• Classique
  • Comédie Française - Salle Richelieu
  • Paris 1er

Père

Père
De August Strindberg
Mis en scène par Arnaud Desplechin
  • Comédie Française - Salle Richelieu
  • 2, rue de Richelieu
  • 75001 Paris
  • Palais Royal (l.1, l.7)
Itinéraire
Billets de 14,00 à 35,00
Evénement plus programmé pour le moment

Père est le récit d’une lutte sans merci entre homme et femme, époux et épouse, père et mère.

Le Capitaine et sa femme Laura ne parviennent pas à se mettre d'accord sur l'éducation de leur progéniture, Bertha. Ce désaccord profond les entraîne dans un conflit sans fin, une véritable guerre conjugale qui conduira le père à la folie et à sa perte.

 

Johan August Strindberg est un dramaturge suédois de la fin du XIXème siècle. Il a écrit « Le Père » (Fadren en suédois) en 1887.

 

Note rapide
Meilleures critiques
Meilleure critique positive
20 sept. 2015
8,5/10
198
Un "Père" et gagne !

Pour un coup d'essai, Arnaud Desplechin nous livre un coup de maître !

Sa première mise en scène, son "Père" de Strindberg, est une admirable et vraie réussite.

Le cinéaste a bien compris l'écrivain suédois : il faut beaucoup...
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Meilleure critique négative
29 nov. 2015
3/10
141
Première fois que je suis déçue par une pièce de la Comédie Française.

Un texte certes dense, mais le jeu de l'actrice Anne Kesler, toujours sur ce même ton larmoyant pendant deux heures, sans aucune rupture... terriblement agaçant.

Des longueurs,...
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Toutes les critiques
6 nov. 2016
6,5/10
38
L’avilissement de mon père

La guerre est déclarée, dans le foyer du capitaine. La cause ? L’éducation de la jeune Bertha, leur fille unique. Le capitaine, le père, voudrait envoyer sa fille à la ville pour y recevoir le meilleur enseignement, Laura, la mère, elle, voudrait garder son enfant chéri auprès d’elle. Bien plus qu’un différent mais une haine mortelle existe entre les deux époux. Pour gagner, Laura sèmera le doute dans la tête de son époux. Et celui-ci finira par y laisser, et sa raison et sa vie.

« Montres moi tes mains. Pas une tache de sang ! Pas la moindre tache de poison ! Un bon petit assassinat, bien légal ! »

Père, de Strindberg, est une œuvre forte, violente, cruelle. Seulement la mise en scène d’Arnaud Desplechin manque d’un petit quelque chose pour en faire une pièce remarquable. L’émotion n’est pas au rendez-vous. Peut-être un manque d’originalité ou de modernisme ? Michel Vuillermoz y est excellent, Anne Kessler un peu trop pleurnicharde à mon gout.
24 oct. 2016
7,5/10
30
Créée en 1887, August Strindberg écrit Père alors qu'il a 38 ans et qu'il est marié depuis 10 ans avec la même femme. Alors le couple, il en sait quelque chose. Alors l'inspiration pour parler d'un homme entouré de présences féminines castratrices il n'a pas eu trop de difficulté à le faire. D'autant plus que lorsqu'il était petit, après le décès de sa mère, son père s'est remarié avec la gouvernante de la famille. Ce qui ne lui a pas du tout plu.

Alors de cette rancune envers les femmes, il a décidé d'écrire l'histoire d'un Capitaine qui vit dans une maison entouré de femmes. Il y a son épouse, son ancienne nourrice, sa belle-mère et sa fille. Chacune veut des choses de lui et il peine à tout refuser. La tension commence à monter lorsqu'il veut que sa fille chérie aille suivre les enseignements d'un libre penseur. Sa femme ne veut pas que sa fille quitte la maison et risque de se rendre compte qu'elle est manipulatrice. Pire encore, qu'elle puisse apprendre à penser par elle-même. Pour retenir sa fille, elle est prête à tout.

Le Capitaine se doute bien qu'il va se passer quelque chose et que sa raison n'est pas certaine de pouvoir rester. Son beau-frère, le pasteur, connaît bien le caractère de sa soeur et il sait bien que quand elle a une idée en tête rien ne peut l'arrêter. Déjà, elle le prévient, c'est elle la plus forte et elle arrivera à sa fin. Doucement, elle va insinuer que Bertha n'est pas sa fille, qui lui est impossible de prouver qu'il est bien son père. Sa fille, c'est sa raison de vivre, sa plus grande fierté. Profitant du trouble, elle va voir un médecin et lui faire part de sa crainte, que son mari devienne fou. Petit à petit, elle lui donne des informations et connait assez son mari pour savoir comment il réagirait aux questions.

La fin est prévisible et c'est un plongeon dans un abime ou l'espoir n'est plus permis.

C'est dans une mise en scène très austère que le conflit se fait sous le regard captif du spectateur. Le tout tenu incarné par un Michel Vuillermoz flamboyant. Il faut dire que je suis tombée sous son charme depuis que je l'ai vu en Cyrano de Bergerac. Depuis, il m'étonne toujours d'être dans un travail si parfait et si extraordinaire. Je dirais qu'il tient à bout de bras cette pièce pendant 2h00. Anne Kessler qui interprète l'épouse, nommée Laura est plus en effacement avec un jeu avec très peu de nuance. Elle est moins présente et visible qui doit être une volonté première de l'auteur et puis du metteur en scène.

Malgré cette présence des femmes étouffantes, c'est un cri aussi des femmes qui crient à l'inégalité. Sans mari, elle n'existe pas. Le seul métier qui permet une certaine liberté, c'est institutrice. D'ailleurs, c'est ce métier qu'il souhaiterait que sa fille exerce. Ainsi, même si elle reste célibataire, elle sera respectée. Les femmes n'ont pas de mots à dire, pas de possibilité d'émancipation.

Malgré une certaine lenteur dans l'histoire, je n'ai pas vu le temps passer. Je savais que cela ne pouvait finir que mal et qu'il ne pouvait y avoir qu'une seule échappatoire. Mais c'était comment Laura allait-elle faire qui m'intriguait. Malin et cruel, elle arrive à son objectif. Tout le monde était captif car à la fin, le noir se fait sur scène et un silence se fait. Quelques longues secondes de silence laissent place à un tonnerre d'applaudissements bien mérité. J'ai été subjuguée par la prestation de Michel Vuillermoz qui m'a emmené dans une histoire sans pitié et pleine de remords.

Allez à la rencontre d'un père qui voudrait le mieux pour sa fille et qui au final, ne pourra plus jamais l'aimer.
15 sept. 2016
7/10
32
Une pièce pleine de tension et profonde dans la psychologie de ses personnages impeccablement interprétés par le couple Kessler-Vuillermoz. Si elle date de plus d'un siècle, on se croit presque assister à une série de Canal+ d'une part pour sa noirceur mais aussi pour sa pertinence encore aujourd'hui malgré quelques longueurs.

- Pièce vue durant la saison 2015-2016 -
11 sept. 2016
8/10
34
C’est peu dire que cette première mise en scène d’Arnaud Desplechin était attendue. Ce cinéaste surdoué est l’auteur de dix longs métrages dont le fameux Comment je me suis disputée… (ma vie sexuelle) qui fait partie de mes films coups de coeur. J’étais assez impatiente de découvrir son Père de Strindberg, même si ce dernier ne fait pas partie de mes auteurs préférés. J’attendais ce rendez-vous privilégié, d’autant que je suis – vous l’aurez compris – une « aficionada » de la Comédie-Française… Pari réussi, à mon sens : la mise en scène tout en sobriété fait ressortir avec une justesse incroyable le drame qui s’établit entre ce couple.

Car la pièce de Strindberg nous parle de la paternité, certes, mais d’abord et surtout d’un couple en crise. Un couple incarné par deux comédiens exceptionnels qu’on a plaisir à voir partager la scène. Anne Kessler, toute petite, toute frêle, est tellement émouvante en femme prête à tout pour garder son enfant. Elle est mère avant d’être femme et en tant que mère elle nous touche forcément, malgré sa violence et sa dureté. Face à elle, Michel Vuillermoz est ce père peu à peu rongé par le doute et la folie, lorsqu’il se demande si Bertha est réellement sa fille. Mais peut-on réellement parler de folie? C’est toute la question à laquelle Arnaud Desplechin n’a pas voulu répondre, laissant au spectateur le choix d’arbitrer. Difficile d’assister à ce combat entre un homme et une femme qui se déchirent, se blessent, s’injurient, se malmènent, se choquent, s’invectivent, se maltraitent, se maudissent. Et qui s’aiment, malgré tout. Car il y a toujours de l’amour dans ce couple.
22 févr. 2016
7,5/10
70
Pas facile Strindberg. Mais tellement beau, fort, triste et noir.

Le choix de Desplechin n'est pas innocent. Cette pièce est d'une force inouïe. Les comédiens sont remarquables. Michel Vuillermoz bien sûr, et Anne Kessler. Et Thierry Hancisse. Notons aussi les excellents Claire de la Rue du Can (lumineuse) et le décidément génial Alexandre Pavloff, brûlant en médecin tiraillé entre l'épouse et l'époux.

C'est noir, très noir. Mais c'est un moment fort que Desplechin nous livre avec beaucoup de simplicité et d'élégance. Une réussite.

NB: à quand un premier rôle pour Alexandre Pavloff ? Très bientôt, j'espère !!
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor