Jo avec Didier Bourdon, Audrey Fleurot et Dominique Pinon

Jo avec Didier Bourdon, Audrey Fleurot et Dominique Pinon
De Alec Coppel
Avec Audrey Fleurot
  • Audrey Fleurot
  • Dominique Pinon
  • Didier Bourdon
  • Théâtre du Gymnase
  • 38, boulevard de Bonne-Nouvelle
  • 75010 Paris
  • Bonne Nouvelle (l.9)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 50,00
À l'affiche du :
19 septembre 2019 au 9 novembre 2019
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 16:00
    • 21:00
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Il écrit des comédies qui rencontrent toujours le succès. Antoine Brisebard, interprété par Didier Bourdon, est hélas victime d'un horrible chantage de la part de Jo, qui le menace de révéler les secrets les plus inavouables de sa femme.

Sa compagne Sylvie (Audrey Fleurot) est très délurée et Antoine ne veut pas que son passé soit mis sur la place publique.

Il prépare alors un scénario pour se débarrasser de l'encombrant maître-chanteur. Seulement, tout ne se déroule pas comme prévu et son imagination va bien lui servir.

 

Jo est une adaptation du film français éponyme de Jean Girault, sorti en 1971 avec comme acteurs Louis de Funès, Bernard Blier et Claude Gensac.

Didier Bourdon, 60 ans, s'est fait connaître grâce au trio d'humoristes Les Inconnus à la fin des années 80. Au théâtre, il a récemment joué dans Les Inséparables au Théâtre Hébertot.

Audrey Fleurot, 42 ans, a joué dans de nombreux succès au cinéma. Au théâtre, vous l'avez peut-être vue dans Le Tartuffe à l'Odéon ou Un Dîner d'Adieu au Théâtre Edouard VII.  

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La critique de la rédaction : 6.5/10. Pas emballé par cette comédie dont je trouve que l’humour a mal vieilli.

L’histoire de cet auteur de théâtre est amusante mais les gags sont trop insistants, bê-bêtes pour qu’on y croit.
Dominique Pinon et Didier Bourdon sont convaincants. Audrey Fleurot est très marrante, surtout quand elle fait son show en chantant en Breton.

Nous avons aimé le décor et la mise en scène.

Ce n’était pas vraiment prenant. Je me suis assoupi... Pourtant on ne peut pas dire que le théâtre du Gymnase soit très confortable.

Note rapide
7,3/10
pour 6 notes et 5 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
3 critiques
Note de 4 à 7
67%
2 critiques
Note de 8 à 10
33%
Toutes les critiques
7 oct. 2019
7/10
4 0
Une comédie pleine de rebondissements, de quiproquos et cocasseries.

Le casting, au service de cette farce qui fait fit du réalisme, en fait des caisses, mais le propos s'y prête. Audrey Fleurot se révèle brillante dans cette comédie, face à un Didier Bourdon que l'on retrouve dans son élément. Le reste de la distribution est à l'avenant et redouble d'énergie pour nous entraîner dans l'intrigue, dont on se demande comment le protagoniste va pouvoir se sortir, entre le flic qui se méfie de lui ouvertement, sa belle-mère envahissante, et son ouvrier de maison zélé et naïf.

Toute cette fine équipe évolue dans un décor bluffant, vaste et détaillé, réalisation de Jean Haas. On se croirait réellement dans un pavillon chic de banlieue, face au salon cosy du couple Brisebard, avec vue sur le jardin où trône une oeuvre d'art pour le moins surprenante !

Un agréable divertissement dans un bien agréable écrin.
26 sept. 2019
8,5/10
5 0
« Jo », tiré de la pièce « The Gazebo » de l’américain Alec Coppel, adapté et mis en scène par Benjamin Guillard au théâtre du Gymnase est une comédie de boulevard policière qui fleure bon la terre fraîche, le cadavre, saupoudrée de beaucoup de rires.

Très loin dans ma mémoire, le film avec Louis de Funès n’a donc pas influencé ma vision de la pièce présentée dans une nouvelle adaptation très réussie (précédemment par Claude Magnier), ni celle avec Jean Lefebvre, et servie par dix comédiens très heureux de partager avec le public plus d’une heure et demie de rires.

Le couple Brisebard est dans la tourmente, le mari Antoine est victime d’un maître-chanteur Jo qui menace de dévoiler le passé sulfureux de sa femme Sylvie, quelque peu originale...
Lui est auteur de pièces à succès, elle comédienne : Antoine doit à tout prix sauver l’honneur de sa femme et la construction d’une pièce policière commence à germer dans sa tête pour l’éliminer. Avec l’aide de son ami avocat, le suspens est à son comble, nous sommes dans le noir et il met en pratique ses idées en répétant dans son salon, la scène du crime.
Malheureusement à l’heure H, le plan bien échafaudé ne se déroule pas comme prévu et Antoine Brisebard élimine celui qu’il pensait être Jo.

L’inspecteur Ducros fait son entrée dans la place et annonce tout de go à Antoine Brisebard qu’un certain Jo a été tué et que le couple était sur une liste du maître-chanteur…
Commence alors pour Antoine, une folle course poursuite pour faire disparaitre ce cadavre encombrant, connaître son identité et gérer la multitude de visiteurs farfelus qui viennent à son domicile perturber son enquête. Il nage dans un véritable cauchemar.

Didier Bourdon est très à l’aise dans le rôle d’Antoine, il donne son souffle et son énergie avec assurance pour sortir son couple de l’ornière. Il a le bon dosage dans ses facéties et est très convaincant dans la peau de cet homme complètement dépassé par les événements.
A ses côtés Audrey Fleurot, qui m’a charmé dans le rôle de sa femme Sylvie, est très espiègle, impayable dans les bouffonneries. Elle est un élément moteur, vif et très drôle dans son tour de chant : une très belle composition qui fait énormément rire.
Dominique Pinon avec son regard de chien battu dans le rôle de l’inspecteur relance sans cesse la machine à en faire perdre la tête d’Antoine et parsème de touches d’humour cette enquête en se demandant s’il n’est pas tombé dans une maison de fous ?
Gravite autour de ce trio, des personnages hauts en couleurs, comme l’ami avocat joué par Jérôme Anger (qui a triomphé cet été à Avignon dans la création de Tristan Petitgirard : « Des plans sur la comète »), l’ami de la voix de la sagesse…il y aussi l’excentrique belle-mère qui tombe toujours comme un cheveu dans la soupe à chacune de ses apparitions, jouée par la comique Bernadette Le Saché.
Le maçon entrepreneur Didier Brice qui m’avait séduit dans son rôle du mari transi d’amour dans « En attendant Bojangles » n’est pas en reste pour mettre son grain de sel et enrayer le plan d’Antoine.
Jennie-Anne Walker joue un agent immobilier à l’accent jubilatoire, ses passages en compagnie de ses clients qui viennent visiter pensent-ils une banale demeure, sont des moments d’anthologie.
Complètent cette belle distribution : Guillaume Briat, Clotilde Daniault et Grégory Quidel.

Dans des superbes décors de Jean Hass, un habitué dans ce domaine, Benjamin Guillard, novice dans les comédies, a réalisé une très bonne adaptation de ce monument du comique et sa mise en scène au service de l’action est très fluide, efficace et précise. Ses intermèdes devant le rideau sont une belle trouvaille et permettent des changements de décors en restant dans sa fluidité. Il s’est autant amusé que ses comédiens dans cette comédie et nous public nous sommes preneurs. Il a apporté son grain de folie dans cette entreprise périlleuse et a visé dans le mille avec son 6,35 : une très belle réussite.
26 sept. 2019
7/10
6 0
La nouvelle adaptation et la mise en scène de Benjamin Guillard donne la part belle aux comédiennes, Audrey Fleurot en tête, belle comédienne habituée à des rôles plus sérieux, se lâche complètement elle a un potentiel comique qui en fait la reine de la soirée, ainsi que Bernadette Le Saché, qui dans une scène mémorable, “dirige” les malfrats qui s’en prennent à son gendre, pensant que ce sont des comédiens engagés par lui !

Didier Bourdon est Antoine, qui devant ces deux “tornades” joue la carte du mari amoureux mais assassin gaffeur ! Dominique Pinon est le policier fouineur, il doit bien se douter de quelque chose, mais les Brisebard sont si sympathiques !

La distribution est de bon niveau avec en tête , Jérôme Anger, Guillaume Briat, Didier Brice, Clotilde Daniault, Grégory Quidel, Jennie-Anne Walker, qui se donnent à fond dans cette comédie qui gagnerait à être plus déjantée. Et je n’aurai garde d’oublier le décor soigné de Jean Haas !
26 sept. 2019
8,5/10
6 0
-Et si nous parlions de Monsieur Jo.
-Monsieur qui ?
-Monsieur JO !
-…

Très bien, parlons-en alors. Né pièce théâtrale, écrite par Alec Coppel, en 1958 sous le titre de « The Gazebo », ce texte connaîtra le succès en France, je ne vous apprends rien, au cinéma en 1971 avec le film réalisé par Jean Girault et à l’adaptation signée Claude Magnier : Jo. L’affiche fait alors apparaître un casting impressionnant, pour ne citer que le trio le plus célèbre : Louis de Funès – Claude Gensac – Bernard Blier.

A mon sens toutefois, les années n’ont pas rendu justice à ce film, peu souvent rediffusé malgré ses indéniables qualités.

Aujourd’hui, c’est donc le théâtre qui remet cette comédie policière au goût du jour. Benjamin Guillard propose en effet, sur la scène du théâtre du Gymnase Marie Bell, une adaptation de l’adaptation faite par Claude Magnier. Cela fait beaucoup d’adaptations me direz-vous … Pas faux. L’âme du texte s’en trouve-t-elle diluée ? Non, au contraire. Benjamin Guillard propose une version qui réussit le pari de rester fidèle à l’esprit d’origine, tout en le modernisant. Par conséquent, n’attendez pas de ce Jo d’être une copie du film, vous seriez déçu. Il s’agit là d’ une nouvelle version. Très réussie au demeurant.

A l’ouverture du rideau, le spectateur découvre d’abord un beau décor de Jean Haas. L’ensemble, composé d’une multitude de formes géométriques, est élégant et très plaisant à regarder. Les couleurs douces viennent mettre en valeur celles plus criardes de l’œuvre d’art, objet au rôle particulier dans l’histoire. Histoire qui peut se résumer en quelques phrases ainsi : un célèbre auteur, confronté à un maître-chanteur, décide de cesser de payer les sommes exigées et de le tuer. Il parvient à mettre, tant bien que mal, son plan à exécution et enterre le cadavre sous les fondations d’une sculpture, nouvellement installée dans le jardin. Rapidement, cependant, il va s’avérer que le tué n’est pas celui qu’il croyait. Dès lors, l’auteur va se retrouver confronté à une situation délicate : parvenir à savoir qui il a tué, sans éveiller les soupçons de la Police rôdant autour de lui …

Sur ces belles paroles, entrent en scène les comédiens … Comment ne pas citer en premier Audrey Fleurot. Elle crève l’écran, enfin la scène (l’expression ne se dit pas, mais je l’écris quand même). Moteur de la pièce, elle est aussi énergique qu’éblouissante dans son rôle de Sylvie Brisebard. Bernadette Le Saché, en belle-mère envahissante, est à mourir de rire. Quant au duo Bourdon / Pinon, il fonctionne très bien. J’ai beaucoup apprécié l’interprétation donnée par Didier Bourdon à son Antoine Brisebard. Reprendre le rôle n’était pas simple, mais il s’en sort parfaitement. Sa sobriété de jeu donne une étonnante résonance au ressort comique du personnage. Au final, quel que soit le rôle concerné, c’est une distribution bien choisie qui sert ce Jo.

Une distribution qui peut s’appuyer sur la mise en scène efficace de Benjamin Guillard. C’est dynamique et ingénieux. Personnellement, j’ai beaucoup aimé la version proposée par le metteur en scène du cultissime échange, intervenant dans le film entre Louis de Funès et Bernard Blier : « Non ? Si. Oh ! ». C’est superbement trouvé et absolument hilarant.

Pour être honnête et pour le dire trivialement, Jo m’a cueilli. J’avais visionné sur Internet la bande-annonce du spectacle. Elle ne m’avait pas enthousiasmé. En véritable amoureux du film de Jean Girault, j’étais entré dans la salle du théâtre du Gymnase Marie Bell armé d’un regard particulièrement critique. Très exigeant sur le rendu, j’attendais une version fidèle, mais nouvelle et surtout sans faute. Il n’aura fallu quelques secondes au spectacle pour me convaincre et me faire rire. Une heure et demie après, j’étais un spectateur comblé.

A mon panthéon figure, bien sûr, le film, mais également désormais cette pièce.
Du très beau travail. Chapeau Mesdames, Messieurs !
26 sept. 2019
7,5/10
5 0
Jo est une adaptation du film français éponyme de Jean Girault, sorti en 1971 avec comme distribution Louis de Funès, Bernard Blier et Claude Gensac.

Antoine Brisebard écrit des comédies qui connait le succès, il est victime du chantage exercé pas Jo, qui le menace de révéler les secrets de jeunesse de sa femme Sylvie. Il prépare alors un scénario pour se débarrasser définitivement du maître-chanteur. Seulement, tout ne se déroule pas comme prévu… A priori, ce n’est pas Jo qu’il a tué selon la police et il faut cacher le corps afin qu’il ne soit jamais découvert.

Je n’avais pas revu le film depuis quelques années mais les célèbres mimiques de Louis de Funès qui jouait le personnage principal, étaient toujours bien présentes dans mon esprit. Je me demandais comment Didier Bourdon allait reprendre le rôle avec une légère appréhension mais je vous rassure de suite, nous sommes loin d’une pâle copie du maitre. Didier Bourdon a su trouvé son style et ses répliques font mouche, on rit devant son air ahuri. Il nous fait oublier Louis De Funès, pari gagné !

La révélation pour moi dans cette pièce est Audrey Fleurot : une superbe comédienne dynamique, dotée d’une présence pêchue sur scène et qui nous fait beaucoup rire. Le passage en breton est mémorable !

Bref la mise en scène de Benjamin Guillard est fluide et agréable dans un décor bien agréable de Jean Haas. J’ai aussi apprécié les noirs qui ne sont pas de simples moments de transitions. L’intrigue, certes connue, est bien ficelée et bourrée de rebondissements. Pour ma camarade de soirée qui ne connaissait pas le film, l’histoire est aussi plaisante à ses yeux qu’aux miens qui avaient déjà vu le film.

On passe une bonne soirée.
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Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor