Critiques pour l'événement La Peur
24 déc. 2018
6/10
14 0
Malheureusement, c'est une petite déception pour cette pièce de théâtre. L'esprit de la nouvelle de Stefan Zweig y est bien présent et l'adaptation est plutôt réussie, mais j'ai eu du mal à m'imprégner du jeu des acteurs. J'ai trouvé que cela manquait parfois de subtilité. Pour moi, le personnage d'Irène bascule surtout dans l'hystérie dans cette pièce, alors que j'aurais aimé que ce soient la peur et la folie qui soient davantage représentés.
Mais surtout, le gros point négatif est pour moi la fin de l'histoire. Je ne l'ai pas trouvé crédible et n'ai pas apprécié le changement par rapport à la nouvelle de Zweig : pour moi, cela change totalement le sens et l'objectif de l'histoire. Dommage.

J'ai vu la pièce avec Elodie Menant dans le rôle d'Irène.
29 oct. 2018
6/10
47 0
Sorti avec un avis mitigé, ce n'est qu'à posteriori que j'ai apprécié cette pièce. L'entame poussive ne m'a pas permis de rentrer dedans, et je suis resté avec ce handicap de retard.

Quand l'intrigue se fait jour, l'intensité monte et l'épilogue est beau. Ce couple a tout pour être heureux, et pourtant chacun par son inconséquence, va le mettre en lambeaux. La mise en scène (à laquelle j'ai eu du mal à m'habituer) est astucieuse et permet avec finesse de suivre les changements fréquents intérieur / extérieur.

Je n'ai pas adhéré aux différents jeux d'acteurs dans leur ensemble. Quelques défauts de placement, ou d'échange (entre les femmes principalement) font trébucher dans la compréhension.
29 oct. 2017
6/10
74 0
Le jeu d'acteur est bon, voir très bon, toutefois on a du mal à ressentir les émotions des personnages. Pour moi le problème vient de plus de la pièce en elle même qui manque de profondeur.
13 oct. 2017
7,5/10
36 0
Une mise en scène rythmée et des acteurs au top !
26 févr. 2017
7,5/10
42 0
Très jolie mise en scène, simple et efficace, j'ai apprécié le soin apporté aux costumes et à plein de petits détails pour recréer l'époque !

Les acteurs sont très bons, la seule petite critique serait le manque de suspens et quelques longueurs mais rien de grave !

Cela reste un texte intéressant de Zweig à découvrir !
21 janv. 2017
6,5/10
97 1
Ressorti de cette pièce assez décontenancé.

Il n'y a pas de réelle critique à faire. Les comédiens sont prenants. L'intrigue bien ficelée. Et les quelques effets de mise en scène sont tout à fait réussis.

Mais voilà, au final la mayonnaise ne prend pas. Le personnage de la femme est terrorisée, angoissée, à l'idée que son mari découvre l'adultère. Elle n'en dort plus. Elle en vient aux larmes. Et nous, spectateurs, regardons cela sans partager ces sentiments.

Et c'est là que le bat blesse. Qu'est-ce qui cloche ? Très certainement un enjeu assez mineur finalement. Un simple adultère. Les conséquences éventuelles, si le mari venait à le découvrir, ne nous semblent justifier ces états d'âmes. Alors on reste distant. Appréciant le jeu des comédiens. Suivant cette histoire, sans réellement y entrer.
19 janv. 2017
7,5/10
101 0
Une très belle version de Stefan Sweig.
Mention particulière à la mise en scène, d'Elodie MENANT.
Belle interpréation.
Sobre et efficace.
A voir.
Irène et Fritz sont mariés depuis 10 ans. Deux enfants, un bel appartement, une bonne : la réussite pour cette famille de la classe moyenne.
Lui est très pris par son cabinet d'avocats qu'il a ouvert depuis un an. Elle s'occupe entre cours de piano et stylisme, mais ne tarde pas à s'ennuyer. Fritz n'a plus assez de temps à lui consacrer, ne la regarde plus, considère que les activités d'Irène ne sont que divertissement et futilité alors que lui s'occupe de dossiers sérieux. Alors elle succombe au charme de son professeur de piano qui lui sait se montrer attentionné.

Jusqu'au jour où la fiancée du musicien fait éruption dans la vie d'Irène. Elle demande à l'épouse infidèle d'en finir avec cette aventure et enchaîne rapidement sur du chantage. Irène met la main dans l'engrenage et ment chaque jour un peu plus à Fritz, effrayée par le risque qu'il n'apprenne un jour qu'elle l'a trahit.

UN SUSPENS A LA HITCHCOCK

Stefan ZWEIG était maître dans l'art de décrire les tourments de l'âme de ses personnages. Dans LA PEUR ce sont les angoisses d'une femme infidèle qui sont montrées. Comme dans un thriller nous assistons à sa descente dans un enfer personnel. Poursuivie par une femme elle s'enferme dans un cercle pervers dont elle ne sait plus sortir. Malgré sa volonté de mettre fin au chantage elle est incapable d'avouer la vérité à son mari.

Le personnage de la fiancée s'infiltre dans sa vie, dans sa conscience. Elle est troublante. Existe-t-elle vraiment ou n'est-elle qu'une hallucination, reflet de la culpabilité d'Irène. Cette dernière sombre dans la paranoïa confrontée à la double peur d'avouer la vérité à son mari ou que la vérité ne lui soit dévoilée par le maître-chanteur.

Ce soir-là c'est Elodie MENANT qui tenait le rôle d'Irène (qu'elle joue en alternance avec Hélène DEGY). La metteur en scène a su parfaitement transmettre tant dans sa scénographie que dans son interprétation l'enfermement psychique dans lequel s'inscrit Irène. La tension s'installe et comme dans un film d'Hitchcock le suspens monte jusqu'au coup de théâtre final.

Aliocha ITOVICH est un Fritz mature, attentif et préoccupé par l'état de sa femme. D'abord distant car préoccupé par la défense de ses clients et l'évolution de son cabinet, il reste à l'écoute de son épouse, fait des efforts pour se rapprocher d'elle, semble désarmé quand elle devient distante, puis est troublé par son attitude étrange.

Ophélie MARSAUD complète le trio. Elle joue à merveille l'intrigante et angoissante fiancée, manipulatrice et inquiétante figure traumatisant Irène.

En bref : Une très belle adaptation de la nouvelle de Stefan ZWEIG. Elodie MENANT monte et interprète avec brio un drame psychologique dans un huis clos intense. Le suspens est mené comme dans un film d'Hitchcock. Un très beau moment de théâtre.
25 déc. 2016
7/10
62 0
Les acteurs sont excellents, le texte est prenant, le décor simple et ingénieux.

J'ai mis 8/10 pour l'intérêt intellectuel : pièce vue en famille et sur le chemin du retour il y a eu beaucoup de discussions passionnantes entre les filles et les garçons, les raisons / torts du mari / de la femme.
22 déc. 2016
6,5/10
79 0
Pièce correcte mais qui nous a relativement déçue.

En particulier, la mise en scène et les interprétations féminines nous ont semblé relativement "sur"jouées.
13 nov. 2016
7,5/10
70 0
La Peur, une pièce dont on ressort avec un sentiment étrange.

On se laisse submerger par les angoisses des personnages. On vit chacun des rebondissements comme si on était concerné. On est dans l'attente de savoir comment l'histoire s'achèvera.

Une très belle pièce, jouée à merveille !
12 nov. 2016
6/10
205 0
« La peur détruit, la punition apaise »

C’est par ces mots que Fritz entend faire justice dans sa vie d’avocat. Pourquoi alors avoir infligé la peur comme punition à sa femme adultère ? Le mari mélange les mots, il mélange les rôles. L’amante du mercredi après-midi sera détruite par la peur et la punition. Un tourment quotidien qui creuse l’âme torturée mensonge après mensonge.

Aliocha Itovich (Fritz) et Hélène Degy (Irène, sa femme) s’abandonnent avec justesse à ce jeu infernal dont personne ne connait l’issue. Ophélie Marsaud incarne la Peur d’Irène. La femme qui la harcèle se révèle n’être qu’un sentiment coupable, une « sorcière de cauchemar ». Et si elle n’existait pas ? La mise en scène transmet bien cette présence incertaine jouant à cache-cache dans le décor mouvant.

Mais la représentation manque de tragique, elle charrie trop peu d’émotion. Les larmes d’Irène coulent mais le public ne pleure pas. J’aurais aimé pleurer devant Irène comme elle pleure devant nous. J’aurais aimé pleurer devant Irène bercé par les violons de In the mood for love (Yumeji’s theme).
6 nov. 2016
7/10
59 0
Stefan Zweig continue d'inspirer les metteurs en scène qui s'emparent de ses nouvelles plus ou moins connues. Elodie Menant n'en est pas à sa première adaptation de l'auteur. Après une très remarquée Pitié dangereuse il y a quelques années, la voici sur une scène parisienne avec un spectacle qui a déjà fait une jolie tournée et joué à guichet fermé sur les deux derniers festivals d'Avignon.

Le pitch : Irène, une jeune femme au foyer qui se sent délaissée par son avocat de mari décide de prendre des cours de piano pour se changer les idées. De leçon de piano en leçon de piano, elle devient la maitresse de son professeur. Mais un soir, en sortant de chez son amant, elle est surprise par une inconnue qui lui réclame de l'argent, sous peine de dévoiler son secret. Le terrible chantage vient de débuter, et avec lui la peur qui ne quittera plus le ventre d'Irène.

Pour mettre en scène ce trio infernal, Elodie Menant s'est inspirée de l'un de ses maîtres du cinéma, et notamment du film "Fenêtre sur cour". Le spectateur devient voyeur, au gré des décors qui ne cessent de se dérober.
Les trois comédiens parviennent à faire monter le suspense jusqu'à une fin que l'on ne dévoilera pas mais qui est un véritable coup de théâtre, comme il n'en arrive...qu'au théâtre !
Mention toute spéciale à Hélène Degy qui est sur scène chaque minute, chaque seconde et dont le jeu est est sans doute plus nuancé et plus subtil que celui de ses partenaires.

Elle parvient à faire douter le spectateur : est-elle réellement menacée par cette femme ? Ou bien a-t-elle des visions ? Est-elle paranoïaque, folle à lier ? Réponse juste avant les saluts... et les tonnerres d'applaudissements.
1 nov. 2016
7,5/10
66 0
C’est une pièce psychologique dans laquelle le suspense reste palpable, les scènes s’enchaînent et font monter une tension dans la salle jusqu’à la scène finale, coup de théâtre pour ceux qui ne connaissaient pas le texte de Zweig.

Un spectacle sombre et machiavélique qui vaut le détour.