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12 Hommes en Colère

12 Hommes en Colère
De Reginald Rose
Adapté par Francis Lombrail
Mis en scène par Charles Tordjman
Avec Francis Lombrail
  • Francis Lombrail
  • Jeoffrey Bourdenet
  • Adel Djemai
  • Pierre-Alain Leleu
  • Roch Leibovici
  • Bruno Wolkowitch
  • Malik Faraoun
  • Théâtre Hébertot
  • 78, boulevard des Batignolles
  • 75017 Paris
  • Rome (l.2)
Itinéraire
Billets de 22,00 à 42,00
À l'affiche du :
4 octobre 2018 au 6 janvier 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 17:00
    • 19:00

Etats-Unis, années 50. Un adolescent noir est jugé pour avoir tué son père.

12 hommes, au cours de la délibération du procès, doivent émettre leur verdict. Si pour 11 d’entre eux sa culpabilité est évidente, un juré va émettre des doutes.

Or il faut l’unanimité pour prononcer le jugement. Une vie est entre leurs mains. C’est l’acquittement ou la chaise électrique.

On assiste dans une tension palpable à un drame judiciaire dans lequel l’intelligence, l’humanité et la persévérance d’un seul homme vont mettre à mal les certitudes et les préjugés des 11 autres jurés, chacun habité et influencé par son histoire personnelle.

Au-delà de l’enjeu du procès, cette pièce au propos éminemment moderne questionne sur la façon dont est rendue la justice, montrant à quel point les préjugés indéracinables et l’intolérance de certains peuvent décider de la vie d’un homme.

Le Théâtre Hébertot revisite le chef d’œuvre du dramaturge américain Reginald Rose Twelve Angry Men (12 Hommes en colère), écrit en 1953 et adapté dans un film prodigieux par Sydney Lumet quatre ans plus tard. Mise en scène par Charles Tordjman, cette nouvelle adaptation théâtrale est signée par Francis Lombrail qui avait déjà adapté avec beaucoup de succès une autre pièce américaine Les cartes du pouvoir.

Les pièces avec autant d'acteurs (12 au total !) sont de plus en plus rares au théâtre, encore davantage en première partie de soirée. 

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La critique de la rédaction : 8/10. Une intrigue captivante !

12 hommes débattent du sort d'un treizième. Dès le départ nous avons une idée de la façon dont l'histoire va se finir. Pourtant, l'évolution de la situation nous tient en haleine.

12 Hommes en Colère nous prouve que tout est une question de point de vue et que le diable est dans les détails.

Les dialogues sont bien écrits, avec d'excellentes répliques, des rebondissements très bien amenés. Le sujet est grave mais nous nous surprenons à rire du caractère singulier des différents jurés. Ils se dévoilent au fil des minutes et chacun contribue à sa façon à la délibération.

Les acteurs ont beaucoup de talent. Le décor est simple et la mise en scène accentue la solennité du jugement.

Un moment intense !

Note rapide
7,6/10
23 pour 23 notes et 19 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
10 critiques
Note de 4 à 7
43%
9 critiques
Note de 8 à 10
57%
Toutes les critiques
24 nov. 2018
9/10
5 0
Lorsque le rideau se lève et que ces 12 hommes apparaissent vêtus de beige ou de gris dans un décor tellement austère, je me suis dis que ma soirée allait peut-être être un peu morose. Et pas du tout, ma soirée fut magique grâce à la qualité du texte et surtout à la prestation exceptionnelle de l'ensemble des acteurs.

En quelques minutes, 12 caractères, 12 individualités sont apparues, un vrai tour de force. Au fil de la pièce, on peut voir le doute s'insinuer dans leur visage, dans leurs expressions ou leur gestuelle (comme conseillé plus haut, un bon placement est très judicieux en particulier dans ce type de pièce).

Et se retournement, finalement si improbable, nous parait couler de source.
23 nov. 2018
9/10
6 0
12 hommes en colère est un spectacle tout à fait complémentaire à Plaidoiries... parce qu'il met en relief un autre aspect de la justice, l’élaboration de la prise de décision du jury, en nous permettant de vivre ce temps particulier pendant lequel se forge cette décision, à partir d’une intuition, ou d’un raisonnement, sans qu’alors un avocat ne vienne influencer chacun des jurés, même si l’un d’eux se comporte comme tel.

Pour ceux qui ne connaitrait pas le sujet je rappelle le contexte qui se situe aux Etats-Unis. 12 hommes, au cours de la délibération d’un procès, ont la responsabilité de juger un jeune homme accusé de parricide. Si pour 11 d’entre eux sa culpabilité est évidente, un juré va émettre des doutes. Or il faut l’unanimité pour prononcer un verdict d’acquittement ou la chaise électrique.

On assiste dans une tension palpable à un drame judiciaire dans lequel l’intelligence, l’humanité et la persévérance d’un seul homme vont mettre à mal les certitudes et les préjugés des 11 autres jurés, chacun habité et influencé par son histoire personnelle. Au-delà de l’enjeu du procès, cette pièce au propos éminemment moderne questionne sur la façon dont est rendue la justice, montrant à quel point les préjugés indéracinables et l’intolérance de certains peuvent décider de la vie d’un homme.

"Twelve Angry Men" a été écrit en 1953 par Reginald Rose pour le théâtre mais c’est l’adaptation cinématographique du premier film de Sidney Lumet qui l’a rendu célèbre quatre ans plus tard. Bruno Putzulu reprend le rôle tenu par Henry Fond. C'est un très beau rôle puisqu'il fera basculer l'issue, avec patience et détermination, faisait triompher le doute. Eric Lombrail assume celui (ingrat) de l'américain arcquebouté dans le conformisme.

Je n'ai pas été étonnée à retrouver au Théâtre Hébertot l’atmosphère du film à quelques nuances près. Le metteur en scène ne pouvait pas user de focales différentes pour rendre compte de la sensation d’étouffement. Il s'appuie davantage sur le décor, évoquant une pièce en sous-sol et sur la bande son, discrète, ponctuée de coups de tonnerre, avec un éclairage qui diminue au fil de la représentation.

Peu importe que le prévenu ait 16 ans et non plus 18, et que la cigarette ait disparu, il fallait bien en quelque sorte "actualiser" le contexte. Cidalia da Costa s’est subtilement inspirée des vêtements portés dans le film, nous permettant d'être dans un espace-temps qui n'est pas vraiment daté. Si les murs sont intemporels les costumes, les coiffures et une certaine manière de se tenir et de parler évoquent d'une façon à peine appuyée la fin des années cinquante, dans une Amérique très conformiste et machiste. Ce qui étonne le plus, c’est par contre l’absence de femme et de personne de couleur évidemment.

Le casting est parfait. On reconnaît chacun des jurés dont l'image était si marquée dans le film, et pourtant il se dégage une forme de contemporanéité qui tient le spectateur en haleine. Pour moi qui me souviens du film, et de chaque rebondissement, il n’y a aucune surprise et cependant je n’ai pas perdu une bribe des dialogues, tant l’interprétation est juste.
La question de la culpabilité et du doute est un sujet qui nous préoccupe tous à une époque où les réseaux sociaux semblent gouverner les opinions. La surprise est venue de la découverte d’un potentiel humoristique que je m'explique mal. Tient-il au jeu des comédiens, à la volonté du metteur en scène de rendre la soirée agréable ou était-ce le public de ce soir là qui était particulièrement réceptif aux nuances

Le premier rire a parcouru la salle à l’annonce de la sentence : c’est jugé d’avance, il est foutu. Parce qu’on sait parfaitement que non. Les dés sont pipés. La pièce ne semble alors pas pouvoir avoir la capacité à provoquer une crise de conscience comparable à celle que suscita le film. On est en France aussi et la peine de mort n’existe plus. Cependant l’erreur judiciaire est hélas éternelle et au fil de la soirée plus d’un raisonnement fera écho à des faits récents.

Mais à ce moment là c’est surtout la qualité de jeu des comédiens qu’on savoure, comme les enfants qui adorent entendre la même histoire dont ils anticipent les frissons.

À la fin, après quelques silences pesants le président de séance pourra annoncer qu’ils sont prêts pour le verdict. Les applaudissements sont à la hauteur de la satisfaction du public. Le Globe de cristal couronnant la meilleure pièce de théâtre pour l'année 2018 est amplement mérité ... on se demande où était Molière cette année là.
11 nov. 2018
8/10
8 0
Je n'ai pas vu le film et j'ai donc pu juger en toute objectivité.

Les acteurs incarnent tous parfaitement leurs rôles. Certes la mise en scène est épurée mais il y a un soin dans les détail comme le placement des personnages et leurs déplacements. L'argument principal a peut-être déjà été utilisé mais cela reste tout de même une joute verbale très intéressante à regarder, tant pour le jeu des acteurs que pour la réflexion sur la psychologie humaine.
Si vous pouvez essayez d'avoir une place en corbeille, ça vaut le coup d'être bien placé !
11 oct. 2018
8/10
14 0
Une pièce humaine, et captivante de bout en bout.

12 hommes, 12 comédiens, 12 voix justes qui s'élèvent pour donner leur avis, leurs points de vue, une simple remarque. On est d'abord un peu impressionné par cette distribution qui se dévoile, face à nous, sur toute la longueur de la scène de l'Hébertot : leurs costumes semblent les placer quelques décennies en arrière...

Mais si leurs tenues datent d'hier, leur discours est bien d'aujourd'hui. L'injustice, les préjugés, sont passés au crible, et le combat d'un homme devient celui d'un groupe pour empêcher la mort d'un innocent.

Le décor est très sobre, et la lumière subtile, nimbant juste ces personnalités pour mettre à l'honneur un texte et un jeu qui vous emporte, sans temps mort, durant 1h20.

Un succès mérité.
17 janv. 2018
8/10
107 0
Un huis clos psychologique sur fond de policier.

Une mise en scène assez austère, qui laisse aussi le spectateur en immersion dans la psychologie des personnages.

J'ai beaucoup aimé, bon jeu d'acteurs, très bonne pièce.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor