Critiques pour l'événement Le Jeu de l'amour et du Hasard (avec Vincent Dedienne)
24 avr. 2019
7,5/10
1
Vue le 21.03.2018 au théâtre de la Porte St Martin

Bon moment mais la performance des comédiens reste très inégale.
20 avr. 2018
6/10
27
Je voulais voir la pièce nommée aux molières cette année et voir les performances de Vincent Dedienne et Laure Calamy nommés eux aussi.

Je n’ai pas été transportée par cette pièce, certes la mise en scène et les décors sont originaux et le violoncelle apporte un plus mais beaucoup de moments m’ont ennuyés surtout les dialogues entre les maîtres.
12 avr. 2018
7,5/10
10
C'est la première fois que je vais voir cette pièce de Marivaux, je ne peux donc pas comparer avec les autres mises en scènes anterieures.
Le ravissant décor nous est présenté avant même le debut de la pièce puisqu'il n'y a pas de rideau !
La mise en scène est assez classique, mais avec de petites pointes de folies et les dialogues sont beaux, fluides, aussi anciens que modernes, toute la magie de ces auteurs de pièces devenues intemporelles.
Quant au jeu des acteurs, certains sont moins convaincants que d'autres, mais mention spéciale pour Vincent Dedienne qui a un jeu, un ton très personnel, très drôles. Laure Calamy est également excellente.
On passe un très bon moment, un classique du théâtre à voir ou revoir.
24 févr. 2018
7,5/10
13
Quoi de mieux qu’une rencontre entre Catherine Hiegel (l'expérience, la rigueur, le classicisme, le grain de folie, idéale pour monter un classique) et une jeune garde de comédiens tous frais (branchés certes mais si talentueux) ?
Rien.
Ça marche du feu de dieu.
Laure Calamy est ma - gis - tra - le !
20 janv. 2018
7/10
44
Disons qu’il s’agit ni plus moins du Jeu de l’amour et du hasard. L’ami qui m’accompagnait ce soir-là était ravi, amoureux des marivaudages qu’il est.

Pour ma part, je ressens maintenant le besoin de voir autre chose qu’une adaptation sage et polie d’une pièce classique. Les représentations viennent à peine de commencer, donc peut-être qu’ils ont besoin encore de quelques petits réglages, voire de resserrer, de mieux rythmer certaines scènes, car cela a tendance à ronronner. On attend avec impatience les scènes avec la divine Laure Calamy et le truculent Vincent Dedienne pour que le rythme s’emballe et nous fasse franchement rire. Cela dit, je n’ai pas boudé mon plaisir de revoir l’intelligence de jeu de Clotilde Hesme et la sensibilité à fleur de peau de Nicolas Maury, même si j’aurais plus de réserves pour ce dernier dans ce contre-emploi. Je m’en voudrais (oui, je suis comme ça) de ne pas citer les impeccables Alain Pralon et Cyrille Thouvenin. En revanche, nulle trace des noms du figurant ou de la violoncelliste présents également sur scène, il faudra qu’on me dise…

Pour conclure, Marivaux reste Marivaux et pour qui aime sa langue (façon de parler, je ne connais pas son goût ) et son écriture et pour qui ne s’en lasse pas, on en ressort comblé. Pour les autres (dont moi)…

Ps : Ça résonne quand même pas mal quand les acteurs jouent.

Pps : Va falloir travailler le ventre, Monsieur Dedienne, quand vous criez. On a mal pour vos cordes vocales (appelez-moi le Coach)
19 janv. 2018
7,5/10
44
Le jeu de l’amour et du hasard met en scène deux jeunes couples. Silvia, fille d’Orgon, doit se marier avec Dorante. Mais elle appréhende ce mariage qui pourrait se faire alors qu’elle ne connaît encore mal son mari. Soucieuse de son bonheur, elle propose alors à son père l’arrangement suivant : pour mieux découvrir Dorante, elle veut l’accueillir sous le déguisement de sa coiffeuse, Lisette. Cela lui permettra de pouvoir observer son promis à sa guise sans faux semblants. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que de son côté, Dorante aura eu la même idée, et se présente alors dans la maison sous le nom de Bourguignon, ayant laissant son bel habit à son valet, Arlequin, qui prend sa place.

Voilà une bien jolie pièce de théâtre dans le théâtre que ce Jeu de l’amour et du hasard – d’ailleurs, pour nous le rappeler, la servante est installée sur la scène lorsque les spectateurs arrivent. Cela donne le ton à la mise en scène de Catherine Hiegel : tout du long, un petit aspect pédagogique se fera ressentir. L’intention est louable : en effet, la salle semblait très hétérogène, et nombreux étaient les spectateurs qui découvraient le texte. Ayant anticipé son public, Hiegel propose une mise en scène un peu longue au démarrage, posant son histoire de la manière la plus claire possible, et les rires qui ponctuent les révélations sur le double jeu qui va s’opérer montre qu’elle avait vu juste.

Cependant, le spectacle va peu à peu prendre ses marques et se laisser porter par le texte de Marivaux. La mise en scène restera sage, s’appuyant fortement sur la partition et les comédiens qui sont réunis sur scène. Et il y a du niveau : quel ravissement infini que de découvrir Vincent Dedienne. Outre son talent comique, dont je me doutais – le nom de l’acteur étant pour moi fortement lié au one-man show – il est un excellent comédien et sa formation classique n’est pas à mettre en doute : son Arlequin est léger et drôle, toujours naturel, jamais cabot. Son entrée amène une belle respiration dans ce début de pièce un peu lourd et la prouesse se renouvellera à chaque fois, si bien qu’on se retrouvera toujours à attendre son retour sur scène.

Il faut dire qu’il trouve en Laure Calamy une partenaire idéale : passionnée, le regard vif, elle a un rire franc et contagieux sans jamais tomber dans l’hystérie. J’ai découvert la comédienne dans la série Dix pour cent et je suis absolument ravie de l’avoir retrouvée sur scène, où elle est tout aussi à l’aise : son port élégant ne jure aucunement avec son air malin et sa Lisette est à la fois piquante et attachante. Le duo formé par les deux valets soulève aisément les rires de la salle, sans jamais forcer le trait. C’est un plaisir également que de retrouver Alain Pralon, dont le regard paternel attendri, fin et malicieux, amène un peu de raison face à ces jeunes gens très impulsifs.

Malheureusement, je ne peux passer à côté d’une erreur de distribution aux lourdes conséquences : pourquoi Catherine Hiegel a-t-elle choisi Nicolas Maury pour incarner Dorante ? La question reste entière. Il ne semble pas du tout heureux d’être sur scène : au contraire, il a l’air mal à l’aise, comme parachuté ici sans son accord. Le comédien, que j’ai également découvert dans Dix pour cent, semble composer ici le même personnage que dans la série : un peu triste, un peu renfrogné, l’air maussade, le visage fermé, on ne croit pas à une minute à ce Dorante mal élevé. Lorsqu’il entre pour la première fois en scène sous le déguisement de son valet, on en vient à se demander si l’on a bien suivi le cours des choses et si le personnage qui entre n’est finalement pas le véritable valet qu’on découvre : finalement, c’est un Arlequin, serviteur d’aucun maître qui nous est proposé, et le manque du personnage de Dorante se fait vraiment sentir tout au long du spectacle. En effet, la lourdeur du personnage en vient à peser sur la pauvre Silvia, dont on ne peut s’imaginer une seule seconde qu’elle tombe amoureuse de cet être peu recommandable. Pour combler le décalage, Clothilde Hesme se voit obliger de légèrement surjouer, ce qui est dommage car on la sent bien plus libre dans les scènes sans son boulet. Il aurait fallu faire l’échange avec Cyrille Thouvenin, coquin Mario qui, lui, semble prendre un vrai plaisir à regarder le jeu se mener…
18 janv. 2018
4,5/10
71
Quelle déception !

Tout était pourtant réuni pour que cela soit formidable, Marivaux, le théâtre de la Porte Saint Martin et sa programmation attirante, Catherine Hiegel à la mise en scène, un casting alléchant, un décor somptueux....

Et bien c'est à peine passable. Et tout le mérite revient aux vers de Marivaux, datant de 1730 !

Clotilde Hesme est transparente, Alain Pralon, quelconque, Nicolas Maury est carrément mauvais.
Seuls Laure Calamy et Vincent Dedienne relèvent un peu le niveau, et encore, en en faisant trop....

Je garde avec plaisir le souvenir du "Jeu de l'amour et du hasard" pétillant et moderne de Salomé Villiers, bien plus réussi, parce que bien moins prétentieux.
17 janv. 2018
5/10
11
Et ... peut mieux faire.
Ayant malheureusement pris des places dans les corbeilles coté jardin, les coulisses se trouvant toutes de ce coté, en plus de la première scène, vous passerez le spectacle sans voir les acteurs.
Passons, soir de première, il faut bien bourrer le Théatre de la Porte St Martin pour rentabiliser les critiques officielles invitées (elles ...).
Clotilde Hesme (Sylvia) est excellente, gracieuse, touchante et simple : elle brille et nous fait ressentir un texte pourtant pas commode. Dedienne est fidèle à lui même et à ses "Que nenni !" qui en font un Arlequin réussi, Laure Calamy complète fort bien ce duo comique de bon augure.
Point noir : Nicolas Maury qui a une diction très très difficile et éclipse l'émotion créée par C. Hesme en un Dorante inaudible et/ou terne.