Son balcon
SAISON 2025-2026
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Mini Molières
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Novice
Son classement : 170 / 6179
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11 critiques
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Marion R
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Petite leçon d’histoire .....
En 1534, François Ier cherche à s’allier à Soliman le Magnifique pour faire face à l’hégémonie de Charles Quint sur le continent européen.
Lequel de ses agents sera suffisamment intrépide ou fou pour traverser les territoires ennemis jusqu’à Constantinople pour ouvrir le dialogue diplomatique ?
Florimont, bien sûr !
A partir de là, tout fout le camp !
L’intrigue historique est un prétexte à une comédie de l’absurde où tout est permis, surtout ce qui n’a pas de cohérence !
Sébastien Azzopardi remonte sur les planches au théâtre Gaité Rive Gauche avec une Mission Florimont réactualisée. On découvre ou redécouvre (car la pièce a été créée en 2010) ce très bon mélange d’humour absurde, potache, facétieux et irrévérencieux qui a déjà fait le succès de ses précédentes mises en scène dans différentes salles parisiennes.
Le décor a été modernisé pour inclure un écran en fond de scène représentant les lieux de l’intrigue. Le texte aussi a été dépoussiéré et adapté aux habitudes de nos années 2020.
Place à un langage fleuri pour Florimont de la Courneuve qui s’approprie sans gêne les mots d’un homme politique,
les paroles d’une chanson pop ou d’un rappeur contemporain.
La mise en scène est dynamique et enlevée, donnant aux artistes la possibilité de montrer tous leurs talents d’un personnage à l’autre, parfois même avec plusieurs rôles à la fois !
Ça joue en toute gourmandise avec le public, osant tout pour le pousser à participer, en rires et en chansons. Les interprètes sont tous excellents chacun dans leur registre.
Deux distributions se partagent la vedette dans cette nouvelle édition jusqu’en fin d’année, mais celle que nous avons vue avec Sébastien Azzopardi, Déborah Leclerc, Benoit Cauden, Pierre Khorsand et Matthieu Burnel nous a conquis !
Si vous aimez l’humour décalé et sans filtre, ne passez pas à côté de cette belle soirée !
Fou rire garanti !
En 1534, François Ier cherche à s’allier à Soliman le Magnifique pour faire face à l’hégémonie de Charles Quint sur le continent européen.
Lequel de ses agents sera suffisamment intrépide ou fou pour traverser les territoires ennemis jusqu’à Constantinople pour ouvrir le dialogue diplomatique ?
Florimont, bien sûr !
A partir de là, tout fout le camp !
L’intrigue historique est un prétexte à une comédie de l’absurde où tout est permis, surtout ce qui n’a pas de cohérence !
Sébastien Azzopardi remonte sur les planches au théâtre Gaité Rive Gauche avec une Mission Florimont réactualisée. On découvre ou redécouvre (car la pièce a été créée en 2010) ce très bon mélange d’humour absurde, potache, facétieux et irrévérencieux qui a déjà fait le succès de ses précédentes mises en scène dans différentes salles parisiennes.
Le décor a été modernisé pour inclure un écran en fond de scène représentant les lieux de l’intrigue. Le texte aussi a été dépoussiéré et adapté aux habitudes de nos années 2020.
Place à un langage fleuri pour Florimont de la Courneuve qui s’approprie sans gêne les mots d’un homme politique,
les paroles d’une chanson pop ou d’un rappeur contemporain.
La mise en scène est dynamique et enlevée, donnant aux artistes la possibilité de montrer tous leurs talents d’un personnage à l’autre, parfois même avec plusieurs rôles à la fois !
Ça joue en toute gourmandise avec le public, osant tout pour le pousser à participer, en rires et en chansons. Les interprètes sont tous excellents chacun dans leur registre.
Deux distributions se partagent la vedette dans cette nouvelle édition jusqu’en fin d’année, mais celle que nous avons vue avec Sébastien Azzopardi, Déborah Leclerc, Benoit Cauden, Pierre Khorsand et Matthieu Burnel nous a conquis !
Si vous aimez l’humour décalé et sans filtre, ne passez pas à côté de cette belle soirée !
Fou rire garanti !
Au théâtre de Poche, on aime la littérature. Et quoi de mieux que de la découvrir en musique ? Dans Le Bonheur conjugal, Anne Richard nous raconte avec sa voix si expressive les tribulations de Macha, jeune fille de 17 ans éprise de Sergei Nicholaevitch, son ainé de plus de vingt ans, accompagnée par Nicolas Chevereau au piano.
Le décor est planté : un panneau peint représentant les vergers de la maison familiale, mis en lumière pour signifier la nuit ou les différentes saisons dans le récit. Les premières notes de Quasi une fantasia s’élèvent et avec elles, la description de l’adolescence de Macha dans cet environnement bucolique. La mise en scène permet à l’actrice de pleinement incarner les deux amants du roman. Progressivement, elle nous entraîne avec son phrasé hypnotisant dans les méandres de la psyché de la jeune femme découvrant l’amour, d’abord passionnel puis conjugal. Le parcours émotionnel est émouvant, d’autant plus que l’interprétation d’Anne Richard est impeccable. Elle exprime de tout son corps les ressentis de Macha, avec une grande justesse. Jean-François Balmer fait quelques apparitions silencieuses en tant que Sergei, mais c’est toujours l’actrice qui parle en son nom. La transition entre les deux personnages est transparente, par le seul jeu de la comédienne.
La mélodie de Beethoven est une composante à part entière de l’histoire qui nous est contée. L’interprétation de Nicholas Chevereau est impeccable. Elle nous guide avec l’héroïne jusqu’à sa constatation finale sur le bonheur conjugal.
Une belle pièce pour une belle vie.
Le décor est planté : un panneau peint représentant les vergers de la maison familiale, mis en lumière pour signifier la nuit ou les différentes saisons dans le récit. Les premières notes de Quasi une fantasia s’élèvent et avec elles, la description de l’adolescence de Macha dans cet environnement bucolique. La mise en scène permet à l’actrice de pleinement incarner les deux amants du roman. Progressivement, elle nous entraîne avec son phrasé hypnotisant dans les méandres de la psyché de la jeune femme découvrant l’amour, d’abord passionnel puis conjugal. Le parcours émotionnel est émouvant, d’autant plus que l’interprétation d’Anne Richard est impeccable. Elle exprime de tout son corps les ressentis de Macha, avec une grande justesse. Jean-François Balmer fait quelques apparitions silencieuses en tant que Sergei, mais c’est toujours l’actrice qui parle en son nom. La transition entre les deux personnages est transparente, par le seul jeu de la comédienne.
La mélodie de Beethoven est une composante à part entière de l’histoire qui nous est contée. L’interprétation de Nicholas Chevereau est impeccable. Elle nous guide avec l’héroïne jusqu’à sa constatation finale sur le bonheur conjugal.
Une belle pièce pour une belle vie.
Amoureux des beaux textes, bonsoir !
Accompagné par Emmanuelle Goizé, Hervé Briaux nous présente dans sa dernière création, un florilège des mots d’Alexandre Dumas. Et c’est peu de dire qu’il en écrivait beaucoup !
L’insatiable homme de lettres, infatigable travailleur, jouisseur de tous les plaisirs de la vie, nous a laissé un corpus passionnant que l’on explore en compagnie de nos deux interprètes sur la scène du Petit poche Montparnasse.
Avec une mise en scène tout en panneaux joliment illustrés et en jeux d’ombre, nous sommes transportés comme dans un conte. Le conte de la vie d’un homme qui ne s’arrêtait jamais, qui a traversé des temps tumultueux, tout en prenant la plume constamment pour faire émerger des aventures incroyables, à l’écrit comme au théâtre.
Hervé Briaux nous transmet son enthousiasme à la lecture de ses textes en incarnant un Dumas proche, accessible. Subtilement, il nous fait saisir ce qui anime cet écrivain singulier à la personnalité bien trempée.
Emmanuelle Goizé interprète les personnage de l’entourage de Dumas avec sa magnifique voix, donnant parfois dans le lyrique, pour des passages tantôt drôles, tantôt dramatiques.
L’ensemble est un peu décousu mais on s’imprègne bien de l’univers du grand homme, à l’écart de ses plus grands classiques comme le comte de Monte-cristo ou Les trois mousquetaires, pour une escapade dans son intimité.
Celle d’un écrivain qui voulait tout et à toute vitesse, s’il vous plaît.
Accompagné par Emmanuelle Goizé, Hervé Briaux nous présente dans sa dernière création, un florilège des mots d’Alexandre Dumas. Et c’est peu de dire qu’il en écrivait beaucoup !
L’insatiable homme de lettres, infatigable travailleur, jouisseur de tous les plaisirs de la vie, nous a laissé un corpus passionnant que l’on explore en compagnie de nos deux interprètes sur la scène du Petit poche Montparnasse.
Avec une mise en scène tout en panneaux joliment illustrés et en jeux d’ombre, nous sommes transportés comme dans un conte. Le conte de la vie d’un homme qui ne s’arrêtait jamais, qui a traversé des temps tumultueux, tout en prenant la plume constamment pour faire émerger des aventures incroyables, à l’écrit comme au théâtre.
Hervé Briaux nous transmet son enthousiasme à la lecture de ses textes en incarnant un Dumas proche, accessible. Subtilement, il nous fait saisir ce qui anime cet écrivain singulier à la personnalité bien trempée.
Emmanuelle Goizé interprète les personnage de l’entourage de Dumas avec sa magnifique voix, donnant parfois dans le lyrique, pour des passages tantôt drôles, tantôt dramatiques.
L’ensemble est un peu décousu mais on s’imprègne bien de l’univers du grand homme, à l’écart de ses plus grands classiques comme le comte de Monte-cristo ou Les trois mousquetaires, pour une escapade dans son intimité.
Celle d’un écrivain qui voulait tout et à toute vitesse, s’il vous plaît.
« Les trésors sont enfouis, il faut du courage pour creuser ».
L’affaire Corneille-Molière nous invite à découvrir ou redécouvrir une des grandes questions de la littérature.
La proximité de langage et de tournures de phrases dans les textes des deux grands poètes du XVIIᵉ siècle a pu amener certains spécialistes à spéculer plus de 300 ans après leur mort sur la possibilité qu’il ne s’agisse que d’un seul et même auteur.
Corneille aurait-il utilisé le pseudonyme de « Molière » pour écrire des comédies ? Un peu tiré par les cheveux, me direz-vous, et pourtant… Le doute subsiste.
Notamment pour les protagonistes de cette rocambolesque enquête.
Sur fond d’insurrection étudiante en mai 1968, la nouvelle création de Marc Tourneboeuf mise en scène par Julien Alluguette nous plonge dans cette époque où l’on remettait tout en question, surtout les classiques, et nous présente trois étudiants en lettres, Alaïa, Arthur et Avrell lancés dans une quête de vérité.
Et si Corneille avait écrit tous les textes de Molière ? Les trois sympathiques lurons vont chercher à faire la lumière sur cette histoire. Ils iront de surprise en surprise pour notre plus grand plaisir de spectateur dans cette fresque enlevée aux tons et couleurs multiples.
La mise en scène est dynamique et inventive, brisant les règles de narration quand il le faut.
Elle est résolument moderne avec des allers-retours passé-présent efficaces, à la manière d’un montage vidéo. Impression renforcée par la présence de cadres lumineux au centre du plateau qui figurent les multiples temps et lieux que nous arpentons avec les trois courageux investigateurs.
Le travail sur la lumière et la musique (live, ce qui est assez original) est impeccable et fait qu’on se repère facilement malgré le rythme effréné. À noter cependant que les effets marchent mieux en centre de salle. Lorsqu’on est sur les côtés, l’impression est moins bonne puisqu’on ne se trouve pas en face de la scène.
Les acteurs sont tous très bons et s’amusent sur le plateau. Iona Cartier, Marc Tourneboeuf et Damien Bellard incarnent à la perfection de jeunes étudiants nous rappelant le Scooby Gang, partant sur les traces d’une énigme littéraire avec leur enthousiasme et leurs manies respectives.
Ils croiseront au cours de leur enquête une galerie de personnages drôles, inquiétants, farfelus campés par une Grétel Delattre et un Jean-Philippe Bèche bluffants.
C’est une trentaine de portraits qui se déploient sous nos yeux avec maestria, les passages d’un rôle à l’autre se faisant de manière imperceptible.
On se laisse ainsi emporter avec plaisir dans ce Da Vinci Code théâtral aux multiples références. On lui reprochera uniquement un rythme un peu inégal, une écriture parfois un peu maladroite avec quelques points en suspens et une fin pour le moins inattendue.
En plus d’un bon moment de théâtre, c’est une belle et intelligente façon de présenter l’affaire Corneille-Molière et de nous donner à réfléchir sur le sujet.
L’affaire Corneille-Molière nous invite à découvrir ou redécouvrir une des grandes questions de la littérature.
La proximité de langage et de tournures de phrases dans les textes des deux grands poètes du XVIIᵉ siècle a pu amener certains spécialistes à spéculer plus de 300 ans après leur mort sur la possibilité qu’il ne s’agisse que d’un seul et même auteur.
Corneille aurait-il utilisé le pseudonyme de « Molière » pour écrire des comédies ? Un peu tiré par les cheveux, me direz-vous, et pourtant… Le doute subsiste.
Notamment pour les protagonistes de cette rocambolesque enquête.
Sur fond d’insurrection étudiante en mai 1968, la nouvelle création de Marc Tourneboeuf mise en scène par Julien Alluguette nous plonge dans cette époque où l’on remettait tout en question, surtout les classiques, et nous présente trois étudiants en lettres, Alaïa, Arthur et Avrell lancés dans une quête de vérité.
Et si Corneille avait écrit tous les textes de Molière ? Les trois sympathiques lurons vont chercher à faire la lumière sur cette histoire. Ils iront de surprise en surprise pour notre plus grand plaisir de spectateur dans cette fresque enlevée aux tons et couleurs multiples.
La mise en scène est dynamique et inventive, brisant les règles de narration quand il le faut.
Elle est résolument moderne avec des allers-retours passé-présent efficaces, à la manière d’un montage vidéo. Impression renforcée par la présence de cadres lumineux au centre du plateau qui figurent les multiples temps et lieux que nous arpentons avec les trois courageux investigateurs.
Le travail sur la lumière et la musique (live, ce qui est assez original) est impeccable et fait qu’on se repère facilement malgré le rythme effréné. À noter cependant que les effets marchent mieux en centre de salle. Lorsqu’on est sur les côtés, l’impression est moins bonne puisqu’on ne se trouve pas en face de la scène.
Les acteurs sont tous très bons et s’amusent sur le plateau. Iona Cartier, Marc Tourneboeuf et Damien Bellard incarnent à la perfection de jeunes étudiants nous rappelant le Scooby Gang, partant sur les traces d’une énigme littéraire avec leur enthousiasme et leurs manies respectives.
Ils croiseront au cours de leur enquête une galerie de personnages drôles, inquiétants, farfelus campés par une Grétel Delattre et un Jean-Philippe Bèche bluffants.
C’est une trentaine de portraits qui se déploient sous nos yeux avec maestria, les passages d’un rôle à l’autre se faisant de manière imperceptible.
On se laisse ainsi emporter avec plaisir dans ce Da Vinci Code théâtral aux multiples références. On lui reprochera uniquement un rythme un peu inégal, une écriture parfois un peu maladroite avec quelques points en suspens et une fin pour le moins inattendue.
En plus d’un bon moment de théâtre, c’est une belle et intelligente façon de présenter l’affaire Corneille-Molière et de nous donner à réfléchir sur le sujet.
La quête de la confiance en soi passe parfois par l’approbation des autres.
À l’ère des réseaux sociaux, nous sommes de plus en plus habitués à rechercher dans chacun de nos actes, même les plus banals, un moyen de reconnaissance, voire d’admiration de la part de spectateurs invisibles et inconnus.
À l’aide d’un téléphone, nous pouvons tous prendre la lumière et tenter de s’affirmer, de s’explorer, d’exister, sur la grande scène virtuelle que nous offrent Instagram et consorts. Pour le meilleur, comme pour le pire…
C’est cette étrange évolution de la société qu’Ivan Calberac nous propose d’explorer dans sa dernière création, Like. Nous rencontrons Lou, professeur de yoga indifférente au monde des réseaux sociaux, qui va devoir s’y intéresser pour pouvoir conserver son activité professionnelle.
D’abord dubitative, elle va rapidement se laisser entraîner à poster des selfies, des photos et des vidéos de sa vie privée puis à apporter des changements à cette dernière pour plaire au plus grand monde. Son objectif de départ disparaît au profit d’une collecte effrénée de « likes », ces précieuses marques d’attention virtuelles. Les scénarios rocambolesques qu’elle va vivre sur les réseaux viendront chambouler sa vie et celles de ses proches pour notre plus grand plaisir de spectateurs.
Car nous sommes devant une comédie où l’on rit sincèrement de toutes ces dérives du monde qui nous entoure.
La mise en scène utilise avec ingéniosité un écran en fond de plateau pour afficher les irruptions du virtuel dans le réel à coups de photos hilarantes et de commentaires fictifs plus vrais que nature.
Le traitement de la lumière et de la musique est simple, mais efficace : nous nous y retrouvons bien entre les différentes scènes.
Mais c’est dans le jeu des acteurs qu’apparaît ce qui fait le sel de cette histoire.
Lison Pennec campe une Lou attachante et capable d’aller jusqu’au bout de ce que va entreprendre son personnage dans sa recherche débridée de likes.
Arthur Gomez est très drôle dans le rôle du compagnon d’abord sceptique puis de plus en plus dépassé par les évènements.
Benoit Tachoires multiplie les personnages, tour à tour chirurgien, ami, vigile, etc... Sa bonhomie sert à merveille ses différentes interprétations.
Un spectacle en crescendo avec des artistes qui s’amusent.
À liker sans modération !
À l’ère des réseaux sociaux, nous sommes de plus en plus habitués à rechercher dans chacun de nos actes, même les plus banals, un moyen de reconnaissance, voire d’admiration de la part de spectateurs invisibles et inconnus.
À l’aide d’un téléphone, nous pouvons tous prendre la lumière et tenter de s’affirmer, de s’explorer, d’exister, sur la grande scène virtuelle que nous offrent Instagram et consorts. Pour le meilleur, comme pour le pire…
C’est cette étrange évolution de la société qu’Ivan Calberac nous propose d’explorer dans sa dernière création, Like. Nous rencontrons Lou, professeur de yoga indifférente au monde des réseaux sociaux, qui va devoir s’y intéresser pour pouvoir conserver son activité professionnelle.
D’abord dubitative, elle va rapidement se laisser entraîner à poster des selfies, des photos et des vidéos de sa vie privée puis à apporter des changements à cette dernière pour plaire au plus grand monde. Son objectif de départ disparaît au profit d’une collecte effrénée de « likes », ces précieuses marques d’attention virtuelles. Les scénarios rocambolesques qu’elle va vivre sur les réseaux viendront chambouler sa vie et celles de ses proches pour notre plus grand plaisir de spectateurs.
Car nous sommes devant une comédie où l’on rit sincèrement de toutes ces dérives du monde qui nous entoure.
La mise en scène utilise avec ingéniosité un écran en fond de plateau pour afficher les irruptions du virtuel dans le réel à coups de photos hilarantes et de commentaires fictifs plus vrais que nature.
Le traitement de la lumière et de la musique est simple, mais efficace : nous nous y retrouvons bien entre les différentes scènes.
Mais c’est dans le jeu des acteurs qu’apparaît ce qui fait le sel de cette histoire.
Lison Pennec campe une Lou attachante et capable d’aller jusqu’au bout de ce que va entreprendre son personnage dans sa recherche débridée de likes.
Arthur Gomez est très drôle dans le rôle du compagnon d’abord sceptique puis de plus en plus dépassé par les évènements.
Benoit Tachoires multiplie les personnages, tour à tour chirurgien, ami, vigile, etc... Sa bonhomie sert à merveille ses différentes interprétations.
Un spectacle en crescendo avec des artistes qui s’amusent.
À liker sans modération !