1830, Sand Hugo Balzac tout commence...

1830, Sand Hugo Balzac tout commence...
  • Théâtre Essaïon
  • 6, rue Pierre-au-Lard
  • 75004 Paris
  • Rambuteau (l.11)
Itinéraire
Billets de 17,00 à 30,00
À l'affiche du :
10 septembre 2018 au 15 janvier 2019
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1830. Le jeune Victor Hugo se fait déjà le porte drapeau du romantisme, George Sand du féminisme et Balzac inaugure les prémices du réalisme.

Ces trois figures emblématiques de la littérature française qui ont parcouru le 19ème siècle avec ardeur et passion, se sont rencontrés, admirés et jalousés...

Leurs échanges, leurs oeuvres et leurs correspondances sont ici le support d'une formidable aventure humaine, avec pour fond, les incroyables bouleversements politiques, sociaux et littéraires de cette époque.

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5 déc. 2018
8/10
0 0
Très heureuse d’avoir figuré parmi les spectateurs d’une salle comble et enthousiaste pour un spectacle riche et tonique de la première à la soixante-quinzième minute.
11 nov. 2018
8,5/10
3 0
1830, la révolution de juillet, les « Trois Glorieuses », c’est la deuxième révolution française…
Manon Montel a eu l’ingénieuse idée de réunir sur scène trois géants de la littérature du 19 ème :
George Sand 1706- 1876
Victor Hugo1802-1885
Honoré de Balzac 1799-1850
Cette fiction de Manon Montel nous réjouit, si toutefois Georges Sand et Balzac se sont réellement côtoyés, il est vrai que la relation entre Hugo et Balzac fut surtout épistolaire et que Georges Sand et Victor Hugo ne se sont jamais réellement rencontrés.
Bravo Manon Montel d’avoir imaginé pour notre grand plaisir leurs rencontres et leurs discutions parfois orageuses concernant leurs combats politiques, leurs écrits et leurs amours.

Le rideau s’ouvre… Balzac fait découvrir à Georges « Peau de chagrin », de là naitra une grande amitié entre George Sand engagée contre une société conservatrice, condamnant le mariage et Balzac beaucoup plus conservateur. George Sand qui sera toujours pour Balzac « la camarde George ».

Puis, nous découvrons ou redécouvrons l’amitié entre Balzac et Hugo et le respect sincère pour leurs œuvres respectives. Malgré leurs combats et leurs aspirations bien différentes.
Balzac s’efface devant la candidature d’Hugo désirant entrer à l’académie française, Hugo lui revaudra cela en votant pour lui quelques années plus tard.

Georges Sand, Balzac et Hugo nous entrainent dans leurs combats politiques, leurs divergences et leurs accords. C’est riche, attrayant et dynamique.

Les différents compagnons de Georges Sand et d’Hugo seront évoqués :
*Alfred de Musset amant de George Sand. Alfred de Musset à qui George Sand avait écrit :
« J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois mais j’ai aimé »
Et Musset sans complexe, s’en est accaparé dans « on ne badine pas avec l’amour ».

*Chopin dont George Sand tomba folle amoureuse malgré les conseils de prudence prodigués par Balzac.

*Juliette Drouet maitresse soumise d’Hugo, Dumas, Delacroix… Et de bien d’autres figures emblématiques de cette époque mouvementée.

Le texte de Manon Montel est riche, rempli de références historiques et littéraires. Nous partons en voyage dans ce début de 19 en compagnie de merveilleux écrivains.

Spectacle où vous découvrirez avec grand plaisir George Sand, Honoré de Balzac et Victor Hugo sous un autre regard.
17 oct. 2018
9/10
4 0
Tout commence en 1830, Charles X est contraint à l’exil, tous aspirent à la République, Sand en tête, mais c’est Louis-Philippe 1er qui devient roi des français. Déception, espoir, tout se mêle. Comme toujours les promesses politiques se font attendre (tiens ça ne date pas d’aujourd’hui !). Liberté d’expression, création artistique, ils se battent pour leurs droits et ceux des autres.

Nos trois amis que ce soit au travers de leurs échanges épistolaires ou de vive voix, parlent de leurs amours (bien compliquées), de politique (pas plus simple), d’éducation (oui déjà), et surtout de leurs œuvres. Les uns critiquant les autres sans méchanceté, ni jalousie. Mais argumentant leurs idées au travers de leurs propres expériences.

Les trois comédiens sont débordants d’énergie, la mise en scène laisse la part belle au texte. Un moment de grâce. De belles pages de leurs chefs-d’œuvre sont interprétées, belle idée de nous replonger dans l’esprit et le style du 19ème siècle.
9 oct. 2018
9/10
41 0
George, Victor, Honoré.... Et les autres ?

Les autres, ce sont les spectateurs, qui, grâce à Manon Montel, auteure et metteure en scène de ce spectacle « 1830 Tout commence », vont pouvoir réaliser un rêve cher à tout amateur de littérature du XIXème siècle.

Ce rêve, c'est d'assister à la rencontre de trois monstres sacrés. Sand, Hugo, Balzac.
Avec ses deux comédiens, Thomas Marceul et Stéphane Dauch, elle va nous donner à voir, à entendre les mots et la correspondance de ces auteurs-phares.

Ca, c'est l'une des forces du théâtre : rien n'est moins certain en effet qu'une telle rencontre entre les trois ait matériellement et historiquement eu lieu. Deux par deux, oui, mais les trois ensemble, non. 80% du spectacle est historique, les 20% restants ont été agencés par l'auteure.

Nous assisterons à plusieurs rencontres, même !
En effet, la pièce débute en 1830. C'est la bataille d'Hernani.
Elle se terminera à la mort de Victor Hugo, en 1885.
Un peu plus d'un demi-siècle, donc, dans cet incroyable siècle.

Melle Montel a habilement entremêlé des passages épistolaires et des morceaux choisis emblématiques des trois écrivains. (Je n'en dirai évidemment pas plus.)
Chacun va représenter le mot en « isme » qui lui est généralement attribué. Sand le féminisme, Hugo le romantisme et Balzac le réalisme.
Un quatrième concept les réunira, malgré toutes leurs différences, et elles sont nombreuses : l'humanisme !

Deux questions vont en outre être évoquées de bien belle façon.
La première abordera les rapports entre la littérature, la politique et l'amour, avec en filigrane la place de l'auteur dans la société.
Et puis nous sera posée la question de la dualité homme (femme) public (publique) et individu. Bien entendu, ce interrogation fondamentale concerne tout artiste et donc tout comédien.

Manon Montel est George Sand.
Elle apparaîtra en chemisier blanc à dentelles, et en pantalon noir à pinces très strict.
Immédiatement, ce costume nous en dit énormément sur les engagements et les combats du personnage.
D'une voix claire et assurée, militante, elle nous fera partager les positions féministes de Sand. Elle sera souvent très émouvante, notamment lorsqu'elle évoquera la fille de l'écrivaine.

Thomas Marceul est le grand Victor.
Le comédien sait nous dire le romantisme du Père Hugo, ainsi que la volonté politique, l'altruisme et l'engagement du père des Misérables. Sa composition est toute en nuances, décrivant parfaitement l'évolution hugolienne en matière politique.

Stéphane Dauch incarne donc le troisième, Balzac.
Un Balzac totalement immodeste, assez imbu de lui-même dans sa robe de chambre pourpre, mais passant souvent à côté de bien des entreprises, comme la politique et surtout le théâtre. (Qui a déjà lu ou assisté à une pièce d'Honoré de Balzac ? Pas moi, en tout cas...)
Le comédien est par moment flamboyant, faisant de son personnage quelqu'un de très haut en couleurs.

Les chamailleries littéraires et politiques entre les deux géants seront évoquées de façon jubilatoire.
Entre les trois comédiens, les contrastes des personnages vont déboucher sur très belle cohérence, une totale osmose.
C'est un régal de voir jouer ces trois-là. (Ne manquez pas également de regarder celui ou celle qui ne parle pas...)

Ce spectacle, notamment grâce à la grande culture et à l'habileté dramaturgique de l'auteure Manon Montel, nous permet de nous transformer pour notre plus grand plaisir en petites souris assistant aux échanges de trois génies. De grands moments historiques et littéraires défilent devant nos yeux.

Je vous recommande vivement ces passionnantes soixante-quinze minutes de très beau théâtre.
11 sept. 2018
9,5/10
9 0
Sublimes, ces bribes de conversation entre Sand, Hugo et Balzac. C'est très intéressant puisqu'il est fait référence à des faits historiques de l'époque ainsi qu'à la vie de ces auteurs. Le tempérament de chacun est mis en évidence et les conversations sont entrecoupées d'extraits de leurs textes. Les 3 comédiens sont brillantissimes.
La mise en scène est sobre mais suffisante dans la " grande " salle du petit théâtre de l'Essaïon...
Ils ont été fortement applaudis, y compris par la classe de lycéens qui assistait à la représentation...
C'est jusqu'à mi-janvier... Ne passez surtout pas à côté !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor