Par le bout du nez, François Berléand, François-Xavier Demaison

Par le bout du nez, François Berléand, François-Xavier Demaison
De Matthieu Delaporte, Alexandre de la Patellière
Mis en scène par Bernard Murat
Avec François Berléand
  • François Berléand
  • François-Xavier Demaison
  • Théâtre Antoine
  • 14, boulevard de Strasbourg
  • 75010 Paris
  • Strasbourg Saint Denis (l.4, l.8, l.9)
Itinéraire
Billets de 22,00 à 50,00
À l'affiche du :
8 septembre 2020 au 31 décembre 2020
Jours et horaires
Ajoutez la pièce à votre agenda en sélectionnant une date. Attention, vos espions pourraient l'apprendre !
l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 16:00
    • 19:00
Achat de Tickets

Tout fraîchement élu président de la république, le personnage interprété par François-Xavier Demaison est malade. Il est touché par une horrible démangeaison du nez.

Bien gêné par ce souci malvenu qui l’empêche de s’adresser au peuple sans passer pour un idiot, il se voit obligé de faire appel à un psychiatre dont les compétences ne sont plus à prouver, joué par François Berléand.

Malgré son rejet et sa méfiance pour tout ce qui touche à la psychanalyse, le tribun va devoir se confier... Mais c’est difficile de s’allonger quand on s’est promis de redresser la France !

Ils n'ont qu'une heure : ça tombe bien, c'est la durée d'une séance. Alors que le temps presse, et que les secrets remontent à la surface, les deux hommes se lancent dans un duel où chacun essaye de prendre le pouvoir.

  

Entre le Président et le Psy, qui aura le dernier mot ? Spectacle événement au Théâtre Antoine, retrouvez François Berléand et François-Xavier Demaison dans Par le bout du nez, la nouvelle comédie des auteurs du Prénom !

Par le Bout du Nez est l’adaptation d’un texte écrit par un acteur espagnol, Ramon Madaula.

Cette adaptation est signée des auteurs du très réussi Le Prénom et des moins convaincants Un Dîner d’Adieu et Tout ce que vous Voulez.

François Berléand joue très souvent au théâtre, la plupart du temps dans des comédies décevantes. Espérons que celle-ci le fera renouer avec les succès.

Peut-être avez-vous déjà vu François-Xavier Demaison dans son dernier one man show, Demaison s’évade.

280

La critique de la rédaction : 6/10. Une comédie qui ne décolle jamais vraiment.

Cette conversation entre un psy et un président de la République a des hauts et des bas... Elle nous captive puis nous ennuie profondément, nous fait sourire puis nous exaspère par ses longueurs.

François Berléand campe assez bien son rôle de psy, François-Xavier Demaison apporte lui du dynamisme avec ses grimaces, ses changements de voix et sa gestuelle.

Le décor et la mise en scène sont élégants mais sans surprise.

Ce n’est pas complètement raté, néanmoins ça manque cruellement de saveur.

Note rapide
6,8/10
pour 7 notes et 5 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
3 critiques
Note de 4 à 7
71%
2 critiques
Note de 8 à 10
29%
Toutes les critiques
11 mars 2020
8,5/10
17
-Docteur, je crois que j’ai un problème.
-Un problème. Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?
-Hé bien, il n’y a pas si longtemps, sans prévenir, j’ai ri. Pas un peu. Non, non beaucoup.
-Ah. Et c’est un problème pour vous de rire ?
-Oui … enfin non … je ne sais pas. C’est grave ?
-Voyons cela. Pourriez-vous me dire comment cela s’est produit ?
-Eh bien, voilà. Un soir, je me suis installé dans mon siège au théâtre … comme d’habitude. La pièce a démarré … comme d’habitude. L’histoire était originale. L’action se situe dans le bureau du Chef de l’Etat, nouvellement élu, à quelques heures de sa première allocution. Problème. Dès qu’il entame son discours, il est pris de terribles démangeaisons (très désagréables pour lui je n’en doute pas, mais provoquant des mimiques irrésistibles pour les spectateurs). Impossible pour lui de se présenter devant les Français ainsi, ses conseillers engagent donc un éminent psychiatre afin de lui venir en aide …
-Mmmmh je vois. La politique vous fait donc rire ?
-Non, d’ailleurs, Par le bout du nez -c’est le nom de la pièce, Docteur- ne parle pas vraiment de politique contrairement à ce que l’histoire laisse supposer. Si la politique en constitue la toile de fond, cette pièce se veut plutôt centrée sur l’humain, son interaction avec les autres, l’influence de la parole ou du silence sur lui … Une sorte de psychanalyse du « moi ». Le tout enrobé d’une bonne dose d’humour (parfois grinçant), car cette comédie fait réellement passer une agréable soirée.
-Une agréable soirée, je vois. Agréable comment ?
-Ben agréable comme … agréable, quoi.
-Je vois, je vois. Je voudrais tenter quelque chose. Je vais vous dire un mot et vous allez me dire, sans réfléchir, ce qu’il vous évoque. Texte !
-Bien écrit. C’est vrai qu’il est bien écrit (il faut dire qu’on n’en attendait pas moins des auteurs ayant signé Le Prénom), fourmillant d’une multitude de petites références à l’histoire, au monde de la télévision et bien évidemment de la politique … Et je le redis, le tout avec humour.
-Et vous avez aimé cet humour ?
-Bien sûr, car cette pièce est drôle sans être caricaturale, ni méchante, ni bas de gamme. On ne vogue pas de clichés en clichés. C’est plutôt bien vu. Et au-delà du seul texte, la mise en scène permet aux joutes verbales de produire, à chaque fois, leurs effets. Pas facile d’organiser un tel ping-pong et pourtant aucun temps mort ressenti, c’est un vrai plaisir pour le spectateur. Le duo François Berléand / François-Xavier Demaison fonctionne du tonnerre. Le premier impayable dans un rôle de psy lui allant comme un gant, maniant à la perfection la rupture de rythme pour surprendre le public. Le second plus vrai que nature dans son costume bleu nuit, à l’apparence tellement sereine et pourtant intérieurement hurlant d’angoisse. Avec une certaine justesse, il parvient même à dépeindre, du tac-o-tac, certains tics de nos hommes politiques. Si l’un se joue à merveille des mots, l’autre n’a pas son pareil pour susciter le rire avec une attitude ou une mimique.
-Donc une bonne pièce ?
-Excellente même, une pièce que je conseille à tous recherchant une bonne soirée d’humour.
7 mars 2020
6,5/10
9
Le duo de choc (Mathieu Delaporte et Alexandre De La Patellière) qui a écrit ‘Le Prénom’ revient aux affaires avec une pièce qui parle d’un président de la république (François-Xavier Demaison), nouvellement élu. Ce nouveau président doit prononcer le soir même son premier discours mais lors de la répétition de celui-ci, il est victime d’intenses démangeaisons dans le nez qui le font grimacer horriblement… Ces démangeaisons se calment dès qu’il arrête son discours…Après avoir consulté un ORL, il est contraint de faire appel à un fameux psychiatre (François Berléand) qui doit tout laisser tomber pour essayer de traiter en urgence ce jeune président : ils n’ont que peu de temps et le président n’est pas homme à se dévoiler facilement. Heureusement notre psychiatre est un maitre dans son domaine et il va déployer quelques ruses afin d’aider son atypique patient.

En découvrant le pitch de cette histoire de ‘nez,’ je n’étais pas sûre que j’allais apprécier la pièce. Mais il faut reconnaitre que le duo Delaporte – De La Patellière a su me détendre et me faire rire, certes pas à tout bout de champs comme certains de mes voisins dans la salle mais certains passages sont vraiment réussis. Le revers de la médaille, c’est que le rythme de la pièce est loin d’être uniforme : j’ai eu un peu de mal à entrer dans la pièce. Pour moi, la pièce décolle lorsque le psy propose de tuer le père. Il n’y a de nouveau une phase un peu à vide après ça. Et puis ça repart… Il y a quelques phrases qui m’ont fait penser (à tort ?) à notre situation politique actuelle mais évidemment toute ressemblance avec notre réalité n’est que fortuite.

La mise en scène de Bernard Murat est sans saveur, presque invisible dans un décor de Nicolas Sire qui rappelle le bureau de l’Elysée avec au loin les jardins du palais.

Heureusement les deux comédiens sont excellents chacun dans un style propre : François Berléand est très sobre et posé dans son rôle de psychiatre tandis que François-Xavier Demaison campe un président énergique et virevoltant, il semble beaucoup s’amuser lorsqu’il grimace. Et j’avoue que nous aussi.
Alors certes, on est loin du mémorable ‘Prénom’ mais on passe une soirée sympathique.
5 mars 2020
10/10
9
« Par le bout du nez » de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière d’après la pièce « El Electo » de Ramon Madaula au théâtre Antoine dans une mise en scène de Bernard Murat est un face à face entre deux fortes personnalités qui devront composer avec le passé.

Deux auteurs, un quatre mains qui signent une nouvelle comédie avec finesse, aux dialogues percutants qui ne sont pas sans rappeler ceux du « Prénom », cette comédie à l’interprétation collégiale même si la « tête d’affiche » Patrick Bruel attira la foule.

Ce qui me plaît dans cette écriture, c’est qu’il n’y pas un combat de coqs, il n’y a pas un ego qui veut dominer l’autre, mais un jeu pour des comédiens qui travaillent en équipe pour mener à bien un projet.
Dans le cas présent, ce sont deux fortes personnalités avec des parcours engageants et engagés qui s’imposent sur le plateau avec une énergie folle de vouloir séduire, capter le public, et tout simplement lui faire passer une bonne soirée.

La psychanalyse mainte fois sujet de pièces de théâtre est abordée ici avec beaucoup d’humour et de clairvoyance sans provoquer l’ennui.

François-Xavier Demaison est un président de la république française fraîchement élu qui doit dans quelques heures prononcer son premier discours devant des dizaines de millions de téléspectateurs.
Seulement voilà, le matin en se rasant, il répète son discours, comme à son habitude, devant son miroir et badaboum une démangeaison soudaine lui pique le nez accompagnée de grimaces à faire peur à un enfant mais qui nous font bien rire : c’est l’affolement.
Il lui est donc impossible de passer à la télévision dans cet état, et après consultation et recommandation d’un ORL, ses conseillers lui proposent de recourir à l’expertise d’un psychanalyste de renom, ses émoluments aussi, qui devrait être en mesure de rétablir la situation et sauver le président d’un mauvais pas.

Qui dit psychanalyste dit psychanalyse et le temps d’une séance, certes un peu longue pour les besoins de la pièce, on attend de lui un miracle.
Ce président aura beau dire, beau faire, il ne sera libéré de l’emprise de son gourou uniquement lorsqu’il aura craché sa pastille Valda !

Comme toute première séance, premier contact, même si la personnalité du président ne lui est pas inconnue, on apprendra dans la confidence qu’il a voté pour lui, il faut remonter à l’enfance pour comprendre le blocage : le mettre dans la lumière pour l’exterminer…
Ce n’est pas au vieux singe que l’on apprend à faire la grimace, et ce psychanalyste a plus d’un tour dans son sac pour mener à bien son entreprise, réputation oblige.

Avec élégance et une progression bien étudiée nos auteurs feront remonter dans le temps le parcours de ce président à l’enfance chahutée.
Bien entendu la relation enfant-parents sera décortiquée : le blocage viendra-t-il du père, de la mère, des frères et sœurs ?
Est-il coupable de son état ? Est-il légitime dans sa fonction ? Quels secrets peut-il divulguer sur son passé ?
Autant d’éléments que le psychanalyste devra analyser pour arriver à trouver le point de blocage.
Un jeu du chat et de la souris qui va provoquer moult rires, même dans les moments dramatiques, au détour d’une remarque, d’une réplique, d’un silence (oh combien important), d’une mimique.
Un jeu qui nous permettra aussi de réfléchir et d’ouvrir pour certains d’entre nous des portes sur des blocages sous-jacents, en somme une thérapie de groupe pour le prix d’une place de théâtre : ils sont forts ces auteurs !

Dans un beau décor de Nicolas Sire évoquant le bureau présidentiel où demeurent encore quelques cartons non déballés, avec dans le lointain l’évocation du jardin de l’Elysée, complété par le rapport de force dans les fauteuils, Bernard Murat assisté de Léa Moussy a su donner le bon tempo à la partition de ce face à face en forme de huis clos. Le combat est bien réglé, sans cabotinage. De plus, le subtil jeu des lumières de Laurent Castaingt accentue les phases de réflexion, des flash-back de la pensée pour renforcer la mise en scène.

Nos deux compères François Berléand et François-Xavier Demaison sont excellents. Dans un jeu et une écoute précis et constructifs, ils débattent, se révèlent, sur le chemin de la psychanalyse avec une habileté réjouissante où leurs subconscients se dévoilent.

Une psychanalyse menée tambour battant qui vous mène par le bout du nez en vous entraînant sur la voie du rire !
5 mars 2020
7/10
10
Une affaire de duo : le premier, Delaporte et de la Patellière, auteurs de cette pièce, a déjà œuvré pour nous offrir plusieurs comédies dont le superbe Prénom, acclamé au Théâtre Edouard VII en 2010, et nommé aux Molière.


Ce Bout du nez, bien que n'ayant rien à voir en thématique, a en commun les bons mots, les tournures, le rythme.


L'autre duo, Berléand et Demaison, nous délecte de ce texte qui leur sied fort bien, se renvoyant les répliques comme des balles de ping-pong, chacun permettant à l'autre de briller. Berléand, toujours excellent, quel que soit le registre, alterne ici sobriété et coups d'éclats, quand son comparse joue de mimiques, de tics bien trouvés, pour créer ce Président embarrassé au bord de la crise de nerfs.


L'élégance du décor ajoutera au réalisme pour nous faire adhérer à cette étonnante situation, et savoir ce que va révéler cette psychanalyse express.


Un divertissement qui tombe à point nommé pour nous redonner le sourire en matière de politique.
26 févr. 2020
6,5/10
11
Une pièce drôle et légère.
2 personnages dans l'air du temps qui nous amusent de leurs travers.
Le poids de la famille qui joue sur tous nos choix de vie.
Peut-on se défaire d'un héritage émotionnel ? Peut-on faire ses propres choix ? Sommes-nous le fruit des névroses et frustrations de nos parents ?

C'était une Première, donc imparfait, mal huilé, avec des accroches. Mais rien que du très normal.
Parce que le texte est là, les comédiens occupent leur rôle, la rythmique est lancée.

La mise en scène est insipide et sans saveur. Mais est-ce que Murat fait du grandiose habituellement, je n'ai pas l'impression.
Il fait du théâtre de papa pour mamie.

Le texte est moderne, léger, bien écrit et drôle. Il méritera sans doute à être affiné, coupé par endroit, gonflé à d'autres. Mais ça, ce sont les ajustements normaux de toute pièce.
La seule déception est le manque de surprise dans le contenu. C'est un peu convenu.

Les comédiens doivent encore roder leur jeu pour se l'approprier pleinement. Il manque par moment de fluidité entre eux. Mais grâce à ces acteurs de talent tout est presque déjà là.
Berléand est plus en retrait, plus hésitant. Demaison en fait parfois trop, notamment dans ses déplacements et gestuelle. Il veut occuper l'espace et ça se sent.

Une bonne soirée. Qui le sera encore plus après du rodage.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor