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Saigon

Saigon
De Caroline Guiela Nguyen
Mis en scène par Caroline Guiela Nguyen
  • Théâtre de l'Odéon
  • place de l'Odéon
  • 75006 Paris
  • Odéon (l.4, l.10)
Itinéraire
Billets de 8,00 à 36,00
À l'affiche du :
5 juin 2019 au 22 juin 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 20:00
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Chez les Hommes Approximatifs, beaucoup de choses se jouent dans les intervalles.

Des existences entières peuvent s’y glisser entre deux gestes ou deux paroles. Il suffit, par exemple, de remarquer que Saigon est un nom aujourd’hui perdu pour que se creusent des distances inouïes. Certaines vies se sont jouées là, entre 1956 et 1996. Souvent elles sont restées discrètes, silencieuses. Parfois, la langue maternelle a été tue jusqu’à l’effacement. Mais l’Histoire, pour peu qu’on sache l’entendre, peut briller au détour d’une confidence, d’un mot oublié depuis un demi-siècle.

La chair poétique des spectacles de Caroline Guiela Nguyen, artiste associée à l’Odéon, naît d’un long processus d’immersion et de rencontres, puis d’écriture collective au plateau.

Ce projet-ci réunit des comédiens français et vietnamiens pour donner corps ensemble à “cette France qui doit se raconter au-delà de ses propres frontières”. Bouquet de voix et de visages situé dans un restaurant valant pour tous lieux et tous temps, Saigon tresse des histoires d’exils et d’amour à partir de centaines d’émotions racontées en France et au Vietnam, puis métamorphosées en théâtre. “La grande préoccupation de notre compagnie”, conclut Caroline Guiela Nguyen, “est de savoir quels sont les récits que nous apportons comme réponse à notre monde.”

 

Note rapide
Toutes les critiques
16 juin 2019
2/10
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Quelle déception!
La souffrance des personnages devient celle des spectateurs, avec cette mise en scène poussée à bout, ce larmoyant de tous les instants.
Je rejoins certaines critiques postées ici: pourquoi Antoine en veut il à sa mère? Pour son père est un tel imbécile? Qui est Cécile?
Une seule explication me vient : l’auteure règle ses comptes avec la France et les français: tous les français sont violents, stupides, sans coeur. La France-bashing au sommet.
Bref, ça dure 3 heures et c’est insupportable. Dommage car les acteurs vietnamiens sont excellents.
20 janv. 2019
1/10
6 0
Je me réjouissais de voir cette pièce, j'ai été très déçue et partage pleinement le commentaire de Célia Clavel. Cette pièce est un vrai regret: on ne sort pas indemne d'un mauvais spectacle; une promesse non tenue!

La pièce était larmoyante, braillarde, très mal jouée (c'était surjoué, redondant) excepté peut-être le personnage de Marie-Antoinette plein d'authenticité, de finesse, d'humour et de malice. Je ne comprends pas non plus la note de 7,6 donnée au texte qui est pauvre, qui veut tout traiter de cette Histoire et ne nous en dit rien: qui trop embrasse mal étreint. Le manque de travail dans tous les domaines est flagrant. On s'y ennuie, vraiment pas de chance que cela dure plus de 3h!! Si je ne suis pas partie, c'est uniquement par compassion et correction vis à vis des acteurs. J'avais vu Rwanda, 7h de spectacle, un seul personnage: pas vu le temps passé!
A éviter!
24 nov. 2018
7,5/10
19 0
Il y a deux façons de voir ce spectacle.
Côté face, un décor superbe, un jeu d'acteur parfait, une mise en scène maîtrisée et une capacité à émouvoir phénoménale.
Côté pile, un début de spectacle poussif et alambiqué, le récit des protagonistes souvent haché et incomplet, une certaine facilité dans l'émotion.
Pour autant (...), la réalisatrice est sincère et honnête, et les acteurs généreux. Le spectacle est donc réussi à mes yeux.
13 févr. 2018
4,5/10
75 2
En lisant les critiques, je m'étonne d'être la seule à avoir principalement vu les énormes défauts de cette pièce.

Le décor est somptueux, certes. Le pari de mélanger les langues, les cultures est audacieux, oui.
La petite histoire qui s'inscrit dans la Grande est intéressante et touchante, ok.
Mais tout le reste manque clairement de travail d'écriture et de générosité.

Pourquoi Antoine, le fils est il si en colère envers sa mère ? Pourquoi le père est-il comme il est ? Qui est cette Cécile ? Quel est son lien avec le père ? On ne sait rien, on ne nous dit rien, on ne nous donne rien.
Les personnages sont superficiels et cela donne des scènes longues et incompréhensibles, comme quand Hao, qui parle parfaitement vietnamien à Paris, se retrouve à begayer en anglais lors de son voyage à Ho-Chi-Minh-Ville...

Pour provoquer des émotions aussi factices que le décor, les acteurs hurlent, pleurent, geignent, surjouent et les violons (artifice habituellement réservé au cinéma) raisonnent pour encore mieux nous faire comprendre que là, vous voyez, c'est poignant.

C'est prétentieux, mal dirigé, mal joué.

C'est décevant.
18 janv. 2018
9/10
103 0
Beaucoup de souffrance et de pudeur, c'est l'histoire de la décolonisation d'Indochine.

En bref, Caroline Guiela NGUYEN raconte la décolonisation, au Vietnam (en 1956 à Saigon) et en France (en 1996 à Paris). C'est très complet, on partage la tristesse des français qui rentrent (militaires et civils), des vietnamiens forcés de s'exiler en France, et des vietnamiens reconstruisent leur pays.

Quelles vies brisées ! Il y a de la continuité dans le spectacle, on suit les exilés, de leur départ de Saigon à leur installation à Paris, on a une vision long-terme de leur tristesse, qui ne s'arrête jamais vraiment. Malgré quelques moments de bonheur, ces gens ont connu de grandes douleurs, celles de se séparer de leur famille, de leur identité, de ce qu'ils avaient construit, et la désillusion de leur accueil en France. On ne peut que partager leur drame.

Ce qui est très beau, justement, c'est que la souffrance est vécue de manière très interne. Linh et Hao ont beaucoup de pudeur sur ce qu'ils ont enduré : aucune colère, aucune rage. Mais on sent tellement de souffrance, et de contrôle pour ne pas craquer. Celui qui craque le plus c'est Antoine, le fils de Linh et Edouard, qui souffre par ricochet : il ressent toute la souffrance de sa mère qui n'arrive pas à l'extérioriser. Un superbe échange, à ce propos, a lieu entre Linh la mère, et Antoine son fils, à ce sujet. Elle lui répond que sa pudeur, c'est pour ne pas faire souffrir les autres. Une réplique à l'image de cet échange : "C'est ainsi qu'on raconte les histoires au Vietnam, avec beaucoup de larmes" ; et donc avec peu de mots mais beaucoup de douleur.

Le thème de la décolonisation indochinoise est magnifique. L'Histoire à ce sujet est passionnante : le décret pour trouver des volontaires à la 2nde guerre mondiale), le retour des militaires qui se sont inventés une vie pendant leur mission, et qui sont totalement pommés dans leur mensonge en rentrant, le retour des civils, l'accueil des vietnamiens qui ont collaboré, le retour des vietnamiens chez eux en 1996. La mise en scène est magnifique : le restaurant avec ses tables en aluminium, le karaoké, les fleurs en plastique rose jaune et rouge, le petit autel avec Bouddah, les cuisines, les dialogues en vietnamiens "Un petit bout de Saigon en France" comme le dit Edouard à Cécile.

Ce que j'ai un peu regretté tout de même : le personnage d'Antoine, qui est en perpétuel conflit avec sa mère Linh, car il ne la comprend pas. Il n'accepte pas sa pudeur. Par moment, on aimerait qu'il comprenne les non-dits. La relation mère-fils manque un peu de crédit.

Bon spectacle !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor