Les Passagers de l'aube

Les Passagers de l'aube
  • Théâtre 13-Jardin
  • 103a, boulevard Auguste Blanqui
  • 75013 Paris
  • Glacière (l.6)
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Une fiction basée sur des faits scientifiques réels. C’est l’histoire d’un jeune et brillant interne, en dernière année de neurochirurgie et à l’avenir tout tracé, dont les certitudes vont voler en éclats.

D’une polémique scientifique qui va l’entraîner dans une fuite en avant, mettant ainsi en danger sa carrière, l’estime de son meilleur ami, la femme qu’il aime. D’une quête effrénée où vont se confronter médecine occidentale et sagesses anciennes, amour, raison et physique quantique. La science peut-elle rejoindre le spirituel ?

Un médecin rationnel peut-il en arriver à croire qu’un homme est plus qu’une mécanique scientifique ? Au-delà du théâtre, un questionnement intime et universel. Porté par une histoire d’amour hors du commun, lumineuse et insensée.

Note rapide
7,2/10
pour 7 notes et 7 critiques
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3 critiques
Note de 4 à 7
43%
4 critiques
Note de 8 à 10
57%
Toutes les critiques
11 févr. 2020
8,5/10
1
J'avais lu Les passagers de l'aube avant mon départ pour le Mexique et je peux le dire, j'étais dubitative sur la transposition sur une scène de théâtre. Quelle erreur je faisais !

La mise en scène de Violaine Arsac (qui est aussi l'auteure de la pièce) est d'une fluidité idéale. Les comédiens sont parfaits de justesse. La preuve : beaucoup de spectateurs ne se sont pas aperçus que deux d'entre eux jouaient plusieurs rôles.

Ils sont aussi techniciens, manipulant les éléments de décor (de Caroline Mexme) dans une chorégraphie impeccablement réglée, sous des lumières parfaitement dosées par Stéphane Baquet.

Plusieurs personnes dans mon entourage n'étaient pas tentées par le sujet -et c'est un euphémisme. Pourtant je vous assure qu'on ne ressort pas du théâtre avec le moral dans les chaussettes. Je dirais même que c'est le contraire. Allez-y sans crainte.

D'abord il est important de préciser que la fiction que nous propose Violaine Arsac est basée sur des faits scientifiques réels. Cet élément est annoncé au début du spectacle et influence notre regard, en conditionnant notre crédibilité, d'autant que les comédiens ne nous entrainent pas dans le pathos.

C'est l'histoire d’un jeune et brillant interne en dernière année de neurochirurgie et à l'avenir tout tracé, dont les certitudes vont voler en éclats. D’une intrigue scientifique qui va mettre en danger la femme qu'il aime, sa carrière et l'estime de son meilleur ami. D’une quête effrénée où vont se confronter médecine occidentale et sagesse ancienne, amour, raison et physique quantique.

Il est question d'EMI, terme qui désigne l'Expérience de Mort Imminente et qui secoue notre conception habituelle cartésienne du monde. On a envie ensuite de creuser davantage le sujet et de se questionner sur d'éventuels liens entre la science et la spiritualité.

La possibilité d'une continuité de la vie de la conscience, lorsque le corps ou le cerveau sont hors d'état de fonctionner, est une question vertigineuse à laquelle ce spectacle apporte une réponse à laquelle on a envie de croire.
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1 févr. 2020
8/10
2
C’est une comédie dramatique sur l’amour, la vie, la mort, et peut être la vie après la mort, et pourquoi pas l’au-delà ? Violaine Arsac argumente avec poésie sur la polémique scientifique de l’expérience de mort imminente où s’entrechoquent la science et la spiritualité.

Une confrontation d’idées entre le rationnel et le paranormal qui ébranle nos certitudes C’est vivant parfois drôle, parfois grave, et toujours émouvant. L’excellente troupe de la compagnie des possibles nous fait vivre cette histoire à un rythme soutenu dans une mise en scène dynamique et d'époustouflantes chorégraphies.

Il ne faut absolument pas manquer d’aller voir cette pièce malgré un sujet difficile.
29 janv. 2020
8/10
26
Même si pour bien des Inuits et autres habitants des contrées polaires, la seule polémique vraiment valable est la Polémique Victor, la controverse dont va nous entretenir l'auteure et metteure en scène Violaine Arsac, cette controverse-là est passionnante.

Nous allons plonger dans le monde des EMI, les Expériences de Mort Imminente, à savoir l'ensemble de « visions » et de « sensations » consécutives à une mort clinique, avec forcément le « retour à la vie » associé pour pouvoir raconter tout ceci.

Les EMI, mythes, affabulations, tromperies ou réalité avérée par les médecins et les chercheurs ?
Tel est le dilemme qui va se poser à certains personnages de cette pièce qui va habilement et subtilement mêler le domaine scientifique et une belle histoire d'amour.
Il y avait là un beau challenge, Eros et Thanatos réunis, que Violaine Arsac a parfaitement relevé.

Dans un style alerte, très contemporain, ponctué de formules drôles qui font mouche, (les comptables et les amateurs de FTBC se régalent), elle parvient sans peine à nous captiver, d'autant que ce qu'elle nous raconte provient d'impressionnantes recherches en la matière.
Tout ce qu'on va nous affirmer sera véridique.

Noé est un interne, promis à un bel avenir de neuro-chirurgien, follement amoureux d'Alix, sa compagne.
De fil en aiguille (si je peux m'exprimer ainsi...), il va se trouver confronté à ces phénomènes, ce qui va faire vaciller ses certitudes, et finalement chambouler son existence.

Bien entendu, un beau ressort dramaturgique va se greffer sur tout ceci, et je défie quiconque de ne pas avoir le ventre et le cœur qui se serrent quand....
Mais bien entendu, ne comptez pas sur moi pour dévoiler le dernier acte de la pièce.

La mise en scène de l'auteur est elle aussi enlevée, précise, s'appuyant sur la judicieuse scénographie de Caroline Mexme, une scénographie onstituée de blocs de couleur bleue se transformant en permanence en différents meubles ou objets, manipulés par les comédiens eux-mêmes.

Ce qui compte ici, c'est la distance entre les personnages.
Ou comment traduire et matérialiser sur un plateau les éloignements et les rapprochements des personnages, qu'ils soient physiques, ou « métaphysiques ».
Tout ceci est millimétré, avec de vrais parti-pris.

Des scènes très chorégraphiées par Olivier Bénard, de vrais et bien jolis ballets, viennent approfondir davantage cet aspect du travail dramaturgique.

Quatre comédiens irréprochables vont interpréter neuf personnages, en sachant que Grégory Corre « n'est que » Noé, et Florence Coste « n'est que » Alix.

J'ai retrouvé avec un grand plaisir Mathilde Moulinat et Nicolas Taffin, dont j'avais beaucoup aimé l'une de leurs précédentes pièces, « Pigments ».

Nous ne sommes jamais perdus, grâce à des transitions très habiles, avec changements de costumes et de coiffures rapides, ainsi bien entendu que le talent des comédiens.

Je vous avoue que j'ai beaucoup aimé le Professeur Mercier, interprété par Nicolas Taffin, qui moi, m'a fait penser à un certain médecin très médiatique à la voix grave et aux cheveux et parfois la barbe poivre et sel. N'est-ce pas Marina ?

Durant ces quatre vingt cinq minutes, il est impossible de lâcher les comédiens.
Tout d'abord parce qu'ils déploient beaucoup de talent, et parce ce qu'ils nous disent nous interpelle profondément.
Il y a là un vrai sujet, rarement traité au théâtre. (Au cinéma, des films comme « L'expérience interdite », de Joël Schumacher ou encore « Au-delà » de Clint Eastwood ont abordé ce domaine.)

Je suis ressorti du Théâtre 13 en étant troublé et en me promettant d'approfondir tout ceci...

Je me garderai bien de passer sous silence de travail important du créateur-lumières Stéphane Baquet, qui va notamment permettre de créer des transparences dont je ne peux approndir la teneur, sous peine là-aussi de déflorer la fin de la pièce.

Et puis, le clin d'œil musical de Stéphane Corbin est une nouvelle fois très réussi.

Je vous conseille vraiment d'aller assister à une représentation de ce spectacle, d'une part pour passer un excellent moment, et puis également pour venir partager le sentiment troublant qui s'empare de tous les spectateurs.

Et s'il y avait vraiment quelque chose après l'encéphalogramme plat ?
23 janv. 2020
7,5/10
0
Une thématique universelle qui questionne depuis la nuit des temps ou depuis l’aube de nos civilisations …

Si la phase d’introduction peut paraître un peu lente , le débat qui suit est posé avec intelligence : l’écueil de verser dans le jargon scientifique ou à l’inverse dans une philosophie ou des croyances trop ésotériques, est évité . Les arguments des protagonistes sont bien distribués, ce qui laisse loisir aux spectateurs de choisir leur camp ( ou pas..).

La gestuelle , les changements de rythme , la danse permettent l’expression des “non dits” et le libre cours, l’échappée du sérail, du “carcan”

La mise en scène fluide et millimétrée de Violaine Arsac permet d’enchainer les scènes à un rythme soutenu. La mise en lumière permet de transformer habilement le décor très minimaliste mais astucieusement utilisé.

4 comédiens qui ne manquent pas d’allant pour permettre “aux passagers” de vivre cette expérience, ce questionnement au travers de leur personnage…

Il y a aussi ces mots posés sur des notes d’une petite boite à musique, qui résonnent ou qui raisonnent

« Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre » …
« Que cette heure arrêtée au cadran de la montre »

Comme une ritournelle qui pourrait bien trotter encore dans vos têtes

Comme la trotteuse de nos montres, qui vous rappelle que le temps passe, file, coule et s’écoule et qu’il faut savoir goûter et apprécier la valeur des instants

Nous sommes tous de passage, reste à chacun le loisir de profiter du chemin et d’envisager l’aube avec ses promesses

En conclusion : un moment de théâtre qui allie divertissement et réflexion, un moment théâtre qui questionne, interpelle, un moment théâtre comme on les aime
18 janv. 2020
7,5/10
3
« Les passagers de l’aube » aborde un sujet peu traité au théâtre, et plutôt réservé d’habitude aux films de science fiction pour ados. On navigue entre science, philosophie et métaphysique puisqu’il est question de l’IME ou « expérience de mort imminente ». Et ce sujet est traité assez intelligemment en confrontant tout au long de la pièce les tenants des différentes théories et en mettant en scène les différends scientifiques sur le sujet, même si la fin prend clairement parti, ce qui m’a d’ailleurs un peu gêné, j’aurais préféré une fin plus ouverte et ambiguë, qui ne tranche pas plus que ne le font les connaissances scientifiques actuelles.
Toutefois, cet aspect scientifique n’est pas du tout indigeste car il est intégré à une mise en scène d’une grande de fluidité qui rappelle parfois un peu le style Michalik.

Il y a également un vrai travail de lumières, avec des moments particulièrement réussis durant lesquelles la danse se mêle au théâtre pour faire ressentir une émotion, une violence ou une tension. Les acteurs sont tous très justes et prometteurs.
Malgré tout, j’ai eu un peu de mal à entrer dans la pièce, peut-être parce qu’elle laisse trop de place à une intrigue amoureuse sans grand intérêt. Autant le texte sait être juste quand on aborde la science et la médecine, autant j’ai souvent trouvé que le texte tombait à plat et fonctionnait moins bien pour les relations amoureuses et amicales entre les personnages.

Mais cela n’empêche pas « Les passagers de l’aube » d’être un est un joli spectacle étonnant, sur un sujet original.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor