- Classique
- Théâtre de la Porte-Saint-Martin
- Paris 10ème
Le Jeu de l'amour et du Hasard (avec Vincent Dedienne)

- Vincent Dedienne
- Clotilde Hesme
- Nicolas Maury
- Théâtre de la Porte-Saint-Martin
- 18, boulevard Saint-Martin
- 75010 Paris
- Strasbourg-Saint-Denis (l.4, l.8, l.9)
Monsieur Orgon décide de marier sa fille Silvia au jeune Dorante.
Les deux promis ne se connaissent pas encore, et inquiets de découvrir leur véritable personnalité avant de s’engager, ils ont la même idée sans le savoir : se présenter à l’abri sous un masque, et scruter le cœur de l’autre.
Silvia se fait passer pour sa femme de chambre Lisette, tandis que Dorante endosse le costume d’Arlequin, son valet. M. Orgon et son fils, Mario, qui seuls connaissent le stratagème des quatre jeunes gens, se taisent, et décident de laisser ses chances au jeu de l’amour et du hasard.
S’en suivront quiproquos et rebondissements sur un rythme endiablé jusqu’au triomphe de l’amour.
Vincent Dedienne est un humoriste et chroniqueur dans le magazine télé Quotidien.
Catherine Hiegel a déjà mis en scène plusieurs pièces au Théâtre de la Porte Saint Martin, dont Les Femmes Savantes (avec Jaoui et Bacri).
La critique de la rédaction : 6/10. C’est la troisième adaptation du Jeu de l’Amour et du Hasard que nous voyons. L’histoire est toujours aussi amusante et se moque aussi bien des valets que des maîtres.
La mise en scène du théâtre de la Porte Saint-Martin est très sage, sans grande prise de risque. Les scènes avec les servants sont déjantées, ils en font même parfois un peu trop. Vincent Dedienne est euphorique, rit beaucoup de lui-même.
A l’inverse, les scènes avec les maîtres manquent de rythme, nous n’avons pas spécialement d’empathie pour eux.
Le décor est un joli jardin, la pièce est élégante, c’est une belle sortie si vous ne connaissez pas ce classique.
Ne vous attendez pas non plus à passer la soirée de votre vie.
J'ai adoré les décors qui utilisent tout l'espace scénique, fond de scène et cintres compris. J'ai...
Tout était pourtant réuni pour que cela soit formidable, Marivaux, le théâtre de la Porte Saint Martin et sa programmation attirante, Catherine Hiegel à la mise en scène, un casting alléchant, un décor somptueux....
Et bien c'est...
Bon moment mais la performance des comédiens reste très inégale.
Je n’ai pas été transportée par cette pièce, certes la mise en scène et les décors sont originaux et le violoncelle apporte un plus mais beaucoup de moments m’ont ennuyés surtout les dialogues entre les maîtres.
Le ravissant décor nous est présenté avant même le debut de la pièce puisqu'il n'y a pas de rideau !
La mise en scène est assez classique, mais avec de petites pointes de folies et les dialogues sont beaux, fluides, aussi anciens que modernes, toute la magie de ces auteurs de pièces devenues intemporelles.
Quant au jeu des acteurs, certains sont moins convaincants que d'autres, mais mention spéciale pour Vincent Dedienne qui a un jeu, un ton très personnel, très drôles. Laure Calamy est également excellente.
On passe un très bon moment, un classique du théâtre à voir ou revoir.
Silvia doit épouser Dorante, ils ne se connaissent pas.
En accord avec son père Monsieur Orgon, elle décide d'échanger son rôle avec sa servante Lisette afin de pouvoir découvrir son futur époux. Celui ci à la même idée, et fait le même échange sous le nom de Bourguignon avec son valet Arlequin.
C'est donc sous une fausse identité, que les quatre personnages vont évoluer au fil de la pièce, les maîtres devenant valets et vice versa sous l'oeil bienveillant de Mr Orgon père de Silvia qui est au courant de la ruse.
Jouant avec l'amour et le hasard, Lisette et Arlequin tombent amoureux, ainsi que Dorante de celle qu'il pense toujours être servante et il finira par lui révéler le stratagème.
Silvia feint alors d'être courtisée par Mario en réalité son frère pour l'éprouver au risque de le perdre.
Finalement tout rentrera dans l'ordre, chacun des protagonistes reprendra son statut Silvia épousera Dorante et Lisette Arlequin.
En entrant dans la salle, on est surpris et ébloui par l'imposant décor de Goury représentant un jardin fait de structures en bois et de plantes vertes.
C'est dans ce cadre que vont évoluer les comédiens.
Si Laure Calamy (Lisette) et Vincent Dedienne (Arlequin) tous deux épatants, se taillent la part du lion, Clotilde Hesme et Nicolas Maury respectivement Silvia et Dorante ne déméritent pas. Il faut citer aussi Alain Pralon (Mr Orgon), Cyrille Thouvenin (Mario), Arthur Gomez et 2 musiciennes en alternance Camille Gueirard ou Verene Westphal.
On est heureux de voir que la mise en scène ici est au service du texte (et pas le contraire)
Celle de Catherine Hiégel certes très classique est réussie, et les comédiens sont TOUS excellents. Si j'insiste sur tous c'est que j'ai lu ici et là des critiques virulentes sur Nicolas Maury.
Silvia dit au début de la pièce en parlant de Dorante et d'Arlequin qu'aucun n'avait l'air à sa place.
Si le jeu de Vincent Dedienne est très exubérant, celui de Nicolas Maury est toujours un peu décalé, je l'ai trouvé excellent car le personnage qu'il joue est il à l'aise dans le rôle de sont valet ?
En conclusion, un grand classique servi par une belle mise en scène et de très bons comédiens, toutes les raisons sont réunies pour y aller.
La scène est une architecture tout en volume, sorte de pièce "dé"montée. La construction pourtant est légère, matrimoniale ludique sur un texte presque légendaire, bien sûr.
La lumière des expressions de C. Helme, ses vibrations brillantes et radieuses, la magie talentueuse de Vincent Dedienne, elfique, et le Punch émotif de Laure Calamy donnent un relief très précis à ce qui se passe.
Pas de point faible à mon sens à part l'architecture de la salle qui m'a privé de la partie supérieure gauche de la scène, c'est ainsi.
Vive le hasard du jeu, la précision de l'amour et vice versa...