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Opéraporno

Opéraporno
De Pierre Guillois
Mis en scène par Pierre Guillois
Avec Lara Neumann
  • Lara Neumann
  • Flannan Obé
  • Jean-Paul Muel
  • François-Michel Van Der Rest
  • Théâtre du Rond-Point
  • 2bis, Avenue Franklin D. Roosevelt
  • 75008 Paris
  • Franklin D. Roosevelt (l.1, l.9)
Itinéraire
Billets à 33,00
Evénement plus programmé pour le moment

Bien dur pour un nem.

Week-end familial à la campagne, mais la fête dégénère : tromperies, sexe à gogo, scatologie et orgies enchantées. Toutes les limites sont franchies.

Cette opérette marque un nouvel essor pour une pornographie chantante, décomplexée.

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La critique de la rédaction : 6/10. Déjantée mais un peu lourde cette opérette.

Pourtant nous nous étions préparés psychologiquement avec le titre "Opéraporno", nous savions que l’humour serait des plus trash.

En fait tout commence très bien avec une petite cabane au bord d’un lac (ou d’un étang), une belle-mère folle de désir pour son beau-fils, une grand-mère coincée dans la voiture. Le comique de situation des premières scènes fonctionne à merveille.

Là où le bât blesse c’est dans les chansons. Les acteurs ne chantent pas très bien et les mélodies ne sont ni belles ni entraînantes.

Le meilleur moment de la comédie est la scène de "cambriolage", avec une multitude d'effets spéciaux hilarants. Le pire est la scène de la forêt obscure... Elle s’éternise dans une surenchère de lourdeur, puis jamais l’opérette ne re-décolle vraiment.

Dommage car ce thème avait le potentiel pour en faire un moment extraordinairement coquin.

Note rapide
Toutes les critiques
21 avr. 2018
8/10
71 0
Opérette déjantée/trash. On parle bite/queue/couille en chantant. Puritains et bien-pensants s'abstenir : ça fait du bien. Evolution théâtrale ? ...
16 avr. 2018
8/10
73 0
Surprenant, dérangeant, grivois et drôle, à la fois !
Décors et accessoires astucieux qui permettent une mise en scène audacieuse.
Pour public averti et décomplexé sur la chose.
Avec des moments trash.
La ligne rouge est forcément dépassée, ce qui crée l'effet comique recherché !
11 avr. 2018
7,5/10
75 1
Les oreilles et la queue !

Bigre! Ceci est drôlement cul-otté
N'y allez surtout pas pour vous y cul-tiver
Même si la musique y cul-mine parfois
Rien de cul-turel dans cet opéra!

Mais si la galipette
Sous toutes ses facettes
Vous fait perdre la tête
Et si vous préférez la fourrure
A la littérature ...

Alors sautez, courez,
Sans cul-pabilité
C'est bon pour le moral
Sinon pour la santé!!!
6 avr. 2018
9/10
78 0
Opéra et pornographie réunis, vous en rêviez ?
Pierre Guillois l'a fait. Il est passé à l'acte. Et quel acte !

L'auteur de cette désopilante pochade s'est aperçu que l'opéra n'avait jamais abordé le registre pornographique.
Tel un Don Quichotte du Manche, il a décidé de remédier à cet état de fait, et il a donc concocté cette « opérette ordurière » pour reprendre ses mots.

Ici, la pornographie répondra à la définition suivante : représentation à caractère sexuel de sujets, de détails obscènes dans une œuvre littéraire.
Voyeurs, mateurs et autre flashers plus ou moins professionnels, passez votre chemin : vous ne vous rincerez pas l'oeil. Ou si peu...

Le porno de Pierre Guillois va consister à mettre en scène une série de tabous, et notamment l'inceste, la scatologie et autres perversions, au sein d'une famille de trois générations : un homme, sa seconde femme, son fils et la grand-mère.
Un quatuor on ne peut plus porté sur la chose.

Si le propos fonctionne à plein régime, c'est qu'un ingrédient majeur et essentiel compose la recette : le rire.
Et quel rire ! Un rire de dérision, un rire de subversion, un rire salutaire, un rire qui sert d'exutoire, de défouloir !

Sur le plateau se disent des choses grossières, obscènes, grivoises, salaces (en un seul mot), mais jamais vulgaire. La vulgarité, ce n'est pas de dire des gros mots. La vulgarité c'est bien autre chose.

J'ai hurlé de rire devant les aventures érotico-porno de ces quatre-là.
Ca en devient jouissif : rares sont les espaces actuels où l'on peut rire « de la chose » et du tabou à ce point.
C'est tellement gros (suivez mon regard...) que ça en devient un vrai bonheur.

Qui dit opéra dit musique, bien entendu.
Nicolas Ducloux a composé les parties vocales, et il accompagne les chanteurs-comédiens au piano, avec Jérôme Huille ou Grégoire Korniluk au violoncelle.

Le décalage est épatant : des airs de musique lyrique très sérieux avec des paroles évoquant la sodomie, le fisting ou le bon usage du godemiché, j'ai trouvé tout ceci drôlissime.

Bien entendu, il fallait quatre sacrés artistes pour se lancer dans une telle aventure lyrico-érotico-porno-scato, et j'en passe, tous se terminant par « o ».

La remarquable soprano Laura Neumann est Clothilde, la mère. (Inversez les voyelles de son prénom, pour voir...)
Melle Neumann s'en donne à cœur joie. Sa partition lyrique pas si évidente que cela met en valeur son talent vocal. C'est un bonheur de l'entendre chanter suavement ces délicieuses paroles plus crues les unes que les autres.

Son priapique beau-fils est interprété par Flannan Obé.
Les deux se connaissent bien, et cela se sent. Le jeune ténor ne ménage ni sa voix ni sa peine, et donne beaucoup de sa personne.

L'excellent François-Michel Van der Rest est le père qui se verra beaucoup rétréci au cours de cette heure et vingt cinq minutes. Lui aussi nous régale, en pater familias complètement dépassé par les événements.

Et puis la grand-mère indigne !
C'est Jean-Paul Muel qui joue la vieille. Il est véritablement truculent. (Honni soit qui mal y pense...)
C'est lui qui déchaîne bien souvent l'hilarité générale dans la salle, y compris avec son petit couplet post-saluts et rappels. Vive le plaisir !
A chacune de ses interventions, l'immense majorité de la salle a mal aux zygomatiques.

Oui, retrouver l'esprit de Reiser, de Cavanna, m'a replongé dans bien des délices et bien des souvenirs littéraires de jeunesse.
En ces périodes où nos sociétés coincées, sous un vernis faussement libertaire, se repaissent de politiquement correct, de pudibonderie et de doigt sur la couture, ça fait quand même du bien d'entendre parler librement et sans tabou de cul.

Et qui plus est de l'entendre chanté, ce cul ! (Au passage, on notera dans cette précédente phrase l'importance du participe passé...)
6,5/10
64 0
Sur le papier l’idée est excellente.
Un Opéra... Porno.
Pierre Guillois est brillant.
Son gros sa vache et son menate est un chef d’oeuvre.

Ici légère déception.
Ici, point d’opéra, à l’exception de l’actrice principale, ça ne chante pas très bien.
Ici, question cul, on est servi. Des le début la barre est mise très haute, et ensuite c’est un peu « lourd ».
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor