• Classique
  • Comédie Française - Salle Richelieu
  • Paris 1er

La Locandiera

La Locandiera
De Carlo Goldoni
Mis en scène par Alain Françon
  • Comédie Française - Salle Richelieu
  • 2, rue de Richelieu
  • 75001 Paris
  • Palais Royal (l.1, l.7)
Itinéraire
Billets de 7,00 à 43,00
Evénement plus programmé pour le moment
Achat de Tickets

Après l’événement que fut La Trilogie de la villégiature en 2012, Alain Françon retrouve Goldoni avec La Locandiera entrée au Répertoire en 1981 dans une production signée Jacques Lassalle.

La Locandiera par Alain Françon marque l’attachement de la Maison à ses « maîtres », dans le prolongement d’un compagnonnage initié en 1986 avec la Troupe qu’il met en scène pour la neuvième fois.

« Je n’ai peint nulle part ailleurs une femme plus séduisante, plus dangereuse que celle-ci », prévient l’auteur dans sa préface. Il crée avec Mirandolina l’un des premiers rôles-titres féminins dans l’histoire de la Comédie-Italienne, relevant de surcroît de l’emploi des servantes.

Assurément, cette femme d’esprit a un charme naturel redoutable auquel succombent les voyageurs qui séjournent dans son hôtel, notamment un comte et un marquis. Mais leur concurrence est bientôt perturbée par la présence d’un chevalier dont la misogynie et les manières sauvages agacent la jeune femme et aiguisent sa sensibilité : elle n’aura d’autre rêve que de conquérir son cœur, et d’assouvir ainsi son propre désir de vengeance.

« Sirène enchanteresse » au caractère frivole, héroïne d’une pièce féministe a-t-on pu dire,La Locandiera outrepasse ces classifications. Sa grâce incomparable tient à la complexité des sentiments, des classes et des genres qu’elle met en jeu.

 

Note rapide
8/10
pour 7 notes et 7 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
4 critiques
Note de 4 à 7
57%
3 critiques
Note de 8 à 10
43%
Toutes les critiques
17 févr. 2019
7,5/10
2 0
La charmante Mirandolina doit gérer l'auberge de son père, décédé. Deux clients restent sont tombés amoureux d'elle et voudrait se marier avec elle. Cela reste plutôt du domaine de l'imaginaire ainsi tout devient possible. De toute façon, elle s'y refuse et joue à la séduction pour avoir des clients. Elle veut garder sa liberté sans devoir dépendre d'un homme. Quand un chevalier arrive dans son auberge et fait part de sa misogynie. Il n'en fallait pas plus pour prouver la dignité, la force et le courage du dit sexe faible. Ce n'est pas son charme physique qu'elle va utiliser mais son intelligence. Le langage va être son arme puis doucement elle va lui faire la cuisine, le toucher. Le chevalier va lui ouvrir son coeur. Un lien fort va se créer entre eux. Mais rien ne pourra se passer entre eux à cause de leur classe sociale.

Rien n'est dit mais l'auteur le laisse se suggérer. On évite de mélanger les classes sociales. On pourrait croire que la pièce permet de parler du droit de la femme. Toutefois, Mirandolina ne peut garder sa liberté sans avoir un mari. Ainsi elle se résout à épouser l'homme choisit par son père.
15 janv. 2019
9,5/10
12 0
Très belle prestation des Comédiens Français, tous excellents dans la mise en scène d’Alain Françon à la Salle Richelieu.
Une excellente distribution !
Et une mise en scène exemplaire, réussie !

Ici, point de Locandiera coquette ou séductrice, dans la continuité des « emplois » de la commedia dell’arte, tel qu’on a pu le voir parfois.
Mais une femme, toute en dignité, qui doit user de son intelligence (qui est vive) et d’une très grande habileté, pour trouver sa place dans la Société, tout en gagnant sa vie honorablement.

Mirandola (superbe Florence Viala) aspire à une existence libre, ce que ne permet pas le sort commun réservé aux femmes de l’époque, d’autant que célibataire et orpheline, elle ne bénéficie ni de la protection d’un père, ni de celle d’un mari…
Elle doit donc composer avec le désir des hommes, en les maintenant à une certaine distance pour ne pas risquer de compromettre sa réputation (ni celle de son auberge) et paradoxalement, être assez proche de ses clients pour conserver leur pratique (elle doit « savoir son monde »).

Elle y parvient fort bien avec ces deux représentants de la noblesse qui lui font une cour assidue:
l’un, le Marquis, Michel Vuillermoz, un rien mélancolique, qui incarne la noblesse ruinée appelée à disparaître et essaie de donner le change, piteusement, avec ses problèmes d’argent qui ne lui permettent plus de tenir son rang.
L’autre, Hervé Pierre, le comte, un bourgeois enrichi qui a racheté un titre, mais qui n’a pas acquis les manières d’un aristocrate. Un être cependant généreux, touchant, digne même si son côté nouveau riche exaspère le premier
Les deux comédiens sont des compères parfaits dans cette mise en scène, et leur jeu est un enchantement.

Elle sait aussi garder ses distances vis-à-vis du serviteur de l'auberge, Laurent Stocker, parfait de rancoeurs rentrées et de dévouement bougonnant. Un homme que son père avant sa mort a chargé de veiller sur elle.

Tout irait à merveille ....ou presque, dans cette auberge jusqu’à la venue du Chevalier, Stéphane Varupenne, un jeune homme méprisant, misogyne et déterminé.
il l’humilie bêtement, sur un détail qui pique son amour propre d’aubergiste, elle décide de se venger.

Elle entreprend de le séduire… avec le langage...
Et elle y réussit à la grande surprise du chevalier qui découvre en elle une égale…

Mais au cours de cette entreprise, qui se révèle dangereuse pour elle (elle aurait plus à perdre qu’à gagner) son destin va devoir se sceller pour préserver sa liberté (celle, limitée, permise aux femmes) et son avenir.
Elle saura à temps faire le bon choix et éviter de trop grands périls.

Belle atmosphère, on reconnait la patte de Françon, beaux décors et costumes, beaux jeux de lumière,. Excellent texte (nouvelle traduction)
Et comme Françon sait bien utiliser les talents des comédiens et bien les choisir.

Quant aux autres comédiens …
Elles sont réjouissantes ces comédiennes de la pièce qui se font passer pour des dames de qualité, Coraly Zahonéro et Clotilde de Bayser qu’on aimerait voir plus souvent sur scène au Français.
Un clin d'oeil au théâtre classique et aux rôles-emplois.

Noam Morgensztern , serviteur du chevalier, observateur attentif et témoin expressif de l'évolution de la situation. Son visage en dit beaucoup !

Un délice que de découvrir cette superbe version de la Locandiera.
Un spectacle très réussi à tous points de vue et que je recommande vivement.
16 déc. 2018
9,5/10
19 0
Enfin ! Enfin, je découvre cette Locandiera, après six mois d’attente ! On se souvient évidemment de la grève Salle Richelieu qui empêcha le spectacle de se donner, de mes billets déplacés et finalement annulés, de ma tristesse de manquer un spectacle de Françon pour finir en beauté (et surtout relever un peu) ma saison au Français. J’ai craint que ces péripéties n’altèrent le spectacle – c’était sans compter le Maître qui en est à l’origine.

Pièce féministe avant l’heure, La Locandiera conte l’histoire de Mirandolina, qui tient l’auberge où se déroule l’action. Des voyageurs, qui ressemblent à des habitués, un Marquis et un Comte, lui font la cour et redoublent d’inventivité pour lui offrir les plus beaux présents (ou leur plus belle protection, pour le plus pauvre). Un valet, Fabrizio, amoureux de la patronne et qui s’accroche au fait que le père de cette dernière lui avait conseillé de l’épouser. De manière assez générale, tous les hommes qui passent dans cette auberge tombent amoureux de Mirandolina. Sauf un Chevalier de passage, qui dit haïr les femmes et les mépriser, et qui jure que jamais il ne tombera sous son charme. Mirandolina se promet alors de tout faire pour le convertir.

Je pourrais écrire : voir mes critiques précédentes de spectacles de Françon. Pour la finesse, pour la perfection, pour la beauté de ce qu’il propose et que jamais je n’arriverai à poser par écrit. Mais ce serait facile et lâche, et surtout ce ne serait pas entièrement juste. Françon ne donne jamais le même spectacle. S’il a une patte, c’est celle de la justesse, de l’harmonie et du respect de l’oeuvre. Mais cela se traduit différemment pour monter un Beckett et un Goldoni. Du « Molière italien », j’avais déjà vu La Trilogie de la Villégiature par Françon et c’est toujours le même plaisir, cinq ans après.

Françon, c’est le metteur en scène qui vous cale une atmosphère dès les premières secondes, alors qu’aucun mot n’a encore été prononcé. Mais déjà, les déplacements des comédiens, accompagnés par des lumières magnifiques, disent quelque chose. Déjà, l’espace se remplit à la manière si particulière de Françon. Dans ses décors qui peuvent parfois paraître un peu vides, l’espace n’a jamais été si bien occupé : les déplacements, évidemment, sont d’une précision rare, mais les regards, les mouvements de tête, les échanges ou les réponses gestuels quels qu’ils soient emplissent le plateau de vie. Tout est déjà là.

Et tout suit cette grandeur, deux heures durant. Autant dire directement qu’on ne les voit pas passer. J’espérais presque que le tableau final n’était que la fin du premier acte. Mais impossible de ne pas sentir malgré tout que c’est la fin. Ça se joue à la fois dans les tripes et dans le cerveau, et c’est ça qui est beau. Rien n’est laissé au hasard ; la montée en puissance se fait progressivement jusqu’à une fin en point d’orgue. Et entre les deux, on passe par diverses émotions. C’est un spectacle triste et beau. Évidemment, parfois, on rit, mais c’est un rire étrange, un rire déconnecté de notre cerveau – quelque chose dans la scène nous arrache ce rire mais le cerveau reste attentif à d’autres détails qui nous empêchent d’être pleinement heureux. Dans une scène, toujours, plusieurs strates de lecture. Et j’en ai certainement manqué pas mal.

Je n’aime pas dire ça, mais je vais le dire quand même : dans La Locandiera, Florence Viala et Stéphane Varupenne trouvent le rôle de leur vie. C’était un rôle taillé sur mesure pour Florence Viala, pour sa gouaille naturel et son côté bien ancré sur le sol. Elle le transcende, ce rôle, elle lui donne de l’éclat, elle en fait entendre chaque virgule et elle en fait exploser les saveurs. Lorsqu’elle se met à entonner une chanson pour un toast, le temps s’arrête et soudainement le monde se met à tourner autour de La Locandiera. Dans la salle, le silence se fait religieux et plus rien d’autre n’existe que Mirandolina entonnant ce petit air. Je ne crois pas m’avancer trop en déclarant que nous sommes tous tombés amoureux, à ce moment.

De son côté, Stéphane Varupenne, qui n’en finit pas de nous surprendre, est un Chevalier complexe. On pourrait le détester simplement ; il n’en est rien. Certes, ses insultes faites aux femmes déplaisent ; mais le voir plier devant Mirandolina n’est pas une partie de plaisir. Il souffre, c’est dur à voir ; il est amoureux, me voilà tout sourire. On aimerait presque croire à ce couple impossible. Mais chassez le naturel… lorsqu’il revient, au galop, c’est pour être plus brutal, plus désespéré que jamais. La scène qui en découle est d’une violence désagréable – impossible de ne pas faire l’écho avec notre époque. Mais jamais rien n’est souligné. Tout est dans l’intention.

Le reste de la distribution ne fait pas obstacle à cette grandeur. Quel plaisir de retrouver un Michel Vuillermoz si bien dirigé, donnant à son Marquis des reflets ridicules et pathétiques, être rejeté poignant dans sa solitude. Heureusement que Hervé Pierre, le vrai contrepoint comique du spectacle, est là pour alléger un peu les choses. De son côté, Laurent Stocker campe un Fabrizio déchirant, qui parvient à faire passer, parfois dans une réplique bien ordinaire, un mélange d’abattement, d’espoir et de passion qui m’ont serré le coeur. Sublime également, Noam Morgensztern, qui à travers un simple rôle de serviteur parvient à rendre beaucoup : témoin, une petite phrase toute simple lancée sans trop d’éclat, mais qui décochera instantanément un sourire à toute la salle. Il n’y a rien, mais il y a tout.
2 nov. 2018
8,5/10
43 0
Pour une fois, nous sommes bien sortis de l'auberge !

26 décembre 1952. Venise. Théâtre Saint-Ange.
Carlo Goldoni, âgé de quarante-six ans, crée sa nouvelle pièce. Une pièce qu'il a écrite, poussé qu'il était par les circonstances.

Il a façonné ce personnage d'aubergiste maîtresse-femme pour la comédienne Maddalena Marliani, avec qui il entretient une relation sentimentale et amoureuse très compliquée et surtout très houleuse.
En colère après cette dernière, il a monté cette pièce pour (je cite) « dénoncer la rouerie des femmes, leur inconstance et leur cruauté ».

L'auteur vénitien souffre d'une vraie blessure amoureuse qui le fait se projeter dans le personnage on ne peut plus misogyne du Chevalier de Ripaffrata.

Ce faisant, il écrit une page de l'histoire du Théâtre : pour la première fois, des spectateurs verront sur une scène un personnage principal qui est une femme.
Lui qui en véritable sociologue questionne en permanence le « vivre ensemble » de la société dans laquelle il vit, lui met en scène une femme libre, qui aspire à le rester, une cheffe de PME. Une femme amoureuse, également.
Dans sa préface, l'auteur affirme « Mirandolina montre aux autres comment l'on rend un homme amoureux. ». En clair et sans décodeur, elle veut avoir l'initiative, c'est elle qui fixe les règles du jeu, c'est elle qui choisira son homme !
Seulement voilà.... Et je n'en dirai pas plus...

Alain Françon sait que cette pièce n'est pas une comédie goldonienne comme les autres, il sait bien qu'il s'agit d'une comédie écrite par un homme en colère, qui souffre, un homme dont le cœur oscille entre un amour sincère et une détestation toute aussi sincère de l'être aimé.

Ce que nous propose M. Françon relève davantage d'une comédie douce-amère que de la traditionnelle comédie à laquelle nous a habitués l'auteur vénitien.

Françon, à n'en pas douter, a lu les dernières recherches historiques en date concernant celui que l'on surnomme « Le Molière italien ». Il a sûrement lu la récente biographie écrite voici quelques années seulement par Franck Médioni.

Il va donc donner un rythme, un ton un peu différents de ceux auxquels nous sommes habitués par bien des mises en scènes de cette Locandiera. Un rythme moins enlevé, moins échevelé...

Il s'est appuyé sur ce qu'on appelait à l'époque « les états d'âme » des personnages : ceux qui sont en droit d'en avoir, à savoir la noblesse, et ceux qui en ont également, malgré leur condition, à savoir Mirandolina et son intendant Fabrizio. La psychologie des personnages est mise en avant.

Pour autant, nous aurons droit à des scènes drôlissimes de comédie, comme celle du mouchoir, ou encore celle des fers à repasser. Le côté psy s'efface quelque peu pour un comique de situation irrésistible.

Le metteur en scène a su tirer parti d'une troupe une nouvelle fois en état de grâce.

Florence Viala est cette femme sans homme, qui va utiliser les valeurs de la bourgeoisie marchande chère à Goldoni afin de rechercher une liberté indispensable à sa réalisation personnelle.
La comédienne est irréprochable, campant son personnage avec à la fois force et fragilité. Cette ambivalence prendra toute sa place à la fin. Melle Viala nous propose donc une grande Mirandolina.

Les deux nobles-soupirants sont interprétés avec la verve et la force comique qu'on leur connaît par Hervé Pierre et Michel Vuillermoz. Ces deux-là déclenchent les rires, et sont irrésistibles. C'est une nouvelle fois un vrai bonheur de les voir jouer.

Laurent Stocker en Fabrizio joue une très subtile partition. Les rôle est délicat à appréhender. Chacune de ses apparitions est un très beau moment.

Mais celui qui m'a particulièrement enthousiasmé, c'est Stéphane Varupenne, qui s'affirme de plus en plus comme une valeur sûre, comme une composante indispensable du Français.
Il est remarquable d'intensité, de profondeur. L'évolution de sa misogynie la plus abjecte (qu'il semble jouer avec délectation ! ) vers le plus fort et le plus possessif sentiment amoureux est une merveille de progression dramatique. Quelle palette de jeu !

Il faut également mentionner Noam Morgensztern qui incarne le serviteur du chevalier, et dont les ruptures, les regards désespérés sont eux aussi épatants. Sans oublier Clotilde de Bayser et Coraly Zahonero dans le rôle de deux comédiennes qui mettent en abyme de façon jubilatoire une caricature goldonienne du théâtre.

Cette Locandiera est donc un spectacle qu'il faut aller voir.
J'ai pris un immense plaisir à redécouvrir ce texte dans une mise en scène qui probablement nous ramène à la volonté première de Goldoni.

Cerises sur le gâteau, la magnifique scénographie de Jacques Gabel et les somptueux costumes de Renato Bianchi sont un pur ravissement !

Les partis-pris d'Alain Françon, l'excellence de la troupe ont provoqué hier un tonnerre d'applaudissements, des bravi en-veux-tu-en-voilà et de nombreux rappels !
Logique !
1 nov. 2018
7/10
9 0
Carlos Goldini nous transporte à Florence dans une auberge tenue par une charmante et belle hôtesse Mirandole et par son valet Fabrizio jadis au service du père de Mirandole et l’aimant en silence.

Mirandole est courtisée par le comte d'Albafiorita arriviste un peu vulgaire et riche ainsi que par son rival le marquis de Forlimpopoli bien né mais ruiné. Tous deux séjournent à l’auberge en compagnie du chevalier Ripafratta misogyne et méprisant.
Je suis convaincu que la femme est pour l'homme la pire des calamités. R Mirandole offusquée par les propos du Chevalier, va concocter avec intelligence et stratégie une belle leçon d’humilité à ce machiste arrogant.

Goldoni nous fait le portrait d’une femme charismatique, sans ambages et menant sa vie comme elle le désire. Une féministe du 18eme… mais une féministe qui connaît les limites à ne pas franchir. Dans cette comédie chacun retournera à sa place :
Mirandole épousera l’homme que lui a conseillé son père.
Messieurs, maintenant que je me marie, je ne veux plus de protecteurs, plus de soupirants, plus de cadeaux.
Le comte, le marquis et le chevalier poursuivront leur destinée.

Florence Viala incarne avec beaucoup de finesse et de délicatesse les multiples facettes de Mirandole. Elle nous amuse et nous séduit.
Michel Vuillermoz, marquis de Forlipopoli et Hervé Pierre, Le comte d'Albafiorita, nous enchantent nous réjouissent dans leur rixe verbale, tous deux nous campent avec brio ces deux amoureux transis.
Stéphane Varupenne, le chevalier Ripafratta, se métamorphose avec grand talent. Chevalier méprisant dédaigneux il devient peu à peu un amoureux fervent et jaloux. Il nous ravit.
Laurent Stocker, Fabrizio, nous émeut et nous enthousiasme dans son rôle de serviteur sincère, aimant et protégeant sa maitresse, aurait-il le mot de la fin.
Françoise Gillard et Coraly Zahonero sont toutes deux pittoresques en comédiennes affranchies et libérer des conventions bourgeoises.
Noam Morgensztern, le chevalier du serviteur est étonnant par ses mimiques, interloqué par la transformation subite de son maître.

Les comédiens sont d’un grand talent et nous partons avec plaisir en voyage à Florence dans cette auberge du 18eme rendre visite à Mirandole.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor