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7 morts sur ordonnance

7 morts sur ordonnance
De Jacques Rouffio
Mis en scène par Anne Bourgeois
Avec Jean-Philippe Beche
  • Jean-Philippe Beche
  • Jean-Philippe Puymartin
  • Bruno Paviot
  • Claude Aufaure
  • Francis Lombrail
  • Julie Debazac
  • Bruno Wolkowitch
  • Valentin de Carbonnières
  • Théâtre Hébertot
  • 78, boulevard des Batignolles
  • 75017 Paris
  • Rome (l.2)
Itinéraire
Billets de 15,00 à 56,00
À l'affiche du :
29 janvier 2019 au 31 mars 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:30
    • 21:00

À 15 ans d'écart, deux chirurgiens renommés de Clermont-Ferrand sortent du paysage dans des conditions similaires.

Ils ont subi les pressions, rumeurs, manipulations sournoises du professeur Brézé, chef de clinique jalou de leur réussite. 

Pouvoir, argent et honneur sont au cœur de cette intrigue inspirée de faits hélas réels, de problèmes qui peuvent arriver à quiconque dans diverses proportions au travail.

Fragilités, chantage et harcèlement… Comment ont-ils été précipités vers cette issue fatale ? 

 

Le film de Jacques Rouffio (1928-2016), nommé au César 1976 du Meilleur Film, est adapté pour la première fois au théâtre.

Francis Lombrail est un acteur également directeur du Théâtre Hébertot. Il joue souvent dans les pièces de son propre théâtre. Il jouait par exemple dans Misery fin 2018.

Quant à lui, Bruno Wolkowitch jouait dans Douze hommes en colère, également au Théâtre Hébertot.

10

La critique de la rédaction : 5/10. Longue, très longue cette pièce de théâtre.

Pourtant, le sujet du harcèlement professionnel est intéressant et toujours d’actualité.
Les premières minutes sont captivantes, le décor en met plein la vue, l’intrigue est bien amenée. Nous nous demandons comment un homme a pu pousser à bout deux cerveaux, deux génies de la chirurgie. Puis, peu à peu l’histoire s’enlise dans de longues scènes, le décor qui était au départ séduisant, aseptise en fait l’action.

La matière est là, avec quelques bons dialogues, mais est dissoute dans des lenteurs, une histoire qui n’avance pas assez. 7 morts sur Ordonnance dure 45 minutes de trop.

Les acteurs sont bons, surtout le personnage du charismatique Berg.

Dommage.

Note rapide
5,9/10
11 pour 11 notes et 8 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
9%
5 critiques
Note de 4 à 7
64%
3 critiques
Note de 8 à 10
27%
Toutes les critiques
Il y a 20 heures
6/10
2 0
Je n'ai pas adhéré, texte trop long, je n'ai pas retrouvé l'atmosphère glaçante et je me suis ennuyée, pas du tout captivée par l'histoire.

La distribution est inégale, mais je place au-dessus du lot Claude Aufaure.
Il y a 22 heures
7,5/10
1 0
A l’Hébertot , il se joue à nouveau une adaptation de film : «7 morts sur ordonnance », réalisé par Jacques Rouffio d’après le scénario de Georges Conchon (1975). Je dis à nouveau car il y a peu, nous avions eu le plaisir de voir ‘12 hommes en colère’. On y retrouve le même tandem : Francis Lombrail et Bruno Wolkowitch. Francis Lombrail qui participe aussi à l’adaptation théâtrale du film avec Anne Bourgeois.

Nous allons découvrir en parallèle, à quelques années d’intervalle, l’histoire dramatique de deux médecins, Berg et Losseray, qui vont être victime de la puissante famille Brézé, et surtout de son patriarche Antoine, machiavélique à souhait, en directeur d’une clinique privée de province qui ne supporte pas qu’on lui fasse de l’ombre. C’est de harcèlement moral que nous allons parler et la pièce dissèque la mécanique de celui-ci avec une précision chirurgicale.

Le décor est dépouillé afin que nous puissions nous concentrer sur les hommes et sur cette redoutable machination, néanmoins il faut souligner un superbe travail sur les lumières de Laurent Béal. La mise en scène d’Anne Bourgeois est d’une finesse remarquable, tout est pensé pour nous faire ressentir la montée de l’oppression des deux médecins et la musique de François Peyrony contribue à renforcer cet angoissant sentiment.

La pièce dure deux heures et quelques coupes du texte, un peu trop répétitif, aurait été bienvenues mais il n’en demeure pas moins que c’est un grand moment de théâtre surtout parce que les comédiens sont tous exceptionnels et nous sommes suspendus à leur lèvres. Il n’y a aucune faiblesse dans le casting !

Valentin de Carbonnières est un jeune docteur Berg flambeur et sûr de lui avant de se briser comme un jouet.
Bruno Wolkowitch est Losseray, celui qui va reconstituer l’histoire de Berg, est charismatique à souhait.
Il y a aussi le plaisir de voir Claude Aufaure sur scène avec sa voix si particulière, il est splendide en maitre du jeu démoniaque (à noter : il joue dans les deux pièces de l’Hébertot le même soir et parait frais comme un gardon, c’est remarquable !)
Bruno Paviot est le fils Brézé, il est impeccable en fils soumis à son manipulateur de père !
Jean-Philippe Bêche, Jean-Philippe Puymartin, Julie Debazac et Francis Lombrail sont eux aussi très bons.

Une belle soirée avec des comédiens superbes !
15 févr. 2019
8,5/10
3 0
« Après 12 hommes en colère », Francis Lombrail renouvelle sa collaboration avec Bruno Wolkowitch dans cette comédie sociétale, cette fois-ci axée sur le harcèlement.

Harcèlement : « Le fait de harceler autrui par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 €.

«7 morts sur ordonnance » d’après le film réalisé par Jacques Rouffio et le scénario original de Georges Conchon dans une adaptation d’Anne Bourgeois et Francis Lombrail est une habile construction des méfaits du harcèlement moral reconnu aujourd’hui comme maladie professionnel.

L’adaptation est remarquable, car elle se concentre sur la problématique humaine en laissant de côté les lieux. Au théâtre nous sommes dans un huis clos et le très beau travail des lumières de Laurent Béal a permis symboliquement mettre en avant les différents espaces de l’histoire, dans un décor unique de Jean-Michel Adam. Les costumes de Juliette Chanaud aux jolis reflets accentuent ce travail de découpage.
Un décor qui fait penser à l’esthétique romaine, avec son escalier et ses colonnes, réduisant au minimum les accessoires, un lieu aux multiples complots où l’intrigue aurait très bien pu se passer…
Un rythme particulier, non pas de celui d’un long fleuve tranquille, mais celui d’un rouleau compresseur qui inexorablement avance et écrase tout sur son passage, jusqu’à l’issue fatale, sur une musique de François Peyrony qui souligne les étapes clefs de la construction machiavélique de ce puzzle.
Nous assistons à une progression lente de l’action mais fidèle à la montée insidieuse de ce harcèlement, tel que l’on peut le vivre.

L’histoire est respectée, celle d’un patriarche, Antoine Brézé, chef de clinique dans une ville de province, qui fait la pluie et le beau temps, aidé en cela par sa progéniture. Il domine toute la médecine de la ville et du haut de sa clinique, n’accepte pas la concurrence et surtout qu’on lui résiste.
Sa première victime sera le vaniteux docteur Berg, brillant chirurgien dans sa clinique, flambeur invétéré, qui au prise d’une longue lutte intérieure éliminera toute sa famille et se suicidera, pour ensuite quinze années plus tard recommencer le même scénario avec le docteur Losseray à la santé fragile, chirurgien dans l’hôpital public, qui lui aussi éliminera sa femme et se suicidera.

C’est toute la complexité de ce travail de sape qui est mis en évidence par cette adaptation. Les flash-back, comme dans le film, mettent en parallèle la vie de nos deux héros qui nagent au sein de ces bourgeoisies régionales, avec leurs histoires, leurs univers. Ils permettront de poser la réflexion du docteur Losseray, qui marqué par ses deux infarctus, sera déstabilisé dans la marche de sa carrière professionnelle.
Deux générations aux visions de la vie totalement opposées mais qui se rejoindront dans leur déchéance.
Appât de la puissance, du gain, lâcheté, ne pas agir : les mots clés de cette effroyable histoire qui vous glace le sang.
Un jeu mené par ce patriarche Brézé du bout de son téléphone (aujourd’hui nous pourrions le remplacer par les réseaux sociaux), avec une telle violence psychologique qui aura pour néfaste conclusion la mort de 7 personnes, innocentes pour la plupart ; et lui l’œil toujours vaillant, cynique, sera prêt pour une nouvelle aventure…

Anne Bourgeois dans sa mise en scène précise jusqu’aux silences et regards, aux plans séquences courts découpés au scalpel, a su nous captiver, jusqu’au clin d’œil final, dans la montée en puissance de ce harcèlement mené tambour battant par Claude Aufaure, remarquable dans son jeu aux intonations à la fois douces et cruelles.
Valentin de Carbonnières à la jeunesse flamboyante joue avec fougue et passion sa première victime, le docteur Berg.
En parallèle, le meneur de l’intrigue, Bruno Wolkowitch, l’écorché vif au sourire ravageur, à l’œil rassurant, à l’écoute de ses partenaires, celui à qui on ne résiste pas, donne toute l’épaisseur à ce rôle du docteur Losseray, écrasant par sa complexité.
Ce formidable trio est épaulé par le psychiatre Mathy joué par Jean-Philippe Puymartin, avec son jeu toute en nuance, il joue sur les deux tableaux, il sait tout et ne dit rien : ne pas agir est plus sage…
Julie Debazac campe la femme du docteur Losseray toute en finesse, en retenue. Une main plus ou moins de fer dans un gant de velours.
Francis Lombrail joue tout en naturel, simplicité, le commissaire Giret, celui qui distribue les clefs pour permettre au docteur Losseray d’ouvrir les portes et comprendre.
Jean-Philippe Bêche, joue sur le fil du rasoir l’anesthésiste, l’ami de Losseray, le confident, et Bruno Paviot, joue intelligemment le fils du patriarche avec toute la soumission qu’exige le rôle.

L’atmosphère du harcèlement est très bien rendue sans qu’elle soit oppressante.
8/10
3 0
... Un spectacle pour le plaisir de voir du théâtre d’acteurs, tous ici brillants.
12 févr. 2019
5/10
6 0
Lorsque le rideau se lève, le spectateur se retrouve à face à un décor aussi froid que le carrelage d’un bloc opératoire. Pour une pièce se déroulant dans le domaine médical, rien de plus normal. Ici, il est composé de vastes panneaux blancs, seulement animés de multiples lumières. Celles-ci ne sont pas anodines, car chacune symbolise un lieu : un hôpital, une clinique, la maison des Losseray, la maison des Berg, la résidence du Professeur Brézé, une rue, un salon … Tellement de lieux différents qu’à un moment, je m’y suis un peu perdu.

Si l’histoire s’ouvre sur l’arrivée du Docteur Losseray dans son nouvel lieu de travail, elle va très rapidement se transformer en confrontation entre deux destins. D’un côté, celui du Docteur Losseray et de l’autre, celui du Docteur Berg, brillant chirurgien dont la mort a eu pour effet de rendre toute personne complètement mutique à son sujet. Puisqu’on lui cache des choses, Losseray va s’ingénier à les découvrir seul. Dès lors, les deux destins ne vont cesser de se croiser. Il y a par conséquent de nombreux retours dans le passé. Un jeu de va et vient qui, je l’avoue, n’a pas été tendre avec ma capacité de concentration, laquelle n’a pas résisté aux minutes qui défilent.

Dommage, car en soit, le thème abordé, celui du harcèlement professionnel, est intéressant. Le texte vient décortiquer la mécanique, décidément bien complexe, de l’esprit humain. Une musique, revenant un peu trop fréquemment au point d’en devenir gênante, maintient un climat oppressant.

Gros point fort de cette pièce : sa distribution. Parfaite ! Le jeu des comédiens est absolument impeccable.

Malgré cela, je suis sorti déçu de cette pièce, un peu trop longue à mon goût.
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor