Madame de la Carlière

Madame de la Carlière
De Denis Diderot
Avec Caroline Silhol
  • Caroline Silhol
  • Lucernaire
  • 53, rue Notre-Dame-des-Champs
  • 75006 Paris
  • Notre-Dame-des-Champs (l.12)
Itinéraire
Billets de 17,00 à 35,00
Evénement plus programmé pour le moment
Achat de Tickets

Madame de la Carlière fut publiée en 1773 dans la Correspondance Littéraire, puis en 1798 sous le titre De L’inconséquence du Jugement Public de nos Actions particulières.

Diderot y dénonce, à travers l’histoire des amours du chevalier Desroches et de Madame de la Carlière, l’attitude de la « foule imbécile » qui juge sans réelle connaissance de cause, ou plutôt sans connaissance des multiples causes qui font agir les personnages.

Cette peinture satirique des mœurs s’appuie sur un personnage de femme à la personnalité exceptionnelle, capable d’aller jusqu’au bout de ses sentiments et de pousser jusqu’à leur paroxysme le bien ou le mal.

Jusqu’à quelles extrémités peuvent nous pousser les passions fortes ?

Note rapide
7,7/10
pour 7 notes et 6 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
1 critique
Note de 4 à 7
14%
5 critiques
Note de 8 à 10
86%
Toutes les critiques
14 sept. 2019
6/10
1 0
Beau texte et bon jeu des acteurs.
Malgré tout, la pièce reste dans un registre trop classique par rapport à mes goûts théâtraux.
9 sept. 2019
8/10
2 0
Une vindicte populaire du 18ème siècle causant la chute des deux personnages qui est présentée avec brio par deux comédiens de grand talent.

Il faut vite appréhender le style narratif utilisé au début de la représentation pour présenter les personnages, puis l'interprétation. Très beau texte et grand jeux d'acteurs de Caroline Silhol et d'Hervé Dubourjal.
7 sept. 2019
8,5/10
2 0
La saison du Lucernaire (qui fête ses 50 ans !) s'annonce déjà une réussite.

Dans la plus grande des trois salles, deux personnages, "Elle" et "Lui" interprétent et nous content l'histoire de "Madame de La Carlière". Ce sont Hervé Dubourjal (qui signe l'adaptation et la mise en scène) et Caroline Silhol : deux acteurs complices et talentueux.

Le thème est simple : il se résume dans le second titre donné par Diderot à son conte "De l'inconséquence du jugement public de nos actions particulières". Madame de La Carlière, malheureuse dans son premier mariage prend pour second mari le Chevalier Desroches à condition d'une fidélité sans faille. Lorsque celui-ci rompt l'engagement en entretenant une correspondance avec une ancienne amie, Madame de la Carlière jette son mari à la vindicte populaire et au scandale. La foule s'en donne alors à cœur joie: l'histoire est amplifiée, déformée, l'un et l'autre défendu ou fustigé sans que personne ne sache vraiment tout le fond de l'histoire. Placidité ou force ? Goût d'absolu et de droiture ou démesure dans la sanction ? Mari malheureux ou bien châtié ? Qui de nous pourrait juger sans iniquité ce qui se joue dans le cœur de chacun ?

Des mœurs, s'il on en juge honnêtement, pas si éloignées de nos propres inconséquences... Surtout au temps des réseaux sociaux et du tout connecté. Alors qui ?

Qui a raison et qui a tort, là n'est point la question mais jugeons moins vite en est assurément l'enseignement !

Les comédiens, sur une scène au décor simple mais évocateur d'une époque, se racontent l'histoire, se font la cour et s'interrogent en de petits apartés sur les mœurs de leurs pairs. Pas toujours d'accord, jamais vraiment fermés, ils font avec nous le chemin intellectuel à travers cette histoire. Cette adaptation vivante rend la pièce dynamique et rythmée. C'est un vrai bonheur de découvrir ce conte méconnu de Diderot dans la bouche de ces deux comédiens aguerris tant leur talent se savoure à chaque phrase de cet étrange et improbable conte.

Je recommande vivement cette pépite à qui aime le théâtre prompt à nous faire découvrir autrement des pans de notre littérature française. À voir et applaudir (et méditer un peu) !
3 sept. 2019
8/10
1 0
.....

Madame de La Carlière est éprise et accepte la demande en mariage du Chevalier, mais elle pose ses conditions, elle veut une absolue fidélité, s’il n’en est pas capable et bien soit, elle restera son amie. Bien entendu Desroche lui jure ses grands dieux, qu’il lui sera fidèle. Hélas, elle passe du temps avec leur fils, trop de temps et le Chevalier s’ennuie…

Elle veut se venger de l’ingrat et se sépare de lui, emportant leur enfant, hélas malgré les pleurs et le remords du Chevalier, elle ne reviendra pas sur sa décision, et finira par entraîner dans la mort, son jeune enfant, trop faible pour l’allaiter.

Nos deux amis, continuent le jeu, et parfois redeviennent des comédiens, elle lui faisant des remarques sur sa façon de dire un mot. Puis ils sont la foule, les cancans, les “pour” et les “contre” Madame de La Carlière. Jugements hâtifs, revirements de situation. voilà cette pauvre femme bien mal aimée et incomprise.

Caroline Silhol et Hervé Dubourjal nous offrent de beaux moments de théâtre, de beau texte, d’humour, une mise en scène poétique, créative.

Un moment de grâce au Lucernaire vous dis-je !
31 août 2019
8,5/10
2 0
Éloquent, captivant, harmonieux.
Madame de la Carlière est une jeune veuve riche de la haute société. Elle épouse en secondes noces le Chevalier Desroches qui fut l’investigateur de son malheur et de son tragique destin d’après la rumeur de ses proches et de la société.

En fond plateau un décor bucolique, côté jardin et côté cour des meubles recouverts de draps blancs.
Au son du violon entre en scène un couple en tenue de soirée virevoltant en valsant, les draps s’envolent et nous découvrons des costumes du 18eme dont ils se vêtiront en se remémorant l’histoire de Madame de La Carlière.

Au cours leur entretien, l’homme découvre des éléments de l’histoire non connus de lui et avoue que son jugement a été un peu hâtif et influencé par la rumeur publique qui a trainé le chevalier Desroches dans la boue.
– Ma foi, je vous avoue que j'ai jugé Desroches comme tout le monde.
– Et c'est ainsi que de bouche en bouche, un galant homme est traduit pour un plat homme, un homme d'esprit pour un sot…

Quelle est donc cette histoire ? Qui sont Madame de La Carliére et le chevalier Desroches ? Attention au commérage…
Ce texte est magnifique et très actuel à notre époque où les rumeurs néfastes sans fondement envahissent les réseaux sociaux.
Diderot écrit ce conte en 1772. « Madame de La Carlière » paraît dans la Correspondance Littéraire et fait partie d’un triptyque de contes moraux.
Publié en 1798 , il sera sous-titré « Inconséquence du jugement public de nos actions particulières. »

La mise en scène élégante et raffinée d’Hervé Dubourjal nous séduit.
Caroline Silhol et Hervé Dubourjal interprètent avec justesse et grand brio Madame de La Carlière, le chevalier Desroches mais aussi les divers personnages moralistes ou accusateurs de ce conte. C’est le théâtre dans le théâtre.
Un moment de théâtre qui ne peut vous laisser indifférents tant par la profondeur du texte que par le talent et le jeu des comédiens.
Bravo.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor