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Le Misanthrope, avec Lambert Wilson

Le Misanthrope, avec Lambert Wilson
De Molière
Mis en scène par Peter Stein
Avec Manon Combes
  • Manon Combes
  • Jean-Pierre Malo
  • Hervé Briaux
  • Lambert Wilson
  • Pauline Cheviller
  • Théâtre Libre - Comédia
  • 4, boulevard de Strasbourg
  • 75010 Paris
  • Strasbourg Saint-Denis (l.4, l.8, l.9)
Itinéraire
Billets de 35,00 à 55,00
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Alceste (Lambert Wilson) déteste tout le monde. Il hait la lâcheté, est de nature colérique, jalouse. 

Il est tombé amoureux de la belle Célimène, qu'il ne connaît pas encore bien. 

 

Molière écrit Le Misanthrope autrement appelée L’Atrabilaire amoureux avec l’énergie d’un être révolté.
Une fougue contre la trahison, contre les hypocrites de la cour qui font et défont les réputations. 

En opposant à la vanité du monde l’amour absolu d’Alceste pour Célimène, Molière exprime une intransigeance, un idéalisme qui défieront le temps. Une pièce pas très appréciée de la noblesse mais décrite par ses contemporains comme « le portrait du siècle », un chef d’œuvre.  

Faut-il fuir ce que l’on exècre et se retirer du monde ?
Ou sommes-nous condamnés à composer avec nos semblables ?

 

Le Misanthrope est une comédie de Molière en cinq actes et en vers jouée pour la première fois en 1666 au Théâtre du Palais-Royal.

Lambert Wilson est un acteur de 60 ans. Il joue régulièrement au théâtre et a même joué dans la comédie musicale Le Roi et moi au Théâtre du Châtelet.

Peter Stein est un metteur en scène et réalisateur allemand de 80 ans. Fin 2018, il a mis en scène une autre pièce de Molière, Le Tartuffe, avec Pierre Arditi et Jacques Weber au Théâtre de la Porte St Martin.

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La critique de la rédaction : 4/10. Une adaptation assez insipide du Misanthrope de Molière par Peter Stein.

Il est ardu de suivre l’histoire et de ne pas décrocher tant la mise en scène est une plate, soporifique. Dans un décor particulièrement laid, les acteurs déclament bien les vers, même si j’ai trouvé que Lambert Wilson interprétait un misanthrope bien lisse, peu convaincant.

Heureusement que quelques belles répliques, que l’intérêt historique et la portée littéraire de ce classique nous font par moments rester attentifs.

Beaucoup de jeunes étaient présents le soir où j'y étais, à moins d’être particulièrement en avance pour leur âge ou d’avoir beaucoup étudié la pièce au préalable, ils n’ont pas du comprendre grand chose durant ces deux heures !

Note rapide
6,8/10
15 pour 15 notes et 12 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
5 critiques
Note de 4 à 7
47%
7 critiques
Note de 8 à 10
53%
Toutes les critiques
17 mai 2019
7/10
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Lambert Wilson est d’une grande générosité. Une très grande interprétation. Celle d’un personnage très contradictoire. Le jeu de la troupe un peu âgée est plus contrasté mais de bon niveau.

Beaux costumes. Décors basiques.
Une mise en scène classique et convaincante.
C’était une belle soirée. Merci Alceste!
3 mai 2019
9/10
1 0
La mise en scène est clairement décevante : décor fixe sans charme et surprise à la fin.
Cela permet de se concentrer sur le texte qui est vraiment puissant et d'actualité 350 ans après. Les comédiens sont tous au dessus de la moyenne avec mentions spéciales à Lambert Wilson charismatique, Jean-Pierre Malo très drôle et Pauline Cheviller magnifique.
C'est la première fois que j'assiste à une pièce de Molière et même si un temps d'adaptation est requis au début pour "entrer" dans l'univers, l’expérience en vaut la peine.
30 avr. 2019
7,5/10
2 0
Encore Molière, encore le Misanthrope ... oui mais dans une mise en scène de Peter Stein avec une distribution éclatante, autour d'un Lambert Wilson qui, avec cet Alceste, endosse un de ses plus beaux rôles. Le choix de Lambert Wilson était évident, après le film de Philippe Le Guay, Alceste à Bicyclette (2013), même si bien entendu nombreux étaient les acteurs susceptibles d'interpréter ce rôle.

Molière a écrit Le Misanthrope "ou L’Atrabilaire amoureux" avec l’énergie d’un être révolté. Une fougue contre la trahison, contre les gens de la cour qui font et défont les réputations. Le sujet demeure actuel.

En opposant à la vanité du monde l’amour absolu d’Alceste pour Célimène, le dramaturge exprime une intransigeance et un idéalisme qui défient le temps. La question est fondamentale et nous sommes nombreux à nous la poser : Faut-il fuir ce que l’on exècre et se retirer du monde ou bien sommes-nous condamnés à composer avec nos semblables ?

Le spectacle est à l'affiche d'un nouveau théâtre, plus précisément d'une salle qui vient d'être rebaptisée en changeant de propriétaire (désormais Jean-Marc Dumontet) et qui porte le nom magnifique de Théâtre Libre.

Miracle de Molière, du metteur en scène (il fut directeur de la prestigieuse Schaubühne de Berlin), de l'acteur du rôle-titre ? En tout cas le public remplit un théâtre qui affiche complet et on est heureux de constater qu'on "revient" dans les salles de spectacle.

Je n'ignore pas les critiques de ceux (et je ne leur renie pas leur légitimité) qui ont été déçus par le décor, et dans une certaine mesure par le jeu des acteurs. Ces gens là sont des spécialistes du théâtre et ne peuvent réfréner leurs exigences de perfection ... ou d'audace ... Il me semble que chaque soirée doit être appréciée en tant que telle, c'est-à-dire un moment unique, incomparable à aucune autre.

La simplicité du décor, identique tout au long de la soirée, m'a un peu agacée mais j'ai pensé que c'était tout à fait intentionnel de la part de Ferdinand Woegerbauer. Je m'attendais -je le reconnais- à un "coup de théâtre" final et j'ai été réjouie lorsqu'il s'est produit, à la toute fin. Je ne vous en dis pas davantage, si ce n'est que les courants d'air qu'on perçoit à la fin de chaque acte, de plus en plus présents, annonce un terrible orage.

J'ai été saisie par la précision de la mise en scène. Le plus juste n'est pas nécessairement le plus complexe. J'ai lu des reproches à propos de la direction d'acteurs. Personnellement je l'ai sentie magistrale, et courageuse car présenter un Alceste "inégal" permet de témoigner de sa fragilité. Il n'est pas tant que ça campé dans son retranchement et demeure avant tout humain.

Le spectateur accepterait alors (Acte IV) de le soutenir dans sa tentative de convaincre Célimène (Pauline Cheviller) de tricher : Efforcez-vous ici de paraître fidèle, Et je m'efforcerai, moi, de vous croire telle.

Qu'il est loin celui qui défendait avec force au début de la pièce : je veux qu'on soit sincère et qu'en homme d'honneur on ne dise aucun mot qui ne sorte du coeur !

La situation s'est inversée. C'est la femme qui devient l'inflexible : vous ne m'aimez point comme il faut que l'on aime. Alceste sera définitivement rejeté. La lecture de Peter Stein est sombre et tout à fait à propos. Le parti-pris d'un décor sans fioriture est donc logique. Et imposer aux acteurs de jouer la plupart du temps assis les pousse à exprimer différemment les émotions de leurs personnages.

Par contre les costumes, d'Anna Maria Heinreich, ont été créés dans un classique très revisité avec une joyeuse audace. La costumière respecte les codes de la fin du XVI° siècle. Ainsi l'habit d'Alceste, sombre bien entendu, est rehaussé de rubans verts qui tombent en volutes. Les robes des femmes conjuguent austérité et extravagance, avec des associations de tissus étonnantes, très colorées, faisant penser aux prétintailles caractéristiques de l'époque et rarement montrées au théâtre.

Ces costumes sont au service des caractères, montrant la frivolité pleine de vie de Célimène et dévoilant la coquetterie d'Arsinoé, qui ne joue pas que la pruderie par une très grande Brigitte Catillon. La joute entre les deux femmes est subtile (acte III- scène IV).

On aime les histoires qui finissent bien et celle-ci s'achève sur une interrogation. Plaindra-t-on Alceste qui, ne parvenant pas à exprimer sa tendresse, choisit la fuite ou celui de Célimène qui, avec une infinie douceur, refusera de renoncer au monde avant que de vieillir ?

Il faut arrêter de chercher la "meilleure" mise en scène des classiques. Ces textes ont une portée universelle. On peut donc les lire de diverses manières et celle de Peter Stein mérite largement d'être vue. ll signe sa deuxième mise en scène de Molière de l'année, après Tartuffe (avec Pierre Arditi dans le rôle-titre et Jacques Weber dans celui d’Orgon). On se dit que jamais deux sans trois et on attend ... avec patience.
21 mars 2019
6,5/10
6 0
Le texte de Molière est mis ici à l’honneur, on l’entend en effet particulièrement bien. Le metteur en scène place les comédiens au cœur de sa proposition et les mots de Molière en profitent.
Un très fond de scène représentant une galerie des glaces, et quelques fauteuils, constituent le sobre et épuré décor.

Lambert Wilson campe un Alceste élégant et tourmenté. À la fois charmant et partagé, il tente de sortir de l’impasse dans laquelle sa relation avec Célimène le met. Son amour pour elle résistera-t-il à ses principes et ses valeurs ? Ou son penchant pour la belle, viendra-t-il adoucir sa rigidité pleine de bonne morale ?
On peut admirer le courage de Molière d’avoir présenté ce misanthrope si extrême et catégorique à la cour, ce personnage si en opposition avec les mœurs de l’époque.

Pair ailleurs, ce texte est encore d’une incroyable modernité : toute vérité est-elle bonne à dire ? Quelle doit être la part d’hypocrisie pour établir des relations humaines adaptées ? Et le silence et la flatterie doivent-ils prendre le pas sur la sincérité ?

A la fin de cette pièce, presque tous semblent perdants, très peu ayant compris l’utilité de la bonne mesure dans les rapports aux autres. Une comédie humaine très sombre. Pour autant, le metteur en scène réussi à mettre en avant tout le ridicule des personnages sans les rabaisser. Beaucoup de tendresse et d’indulgence dans sa vision.
20 mars 2019
8/10
3 0
Ce misanthrope justifie le sous-titre de la pièce : l'atrabilaire amoureux ! Lambert Wilson le joue à la perfection : touchant, sensible, intransigeant.
Une pièce qui ne masque pas les émotions des personnages et d'Alceste avant tout (ce que d'aucuns pourront lui reprocher). Mais la sincérité est telle que la pièce en est bouleversante.
La mise en scène de Peter Stein permet de revenir à la substantifique moelle de cette pièce : son sujet premier.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor