Vive Bouchon !

Vive Bouchon !
De Gérald Sibleyras, Jean Dell
Mis en scène par Eric Laugérias
Avec Sébastien Pierre
  • Sébastien Pierre
  • Yvan Le Bolloc'h
  • Le Splendid
  • 48, rue du Faubourg Saint-Martin
  • 75010 Paris
  • Strasbourg-Saint-Denis (l.4, l.8, l.9)
Itinéraire
Billets de 17,00 à 42,00
À l'affiche du :
30 août 2019 au 16 novembre 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 17:00
    • 21:00
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Dans le minuscule village de Bouchon, les valeureux habitants sont un brin orgueilleux.

L’Union Européenne leur coupe les subventions ? Bouchon se passera de l’Europe. Le Bouchonxit est voté par tous les villageois sans exception !

La route sera sinueuse, pénible, mais derrière l’inflexible maire de Bouchon, les Bouchonnais ne perdent jamais espoir… presque jamais.

 

La pièce a été créée en 2004, elle est plus que jamais d’actualité. Et pourrait bien le rester encore longtemps.

Au théâtre, Yvan le Bolloc'h a récemment joué dans Ah ! Le Grand Homme et L'Heureux Elu

Gérald Sibleyras et Jean Dell sont à l'origine de nombreux textes. Ensemble, ils ont notamment écrit le succès Un petit jeu sans conséquence, reprise par plusieurs troupes différentes.

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La critique de la rédaction : 4/10. J’ai retrouvé dans cette comédie tout ce que je crains avant d’aller en voir une.

L’humour est absurde dans le mauvais sens du terme et trop simplet, avec des personnages peu crédibles qui débitent des énormités. « Quand j’ai menacé de déchirer sa carte de cantine, il a signé le traité d’indépendance. » Les blagues du maire, son frère, de l’adjointe et du contrôleur de l’UE sont lourdes, pas très bien amenées. Ça ne m’a pas fait rire.

Dommage car les sujets de l’enclavement des villages, de la perte des services publics et de la technocratie de l’Union Européenne auraient pu donner lieu à plus de subtilité, plus de fond.

Les acteurs en font beaucoup.
Les décors et la mise en scène sont eux de bonne facture.

Je ne conseillerais pas Vive Bouchon.

Note rapide
4/10
pour 3 notes et 2 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
1 critique
Note de 4 à 7
67%
1 critique
Note de 8 à 10
33%
Toutes les critiques
11 sept. 2019
7,5/10
15 0
Je n'irai pas par quatre chemins : Yvan Le Bolloch' fait partie des comédiens figurant en bonne place dans mon panthéon personnel.
Celui qui campa dans la série que l'on sait un prodigieux commercial à la Xantia légendaire et aux célèbres costumes Rémi Garenne, celui-ci me lirait l'annuaire inversé des entrepreneurs de pompes funèbres de la Seine-et-Marne qu'il me plongerait dans la plus grande des félicités...

Yvan Le Bolloch' est de plus un vrai Citoyen, aux positions politiques à la fois marquées et humanistes. (J'aurai d'ailleurs l'occasion de revenir sur cet engagement en fin de papier...)
Tout ceci pour vous dire combien j'avais hâte de le retrouver sur scène !

J'ai eu la bonne surprise de découvrir sur le plateau du mythique théâtre du Splendid une farce, une pochade assez désopilante, avec beaucoup plus de fond qu'il n'y paraît !
Une comédie qui fait fonctionner les zygomatiques du public.

Le Maire de Bouchon, ce village on ne peut plus perdu dans la France on ne peut plus profonde (on aura compris que les amateurs de trous perdus se régalent), ce Maire, afin de cacher ses escroqueries aux subventions européennes, décide de sortir de l'Europe, justement. Il ira même jusqu'à demander l'indépendance internationale de Bouchon.

Jean Dell et Gérald Sibleyras, les auteurs de cette comédie, ont réussi à faire rire en parlant du désenclavement des territoires, de la désertification des campagnes, de l'exode rural, de la fermeture des services publics, ou encore du poids de la bureaucratie internationale ...
Faire rire, certes, mais pour mieux dénoncer tout ceci.

Si ça fonctionne ? Pleinement.
Un quatuor de comédiens aguerris et drôles campent des personnages très hauts en couleurs.
Le Bolloch', donc, en édile prêt à tout, met sa très grande vis comica au service de ce Jules Mandrin. Quel abattage, quel engagement, quelle vitalité ! (il faudra simplement qu'il veille à mettre la couleur bleue de son écharpe tricolore du côté de son cou, et non pas le rouge... Il n'est « que » Maire, pas Député. Moi, si je peux rendre service....)
Ses ruptures, ses regards, sa gestuelle parfois dégingandée, ses intonations faussement outrées, sa façon d'interpréter la plus grande des mauvaises fois, tout ceci m'a une nouvelle fois enchanté !

Nathalie Corré est une secrétaire de Mairie à la fois fleur bleue, ancienne majorette, prête à tout pour épauler son patron.

Elle aussi est très drôle, notamment lors de ses confrontations avec une certaine porte-fenêtre.

Sébastien Pierre est le « petit » frère du Maire, toujours au CM1 et pour cause (je n'en dis pas plus...), Julien Cafaro incarne un fonctionnaire-inspecteur de la Commission européenne qui tient énormément à sa carte de cantine.
Eux aussi sont parfaits et ne ménagent pas non plus leur peine.

Le texte de la pièce comporte quelques fulgurances à la fois surréalistes et quasi « audiardesques », comme notamment la phrase définitive concernant les vaccins et la faim, ou encore la guerre mondiale et l'ennui du service concerné. (Je n'en dirai pas plus, vous n'avez qu'à aller au Splendid...)

J'ai ri aux mésaventures loufoques de ces quatre-là. Il y a un côté « Branquignols », là-dedans.

On sent une vraie complicité entre les comédiens. (Certains débuts de fou-rires ne trompent personne).

Eric Laugérias signe une mise en scène sans aucun temps mort. Ca n'arrête pas, ça pulse, ça déménage.
Nous sommes vraiment dans le registre de la comédie loufoque.
Les noirs-plateaux sont judicieusement utilisés pour diffuser des versions à la fois « massacrées » et jubilatoires de l'hymne européen (par moment ça doit vraiment « piquer » les oreilles de feu Ludwig van Beethoven, là où il est...) ou bien des flashes d'info .

Cette comédie provoque donc beaucoup de rires dans la salle. Les spectateurs venus s'amuser et oublier leurs soucis quotidiens durant une heure et demi ne boudent pas leur plaisir.
N'est-ce pas aussi l'une des fonctions du théâtre que de procurer ce plaisir et cette bonne humeur ?
On rit, avec en filigrane, de vrais problèmes de sociétés, je me répète.

Et oui, et c'est mon cas, on peut adorer Eschyle, Sophocle, Shakespeare, Molière, Tchekhov, Brecht, Ionesco, Koltès, j'en passe et non des moindres, et rire sincèrement aux aventures de ces Bouchonnais-là...

Ah ! J'allais oublier...
Aux saluts, Yvan Le Bolloch' dédie cette pièce à Daniel Cueff, le Maire de Langouët, qui vient d'être jugé voici trois semaines pour avoir pris un arrêté interdisant l'utilisation des pesticides à moins de 150 mètres des habitations.
Le Bolloch', un Citoyen engagé et humaniste, vous dis-je !
8 sept. 2019
9/10
1 0
La salle rit, on passe un excellent moment avec beaucoup de rythme.
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor