Les Grands Rôles

Les Grands Rôles
Mis en scène par Shirley , Dino
  • Lucernaire
  • 53, rue Notre-Dame-des-Champs
  • 75006 Paris
  • Notre-Dame-des-Champs (l.12)
Itinéraire
Billets de 14,00 à 39,00
Evénement plus programmé pour le moment
Achat de Tickets

Les Mauvais Élèves reviennent avec un spectacle encore plus fou !

Ils composent avec des extraits de Ruy Blas, Cyrano de Bergerac, Dom Juan, Richard III, Roméo et Juliette, et bien d’autres tout aussi incontournables.

Ils laissent s’exprimer leurs extravagances et leurs envies :
Et si Dom Juan était une femme ?
Médée : plus sensuelle que sanguinaire ?
Cyrano de Bergerac est-il aussi grandiose que nous l’imaginons ?

Note rapide
5,8/10
pour 5 notes et 4 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
2 critiques
Note de 4 à 7
60%
2 critiques
Note de 8 à 10
40%
Toutes les critiques
4 avr. 2019
7,5/10
0 0
Un exercice assez fun que de triturer et de détourner les grandes tirades du répertoire. Sur la scène du Lucernaire, tout est permis : les quatre comédiens très investis vont en effet très loin dans le détournement et nous proposent de faire connaissance avec quatorze personnages du théâtre classique…ou presque. On découvrira par exemple lady Macbeth en cuir noir, façon Matrix, un baba cool chantant du Hamlet accompagné de son ukulélé, et un Rodrigue affrontant l’armée Maure en version bataille manga.
Nous avions beaucoup aimé les précédentes créations de ses mauvais élèves et leur nouvel opus est également très réussi.
Même si les propositions sont parfois inégales, certains passages sont mémorables ! Élisa Benizio en danseuse de tango est absolument irrésistible et Juliette interprétée par un Antoine Richard plein de bonne volonté malgré toutes les difficultés qu’il rencontre est excellent.
L’ensemble promet donc une soirée très agréable en compagnie de cette troupe déjantée.
28 févr. 2019
6,5/10
26 0
Les amoureux de Corneille, Hugo, Molière, Rostand ...

A trop vouloir aimer, on peut parfois se perdre!

Bien sûr la folie et la fantaisie des Mauvais Elèves est plus fougueuse que jamais, mais l'ensemble est brouillon et le résultat inégal.
Les morceaux de bravoure, tel le Cid - génial Valerian Béhar Bonnet - ou la Médée langoureuse d'Elisa Benizio succèdent à d'autres scènes beaucoup moins convaincantes.
Souvent le rythme retombe, les enchaînements sont confus.

Un parfum d'inachevé.
8,5/10
5 0
... Une belle tranche de rires, croustillante et bien jouée que ce show décalé de passages de scènes par de bons « Mauvais Élèves » au meilleur de leur forme.
Afficher les 5 commentaires
21 févr. 2019
9,5/10
40 0
Visualisez-vous le concept de hurler de rire, de pleurer de rire ?
Grâce à ces Mauvais élèves-là, nous sommes au delà !

C'est bien simple, j'avais les larmes aux yeux à rire aux facéties burlesques, clownesques de ces quatre-là !
Quel sens de la comédie, quelle vis comica, quelle force comique déploie ce jeune quatuor...

J'avais déjà adoré leurs deux précédents spectacles, Les amoureux de Marivaux, et surtout Les amoureux de Shakespeare, au Poche-Montparnasse.
Ce que les quatre comédiens nous proposent cette fois-ci, c'est un retour à la source, un retour à la base : un passage des grandes scènes du Répertoire, celles-là mêmes que tout apprenti-comédien se doit de posséder.

Alors évidemment, ces grands rôles seront soumis au filtre de la parodie, du détournement, de la caricature. Mais attention, les scènes choisies seront néanmoins (pratiquement) toutes interprétées à la virgule près.

Le procédé n'est pas nouveau, qui a eu ses grandes heures : je pense notamment à l'immense Robert Hirsch, travesti en tragédienne souffreteuse du Français récitant la cigale et la fourmi.

Ici, Shakespeare, Molière, Hugo, Corneille, Rostand, Anouilh vont être passés à une hilarante moulinette.
Va défiler devant nous une galerie de personnages plus loufoques, improbables, plus hauts en couleur les uns que les autres.

C'est Bérénice Coudy, en prof de français BCBG très zozotante, carré capillaire et carré Hermès, qui ouvre le feu. Elle nous prévient tout de suite : il nous faudra être très attentifs, car elle reviendra poser des questions, et nous demandera même de dessiner des schémas !

Et puis, le noir tombe, les trois coups retentissent. Enfin... Les trois coups... Je me comprends...

Elisa Benizio sera notamment une starlette … très blonde, une danseuse de rhumba à l'accent improbable, une Lady Macbeth digne du film Matrix, j'en passe et non des moindres...

Il y aura une sorte de jeune premier, un croisement entre Thierry Lhermitte et Luis Rego interprété par Valérian Behar-Bonnet... (Il sera également impayable, dissertant à qui mieux mieux dans le monologue du Cid, à essayer de savoir combien ils étaient vraiment en arrivant au port...)

Quant à Antoine Richard, en Hamlet hippie, en Juliette absorbant le poison, en Christian slammeur introverti aux prises avec Roxane et Cyrano, lui aussi nous procure une sacrée dose de fou-rires.

Mais ce n'est évidemment qu'une toute petite partie des personnages interprétés.
Gags visuels, gags sonores, running-gags, c'est un festival burlesque, vous dis-je.

Mis en scène par les célébrissimes Shirley et Dino, tous vont déployer un réel talent à faire fonctionner nos zygomatiques.
Tous font preuve d'une incroyable précision, avec un vrai sens du tempo, du rythme, des effets, du placement des réparties.

La mise en scène fait alterner des moments de « grande cavalerie » dignes du slapstick, et des moments plus calmes mais non pas moins drôles.
Parfois même, c'est en coulisse que se déroulent les effets comiques, dans une sorte d'ellipse dramaturgique. Et ça fonctionne pleinement.

Oui, j'ai été fasciné par cette capacité à exploiter au maximum une situation comique, à l'étirer, à nous la faire savourer, souvent en y revenant tout au long du spectacle.
On sent déjà beaucoup de métier, beaucoup de talent. Et beaucoup de travail. Faire rire à ce point est très difficile, ne l'oublions jamais.

Au final, tout le public est étonné de voir le final du spectacle arriver si vite. Ces quatre-vingt-minutes passent beaucoup trop vite.

Vous aussi, venez pleurer de rire au Lucernaire, dont les ouvreuses devraient bien distribuer des mouchoirs en papier avec le traditionnel programme.
Ce spectacle devrait être remboursé par la Sécu !

Ah ! J'allais oublier...
Surtout, ne partez pas avant que les quatre comédiens vous aient distribué la liste des scènes interprétées.
Bien des surprises nous sont réservées, même après les saluts.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor