Critiques pour l'événement 7 morts sur ordonnance
24 févr. 2019
5/10
6 0
7 mort sur ordonnance a un titre prometteur, qui laisse place à l’imagination.
J’y avais beaucoup d’attente, d’autant plus que le thème du harcèlement au travail m’intéresse et est un sujet peu traité dans les théâtres privés.

Pourtant je n’ai pas adhéré, j’ai trouvé les premières minutes très ingénieuses et superbes. Le décor austère se prêtait bien au thème et les acteurs sont très bons.
Pourtant au fil de la pièce, je me suis tassée dans mon siège : le décor qui m’avait plu au début n’est jamais modifié. Les ambiances sont toujours les mêmes et ne permettent pas beaucoup de changements de rythme, indispensables à toutes pièces de cette durée ! De plus le scénario est trop long et le rythme ne s’intensifie pas avec l’engrenage du harcèlement. J’aurais aimé que dans la mise en scène on ressente cette oppression, les actions qui sont subies et ne sont plus choisies pour arriver jusqu’à la chute.

Au contraire je me suis de plus en plus ennuyée.
A éviter.
17 févr. 2019
6/10
7 0
Je n'ai pas adhéré, texte trop long, je n'ai pas retrouvé l'atmosphère glaçante et je me suis ennuyée, pas du tout captivée par l'histoire.

La distribution est inégale, mais je place au-dessus du lot Claude Aufaure.
16 févr. 2019
7,5/10
15 0
A l’Hébertot , il se joue à nouveau une adaptation de film : «7 morts sur ordonnance », réalisé par Jacques Rouffio d’après le scénario de Georges Conchon (1975). Je dis à nouveau car il y a peu, nous avions eu le plaisir de voir ‘12 hommes en colère’. On y retrouve le même tandem : Francis Lombrail et Bruno Wolkowitch. Francis Lombrail qui participe aussi à l’adaptation théâtrale du film avec Anne Bourgeois.

Nous allons découvrir en parallèle, à quelques années d’intervalle, l’histoire dramatique de deux médecins, Berg et Losseray, qui vont être victime de la puissante famille Brézé, et surtout de son patriarche Antoine, machiavélique à souhait, en directeur d’une clinique privée de province qui ne supporte pas qu’on lui fasse de l’ombre. C’est de harcèlement moral que nous allons parler et la pièce dissèque la mécanique de celui-ci avec une précision chirurgicale.

Le décor est dépouillé afin que nous puissions nous concentrer sur les hommes et sur cette redoutable machination, néanmoins il faut souligner un superbe travail sur les lumières de Laurent Béal. La mise en scène d’Anne Bourgeois est d’une finesse remarquable, tout est pensé pour nous faire ressentir la montée de l’oppression des deux médecins et la musique de François Peyrony contribue à renforcer cet angoissant sentiment.

La pièce dure deux heures et quelques coupes du texte, un peu trop répétitif, aurait été bienvenues mais il n’en demeure pas moins que c’est un grand moment de théâtre surtout parce que les comédiens sont tous exceptionnels et nous sommes suspendus à leur lèvres. Il n’y a aucune faiblesse dans le casting !

Valentin de Carbonnières est un jeune docteur Berg flambeur et sûr de lui avant de se briser comme un jouet.
Bruno Wolkowitch est Losseray, celui qui va reconstituer l’histoire de Berg, est charismatique à souhait.
Il y a aussi le plaisir de voir Claude Aufaure sur scène avec sa voix si particulière, il est splendide en maitre du jeu démoniaque (à noter : il joue dans les deux pièces de l’Hébertot le même soir et parait frais comme un gardon, c’est remarquable !)
Bruno Paviot est le fils Brézé, il est impeccable en fils soumis à son manipulateur de père !
Jean-Philippe Bêche, Jean-Philippe Puymartin, Julie Debazac et Francis Lombrail sont eux aussi très bons.

Une belle soirée avec des comédiens superbes !
12 févr. 2019
5/10
8 0
Lorsque le rideau se lève, le spectateur se retrouve à face à un décor aussi froid que le carrelage d’un bloc opératoire. Pour une pièce se déroulant dans le domaine médical, rien de plus normal. Ici, il est composé de vastes panneaux blancs, seulement animés de multiples lumières. Celles-ci ne sont pas anodines, car chacune symbolise un lieu : un hôpital, une clinique, la maison des Losseray, la maison des Berg, la résidence du Professeur Brézé, une rue, un salon … Tellement de lieux différents qu’à un moment, je m’y suis un peu perdu.

Si l’histoire s’ouvre sur l’arrivée du Docteur Losseray dans son nouvel lieu de travail, elle va très rapidement se transformer en confrontation entre deux destins. D’un côté, celui du Docteur Losseray et de l’autre, celui du Docteur Berg, brillant chirurgien dont la mort a eu pour effet de rendre toute personne complètement mutique à son sujet. Puisqu’on lui cache des choses, Losseray va s’ingénier à les découvrir seul. Dès lors, les deux destins ne vont cesser de se croiser. Il y a par conséquent de nombreux retours dans le passé. Un jeu de va et vient qui, je l’avoue, n’a pas été tendre avec ma capacité de concentration, laquelle n’a pas résisté aux minutes qui défilent.

Dommage, car en soit, le thème abordé, celui du harcèlement professionnel, est intéressant. Le texte vient décortiquer la mécanique, décidément bien complexe, de l’esprit humain. Une musique, revenant un peu trop fréquemment au point d’en devenir gênante, maintient un climat oppressant.

Gros point fort de cette pièce : sa distribution. Parfaite ! Le jeu des comédiens est absolument impeccable.

Malgré cela, je suis sorti déçu de cette pièce, un peu trop longue à mon goût.
11 févr. 2019
6/10
4 0
L'histoire s'inspire d'un film, qui s'inspire lui-même de faits réels.
Et le souci de ce fait divers, de ce double "bullying" à dix ans d'intervalle, c'est qu'on a du mal à y voir une trame narrative suffisante pour générer une pièce de près de deux heures.

Nous avons un premier médecin, Berg, qui jour après jour cède à la folie, manipulé par son patron mais aussi vraisemblablement présenté comme un être étrange, dont la réputation d'excellent chirurgien a exacerbé l'égo.
Le second, humble, intègre, rigoureux, dont le seul "tort" est d'avoir le coeur fragile, glisse sur cette pente dangereuse sans trop qu'on comprenne comment et pourquoi : c'est autant la faute de ce directeur qui le persécute, que la sienne, alors qu'il devient obsédé par Berg à qui il se compare.
Pourquoi vouloir défier un cadavre, en particulier s'il a connu un destin si tragique ?

Si l'histoire m'a laissée sur ma faim, elle est fort heureusement portée par un casting impeccable et une mise en scène moderne dont on appréciera les effets et lumières.
Les interprètes sont tous excellents et nous font passer un moment d'exception.

On retiendra surtout Claude Aufaure à la voix délicieusement sournoise, dans le rôle du directeur, et Valentin de Carbonnières, brillant autant par son jeu impeccable que par son physique envoûtant.
8 févr. 2019
7/10
3 0
Pas complètement convaincue par cette pièce.

La mise en scène est originale mais manque un peu de "consistance".

Je ne remets pas en cause le talent avéré des comédiens mais l'ensemble manque un peu de fluidité.