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En attendant Bojangles

En attendant Bojangles
Mis en scène par Victoire Berger-Perrin
Avec Didier Brice
  • Didier Brice
  • Anne Charrier
  • La Pépinière Théâtre
  • 7, rue Louis-le-Grand
  • 75002 Paris
  • Opéra (l.3, l.7, l.8, RER A)
Itinéraire
Billets de 27,00 à 35,00
À l'affiche du :
18 janvier 2018 au 28 juillet 2018
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRE
    • 19:00
Réservation de tickets

Emerveillé, leur fils les regarde danser sur le tube de la chanteuse américaine Nina Simone Mr. Bojangles.

Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle.

Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.

Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c'est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C'est elle qui n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.

Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.

L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.

 

La pièce En attendant Bojangles est tirée d'un livre de d'Olivier Bourdeaut (2016). Il a reçu plusieurs prix littéraires, dont le prix des étudiants France Culture Télérama.

 

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La critique de la rédaction : 5/10. Je n’ai pas accroché à cette histoire folle.

Ceci sûrement à cause de la narration à l’imparfait, aux explications qui remplacent l’action. Je n’ai pas été sensible à ce style qui crée une distance, fait passer moins d’émotions. Est-ce un problème d’adaptation du livre ?

En tout cas, j'ai trouvé que ça partait dans tous les sens. Je n'ai pas tout suivi.

Le couple et leur enfant sont déjantés. Ils ont une mentalité, des raisonnements et un humour rafraîchissant malgré tout.
Le jeu d’acteur est bon. Tout comme le décor, la mise en scène et en lumières, assez esthétiques.

J’y suis allé avec une amie qui a apprécié, peut-être serez-vous pris par le récit.

Note rapide
Toutes les critiques
6 avr. 2018
8/10
18 0
Très jolie adaptation du magnifique livre d'Olivier Bourdeaut.

Ce n'était pas évident de reproduire la poésie et la douce folie de cet amour incroyable d'un père et d'un fils pour leur épouse et maman.

J'ai trouvé la mise en scène ingénieuse et les comédiens à la hauteur (avec une mention spéciale pour Anne Charrier).

Une très sympathique soirée.
1 avr. 2018
9,5/10
8 0
J'avais tant aimé le livre d'Olivier Bourdeaut que je craignais la déception en allant à la Pépinière voir En attendant Bojangles. Et bien non, pas du tout. J'ai retrouvé tout ce que ce livre a de fantasque, de poésie, de tendresse, et de folie bien évidemment dans ce qu'elle a de merveilleux et de créatif.

Le pari était osé même si la matière y était pour nourrir un autre succès que littéraire. Paru aux Editions Finitude en janvier 2016 il s'est vendu à plus de 300.000 exemplaires à ce jour, rien que pour la France. Il a été traduit en 22 langues et vendu dans 40 pays. Plusieurs prix l'ont couronné, et notamment RTL / Lire et France Télévisions.

Je l'avais imaginé arrivant très vite sur grand écran. Je n'avais pas songé à la scène mais Victoire Berger-Perrin a eu bien raison de le tenter et le succès remporté au festival d'Avignon l'été dernier est amplement mérité. C'est parfait. Je n'ai pas cherché à comparer et je ne jugerai rien. J'ai aimé, il suffit. Et preuve à l'appui, regardez la bande-annonce :

Victoire Berger-Perrin a choisi une distribution qui tient la route pour une pièce qui déraille (et n'y voyez pas une critique). Anne Charrier incarne cette femme qui est autant mère qu'épouse, absolument charmante et néanmoins imprévisible. Le monde tourne autour d'elle comme le bras de ce disque que l'on entend en boucle.

Elle chante cette chanson qui donne son titre à la pièce avant que ne résonne la voix de Nina Simone.

Le mari (et le papa) est interprété par Didier Brice qui parvient à la suivre, presque à la précéder dans son délire. Comme il est touchant dans ce rôle d'amoureux protecteur.

Il n'était pas facile de trouver l'enfant. C'est Victor Boulenger qui est aussi le narrateur, comme dans le roman, et qui nous permet de voir la pièce avec son regard.

Mention spéciale au travail de chorégraphie, indispensable, de Cécile Bon, car on danse autant que l'on chante, sans que ce ne soit une comédie musicale pour autant. La mise en scène ne tombe pas non plus dans le piège de vouloir tout représenter. Une Demoiselle de Numidie empruntée chez Deyrolle aurait été stupide. Ici elle peut gambader joyeusement en surimpression sur la toile du fond de scène.

Le décor parvient à suggérer tous les espaces où se déroule l'action. Quitte à employer le canapé en guise de voiture. Les métaphores sont littéraires et visuelles. La famille Bojangles nous accueille dans sa folie douce et nous la fait totalement partager, avec une infinie tendresse, jusqu'à la fin qui est à peine triste.

Après cela, on pensera légitimement que l'amour fou peut se vivre entre un homme et une femme comme entre un enfant et ses parents. Et entre un public et un spectacle.
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12 févr. 2018
2/10
31 0
Assez déçu par cette pièce. J’avais été charmé par le livre, et je trouve cette adaptation dénuée de finesse et de charme.

Pas très convaincu par le jeu du jeune narrateur qui avance dans cette histoire sans vraiment vivre ce qu’il raconte.
Anne Charrier et Didier Brice s’en tire plutôt bien, mais tout ceci est plutôt plat et sans magie.
La mise en scène manque cruellement de finesse de légèreté et de trouvailles.

Dommage.
J’attendais mieux...
10 févr. 2018
7,5/10
19 0
En attendant Bojangles d’après le roman d’Olivier Bourdeaut à La Pépinière théâtre.
Amour, folie, extravagance, dilettante mais aussi tendresse et chagrin tous ces sentiments voguant et dansant au son de Bojangles de Nina Simone.
Un petit garçon raconte ses souvenirs, sa vie tumultueuse, pittoresque, passionnante et pleine d’amour qu’il a vécue avec ses parents et qu’il nous livre avec élégance et douceur.
Entouré une mère excentrique, frivole mais aimant passionnément les siens et d’un père ayant consacré sa vie à rendre heureuse le joyau de son existence « son épouse ».
C’est gai, dynamique, amusant et touchant.
Malheureusement la vie n’est pas un long fleuve tranquille... Des épreuves vont survenir mais l’amour et la fantaisie vont les adoucir et les rendre plus légères et même parfois clownesques.
La fin est empreinte de poésie et de délicatesse qui nous laissent rêveurs et attendris.
La mise en scène dynamique et attrayante nous transporte agréablement dans les aventures de cette famille hors du commun.

Victor Bouleger est très émouvant dans ce rôle de petit garçon, je me souviens de l’avoir vu il y a quelques années dans Victor et les enfants au pouvoir, je l’avais déjà trouvé fantastique.
Les parents, parents hors du commun sont incarnés avec talent par Anne Charrier et Didier Brice.
3 févr. 2018
8/10
47 0
« En attendant Bojangles » est l’histoire d’une rencontre au bord du gouffre. Premier roman d’Olivier Bourdeaut publié en 2016, « en attendant Bojangles » se découvre depuis peu sous une autre forme, au théâtre de la Pépinière.

Sur scène, trois acteurs. La voix de Nina Simone résonne, suave et tranquille, totem d’une famille fantaisiste. Il y a la mère, centrale, mélodramatique et pleine de fantaisie. Le père Georges qui a choisi sa femme un soir d’enchantement et le fils qui est ici le narrateur. La vie de ces trois complices tourbillonne et tournoie dans les frasques et les fêtes, jusqu’au jour où les chimères de Georgette rattrapent la famille.

La construction de la pièce est assez intéressante car il a été choisi de garder le fils en place de narrateur. C’est un peu comme si les êtres de papier prenaient vie sur scène, un livre lu à haute voix avec l’intervention des divers personnages lorsque les guillemets s’ouvrent dans le récit. Ce n’est pas une transposition théâtrale du livre mais plutôt un livre, une trame narrative qui prend corps, animée sur scène par l’art du jeu.

Les thèmes abordés de la folie, de la désespérance, de la solitude ne sont pas foncièrement heureux mais le traitement de la pièce est léger, enjoué, aérien. En effet, le texte nous murmure d’accepter la folie par amour, nous dit que ce qui est différent n’est pas nécessairement mal, que se construire hors la société et hors les règles permet à certains de continuer à rêver. C’est la promesse d’une fidélité et d’une vie partagée à deux sinon rien. C’est un conte pour adulte, un besoin d’évasion et de rêveries.

Les acteurs Anne Charrier, Didier Brice et Victor Bonlenger, très complices, forment un trio délicat, naviguant sur le fil du raisonnable pour faire raisonner haut et clair le récit. Il serait peut-être juste d’admettre que les adultes aussi ont besoin de contes de fée… Un très bon moment d’égarement !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor