Les Passagers de l'aube

Les Passagers de l'aube
  • Théâtre 13-Jardin
  • 103a, boulevard Auguste Blanqui
  • 75013 Paris
  • Glacière (l.6)
Itinéraire
À l'affiche du :
9 janvier 2020 au 9 février 2020
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Une fiction basée sur des faits scientifiques réels. C’est l’histoire d’un jeune et brillant interne, en dernière année de neurochirurgie et à l’avenir tout tracé, dont les certitudes vont voler en éclats.

D’une polémique scientifique qui va l’entraîner dans une fuite en avant, mettant ainsi en danger sa carrière, l’estime de son meilleur ami, la femme qu’il aime. D’une quête effrénée où vont se confronter médecine occidentale et sagesses anciennes, amour, raison et physique quantique. La science peut-elle rejoindre le spirituel ?

Un médecin rationnel peut-il en arriver à croire qu’un homme est plus qu’une mécanique scientifique ? Au-delà du théâtre, un questionnement intime et universel. Porté par une histoire d’amour hors du commun, lumineuse et insensée.

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1 critique
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33%
Toutes les critiques
Il y a moins d'une heure
7,5/10
2 0
« Les passagers de l’aube » aborde un sujet peu traité au théâtre, et plutôt réservé d’habitude aux films de science fiction pour ados. On navigue entre science, philosophie et métaphysique puisqu’il est question de l’IME ou « expérience de mort imminente ». Et ce sujet est traité assez intelligemment en confrontant tout au long de la pièce les tenants des différentes théories et en mettant en scène les différends scientifiques sur le sujet, même si la fin prend clairement parti, ce qui m’a d’ailleurs un peu gêné, j’aurais préféré une fin plus ouverte et ambiguë, qui ne tranche pas plus que ne le font les connaissances scientifiques actuelles.
Toutefois, cet aspect scientifique n’est pas du tout indigeste car il est intégré à une mise en scène d’une grande de fluidité qui rappelle parfois un peu le style Michalik.

Il y a également un vrai travail de lumières, avec des moments particulièrement réussis durant lesquelles la danse se mêle au théâtre pour faire ressentir une émotion, une violence ou une tension. Les acteurs sont tous très justes et prometteurs.
Malgré tout, j’ai eu un peu de mal à entrer dans la pièce, peut-être parce qu’elle laisse trop de place à une intrigue amoureuse sans grand intérêt. Autant le texte sait être juste quand on aborde la science et la médecine, autant j’ai souvent trouvé que le texte tombait à plat et fonctionnait moins bien pour les relations amoureuses et amicales entre les personnages.

Mais cela n’empêche pas « Les passagers de l’aube » d’être un est un joli spectacle étonnant, sur un sujet original.
13 janv. 2020
6/10
2 0
Dans cette pièce de Violaine Arsac, nous suivons à la fois une intrigue amoureuse, scientifique et une quête spirituelle.

Noé, brillant interne de dernière année en neurochirurgie et amoureux d’Alix, va voir son avenir tout tracé se briser. Lors de la rédaction de sa thèse, une polémique scientifique va faire voler en éclats ses repères. Sa vie va basculer…

Ce qui m’a interpellé et fait venir voir ‘les passagers de l’aube’, c’est que ce soit une fiction basée sur des faits scientifiques réels. Renseignements pris sur les thèmes scientifiques abordés, il se trouve que j’ai de bonnes bases pour appréhender le sujet et pouvoir juger le sujet. Mais je vous rassure, pas besoin d’avoir ces connaissances pour apprécier la pièce car tout est très bien expliqué.

Sur la scène du théâtre 13/ Jardin, de multiples lieux où se déroule l’histoire sont bien reconnaissables grâce aux lumières de Stéphane Baquet et au décor modulable de Caroline Mexme, j’aurais néanmoins aimé un peu plus de lumière sur certaines scènes qui m’ont semblées très sombres : on ne distinguait pas assez à mon gout le visage des comédiens. La mise en scène fluide et millimétrée de Violaine Arsac permet d’enchainer les scènes à un rythme soutenu ce qui évite que l’histoire ne se traine, d’autant que la première partie est nécessaire à la mise en place de l’intrigue est un peu moins intéressante que la suite. Ensuite la polémique scientifique démarre, la controverse fait rage dans l’hôpital et chacun choisit son camp. J’avoue je me régale des arguments et contre arguments qui explosent sous mes yeux. J’ai effectivement reconnu des connaissances que j’ai apprises. Il fallait bien trouver une fin après cette ‘guerre’ et je ne jette pas la pierre à l’autrice d’avoir choisi la quête de la spiritualité mais c’était prévisible à mon sens. Je n’ai pas été surprise du basculement opéré.

Les quatre comédiens, dont deux qui cumulent 7 rôles, sont très impressionnants de dynamisme car ils enchaînent tambour battant les scènes et il faut une sacrée mémoire avec tous les déplacements et les changements de costumes/décors. Mention spéciale pour Nicolas Taffin change de style/ voix/ attitude avec la facilité d’un caméléon au point que lors d’un changement de rôle, je ne l’ai pas reconnu et me suis demandé s’il s’agissait d’un cinquième comédien. Ses trois autres camarades ne déméritent pas non plus : Grégory Corre, Mathilde Moulinat et Florence Coste sont à suivre.
10 janv. 2020
10/10
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« Les passagers de l’aube » au théâtre 13 - Jardin de et mis en scène par Violaine Arsac est une histoire bicéphale où l’amour fusionnel se conjugue avec l’amour scientifique.

Après avoir triomphé trois étés de suite au festival off d’Avignon, c’était ce soir la première parisienne pour cette histoire d’amour sur fond de données scientifiques et quelle première !
Une ovation a salué ce fantastique travail de précision digne d’une opération de neurochirurgie.

Comment conjuguer pour Noé, ce jeune et brillant interne en dernière année de neurochirurgie, son amour pour son métier et son amour pour Alix, une jeune photographe de mode à l’avenir prometteur ?
Ils ont tout pour être heureux, mais un fossé se creuse dans cette passion fulgurante où les baisers combattent leurs raisons mais ne suffisent pas à consolider le lien qui les unit.
D’un côté Noé, perturbé par les révélations du professeur Mercier, ne peut se résoudre à finir sa thèse dans les délais imposés par son maître, le professeur Schwartz, et de l’autre Alix ne peut se résoudre à vivre sans la présence plénière de son amoureux qui lui a promis de partir en voyage pour un tour du monde insolent.

L’Amour pour la science et l’Amour pour l’être aimé s’enroulent comme les cellules de la passion de la double hélice de l’ADN.
Ils se cherchent, se bousculent, se confrontent, s’éloignent pour vivre intensément leur raison d’exister.
« Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre » : sur les notes d’une petite boîte à musique où les picots du cylindre soulèvent l’exaltation, ces paroles sans cesse reviennent dans cette histoire comme un écho du temps qui passe.
« Que cette heure arrêtée au cadran de la montre » pour rappeler qu’il est primordial de se dire « Je t’aime » tant que l’on est vivant, que l’on maîtrise toutes ses facultés.

Noé est perturbé par la découverte scientifique des retombées de « l’expérience de la mort imminente - EMI » crédibilisées par le professeur Mercier, des témoignages de personnes qui révèlent leurs visions, leurs sensations après être revenues conscientes d’un coma avancé ou d’une mort clinique qui auraient dû les laisser partir vers l’au-delà...

Il est bien seul dans cette recherche de la quête de l’intime, mais avec ces témoignages, ses certitudes scientifiques volent en éclat au risque de mettre en danger toutes les relations qui font de lui un homme, un amant, mais aussi sa carrière et son Amour pour Alix.
Pour creuser le pourquoi du comment de cette matière voyageant dans la physique quantique, il est prêt à mettre en danger son amitié avec Roman, son complice de toujours dans ces études qu’ils partagent.
Mais Roman est pragmatique, il ne veut pas s’embarrasser de ces histoires à dormir debout. Roman vit l’instant présent, batifole, goûte aux joies de la vie et n’hésite pas à mettre en danger son couple avec Jeanne, interne elle aussi.

Un quatuor que tout sépare, que tout rassemble jusqu’au moment où le tragique vient bouleverser cette petite musique… « Que serais-je sans toi qu’un cœur au bois dormant »…

Violaine Arsac a écrit une superbe histoire d’amour conjuguant avec finesse le rationnel et le spirituel. Elle nous fait rêver avec ces couples qui s’aiment et qui se déchirent, où les émotions très présentes chamboulent notre raison et nous donnent des frissons.
Sa mise en scène très rythmée, déconcertante au début, nous captive et ne nous lâche pas une seconde jusqu’au dénouement : un travail d’orfèvre passionnant.
Une mise en scène où le geste a une importance primordiale avec les chorégraphies d’Olivier Bénard sur les musiques de Stéphane Corbin (qui m’avait embarqué dans son « Berlin Kabarett ») et éclairée par les lumières de Stéphane Baquet. Ce rythme soutenu le doit aussi au décor modulable de Caroline Mexme et aux costumes de Clémentine Savarit.

Un quatuor d’exception pour servir ce texte où aucune fausse note ne vient perturber cette fiction basée sur des faits scientifiques réels.

Mathilde Moulinat est Jeanne, l’amie, la confidente, la professeure Schwartz, celle qui dans l’ombre apporte de la lumière à cette histoire.
Nicolas Taffin joue Roman son compagnon, cynique à souhait, mais aussi le déstabilisant professeur Mercier.

Notre couple au charme irrésistible complète ce quatuor avec la vitalité, la joie de vivre incarnées par la solaire Florence Coste dans le rôle d’Alix.
Un Juliette et Roméo des temps modernes où Noé joué par Grégory Corre nous agace, nous fait rêver, nous séduit, nous entraîne dans sa folie cartésienne de tout vouloir prouver scientifiquement en ne laissant pas de place à l’inexpliqué.

Un conte passionnant qui met en évidence les limites de la science et où le spirituel peut prendre le relais sur l’invisible et l’inexpliqué.

Souhaitons à la Compagnie Le Théâtre des Possibles qui produit ce spectacle de prolonger leur aventure parisienne le plus longtemps possible.
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor