A ces idiots qui osent rêver

A ces idiots qui osent rêver
  • Théâtre Essaïon
  • 6, rue Pierre-au-Lard
  • 75004 Paris
  • Rambuteau (l.11)
Itinéraire
Billets de 18,00 à 35,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Une comédie romantique et féroce à la croisée entre La La Land et Quand Harry rencontre Sally…

Deux personnages, qui partagent une vision antagoniste de l’amour, se rencontrent sur un banc public : Lui, raisonnable et Elle, avide de démesure.

 

Une comédie parfois cruelle et teintée de mélancolie où l’on découvre que vivre sans prendre de risques, c’est risquer de ne pas vivre…

Note rapide
7,3/10
pour 4 notes et 4 critiques
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2 critiques
Note de 4 à 7
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2 critiques
Note de 8 à 10
50%
Toutes les critiques
12 sept. 2019
7,5/10
2 0
Elle est un brin agressive, très franche et directe, lui est sûr de lui et de ses théories donc forcément leur relation commence de manière houleuse. Une comédie romantique classique qui se termine quelques rebondissements plus tard par une happy end attendue mais finement amenée.

Quelques réflexions sur l’amour, des répliques cinglantes et drôles, un jeu sincère et touchant font de cette comédie une pièce très réussie malgré quelques clichés inévitable quand on aborde ce genre.
L’ensemble est frais est gai, on sort le sourire aux lèvres un peu comme après une bonne comédie romantique américaine dans la pièce revendique les inspirations.

Un bon plan pour une soirée légère sans prise de tête.
11 sept. 2019
7/10
2 0
Sympathique petite comédie pleine de charme autour d'un couple qui ne partage pas la même vision du vivre ensemble et dont la relation évolue entre amitié et amour. Les références cinématographiques à "Quand Harry rencontre Sally" et à "La la land" sont clairement revendiquées. Les dialogues, sans être originaux, sont justes. La distribution est encore un peu hésitante. Ca reste sympathique et ça mérite un encouragement !
7 sept. 2019
8/10
0 0
Céline Devalan nous réjouit avec une comédie romantique inspirée de La La Land et Quand Harry rencontre Sally… La pièce est rythmée par des intermèdes musicaux entre autres, on retrouve avec plaisir la musique de ces deux films cultes.

Dans un jardin public, autour d’un banc et d’un lampadaire…
Elle, la musique plein les oreilles, chante à tue-tête allongée sur un banc.
C’est une comédienne courant après le rôle de sa vie, aimant la vie, romantique, anticonformistes et amoureuse d’un homme vivant à l’autre bout du monde.

Lui, se querelle avec sa fiancée au téléphone.
Il est plus conventionnel et plus classique, il étouffe dans sa relation amoureuse mais s’en contente.

Ces deux- là n’avait rien pour se rencontrer, pourtant au fil des jours, une solide amitié se crée entre eux. Nous les suivons dans leurs tribulations, leurs rencontres sont parfois houleuses, parfois tendres où vont-ils de ce pas ?
Au cours de leurs rencontres, leurs discussions tourneront toujours sur le même thème ; l’Amour, la philosophie de la vie et l’ultime question :
*vivre sans prendre de risques, est-ce risquer de ne pas vivre ?

C’est dynamique, synaptique et nous passons un bon moment avec ses deux là qui ne manquent pas de nous divertir avec un bon numéro de claquettes sous la musique de
On ressent une grande complicité entre les comédiens Thibault Amorfini et Céline Devalan qui nous entrainent avec brio dans cette comédie romantique.
Un agréable moment de détente et de plaisir.
23 août 2019
8/10
21 0
Ah ! M'asseoir sur un banc, soixante-quinze minutes avec toi...

C'est sur ce banc, que côtoie comme de juste un réverbère, qu'Elle et Lui vont se rencontrer.
On ne saura jamais leur prénom, à ces deux êtres que tout apparemment sépare, notamment en matière de conceptions sentimentales en général et en matière de vision de l'amour en particulier.

Elle, passionnée, extravertie, rêveuse, est amoureuse d'un chanteur américain. La liaison de ces deux-là est sporadique et assez atypique...

Dame, je voudrais vous y voir, vous, avec un amoureux ou une amoureuse qu'un continent et un océan séparent.

Lui, au contraire, est plus « raisonnable », plus terre à terre. Il se sépare de sa compagne, « en direct » devant nous autres, les spectateurs, au moyen de son téléphone portable.

C'est à cet instant précis que les chemins de vie de ces deux êtres vont se croiser.

Céline Devalan a écrit une bien jolie comédie romantique. L'une de ces comédies dans lesquelles il fait bon se laisser aller et vibrer avec les personnages. Ici, les situations dramatiques et la mécanique scénographique fonctionnent parfaitement.

Elle a assuré elle-même la mise en scène, qui prend une dimension toute cinématographique.
J'en veux pour preuve toutes les références au septième art américain qui vont émailler la pièce. Deux films seront en effet cités, de ceux qui mettent en scène ce genre de couple « dépareillé » que tout à première vue oppose.

Sur la scène de l'Essaïon, deux comédiens vont jouer au chat et à la souris, sans que nous sachions de prime abord qui est qui.
Celine Devalan herself et Thibault Amorfini vont tour à tour nous amuser, nous émouvoir, et parfois presque nous montrer une certaine cruauté.
Parce que certains sentiments peuvent se montrer cruels.

Les deux comédiens sont tout à fait justes. J'ai été pris par les péripéties multiples de ces soixante-quinze minutes.
Nous sommes bien entendu confrontés en permanence à une interrogation : Elle et Lui finiront-ils par s'avouer leurs sentiments respectifs ?
Un certain suspens règne tout au long de la pièce, un suspens que je me garderai bien de « spoiler »...

Les deux nous font rire, évidemment. Le texte de Melle Devalan fait mouche, sans pathos de mauvais aloi, avec des formules drôles et percutantes.
La vis comica des deux comédiens est évidente : les regards assassins, les ruptures de l'une, les questions et les pseudo-déductions dignes d'un psy de l'autre nous tirent notamment bien des rires.

Ils ne ménagent pas leur peine, avec une séquence musicale et chorégraphique très réussie.

Cette séquence elle aussi fait référence aux maîtres américains du genre, nous plongeant un peu plus encore dans l'atmosphère et l'ambiance du genre.

Une ambiance rendue possible également par la judicieuse conception-lumières de Rémy Chevillard.

Céline Devalan et Thibault Amorfini nous proposent une bien belle histoire, avec une « morale » qui nous démontre la nécessité de rêver, peut-être plus encore que d'aimer.

Ce rêve permettant aux idiots que nous sommes de prendre des risques.

« Vivre sans prendre de risques, c'est prendre le risque de ne pas vivre », nous rappelle à juste titre l'auteure.

Voici donc une bien sympathique comédie, avec de vrais et justes « bons sentiments ».
De la belle ouvrage !
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor