraient souhaiter en premier lieu à leurs enfants. Sauf que le bonheur n'est pas magique et accepter l'homosexualité de son fils n'est pas un viatique. Rien n'est automatique et c'est peut-être ce que Laurent Ruquier a voulu démontrer. Si tel est le cas on ne saurait lui reprocher la faiblesse de la fin.
12 nov. 2018
7/10
14 0
La plume de Laurent Ruquier est toujours aussi vive, incisive et pleine d’humour pour nous donner plusieurs versions d’un couple face à l’homosexualité de leur fils. Mais les deux versions sont un peu trop redondantes il eu mieux valu faire un choix. Malgré tout cette comédie est intéressante bien qu’elle n’apporte pas grand-chose à la cause qu’elle aborde. Dommage que Francis Huster surjoue pour affirmer la virilité de son personnage contrairement à Fanny Cottençon qui interprète parfaitement une mère compréhensive. Louis Le Barazer est une agréable surprise dans le rôle du fils.

La chute de la pièce aurait pu être plus optimiste mais « pourvu qu’il soit heureux » !
5 oct. 2018
6/10
21 0
Trop de clichés pour cette pièce au texte suranné.

Des longueurs dans les dialogues font perdre à la pièce le dynamique qu'elle pourrait avoir.
En revanche, j'ai trouvé que les acteurs s'en sortaient bien.
1 oct. 2018
6/10
8 0
Une comédie de moeurs qui s'attache à dénoncer l'homophobie et les clichés qui en découlent.
Francis Huster, en père de famille choqué, donne la réplique à Fanny Cottençon, épouse coquette et sensible.
Tous deux s'interrogent sur leur implication dans l'orientation de leur grand garçon, ce qu'ils ont fait ou négligé durant son enfance, et comment réagir face à cette découverte.

Dans un décor soigné et détaillé, la pièce se déroule en 3 actes.
Les deux premiers tendant à développer la réaction du père puis de la mère, avec enfin la confrontation avec l'intéressé, qui exposera avec une belle assurance sa vision des choses et son combat contre les idées reçues et l'intolérance.

On rit, de cette grivoiserie qui parvient à ne pas tomber dans la vulgarité.
Les répliques amusent, tout comme la situation, avec cependant un manque de fond et d'épilogue sur un sujet qui mériterait peut-être un peu plus de profondeur et moins de clichés.

On gardera de ce moment de la bonne humeur, et une excellente impression sur Louis Le Barazer, le comédien incarnant le fils, au jeu et au physique séduisants.
22 sept. 2018
5/10
28 0
Le thème de l’homosexualité est assez récurrent dans les pièces écrites par Laurent Ruquier. Il n’est donc pas étonnant de le retrouver sous sa plume pour ce texte. Pourtant, avec « Pourvu qu’il soit heureux », le résultat laisse une impression d’étrangeté.

Pour être franc, si la volonté était de faire une comédie, c’est raté, mais si elle était de créer un drame, c’est réussi.

Entrons plus directement dans le vif du sujet … Le premier acte fait rire. Il y a, sans conteste, des répliques finement trouvées qui font mouche. En revanche, les deux actes suivants ne prêtent guère à la rigolade. En écoutant bien les propos des comédiens, ils adoptent même un ton grave, invitant à la réflexion. Excellente initiative. Malheureusement, le résultat final peine à convaincre.

Où le bât blesse-t-il ? Pas sur le texte, plutôt bien écrit. Pas sur les comédiens, dont les interprétations sont parfaites. Je ne compte pas parmi les fans de Francis Huster et pourtant je reconnais qu’il a un talent de comédien absolument indéniable. Fanny Cottençon joue sur une palette d’émotions variée et maîtrise très bien son rôle. Louis Le Barazer, quant à lui, a une belle présence sur scène et à n’en pas douter une carrière assurée devant lui.

Mais alors où ? Dans la manière de transmettre le message.

La construction de la pièce, d’abord. Incompréhensible. Le premier acte développe une histoire, avec une thèse. Jusque là rien d’anormal. Rideau. Au démarrage du deuxième acte, une nouvelle histoire s’engage, avec un point de vue différent. Personnellement, je me suis retrouvé perdu pendant plusieurs minutes avant de comprendre la mécanique. Mais tout juste ai-je saisi que l’acte trois revient sur la première histoire afin de la poursuivre et d’apporter un point final à la pièce. En sortant, une question m’a trotté dans la tête : à quoi servait l’acte deux, si c’est pour ne pas le traiter ensuite ?

Les clichés, ensuite. L’auteur les utilise et s’en amuse pour les contrer. Riche idée. Malheureusement, la démarche n’aboutit pas. Au lieu de les détruire, ils sont noyés sous un déluge de faits historiques, de points de vue psychologiques ou médicaux … J’ai eu l’impression d’assister au compte-rendu d’une étude.

L’aspect moralisateur enfin. Très dérangeant.

Dommage, la pièce aurait pu être belle et utile, surtout au regard de l’actualité. Il faut reconnaître à Laurent Ruquier le courage de s’attaquer frontalement aux problèmes de société. Il y a du travail derrière cette pièce, cela se sent. Mais, pour moi, la cible est manquée. Dommage. Néanmoins, l’auteur a du talent et j’aurai plaisir à aller voir une de ses prochaines productions.
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19 sept. 2018
5/10
27 0
C'est pas du meilleur Ruquier ni du meilleur Huster.
L'écriture semble totalement vieillotte, même si elle reste travaillée.
On a droit au catalogue des poncifs sur l'homosexualité, ce qu’il est bien, ce qui n'est pas bien de penser.
C'est dommage car c'est tout de même bien écrit, quelques moments sont même drôles (quelques).

La seule bonne idée est cette même situation reprise deux fois sous un angle différent.
Mais l'enchainement des tableaux suivants est complètement absurde.
La mise au point des parents chez l'enfant est inintéressante et le 4e volet qui se veut le moment émouvant tombe plutôt dans le mauvais vaudeville avec un discours final d'Huster qui est à la limite du ridicule tellement il est sirupeux.

Il y a clairement un petit problème de direction d'acteurs.
Cottencon bégaye et trébuche sur les mots à longueur de temps, le jeune acteur en fait des caisses et Huster semble être en plein Shakespeare tellement il semble inspiré en regardant au loin à l'horizon si son bâteau arrive.... Un peu de naturel dans tout ça ne nuirait pas.