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Les Femmes Savantes avec Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri

Les Femmes Savantes avec Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri
De Molière
Mis en scène par Catherine Hiegel
Avec Jean-Pierre Bacri
  • Jean-Pierre Bacri
  • Agnès Jaoui
  • Benjamin Jungers
  • Evelyne Buyle
  • Catherine Ferran
  • Philippe Duqesne
  • Chloé Berthier
  • Baptiste Roussillon
  • Julie-Marie Parmentier
  • René Turquois
  • Théâtre Montansier
  • 13, rue des Réservoirs
  • 78000 Versailles
Itinéraire
Billets de 18,00 à 75,00
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Ces deux soeurs, Armande et Henriette ont des caractères diamétralement opposés.

Alors qu'Henriette aspire à une vie simple et au bonheur conjugal, son aînée Armande prétend refuser l'amour, préférant se consacrer aux choses intellectuelles et à la science. Pourtant lorsqu'Armande apprend qu'Henriette s'apprête à épouser Clitandre, son ancien prétendant, sa jalousie s'exacerbe.

Aidée de sa mère et de sa tante, elle va tout faire pour empêcher cette union avec un seul objectif, marier Henriette à Trissotin, un faux savant aux dents longues qui mène nos 3 savantes par le bout du nez...

 

Une des pièces les plus drôles de Molière. Une comédie en alexandrins datant de 1672 sur l'éducation des femmes, à la moquerie puissante avec Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, entourée d’une distribution prestigieuse interprétant des personnages burlesques et ridicules.

Agnès Jaoui (51 ans) et Jean-Pierre Bacri (65 ans) ont été en couple plusieurs années entre 1987 et 2012, ils ont co-écrit et joués dans les pièces de théâtre Cuisine et Dépendances en 1991 ainsi qu'Un Air de Famille en 1996. Celles-ci ont été adaptées avec succès au cinéma.

Jean-Pierre Bacri n'avait pas joué au théâtre depuis 2005 dans la pièce Schweyk dans la Deuxième Guerre mondiale au Théâtre de Nanterre Amandiers alors qu'Agnès Jaoui a joué au Théâtre de la Madeleine en 2014 dans la pièce moyennement convaincante Les Uns sur les Autres.

Catherine Hiegel a déjà mis en scène 3 pièces de théâtre, dont Le Bourgeois Gentilhomme de Molière, également au Théâtre de la Porte Saint-Martin. 

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La critique de la rédaction : 7.3/10. Une mise en scène classique des Femmes Savantes qui sert bien l’œuvre, avec un décor grandiose et de beaux costumes d’époque.

Le texte en vers et les tournures de phrases demandent une concentration particulière, un temps d’adaptation. Nous avions déjà vu et beaucoup aimé des pièces en vers mais ici nous sommes passés à côté de quelques-unes des répliques, leur sens nous a échappé. Surtout quand les personnages d’Armande, de Clitandre et d’Henriette s’exprimaient, leur mauvaise diction rendait la compréhension difficile.

Agnès Jaoui joue bien le rôle de la mère dominatrice mais c’est surtout Jean-Pierre Bacri dont la présence et la justesse impressionnent dans la peau d’un lâche en quête d’autorité. Chacune de ses interventions fait rire le public.

L’histoire peine à démarrer puis au fil des scènes, nous sommes de plus en plus captivés… Jusqu’à l'amusant dénouement.

Cette adaptation est idéale pour découvrir ou faire découvrir le texte de Molière.

Note rapide
Toutes les critiques
29 déc. 2016
7/10
38 0
Un plaisir immense de retrouver Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui !

C'est vrai, le début de la pièce est difficile mais le talent de la troupe fait oublier le premier quart d'heure.
Mention particulière pour Evelyne Buyle épatante ! Et le jeu naturel, excellent de Jean-Pierre Bacri !

Mon seul bémol : ce théâtre vétuste et inconfortable, pas de places pour les jambes sans parler de la visibilité désastreuse...
28 déc. 2016
6/10
52 0
Molière, même avec Jaoui/Bacri, c'est quand-même bien dépassé.

Pas sûr que ce fut du haut de gamme à sa sortie, mais les années n'ont pas arrangé les choses. On peut y aller pour la nostalgie des cours de français : Les Fourberies de Scapin, Le Malade Imaginaire, Le Bourgeois Gentilhomme, L'avare... qui n'a pas appris ces vers ?

Cependant, si on ne doit en aller voir qu'une, il faut foncer sur celle-là.
15 nov. 2016
6/10
67 0
Une représentation dans les règles de l’art… classique !

Avec Catherine Hiegel à la barre de la mise en scène, Julie-Marie Parmentier et Benjamin Jungers embarqués dans le rôle des jeunes amants, une odeur iodée de Comédie Française plane sur la scène du théâtre la porte Saint-Martin !

D’aucuns reprocheront à cette mise en scène d’être trop sage, avec des costumes trop classiques ne collant pas à certains des éléments de décor un peu loufoques. Mais dans une certaine mesure, l’impressionnant est qu’on commence souvent sa découverte du théâtre en s’attaquant à Molière. Or l’écriture en alexandrin et ses plaidoyers virulent sous le masque de la comédie sont d’une finesse qui demandent un effort à plus d’un. On ne fait pas ce qu’on veut de Molière. Aussi, cette représentation bien que très classique m’a plu car elle respecte l’œuvre et le propos de l’auteur- le siècle de l’auteur se prête bien à la représentation de cette fausse culture de salon. Comme dans son rôle dans « on ne badine pas avec l’amour » lors de son court passage à la Comédie Française, Julie-Marie Parmentier a une voix un peu chétive qu’on aurait voulu plus forte et plus affirmée ! Elle reste plus convaincante à l’écran que sur les planches. Le contraste avec Agnès Jaoui, campant dans le rôle de la matrone dominante, aveuglée par sa cuistrerie et son savoir badin est d’autant plus criant. Dans le rôle de la tante libertine et délurée, Evelyne Buyle est tout simplement exquise, en courtisane sur le déclin. Le jeu de Jean-Pierre Bacri face à cette horde de femme m’a semblé bien fade. Pour sa part, Philippe Dusquenne dans le rôle de maître à penser est presque méconnaissable et transcrit bien l’orgueil et la perversité du personnage.

C’est donc une représentation sage et bien orchestrée qui permet à tout le monde de découvrir ou redécouvrir ce classique. Pour autant, la dimension féministe soi-disant mise en avant par C. Hiegel ne m’a vraiment pas sauté aux yeux. Parfois un théâtre en costume d’époque et bien interprété vaut mieux qu’un massacre à coup d’anachronismes et de modernisation surfaite ! Quand le message est intemporel mieux vaut le laisser dans son écrin d’origine pour qu’il garde toute sa pertinence et son intensité et ne pas chercher à faire dire à un texte déjà riche ce qu’il ne dit pas !
9 nov. 2016
7,5/10
68 0
On a un peu peur au début de la pièce car celles qui interprètent les deux sœurs, surtout Henriette, ont du mal avec les alexandrins et cela joue sur la compréhension...

Heureusement ça s'améliore dès l'arrivée de Jean-Pierre Bacri qui est parfait dans son rôle, à noter aussi les prestations d'Agnès Jaoui, Evelyne Buyle et Philippe Duquesne, les autres sont un peu en demi-teinte mais le tout est bien mené grâce à une mise en scène soignée et à un décor sympathique !

Un bon moment !
27 oct. 2016
8/10
59 0
Très bon Bacri mais surtout excellente Evelyne Buyle !

Par contre Agnès Jaoui est plutôt décevante, et on a du mal à comprendre la jeune Henriette qui semble gênée par les alexandrins.

Ceci dit un excellent spectacle, une très belle mise en scène.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor