Elephant man

Elephant man
  • Lucernaire
  • 53, rue Notre-Dame-des-Champs
  • 75006 Paris
  • Notre-Dame-des-Champs (l.12)
Itinéraire
Billets de 16,00 à 36,00
À l'affiche du :
15 janvier 2020 au 1 mars 2020
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 17:00
    • 21:00
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Londres, 1884. L’engouement de la population pour les monstres, les freaks, est à son apogée.

Le plus célèbre d’entre eux est sans doute Joseph Merrick, alias Elephant Man, exhibé comme une bête dans les foires pour ses difformités incroyables.

Sa rencontre avec le docteur Treves, éminent professeur, lui redonne la force de vivre, bouleverse les certitudes du spécialiste et change le regard de toute la haute société.

Hymne à l’amour et à l’amitié, éloge de la fragile beauté de notre humanité. Un regard nouveau sur l’histoire haletante, déchirante et incroyablement belle de Joseph Merrick !

Note rapide
8/10
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2 critiques
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67%
Toutes les critiques
5 févr. 2020
8/10
2 0
L'écriture est légère et poétique. Si nous sommes touchés l'interprétation juste, touchante et humaine grâce à une mise en scène qui met en valeur les instants de silence, la solitude et la compassion entre les individus. C'est cette exaltation de la fraternité entre les individus qui les amène à dépasser leurs préjugés induisant ainsi toute la beauté de cette pièce. Très beau partage collectif d'émotions avec le public.
5 févr. 2020
7,5/10
25 0
Les freaks, c'est chic !
Tout du moins à Londres, à la fin du XIXème siècle.

Les freaks, ce sont ces êtres humains victimes de maladies ou de troubles génétiques, présentant des caractères plus ou moins difformes selon les canons de la « normalité » en cours.

Je vous renvoie évidemment à deux films célèbres : Freaks, de Tod Browning, en 1932 et surtout Elephant Man, de David Lynch, sorti en 1980.

C'est justement ce dernier film dont s'est inspiré Antoine Chalard, pour nous raconter sur un plateau de théâtre l'histoire de Joseph Merrick, qui a vraiment existé.

Celui qu'on appelle souvent John Merrick va croiser à 21 ans la route du célèbre chirurgien londonien, le Dr Treves. Celui-ci le recueillera, après l'avoir tiré des griffes de ses « managers », et le transformera de monstre de foire en être humain en lui rendant toute sa dignité.

L'adaptation d'Antoine Chalard est fidèle à l'histoire de cet homme affligé de cette terrible et incurable anomalie congénitale.
Il va jouer lui-même le rôle du chirurgien britannique, étant parfait dans son interprétation flegmatique et très british du médecin. (A noter qu'il interprétera également le rôle du directeur de l'hôpital.)

Bien entendu, tout comme dans le film, ce qui va préoccuper dans un premier temps les spectateurs, c'est de constater de visu le visage difforme de John Merrick.
Comme David Lynch, ce moment va être ici différé le plus longtemps possible, par différents moyens, afin de générer une forme de suspens.

C'est ainsi que nous verrons ce pauvre homme en contre-jour, au lointain sur sa dérisoire et pitoyable paillasse, nous l'apercevrons également en ombre chinoise, comme vu au moyen de rayons X, permettant ainsi au Dr Treves de nous détailler toutes les infirmités.
Le procédé fonctionne à la perfection.

Et puis bien entendu, nous allons finir par découvrir - enfin - le visage du personnage.
C'est Florent Malburet qui porte une prothèse au bras droit, et puis surtout un masque impressionnant, que l'on doit à Galina Molotov.
Ce masque permet néanmoins au comédien de jouer de son visage, afin d'exprimer beaucoup d'expressions, notamment avec ses yeux.
Un grand coup de chapeau supplémentaire pour le fait de « supporter » tout ce latex sous les projecteurs de la salle noire du Lucernaire.

Clémentine Yelnik quant à elle interprète trois rôles.
Tout d'abord l'horrible « propriétaire » de John Merrick (le personnage se définit ainsi), odieuse et repoussante. (Avec par deux fois un petit clin d'œil dans son texte au Gollum de Tolkien ! Je vous laisse découvrir... )

Melle Yelnik joue également le personnage de Mrs Motherhead, la revêche infirmière-chef au grand-cœur, ainsi que Mrs Kendal, une célèbre actrice de l'époque ayant elle-aussi pris sous son aile Mr Merrick.
Les trois interprétations sont très réussies, avec des changements de costumes très rapides.

Ici pas de pathos de mauvais aloi.
Les émotions à destination du public sont très justes, sans effets superfétatoires.
J'ai vraiment compati au malheur de cet homme, souffrant avant tout de la discrimination à son égard, et de sa relégation à l'état de bête.

Et puis, les valeurs humaines que sont l'empathie, le respect et l'acceptation de la différence, la tolérance envers l'Autre, ces valeurs sont parfaitement mises en exergue.

A noter également une jolie scène de mise en abyme, avec un passage de théâtre dans le théâtre.

La fin du spectacle est très émouvante, avec notamment la toute dernière scène.
Nous autres spectateurs n'en menons pas large, et les applaudissements mérités tardent à arriver : il faut du temps pour revenir à la réalité.

C'est un beau moment de théâtre que cet Elephant Man.
29 janv. 2020
9/10
0 0
Emouvant, Sobre, Magnifique.

Très belle et émouvante adaptation théâtrale de cette histoire authentique et bouleversante d’Eléphant Man. Personnage hors du commun que David Lynch nous avez fait découvrir en 1980.

Sir Frederick Trèves est un chirurgien Britannique (1853-1923). Au cirque, lors d’une attraction, il découvre Eléphant Man difforme, à la peau épaisse dont la laideur et la monstruosité amusent le public.
Mais pour le chirurgien et professeur Trêves, ce n’est point une attraction, Eléphant Man comme le surnomme Madame Kystes sa manageuse est avant tout un homme qui se nomme Joseph Merrick.
C’est un cas médical étrange et méconnu.
Dès lors le professeur Trêves va aider, traiter, découvrir et devenir l’ami de Joseph alias Eléphant Man.


Avec grand talent les comédiens vont nous mener à la rencontre de cet homme Joseph à la carapace inhumaine mais au cœur plein de bonté et de sagesse.

Le texte est magnifique, plein de finesse et de vérité qui nous bouleversent. Les mots nous vont droit au cœur et nous transpercent.

.. le jour a enfanté la nuit, le paradis a engendré l’enfer, la vie engendre la mort. Peut-être suis-je nécessaire moi aussi pour faire éclater la beauté du monde.

La mise en scène sobre nous séduit par ses jeux d’ombre et de lumière. Les costumes, les accessoires nous plongent dans une ambiance assez british de ce début de 20 -ème siècle.
Le jeu des acteurs nous séduit et nous réjouit.

Clémence Yelnik, Antoine Chalard, Florent Malburet sont époustouflants, ils nous émeuvent et nous transportent avec grand brio dans cette histoire pleine d’humanité, de tolérance, d’amour et d’amitiés.

Beau moment de théâtre.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor