• Classique
  • Comédie Saint-Michel
  • Paris 5ème

Les Deux Timides

Les Deux Timides
De Eugène Labiche
  • Comédie Saint-Michel
  • 95, boulevard Saint-Michel
  • 75005 Paris
  • Cluny-la Sorbonne (l.10)
Itinéraire
Billets de 8,00 à 20,00
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C'est l'histoire de deux hommes, un peu gauches, mais au grand coeur; deux hommes lancés dans la croisade de la vie, entourés de leurs opposés.

 

Deux hommes empourprés, passant leur temps à balbutier ; deux hommes, à tout jamais, intimidés. Monsieur Thibaudier est un homme à la timidité maladive. Aussi quand Monsieur Garadoux s'invite dans son foyer, il s'incline et va même jusqu'à accepter des fiançailles avec sa fille, Mademoiselle Cécile.

 

Or cette dernière a jeté son dévolu sur Jules Frémissin, un avocat... atteint lui aussi du syndrome de timidité.

 

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Toutes les critiques
1 avr. 2017
9/10
25 0
Vous avez envie de voir une pièce sympathique et attachante, qui n'a d'autre ambition de vous faire repartir de meilleure humeur, et qui y arrive bien ? Allez voir Les Deux Timides, par la Compagnie Hisse et Eau, à la Comédie Saint Michel.

Comment Cécile, jeune fille décidée du timide Monsieur Thibaudier, va-t-elle échapper au destin d'épouser le cruel Garadou pour convoler avec le timide Jules Frémissin (si il arrive à faire sa demande) ? Les mots ciselés de Labiche répondent à cette question, avec cette pièce en un acte.

J'avais vu la pièce il y a un an, à quelques jours près, elle se donnait alors au Proscénium. La Comédie Saint Michel l'ayant rendue éligible aux P'tits Molières 2017, j'ai eu l'occasion de la voir à nouveau. Plus de cent représentations dans trois salles différentes, en soi c'est un bon signe.

Labiche a écrit une pièce manichéenne, on ne peut pas ne pas détester le méchant, on ne peut pas ne pas souffrir pour les gentils, attendre le dévoilement final qui va enfin réaligner les destins et assurer à chacun le sort qui lui convient.

La compagnie Hisse et Eau en donne une version à son image, sympathique, touchante, et souriante. A son image, et à celle de son flyer (oui, ça change des flyers prise de tête qu'il faut examiner longuement pour ne finalement pas les comprendre). La pièce est courte (un acte), ils ont ajouté quelques moments chantés qui contribuent à augmenter le sourire de la salle.

L'ensemble fait une pièce bonbon, on est au XXIème siècle, c'est maintenant une pièce sympathique qui n'a d'autre ambition que de nous distraire. A la fin du XIXème siècle, ce n'était pas forcément le cas, le sujet de la liberté de choix des filles était alors un sujet moral, ou de société. Quoi qu'en y réfléchissant bien...

Avec Sylvain Marceaux (Monsieur Thibaudier, timide et maladroit), Mathilde Marillat (Cécile, délurée et décidée), Gaël Guillon-Verne (Jules Frémissin, avocat timide et apeuré), Eliott Janon (Garadou, cruel et martial), et Roxane Merlin (Annette, la femme de chambre qui, sans y toucher, tisse les fils du destin).

La salle était à moitié pleine, c'est bien pour un mardi de semaine en fin d'après midi, des familles entières, ressorties avec le sourire.
3 oct. 2016
5,5/10
78 0
A l'origine, cette pièce de Labiche en un acte (relativement courte, 1h environ) était jouée à la Comédie Française en première partie avant que la "vraie" pièce ne démarre.

Sachant cela, on s'étonne moins de la brièveté de la pièce et la légèreté de l'intrigue pour se concentrer sur le jeu et l'écriture enlevée de Labiche. Ce n'est ni plus ni moins qu'un exercice de style pour mettre le public en appétit.

La pièce est bien interprétée par les cinq comédiens de la compagnie Hisse et Eau. Sylvain Marceaux, dans le rôle du père, a quelque chose de Fabrice Luchini dans la manière de parler et de jouer avec les expressions du visage, toujours prêt à s'enflammer. Car l'intérêt majeur de la pièce tient en effet dans le comique sous toutes ses formes: comique de situation avec ces deux timides risibles qui n'arrivent décidément pas à communiquer, comique de gestes avec les mimiques délibérément exagérées des acteurs et le comique de langage qui l'accompagne. On passe donc un-court- mais bon moment.

Je recommande pour un public amateur peu habitué à aller au théâtre... Car quoi de mieux pour donner goût au théâtre que du Feydeau ou du Labiche!
30 août 2016
8,5/10
82 0
Dans une adaptation et une mise en scène modernes, c'est à peine arrivés dans la salle que nous sommes accueillis chaleureusement dans l'univers de la pièce par le personnage d'Annette, la servante, qui tient compagnie aux spectateurs en attendant le début de la représentation. C'est ainsi que nous entrons par la suite dans l'histoire qui, à force de nombreuses situations comiques, de rebondissements ou encore de moments chantés, nous surprendra par un jeu aussi drôle que touchant de chacun des comédiens qui nous font vivre un très bon moment de théâtre.

Il y a Monsieur Thibaudier (Sylvain Marceaux) qui, par peur de dire non et de bousculer, accepte de donner la main de sa fille, Mademoiselle Cécile (Mathilde Marillat ou Manon Adolphe), au premier prétendant venu, l'arrogant Monsieur Garadoux (Yohann Sassier ou Eliott Janon). Puis il y a Jules Frémissin (Gaël Guillon Verne), avocat et autre prétendant dont Mademoiselle Cécile est éprise, un personnage qui souffre du même syndrome de timidité et peine à demander à Monsieur Thibaudier la main de sa fille. Mademoiselle Cécile, quant à elle, incarne un personnage beaucoup plus sûr d'elle, complètement à l'opposé des deux hommes timides et qui veillera à les convaincre de ses ambitions. Tous seront également accompagnés par la servante Annette (Roxane Merlin) qui intervient à point nommé dans chaque situation.

Voici une comédie familiale, légère et rafraîchissante, où l'on ne voit pas le temps passer, et que je vous recommande sans hésitation !
15 juin 2016
8/10
107 0
Enfin ... ! L'excellente surprise que l'on n'attend pas. Une pièce que je recommande sans hésiter.

Un boulevard avec une intrigue de qualité et des dialogues recherchés. Mais la grande force de cette soirée a été la compagnie "Hisse et eau et ses comédiens."
Quel bonheur de les voir jouer : depuis les premiers rang, on ressentait une telle envie d'être sur scène, une telle complicité. Chacun incarnait à merveille son personnage. Chaque visage était expressif avec des mimiques marquées mais jamais surjouées. Une mention spéciale à Sylvain Marceaux et Gaël Guillon Verne qui furent des timides extraordinaires du début à la fin. Roxanne Merlin nous accueille avec le sourire, nous offre des friandises, un moment complice agréable. Eliott Janon dégage une telle présence... Mathilde Marillat était la fiancée dont chacun rêve : belle et fragile, timide ou déterminée....

Vous l'avez compris, j'ai aimé !

Le seul petit bémol de cette soirée est la relative brièveté de la pièce (50 mins on en veut encore !).
Si cette pièce de Eugène Labiche et Marc-Michel, « les deux timides » (écrite en 1860), fonctionne toujours aussi bien aujourd’hui, c’est sans doute dû à l’incroyable férocité et à l’efficace ironie par lesquelles sont dépeints les petits riens et les grands n’importe-quoi des hommes comme des femmes, de leurs relations et de leurs sentiments.

La puissance du texte force les traits jusqu’au comique. Nous sombrons dans des situations improbables et rions des travers de cette bourgeoisie repue de suffisance et piégée par la sottise du grotesque.

Les prémisses du non-sens et de l’absurde baignent les répliques et les actions des personnages toujours trempés dans un crédible et horrible réalisme. Voici le vrai, le bon, le nouveau… Le théâtre de Boulevard.

La compagnie Hisse et Eau s’empare de cette comédie-vaudeville avec un délice évident. Les comédiens semblent jouer à jouer et ils le jouent bien. Deux regrets toutefois à relever, deux petits bémols venant altérer la partition : Le lever de rideau et les couplets.

Nous entrons dans la salle, le plateau est ouvert. Annette, la servante assure l’accueil du public avec sympathie, dialoguant avec les spectateurs, offrant des bonbons, faisant passer son plumeau. Situation inattendue, pourquoi pas ? Mais qui ne semble pas apporter quelque chose au spectacle, au risque de brouiller les frontières entre l’illusion théâtrale et la réalité. Dommage.

Les couplets chantés, empruntés à des répertoires anachroniques, ne font pas mouche. Ils paraissent hésitants et deviennent ennuyeux, cassant la dynamique d’ensemble.

Mais ne boudons pas. Les cinq comédiens Gaël Guillon Verne, Eliott Janon, Sylvain Marceaux, Mathilde Marillat et Roxane Merlin vivent le texte avec précision. Nous faisant rire à point nommé, nous amusant à chaque instant, soutenant un rythme propice et bienvenu. L’enthousiasme général et la fin ravissante en forme de pantomime dansée nous laissent joyeux et contents d’avoir assisté à ce charmant spectacle dont l’ensemble est réussi.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor